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  • : Michel Durand
  • En manque d'Eglise
  • : Homme
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  • : Je suis prêtre de l'Eglise catholique. Après avoir été serveur de restaurant et en paroisse, je fus nommé en aumônerie étudiante. Je me suis alors intéressé à l'art contemporain et à l'iconographie chrétienne. Ce fut l'occasion, avec Conf

Communautés

Vendredi 29 janvier 2010 5 29 /01 /2010 21:28
Voilà !

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Vers Timimoun, Algérie


En manque d'Eglise s'est retiré dans un endroit proche du désert.


Silence jusqu'au mois de mars.
A bientôt.


Par Michel Durand - Communauté : Christianisme
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Jeudi 28 janvier 2010 4 28 /01 /2010 21:00
Robert Beauvery :

Après l’étude des rencontres de Jésus avec Nicodème et l’intendant royal, voici la troisième :

 Jésus rencontre un paralysé, cf. Jn.5, 1ss.

 

REMARQUES PRELIMINAIRES :

1)    Le récit de la rencontre s’arrête au v.14, après quoi le paralysé guéri disparait de la scène :

Cependant, il est à l’origine d’une nouvelle manifestation de l’opposition des « juifs » à l’endroit des activités de Jésus dont celui-ci rend compte longuement, cf. v. 15 à 47. Dans la pensée de l’auteur, les versets consacrés à la rencontre, à la guérison immédiate du paralysé et au port de son grabat, v. 1 à 14 constituent le cadre de l’extraordinaire développement théologique sur l’identité de Jésus, v.15 à 47. Les deux parties sont inséparables l’une de l’autre ; leur confrontation est jaillissement de sens.

2)    Le terme « juifs », dans le IV° Evangile, ne renvoie pas tant à une réalité ethnographique qu’à une expression symbolique pour désigner le monde dirigeant du Peuple de Dieu en tant qu’il refuse l’origine divine de Jésus et son rôle éminent dans l’accomplissement de l’histoire du Salut.

3)    Le récit illustre, à sa manière discrète, le thème de la relation entre les brebis et le vrai Pasteur. Ici, v.2, il est question de la porte des brebis ; identifiée à Jésus lui-même dans la parabole du berger, 10, 1-21..

Le même berger confiera, au-delà de Pâques, ressuscité, toutes ses brebis à Simon-Pierre, cf. Jn.21, 15-17. Ce thème est précieux pour comprendre la rencontre de Jésus et du paralysé près de la porte des Brebis, cf. Jn. 5,1.ss. 530---copie.jpg

  1. 1.    UN PARALYSE…

Il vit – ou plutôt : il survit ! – à Jérusalem, la capitale mondiale du Peuple d’Israël, actuellement en célébration d’une fête importante… Ce n’est pas par le nom que son identité ait déclinée mais par son état, le handicap physique persistant – quelques 38 années ! – qui l’écarte pratiquement de toute vie économique, sociale, peut-être même de la vie liturgique, et, encore et surtout, par la solitude qui le prive de toute aide extérieure et nécessaire, en l’occurrence, « il n’a personne » quand l’eau se met à bouillonner et un autre passe avant lui…

Il séjourne à la piscine de Bethséda, un centre de guérison particulièrement fréquenté. Seul au sein de la foule, de la multitude d’aveugles, de boiteux, de perclus, en situation de compétitivité les uns par rapport aux autres, à savoir : c’est le premier qui plonge dans la piscine quand les eaux se mettent précisément à bouillonner qui en est guéri… les autres attendent comme lui… Il persévère dans l’attente d’un impossible miracle.

Etrange centre de guérison ! étrange prime au premier de la course entre malades !... Il n’existe aucune scène de guérison dans l’ensemble de la Bible à laquelle on aurait pu comparé ce qui se passe ici. Il n’est absolument pas exclu que nous soyons, ici, sur le site, dans un sanctuaire païen, grec, aux rites « sportifs », dédié au Dieu guérisseur s e r a p i s. Il fonctionnait au 1er s. de notre ère… contemporain de l’époque qui nous retient . Les conclusions des fouilles archéologiques, pratiquées sur les lieux, au cours des années 50 du siècle dernier, sont formelles quant à l’existence de ce sanctuaire et du culte rendu à Serapis (de très nombreux ex-voto en font foi).

  1. 2.    JESUS ET LE PARALYSE  ou  LE BERGER ET LA BREBIS :

2.1.                  Jésus prend l’initiative d’aller vers lui.

 Il vient à celui qui n’a personne … et qui attend quelqu’un. Le rapprochement de l’un et de l’autre est une manifestation concrète du soin que prend le vrai berger à l’endroit d’une brebis isolée fût-elle en attente de guérison dans un sanctuaire païen, car il est venu chercher aussi des brebis « qui ne sont pas de cet enclos » « celles-là aussi il faut que je les mène où elles découvriront de quoi manger ».

Par les versets qui suivent, Jésus essaie de persuader les « juifs » : «qu’il ne peut rien faire de lui-même… Le Père aime le Fils et lui montre tout ce qu’il fait … et le Fils le fait pareillement » v.v.19-20. Autrement dit, la démarche d’aller à la rencontre du paralysé correspond à une obéissance du Fils à son Père dont il est l’égal en tout et, en même temps, soumis.

Le rapprochement discret entre le berger et la brebis se réalise d’avoir par les yeux du premier qui voient un corps étendu : les yeux humains, les premiers organes par lesquels s’exprime la « miséricorde » du regardant par rapport au regardé, cf. Mt. 9, 36 : voyant les foules il fut pris de pitié pour elles parce qu’elles étaient lasses et prostrées comme des brebis qui n’ont pas de berger ». Mt. 5,6.

 

2.2.                 Jésus parle

Enfin, Jésus parle : « veux-tu être guéri ». Une seul interpellation à la volonté du patient sans aucune exigence, sans condition, sans un appel hypothétique à la Foi … ainsi parle Dieu à travers la voix de son envoyé, cf. v.30.

Après tant d’années d’infirmités, d’échecs, d’absence de moyens, de lassitude … la brebis aurait pu connaître le découragement, la désespérance, la perte de son état de sujet … et n’être plus qu’à l’état d’objet qui pâtit l’épreuve avec résignation, fatalisme … En fait il en est tout autrement. La réponse de la brebis, abandonnée jusqu’ici, laisse à penser, en effet, qu’elle n’a pas perdu la volonté de guérir : oui elle veut guérir ! – à preuve sa longue persévérance sans faille – mais elle se heurte, depuis longtemps à un obstacle insurmontable : « je n’ai personne » … 

Sa pensée est enfermée dans une seule logique de guérison – et comment pourrait-il en être autrement dans ce contexte ? – à savoir : être le premier à plonger dans l’eau  guérissante. L’homme qui s’est arrêté devant lui, qui a pris le temps de le regarder, de connaître la longue attente, l’intérêt manifesté ne serait-ce pas lui le « porteur » tant désiré ? Non ! la solution est dans l’homme paralysé lui-même. Comment ?

 

2.3.                  Dieu parle.

A travers la voix humaine, Jésus transmet une Parole de Dieu au patient : une parole de relèvement et de vie, v.21 quasiment un ordre : « Lève-toi prends ton grabat et marche… L’infirme, la brebis écoute cette parole, v.24.28, cf.10,17, la reçoit, y adhère, croit et obéit immédiatement.

Jésus berger, le Fils du Père et son égal a émis une parole de re-création de l’homme, v.18 et celui reprend la route … Jésus discret, disparaît dans la foule … de ses brebis, v.13 dans l’anonymat le plus complet, comme s’il voulait se cacher ?

  1. 3.    LE GRABAT PORTE UN JOUR DE SABBAT

A  quatre reprises, v.v.9.10.11.12. le grabat porté, par celui qui est désormais capable d’un travail de force, fait « signe » dans l’immédiat, auprès des témoins oculaires, et, dans l’actualité permanente de l’évangile à tous lecteurs de l’ère chrétienne et donc nous-mêmes. De tous les contemporains qui ont vu la scène, l’évangéliste n’a retenu que les « juifs », et leur objection légaliste : « c’est le sabbat, il ne t’es pas permis de porter ton grabat ». L’homme, la brebis , mis à l’épreuve, ne sait pas dire le nom de celui qui lui a rendu la santé. En revanche, elle sait dire la parole libératrice, entendue de ses oreilles, ressentie immédiatement dans tout son corps perclus … depuis 38 ans !

La référence à la parole extraordinaire de Jésus irrite habituellement les « juifs » au point de perdre la maîtrise de soi, cf. Jn. 7, 40-49 ; 9, 13-34 ; etc… Ils s’enfoncent de plus en plus, dans les comportements de « faux bergers » d’Israël, cf. Jn.10, 1.5.8.10…

En l’occurrence, ils refusent un nouveau « signe », 5,20.36. à travers lequel, pourtant, ils auraient pu reconnaître la Parole messianique et divine de Jésus.

  1. 4.    L’ULTIME RENCONTRE ENTRE JESUS ET L’HOMME RELEVE

Elle se situe non plus au centre de guérison de la piscine de Bethséda, mais à l’intérieur même du temple : la maison du Père où le Fils est chez lui, Jn. 2.16. De tout ce qui s’est dit, l’évangéliste n’a retenu qu’une seule phrase, utile, adressée à l’homme : « Te voilà bien portant, ne pèche plus ».

Un constat autorisé de la guérison et sa conséquence, le retour à une vie humaine normale, d’une part, et, d’autre part, la grâce reçue implique un itinéraire nouveau. Il exclut le péché dont le plus grave est celui de l’incrédulité, « en demeurant en Dieu, cf. 1 Jn.3.6 ; et si, malgré tout, il y avait « des péchés » dans la vie du paralysé guéri, il aurait à se rappeler « qu’il a un défenseur devant le Père Jésus-Christ qui est juste » 1 Jn.2, 1 s.  Il est celui de la vraie vie : celle qui découle de la foi en Jésus-Christ et Fils de Dieu, cf.Jn. 20.31.

 Contrairement à ce que fait un certain nombre de ses contemporains pour remercier de leur guérison, lui ne va pas faire un « ex-voto » apposé sur quelque mur. C’est précisément sa vie nouvelle associée aux témoignages que Jésus rend par les signes qu’il accomplit, cf.Jn. 5, 36 ; 10, 25 ; 15, 27 ; oui ! cette vie nouvelle est son « ex-voto » vivant, visible, personnel…

 

CONCLUSIONS :

  1. L’actualisation concrète de la charge pastorale qui nous incombe auprès des brebis dépend directement de l’amour que nous portons au Berger, Jn. 21, 15-19.
  2. Le Berger qui a d’autres brebis qui ne sont pas de ce troupeau, s’en va les rejoindre là où elles sont, Jn. 10, 16 et Jn. 5, 1 ss.
  3. Le Berger est un vrai homme semblable à tous les autres, Jn. 1, 14 et Ph. 2, 6-8. Qui s’approche, voit, connaît le mal de la brebis dans la totale discrétion, le total respect…
  4. Le Berger transmet par sa voix humaine la Parole de Dieu parce qu’il est son Fils et son égal ! Elle transmet la vie, la vraie.
  5. La brebis est destinée à devenir TEMOIN avec LUI.
Robert Beauvery.

 

 

 

Par Michel Durand - Publié dans : Bible - Communauté : Christianisme
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Mercredi 27 janvier 2010 3 27 /01 /2010 17:57

isaie.jpg 2 - Prières collectives.

Dans le Troisième Evangile, la foule exulte à la vue des merveilles qu'accomplit le Seigneur. Nous avons déjà cité Luc 7, 16. Il y a d'autres passages, notamment l'entrée triomphante à Jérusalem. Enthousiasme ambigüe mais vrai (19, 29-39). Estimant que l'Evangile fut suffisamment "relu" à propos de la prière de Jésus, nous maintiendrons notre regard sur les Actes des Apôtres. C'est surtout dans ce livre que nous voyons la prière des croyants.

 

2.1 Après l'ascension, remontée de Jésus vers le Père, un envoyé de Dieu indique, aux "gens de Gali1ée", qu'il est inutile de regarder ainsi vers le ciel. Alors, les apôtres retournent à Jérusalem (1, 12-14). Que vont-ils faire ? Les événements qu'ils viennent de vivre, mort, résurrection, ascension, les laissent perplexes, craintifs même. Ils ressentent vraisemblablement le besoin de bénéficier de lumières supplémentaires. La prière répondra à cette attente et leur donnera ce qui leur manque :

" A leur retour, ils montèrent dans la chambre haute où ils se retrouvèrent ••• Tous unanimes, étaient assidus à la prière " (Ac. l, 13.)

A la suite, ou pendant cette prière régulière des frères, des problèmes sont abordés. Par exemple, au cours d'une réunion, Pierre explique que Judas doit être remplacé (l, 15-26). Le groupe écoute, réfléchi puis décide de présenter deux hommes, Joseph et Matthias, qui ont, dès le début, cheminé avec le Christ, pour que l'un d'entre eux témoigne avec les apôtres de la Résurrection. "On prie". "On les tire au sort". C'est Matthias qui est choisi; il fut adjoint aux onze apôtres.

Je voudrais souligner l'emploi de ce mot "On" car il indique bien la participation de toute la communauté à la décision finale. D'abord Pierre, au nom des apôtres (cf. 1, 21 s l'usage de "nous "), expose le problème devant la centaine de gens réunis. Ensuite, le débat doit commencer ; Pierre ne parle plus. " On réfléchit ensemble" (v 23 s), dans la prière (v 24) ; celle-ci précède l'ultime action: "On le tira au sort" (v 26).

 

2.2 Je disais, ci-dessus, que les lumières qui manquent aux apôtres et aux disciples viendront dans un climat de prière. Pouvons-nous parler de la Lumière ? Celle de l'Esprit-Saint ?

" Quand le jour de la Pentecôte arriva, ils se trouvaient réunis tous ensemble. Tout à coup survint du ciel un bruit… ils furent tous remplis de l'Esprit-Saint" (2, 1 ... 4)

Tout me pousse à penser que cette réunion, où fut donné l'Esprit-Saint, ne peut être différente des réunions de prières dont je viens de parler, celles qui sont relatées en plusieurs endroits des Actes des Apôtres. Seulement, ici, il n'est pas précisé que les "frères" prient ; ils sont seulement réunis. La réunion, par elle-même, est-elle déjà prière ?...  Alors, dans ce cas, l'Esprit-Saint, qui "débloqua" complètement les apôtres et les précipita sur les places publiques, supprimant en eux toutes craintes, est la Lumière qui prit racine dans le coeur des frères implorant leur Seigneur. D'ailleurs un passage, où Luc développe assez largement sa pensée, prouve amplement cette interprétation (4, 23-31). Les fidèles s'adressent à Dieu dans une prière où se remarque leur inquiétude. Pourquoi tous, Juifs et Païens, se liguent-ils contre Jésus ?

Pierre et Jean venaient d'être conduit au Sanhédrin, le tribunal du peuple. Leur foi triomphe. C'est que les jeunes chrétiens demandent à Dieu d'accorder aux serviteurs de dire sa Parole avec une entière assurance :

" A la fin de la prière, le local où ils furent réunis fut ébranlé; ils furent tous remplis de l'Esprit-Saint et disaient avec assurance la Parole de Dieu "  (4, 31)..

 

2.3 Continuons à regarder, à travers les Actes des Apôtres, cette prière des croyants. Elle s'avère vraiment efficace.

Pierre est en prison ; mais la prière ardente de la communauté monte sans relâche vers Dieu à son intention. Il échappa donc "aux mains d'Hérode" et vint rejoindre dans la maison de Marie, mère de Jean, l'assistance en prière (12, 5-17).

Cet épisode, plein de traits réalistes, mérite d'être lu en entier. Toute notre psychologie marquée par le doute, le manque de foi, se trouve dessinée en ces quelques lignes. Je me représente bien Pierre, dans la rue, sur le pas de la porte, perdant patience, parce que, à l'intérieur, on discute: "c'est lui… c'est pas lui ? ", au lieu de venir ouvrir le portail.

Selon la volonté divine, Pierre est indispensable à la constitution de la communauté chrétienne. Il ne lui est pas possible de rester en prison. Cette remarque me permet de dire que le but principal de la prière, quoique non exclusif, est que la mission d'évangélisation se réalise. Le monde entier doit savoir que Jésus est ressuscité.

 

2.4 Avec Paul, nous voyons clairement que la prière des croyants constitue l'Eglise:

" Un jour qu'il célébrait le culte du Seigneur (l'Eucharistie) et qu'ils jeûnaient, l'Esprit-Saint dit : "réservez-moi donc Barnabas et Saul pour l'œuvre à laquelle je les ai appelés " (13, 2 s).

Nous l'avons vu : l'esprit de Dieu se révèle dans la prière. La volonté divine se manifeste en vue de la bonne nouvelle à répandre. Et cette révélation, vécue dans la prière, appelle à prier encore, à continuer le jeûne : moyens de se préparer, de devenir de dignes hérau1ts de la Parole. Enfin, "on" leur impose les mains et ils partent.

Des démarches identiques se retrouvent en 14, 23.

Paul et Barnabé désignent des "anciens" dans les églises d'Asie Mineure. Ces institutions se font avec des "prières accompagnées de jeûnes."

La prière est donc l'un des premiers soucis des apôtres, pour ne pas dire le premier souci. Ainsi, il y eut conflit entre les hébreux et les hellénistes, les Douze acceptèrent la solution qui leur permettait de rester libres pour continuer d'assurer la prière et le service de la parole (cf. 6, 4).

 

2.5 Comme pour la prière personnelle, tant de Jésus que des disciples, il n'y a pas que des prières organisées, concertées, telles les liturgies, les réunions. Existent également des oraisons de demande, d'action de grâce qui sont vécues sans aucune préparation préalable.

Paul, en route vers Jérusalem, s'arrête à Tyr ; le navire devait y décharger sa cargaison. Là, il rencontre des frères. On l'avertit des dangers qu'il rencontrera à Jérusalem. L'atmosphère est lourde. Dans le silence peut-être, la communauté l'accompagne jusqu'à l'extérieur de la ville et Paul relate

" Là, à genoux sur la plage, nous avons prié" (21, 15).

Prière imprévue, prière vécue sur le tas, prière qui montre combien tout instant de la vie se rattache à Dieu en des moments graves comme celui-ci où dans la joie de voir l'accueil que les paiens réservent à la Parole (21, 19 s).

 

Par Michel Durand - Publié dans : Il y a 30 années... - Communauté : Christianisme
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Mardi 26 janvier 2010 2 26 /01 /2010 12:07
J’ai plutôt tendance à dire que les communautés chrétiennes ne s’organisent pas facilement pour acquérir une œuvre d’art. En ce domaine, la musique a plus de chance que la peinture ou la sculpture. Eh bien, je dois modifier mon jugement. l’Eglise de Meaux a acheté pour s’entourer d’œuvres contemporaines fortes.
binet.jpg
Une pièce du "chemin de croix" de Dominique Binet exposée
à Saint-Polycarpe (Lyon) en 2006.


Voici la carte de Nouvel an que je viens de recevoir :

… Finis les ennuis de 2009. Marchons d’un bon pas vers 2010, sans oublier au passage les petits bonheurs qui se cachent !

Un grand bonheur pour moi, artiste, le chemin de croix est acheté par le diocèse de Meaux et sera installé dans une chapelle (future) à Marne-la-Vallée. Je voulais vous faire partager cette heureuse perspective et vous faire tous mes vœux pour l’année nouvelle.

Dominique Binet.

Par Michel Durand - Publié dans : Art - Communauté : Christianisme
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Lundi 25 janvier 2010 1 25 /01 /2010 19:09

La position de Pie XII pendant le Troisième Reich est une question fort discutée. Il est effectivement peu correct politiquement et aujourd'hui indéfendable théologiquement de canoniser ou béatifier une personne qui aurait eu des attitudes ou paroles antisémites (Léon Déhon en a fait les frais).

piexii.jpg Il serait bien impossible de faire de Pie XII un antisémite. Sa résistance au nazisme continue cependant à apparaître bien faible, surtout comparée à la condamnation des thèses et du régime hitlériens par son prédécesseur (lequel est un des trois papes sur les neuf du XXe siècle à ne pas être béatifié, canonisé ou pour lequel un procès de béatification n'est pas en cours). Son fameux silence a-t-il permis de sauver plus de juifs que ne l'aurait fait une prise de parole ? Qui peut le dire aujourd'hui ?

Envisager la béatification de Pie XII est en revanche une insulte à la mémoire de ceux qui ont eu à souffrir de sa conduite de l'Église. Certes, l'homme a fait de grandes choses, restauration de la liturgie de la Semaine sainte, encyclique biblique (mais il était temps !), par exemple. Sa vie personnelle est sans doute édifiante, mais peut-on ignorer son mode de gouvernement proprement contraire, au moins parfois, non seulement à l'Évangile, mais aussi aux droits de l'homme ?

Sous son pontificat, l'action des prêtres-ouvriers a dû cesser ; des théologiens ont été injustement condamnés au silence (scandale de la procédure, reconnaissance par les successeurs de l'inopportunité de ces condamnations, manifestée par exemple par la convocation de ces mêmes théologiens moins de deux ans après la mort de Pie XII pour être experts au concile Vatican II ou par la création de certains de ces mêmes théologiens comme cardinaux quelques années après).

Quel modèle de sainteté, quelle conception de l'Église veut-on proposer au peuple chrétien? ( ... )

 

Patrick Royanais (Espagne)

 


 

 

Par Michel Durand - Publié dans : Eglise - Communauté : Christianisme
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