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Samedi 25 mai 2013 6 25 /05 /Mai /2013 20:27

Le Vatican à la 55ème Biennale de Venise : 1 juin – 24 novembre 2013 ; une réflexion qui démarra en 2009

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Studio Azzurro

 

Nous lisons encore peu d’informations sur les artistes choisis par le Vatican pour sa première participation à la Biennale de Venise. Frédéric Mounier de La Croix cite le studio milanais Azzurro ; le photographe tchèque Josef Koudelka ; le peintre Lawrence Carroll.

Mais est-ce tout ? On dit qu’il y aura au moins une dizaine d’artistes venus du monde entier. Chaque création devra répondre au thème sous-tendu par les 11 premiers chapitres du Livre de la Genèse. Ces plasticiens montreront, en effet, la Création, la Dé-création, la Ré- création

Le Saint-Esprit se pose-t-il à Venise ? Il semblerait ; à moins que ce ne soit que des espèces financières qui se sont nichées dans l’Arsenal. « Selon les organisateurs, écrit Frédéric Mounier, le budget total de l’opération (750 000 €) est couvert par le mécénat de plusieurs grandes entreprises italiennes, tant publiques que privées ». Bref, la rumeur courait depuis 2009, mais elle ne s'est concrétisée que cette année. Le Vatican aura pour la première fois un pavillon à la Biennale. En novembre 2010, le directeur des Musées du Vatican, Antonio Paolucci avait déjà déclaré que « le Saint-Siège souhaitait choisir les meilleures oeuvres contemporaines et ne pas s'exposer à la critique » (The Art Newspaper, November 2010). Autrement dit, le Vatican a voulu et a eu son cube blanc ! Paolo Baratta, président de la Biennale de Venise, lui donne une place au site de l’Arsenal.

Un communiqué de Radio Vatican annonce : « Le Saint-Siège participera à la 55ème Biennale d’Art de Venise, du 1er juin au 24 novembre prochain, avec son propre pavillon ». Pour le Cardinal Gianfranco Ravasi, président du Conseil pontifical pour la culture : l'art contemporain est « une des expressions les plus significatives de la culture de ces dix dernières années ». « Les artistes conviés sont appelés à réfléchir sur le thème "Création, Dé-création, Nouvelle Humanité ou Re-création" et en particulier les 11 premiers chapitres du livre de la Genèse. Ils décrivent le mystère des origines, l’apparition du mal, l’espérance et les projets des hommes après la dévastatation symbolique représentée par le déluge." »

Bien évidemment, vous comprenez que je ne peux qu’être fortement attentif à cet événement alors qu’avec l’Église qui est à Lyon, Confluences-Polycarpe prépare la 9ème Biennale d’art sacré actuel sur le thème de la fragilité. L’homme est fragile, la création est fragile. Vous voyez donc le rapprochement avec les 11 premiers chapitres de la Bible. Création mystérieuse, rapide Dé-création, lente et délicate Re-création.  Voir impossible renouveau.

Pour la Biennale de Lyon voulue par l’Église (BASA 2013), nous n’employons pas le concept de Contemporain, à cause du caractère académique que ce mot a pris dans les milieux des arts plastiques. Mais comment ne pas penser à ce qui est contemporain notamment quand nous organisons un événement dont les dates accompagnent la Biennale d’Art Contemporain, la BAC lyonnaise qui aimerait bien rivaliser avec Venise. Telle n’est pas notre ambition. Fragiles est notre titre. La 12ème biennale de Lyon du 12 septembre 2013 au 5 janvier 2014 se donne le titre « Entre temps… brusquement et ensuite » et montre des visages tuméfiés, surannés ou pas très humains. Tout un programme qui parle encore de fragilité. Où est le porc dans l’humain ? Est-ce le signataire des conflits, le mauvais qui terrorise de sa force étatique, le pauvre qui se défend comme il peut, le riche qui cache son argent inutilisable dans de faux paradis… Fragile, l’humain ! Construit, déconstruit, reconstruit. L’art contemporain, signe des temps, s’accompagne toujours d’un long discours sociétal, philosophique, théologique. Révélation d’une soif de sens. Telle est la porte de l’espace spirituel que nous souhaitons ouvrir.

À suivre donc, pour Lyon, à la BASA, biennale d’art sacré actuel : Fragiles, du 26 septembre au 21 décembre.

Par Michel Durand - Publié dans : Art - Communauté : Christianisme
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Vendredi 24 mai 2013 5 24 /05 /Mai /2013 16:45

Kérygme, première évangélisation, nouvelle évangélisation, évangélisation toujours nouvelle, témoignage, catéchèse…

 

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Lyon, église Saint-Polycarpe, l'Abbé Gourdiat, curé

 

Toutes ces appellations méritent d’être soigneusement reconnues dans leur spécificité. L’organisation de l’Église ne peut favoriser l’une au détriment des autres ; mais on doit reconnaître que l’inévitable effet du balancier invite à valoriser à une époque déterminée une forme pastorale plus qu’une autre. Si jadis la tendance était à la rencontre de proximité avec l’enfouissement des missionnaires dans le tissu du monde du travail (enfouissement et non dilution comme disent certains), elle est, aujourd’hui encore, aux immenses rassemblements du type Journée mondiale de la jeunesse ou autre pèlerinage massif.

 

Tout en assurant la vie des agents pastoraux qui sont immédiatement en leur service, les chrétiens pensent également à couvrir les frais des missions lointaines. Dire cela sous le regard de la fondatrice des Œuvres Pontificales Missionnaires, Pauline Jaricot qui a obtenu le soutien du curé de Saint-Polycarpe, l’abbé Gourdiat, relève d’une évidence claire pour tous.

 

En fait, ces modes de rencontres sont tous appelés à cohabiter. Ils ne s’adressent pas aux mêmes personnes et sollicitent des prises en charge différentes. Ainsi, une situation de première évangélisation rencontrera des personnes envers lesquelles on ne peut décemment pas conclure la rencontre en disant : « eh bien, voilà, cela fera tant d’euros ». Afin d’annoncer librement l’Évangile, Paul travailla de ses mains ; il n’est ainsi à charge de personne (cf. Ac 18, 3 : Comme ils avaient le même métier, celui de fabricant de tentes, il s'installa chez eux, et il y travaillait).

Par ailleurs, comme l’Apôtre des Gentils le reconnaît lui-même, tout porteur de la Parole a le droit de voir sa subsistance assurée. Dans ce profil, on n’est plus, majoritairement, en présence de non chrétiens, mais de personnes qui, par le baptême, ont intégré la communauté des disciples du Christ ou veulent sans tarder devenir fidèles du Christ. À ces gens, il est possible d’ouvrir le plan financier en leur demandant de participer aux frais occasionnés par la présence et l’occupation des pasteurs à leur service.

Il y a quelque temps, j’ai rédigé un post sur ce sujet (voir : Avoir concrètement le souci de ceux qui sont loin du Christ) et il se trouve que j’ai souhaité le reprendre en lui apportant quelques précisions concrètes.

 

Une communauté de fidèles du Christ doit avoir le souci de financer les tâches des missionnaires  attelés à la première évangélisation.

 

Tout en assurant la vie des agents pastoraux qui sont immédiatement en leur service, les chrétiens pensent également à couvrir les frais des missions lointaines. Dire cela sous le regard de la fondatrice des Œuvres Pontificales Missionnaires, Pauline Jaricot qui a obtenu le soutien du curé de Saint-Polycarpe, l’abbé Gourdiat, relève d’une évidence claire pour tous. Seulement, ajoutons qu’aujourd’hui, au XXIe siècle, après les grandes vagues des évangélisations vers l’outremer du XIXe, il importe de ne pas oublier que le lointain des domaines à ouvrir au Christ se trouve à deux pas de chez nous. Je dirais même à l’intérieur de l’église Saint-Polycarpe que des touristes visiteurs découvrent sans connaissance de l’Évangile. Les activités culturelles que nous développons s’ouvrent, dans le respect des libertés personnelles, à cette dimension.

Cela engendre des frais. Et c’est justement cette contrainte financière qui m’a inspiré ce billet. Les chrétiens qui se reconnaissent fidèles du Christ sur la paroisse des Pentes de La Croix rousse en ont largement pris conscience, notamment après les demandes exigeantes des responsables des finances du diocèse de l’Église à Lyon, d’obtenir l’indépendance financière. Depuis deux ans, une souscription, différente du denier de l’Église, a été lancée. Il me semble, aujourd’hui, juste d’en reparler et de remercier tous les donateurs pour leur générosité. Un appel identique sera véritablement publié par l’équipe d’animation pastorale courant du dernier trimestre 2013.

Donc, l’Église locale, consciente de ses responsabilités face à l’indispensable première évangélisation, a su agir et comprend la nécessité de durer dans cette direction financière qui permet d’annoncer la Parole en toute liberté.

Pourtant, la paroisse doit-elle être seule à porter cette charge ?

Le monde concerné par cette première annonce n’est pas cantonné au quartier. Les activités patrimoniales et artistiques s’adressent à toute l’agglomération. Certes, si le nombre des chrétiens pratiquants présents sur ce quartier était nettement plus nombreux, ils pourraient eux-mêmes  subvenir à toutes les dépenses. Mais voilà que ce n’est pas le cas. La paroisse en tant que telle, vu sa situation dans un quartier de longue date déchristianisé, ne reçoit pas suffisamment de demandes cultuelles pour assurer une autonomie financière. Ceci est tellement vrai qu’il ne serait pas illusoire d’envisager la fermeture de ces locaux paroissiaux en invitant à s’adresser à la paroisse la plus proche.

En conclusion, après avoir souligné la participation financière des paroissiens (sera-t-elle suffisante à long ou moyen terme ?), je voudrais dire ici qu’il me paraît aussi logique que les finances diocésaines participent également à l’effort local de première évangélisation. Il ne me paraît pas selon l’évangile que les affaires économiques diocésaines prélèvent une taxe sur les dons des fidèles locaux sans établir un budget qui prenne en compte les efforts des missionnaires invités à ouvrir la Parole avec celles et ceux qui, sans avoir de demandes précises tournées vers les sacrements, nous sollicitent dans leur quête de spiritualité alors qu’il s’avère évident que celle-ci risque d’être, comme on le dit maintenant, seulement une spiritualité laïque.

Un budget de première évangélisation à partir des quartiers !

Je ne sais pas si cela existe dans le diocèse. Je me renseigne. Ce budget, s’il existe, ne pourra certainement pas se mettre en parallèle avec celui du grand rassemblement, interne à l’Eglise, du 14 octobre dernier à Eurexpo-Lyon.

Par Michel Durand - Publié dans : Eglise - Communauté : Christianisme
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Mercredi 22 mai 2013 3 22 /05 /Mai /2013 15:54

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Le regard que le pape François pose sur la crise est juste et nous sommes nombreux à nous en réjouir ; je l’ai déjà signifié. Il est opportun de reconnaître que le déséquilibre des revenus « provient d’idéologies promotrices de l’autonomie absolue des marchés et de la spéculation financière, niant ainsi le droit de contrôle aux États chargés pourtant de pourvoir au bien-commun. ». Il est clairement dit que « derrière cette attitude se cache le refus de l’éthique, le refus de Dieu. Tout comme la solidarité, l’éthique dérange ! » Et il n’est pas original d’affirmer que « l’argent doit servir et non pas gouverner ! Le Pape aime tout le monde : les riches comme les pauvres. »

Seulement, le Pape doit-il seulement « rappeler au riche qu’il doit aider le pauvre, le respecter, le promouvoir » ?

Non, il me semble qu’il doit faire plus. Il doit mettre le doigt là où des conversions, des révolutions sont nécessaires.

Pensons à l’époque du Père Chevrier, au milieu du XIXe ; il a fait son séminaire place Croix Paquet sur les pentes de la Croix-Rousse. Les mouvements sociaux sont nombreux dans ce quartier avec, par exemple les canuts. Deux types de chrétiens se découvrent. Ceux qui soignent les méfaits du capitalisme industriel naissant ; certains vont construire une chapelle à l’intérieur de la fabrique pour inciter les ouvriers à ne pas fréquenter les cabarets, une chance de bien travailler. D’autres vont instruire les travailleurs pour que les causes des mauvaises conditions de travail soient éradiquées. Chrétiens qui font du social face aux chrétiens sociaux. Antoine Chevrier n’a jamais voulu entrer dans le système des couvents-ateliers. Voir aussi ici à la fin de l'article,

Il me semble, malgré tout le plaisir que m’offre ce texte, que l’évêque de Rome n’ouvre pas encore sa porte aux études qui montrent les racines du capitalisme. Que veut-il dire avec cette phrase : « L’éthique - une éthique non idéologique naturellement - permet, à mon avis, de créer un équilibre et un ordre social plus humains ».

N’y a-t-il pas de l’idéologie en toute option ? Le mode de gouvernement de l’État du Vatican recevant des diplomates n’a-t-il pas un fonctionnement idéologiquement marqué par toute son histoire ?

« Le Pape appelle à la solidarité désintéressée, et à un retour de l’éthique pour l’humain dans la réalité financière et économique. » Pour se faire, il me semble qu’il serait bon de s’appuyer sur les penseurs qui ont réfléchi de longues dates aux problèmes économiques qui engendrent les pauvretés. Je viens justement de prendre connaissance d’un texte (La revue du Projet) de Florian Gulli digne d’illustrer ma pensée. Merci à celui qui me l’a communiqué. « Une grande partie du marxisme du XXe siècle définit le capitalisme comme une économie fondée sur la propriété privée des moyens de production. Le problème fondamental de ce mode de production est le suivant : une minorité organise de façon autoritaire la production et accapare la richesse produite. »

Il me semble que Jean-Paul II en son temps a recommandé de ne pas oublier les causes qui ont fait naître le marxisme.

Par Michel Durand - Publié dans : chrétiens et pic de pétrole - Communauté : Christianisme
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Mardi 21 mai 2013 2 21 /05 /Mai /2013 18:07

et surtout la grave déficience de leur orientation anthropologique qui réduit l’homme à une seule de ses nécessités : la consommation.

 

 

Comme je le disais, nombreux sont les regards sur le discours de François du jeudi 16 mai 2013.

On trouve désormais ce discours sur le site du Vatican.

Par Michel Durand - Publié dans : chrétiens et pic de pétrole - Communauté : Christianisme
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Mardi 21 mai 2013 2 21 /05 /Mai /2013 10:08

Plus de 200 visiteurs hier !

S'ils sont venus pour avoir le lien vers Saint-Polyparce, afin de lire et/ou entendre l'homélie, ils ont été déçus.

Oui, lundi c'est repos. Et dimanche, toute la journée fut une alternance de messes et d'apéros.

L'après-midi, je me suis effectivement rendu auprès de l'évêque pour le sacrement de la "chrismation" (confirmation) de quartre fidèles du Christ de Saint-Polycarpe. Donc pas le temps de mettre en ligne l'homélie.

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 Confirmation de Marie,

Eglise Sainte Anne des calades, en 2012

 

Il y a un domaine où les limites n'existent pas, c'est l'amour. La croissance matérielle est limitée, la terre est limitée, les revenus personnels et communautaires sont limités. Mais pas l'amour. La capacité d'aimer, un art qui s'apprend en s'exerçant, est illimitée. Ainsi nous le révèle Jésus : l'amour du Père est sans mesure, infini.

C'est notre capacité d'accueil de cet amour qui est limitée. Mais il est appelé à grandir au fur et  à mesure que nous l'exerçons. Entendons le Christ nous dire :

« Si quelqu'un m'aime, il se mettra au service des autres. Et peu à peu son coeur s'élargira et l'amour de Dieu l'envahira de plus en plus et il pourra encore mieux servir les autres... et ainsi de suite jusqu'à l'infini... »

Jusqu'à l'infini de l'amour divin au vrai sens du terme.

 

Lire ou entendre la suite ? C'est ici.


Par Michel Durand - Publié dans : Eglise - Communauté : Christianisme
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