Recommander

Recherche

Profil

  • Michel Durand
  • En manque d'Eglise
  • Homme
  • 31/01/1942
  • France Lyon
  • musique art voyages nature lecture
  • Je suis prêtre de l'Eglise catholique. Après avoir été serveur de restaurant et en paroisse, je fus nommé en aumônerie étudiante. Je me suis alors intéressé à l'art contemporain et à l'iconographie chrétienne. Ce fut l'occasion, avec Conf

Communautés

Jeudi 2 septembre 2010 4 02 /09 /2010 22:27

Je vous parle souvent de Jean-Marie Delthil. Ses textes paraissent dans la catégorie "J.M. Delthil".

jmdelthil.jpg

Dans son roman  "Les Papillons de mer", Jean-Marie Delthil nous convie à un incroyable voyage – un voyage que vous n’auriez peut-être jamais pu imaginer, puisque vous allez vous trouver dans la "peau" d’un papillon qui fait le tour du monde… France, Liban, Tibet, Inde, Birmanie, Japon… puis l’Amérique, l’Afrique… et un retour dans l’Hexagone, au creux des montagnes dauphinoises.

 

Entre-temps, ce papillon aura fait de multiples rencontres, certaines amusantes et pleines d’humour, d’autres plus graves et inquiétantes ; quoi qu’il en soit, ce papillon aura vécu pleinement, et je peux vous dire qu’il n’aura vraiment rien à regretter de sa courte vie !

Le lecteur, au fil des pages de cet ouvrage hors normes et singulier, n’aura probablement pas perdu son temps, également…

A voir sur le site de Patricia Loison ; FR3, faut pas réver .

 

nng_images.jpg


Par Michel Durand - Publié dans : J. M. Delthil - Communauté : Christianisme
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Partager    
Mercredi 1 septembre 2010 3 01 /09 /2010 22:05

1/07/2010 Le Progrès

Le père Michel Durand, qui officie dans les églises des pentes (1er), a décidé de faire renaître l'église du Bon Pasteur et de renouer avec la tradition de l'édifice religieux, en organisant hier soir un événement cultuel

 

Jusqu'en 2008, l'église. du Bon Pasteur, située rue Neyret (1er), qui présente comme originalité de ne pas avoir de parvis, ne faisait pas vraiment parler d'elle. Quasiment abandonnée par la mairie de Lyon, à qui elle appartient, et par le diocèse, elle s'est retrouvée, fin 2008, au cœur d'un conflit, toujours d'actualité, qui oppose les riverains de l'église, à la Ville. L’objet de la discorde est l'implantation d'une antenne par l'opérateur de téléphonie mobile SFR. 2010 0006

 

Le principal argument avancé par celui-ci, pour justifier l'installation de son matériel, est la non-utilisation de l'église comme lieu de culte, depuis une vingtaine d'années, le prêtre Michel Durand a décidé de prouver le contraire en organisant hier soir une manifestation culturelle qui « redonnerait un sens ecclésial au lieu ». En un mot, un événement cultuel. En 2009 il signe une convention avec la troupe Perceval présidée par l'acteur Pierre Heitz afin que soient présentés des spectacles dans l'église. Mais ce n'est que début juin que l'idée prend forme, lorsque ce dernier, de concert avec Heroan Loiret, claveciniste, notamment de l'église St-Polycarpe, décide de reprendre l'Épître de St-Jean, de remanier ce texte biblique de poids, qui fait écho à l'actualité, en l'accompagnant de danse et de musique. Préparée en un mois et répétée que trois fois, la première représentation a réuni riverains et paroissiens, qui ont pour certains découvert l'intérieur de l'église pour la première fois. 2010 0012-copie-1

La parfaite représentation de M. Heitz, acteur accompagné de sa femme Jennyfer Testard, également actrice, de Marine Renaud, danseuse et de M. Loiret, au clavecin, n'a pas pu cacher la tristesse qui émane de ces lieux laissés à l'abandon. Squatté pendant des années, après avoir été lieu de travail et d'exposition pour les étudiants des Beaux-Arts, le mobilier est détruit, la chaire à prêcher endommagée, des tags et inscriptions décrits par certains comme « pas conforme à la Sainte Église catholique », et des statues sont profanées. Pour Heroan Loiret, le spectacle avait pour but de mettre de la beauté dans un endroit qui en manque. « Mais surtout c'est une manière de dire que nous, catholiques pratiquants, n'acceptons pas d'être traités ainsi. L’église a été saccagée et la mairie ne fait rien. On espère ce soir, et par la suite, avoir assez de reconnaissance pour faire bouger les choses ». En effet, la Ville n'envisage pas de restaurer les lieux. Ceux-ci étant insalubres, il sera très compliqué pour le père Durand d'organiser d'autres événements cultuels, mais il ne compte pas baisser les bras aussi vite. Pour lui, l'affaire de l'antenne est une véritable aubaine, car elle aura permis de faire connaître ou du moins de faire parler de cette église qui regorge de trésors enfouis sous la poussière et les débris.

• David Lopes

 

Le Collectif Santé, environnement, vie Bon Pasteur a saisi le tribunal administratif

L’affaire dure depuis 2008. Sans demander l'autorisation du père Durand, SFR décide d'implanter une antenne sur le clocher de l'église, avec l'accord de la Ville. Les riverains s'y opposent. Une pétition circule, qui sera soignée par 400 foyers. Finalement, en 2009, trente et un requérants saisissent le tribunal administratif pour empêcher l'installation d'un matériel qui pourrait nuire à la santé de leurs enfants. À rappeler qu'aux alentours se trouvent une école, une crèche, un centre pour personnes âgées et des logements. Selon Thierry Martinez, secrétaire du collectif, le tribunal devrait statuer en fin d'année. D'ici là il exige que Gérard Collomb se manifeste pour faire entendre son avis et surtout pour qu’il puisse prendre ses responsabilités

 

D. L.

Par Michel Durand - Publié dans : Bon Pasteur - Communauté : Christianisme
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Partager    
Lundi 30 août 2010 1 30 /08 /2010 21:00

le Progrès jeudi 24 juin

Pour faire le point sur le "cas" Bon pasteur, un cas d'école où s'affrontent culte et culture

Ce sujet est désormais dans la catégorie "Bon Pasteur"


« Redonner un sens patrimonial, spirituel, cultuel... »

  Bonpasteur lyon

Le curé de la paroisse Saint - Polycarpe a des projets pour l'édifice fermé de la rue Neyret qui demeure sous l'autorité du diocèse. Le lieu pourrait dans un premier temps accueillir des artistes.

Il se passe quelque chose du côté de l'église du Bon Pasteur. La rumeur commençait à courir depuis plusieurs jours dans les pentes. La visite du cardinal Barbarin il y a trois semaines a largement contribué à l'alimenter. Un mail du père Durand de la paroisse Saint-Polycarpe, a fait le reste.

Mercredi 30 juin, le curé appelle en effet à « redonner sens patrimonial, spirituel, cultuel et saveur évangélique » à l'église de la rue Neyret au cours d'une mise en abîme de la première lettre de Saint-Jean. Organiser sur place une manifestation à la fois culturelle et spirituelle est une première depuis longtemps. Pas évident de rouvrir un lieu dont la paroisse n'avait d'ailleurs plus les clés, contrairement aux services de la Ville, qui ont pu les lui remettre.

Noir de saleté, taggé, l'édifice a perdu de sa superbe. Les Beaux-Arts y entreposaient du matériel, dont des paravents qu'ils n'ont pas récupérés lors de leur déménageant aux Subsistances. Plus que jamais sans surveillance, le lieu qui a servi un temps à la tenue d'ateliers d'expression artistiques, est aujourd'hui squatté. Quant au sous-sol de cette église sans parvis, il ne l'est pas moins : il sert de garages pour une vingtaine de véhicules. Bref, l'ensemble est surprenant, pas complètement engageant. « l’an dernier la municipalité m’avait promis de faire nettoyer par une régie de quartier, ça n'a pas été fait », regrette le père Durand, pour qui le lieu étant propriété de la municipalité mais toujours affecté au culte, doit l'être dans les faits. « Je m’en sens le devoir même si ce n'est qu'une à deux fois par an », souligne le curé de Saint-Polycarpe. Qui ne manque pas de projets pour le lieu, des résidences d'artistes au logement de Sans-abris. « J'assure le court terme », précise encore ce passionné d'art contemporain. Le court terme c'est-à-dire la possibilité d'ouvrir l'église à une quarantaine de personnes dans le cadre d'ateliers d'artistes. Voir plus loin et plus grand nécessitera de résoudre les questions de sécurité.

« L’église du Bon Pasteur est hautement symbolique pour les chrétiens de Lyon. On voit son clocher de partout. On sait qu'il se situe juste au-dessus de l'amphithéâtre des Trois Gaules. Cette église est comme la gardienne de la première page de notre histoire », nous précisait hier le cardinal Barbarin.

Il est donc temps de s'en préoccuper. ..

 

Dominique Menvielle

• Une réponse à l'implantation d'antenne

Le Collectif Bon Pasteur a saisi au bond l'invitation du 30 juin du père Durand et appelle à être nombreux ce soir-là. Les habitants qui le composent s'étaient en effet tournés vers la paroisse et son charismatique curé dès qu'ils avaient eu vent qu'un opérateur projetait d'installer son matériel sur l'église avec pour argument qu'elle ne servait plus. La décision du père Durand de redonner du service au lieu de culte abandonné de la rue Neyret, sonne ainsi comme une réponse aux opérateurs et à l'inquiétude des habitants. « Cette manifestation revêt un caractère particulier car sa tenue bat en brèche l'argument principal de la partie adverse (ndlr, dans le cadre du procès intenté contre la Ville et SFR) à savoir que l'église n'est plus investie d'une mission », souligne le Collectif.

 

D.M

 

Voir aussi ici

Par Michel Durand - Publié dans : Bon Pasteur - Communauté : Christianisme
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Partager    
Dimanche 29 août 2010 7 29 /08 /2010 17:45

Avant de la lire ou de l'entendre sur le site de la paroisse Saint-Polycarpe, je vous invite à jeter un œil attentif à ce message reçu ce matin d'un frère pradosien.

DSCN0817.jpg

Bonjour !
Voici 2 fichiers qui portent sur des sujets qui nous touchent directement :
= le Prado (Antoine Chevrier). Le journal La Croix vient de sortir un dossier : voici qq extraits
= la réaction de l’archevêque de Toulouse à propos des Roms. Je ne veux pas cacher mon approbation.
@+
robert


1- La discrétion lyonnaise d’Antoine Chevrier  

La Croix 28 et 29 août 2010 :
dossier sur ANTOINE  CHEVRIER  et  LYON :
 
La célébration, en décembre prochain, du 150e anniversaire de la fondation du Prado par le Père Antoine Chevrier pourrait permettre aux Lyonnais de redécouvrir la générosité du bienheureux
LYON (Rhône) De notre envoyé spécial BRUNO BOUVET       LA CROIX

- Dans la chapelle du Prado, l’immense crèche rappelle le soir de Noël 1856, lorsque le P. Antoine Chevrier a choisi de « devenir pauvre parmi les pauvres ».   À Lyon, les richesses patrimoniales comme les trésors gastronomiques n’ont de secret pour personne. Et, dans les deux domaines, l’appétit de chacun est autant aiguisé que comblé ! Concernant l’une des célébrités religieuses de la capitale des Gaules, béatifiée par Jean-Paul II lors de sa venue dans la région en 1986, il en va autrement. Pas le moindre petit panneau pour attirer l’attention du flâneur sur les lieux où vécut le Père Antoine Chevrier (1826-1879) ! Il est tout à fait possible, pour peu que la promenade mène au quartier de la Guillotière, dans le 7e arrondissement, à deux pas de la place Jean-Macé, de passer mille fois rue du Père-Chevrier, devant la façade jaune de la chapelle du Prado sans être précisément renseigné sur son origine. Et de s’en détourner sans même entrer à l’intérieur pour y connaître l’œuvre de celui qui racheta le Prado, une salle de bal, pour catéchiser de jeunes défavorisés de l’époque. « Que ce soit Irénée, Frédéric Ozanam ou l’abbé Pierre, Lyon ne sait pas mettre en valeur ses saints. Peut-être parce que Marie, notamment à la basilique de Fourvière, prend toute la place. Dans les années 1970, toutes les statues de saints ont été enlevées des paroisses lyonnaises, il ne restait que la Vierge », regrette en souriant le Père Christian Delorme, curé de la paroisse d’Oullins et Pierre-Bénite, dans la banlieue sud de Lyon. Dans sa ville natale, le Père Chevrier, fondateur de l’Association des prêtres du Prado, est de ces figures dont le patronyme est parfaitement connu des chrétiens sans qu’ils sachent forcément quelle fut son action. Quant aux « pradosiens », les héritiers d’Antoine Chevrier – prêtres, religieux et religieuses, laïcs, consacrés ou non (ils sont 60 aujourd’hui à Lyon sur 450 en France) –, ils sont appréciés, bien sûr, mais pas toujours identifiés comme tels. Car ils ne mettent pas forcément en avant leur appartenance, ne serait-ce que parce que les prêtres du Prado tiennent à leur ancrage diocésain. Prenez, par exemple, le Père Christian Delorme : en dehors d’un petit cercle d’initiés, qui sait que l’un des prêtres les plus médiatiques de l’Hexagone, prédicateur régulier des messes télévisées sur France 2 et engagé de longue date dans le dialogue islamo-chrétien, est membre de l’Association des prêtres du Prado fondée par le P. Chevrier le 10 décembre 1860 ? À l’image de tout lyonnais de souche qui se respecte, la discrétion serait donc une marque de fabrique des « pradosiens », qui préfèrent le témoignage par l’exemple à une exposition ronflante. La spiritualité pradosienne n’est pas un étendard. Elle est une identité qui se laisse deviner très facilement. « Les lyonnais identifient bien l’esprit du Prado et cela ne les étonne pas de découvrir que tel prêtre du diocèse fait partie de notre association », explique le Père Philippe Chatagnon, responsable du séminaire pradosien de Limonest, dans les monts du Lyonnais, siège aussi d’une maison d’accueil bien connue des mouvements chrétiens. Françoise Pioppi, orthophoniste à la retraite, confirme : cette femme énergique est symbolique de cette famille du Prado, quelque peu informelle mais bien présente à Lyon. Familière des partages d’Évangile ou des sessions qui se tiennent à Limonest, elle en est proche depuis son arrivée à Lyon pour ses études en 1962. Elle a gardé à jamais le souvenir d’un climat chaleureux, d’une façon directe et simple d’approcher les gens. « Lors d’une session de catéchèse pour enfants handicapés, les religieuses du Prado m’avaient demandé de faire des crêpes. Rien à voir avec les relations difficiles que j’avais entretenues avec certaines bonnes sœurs autoritaires durant ma jeunesse… » Pourtant, elle reconnaît avoir mis davantage de temps à découvrir le Père Chevrier. « Pour moi, le Prado, c’était d’abord des gens. Ils vous acceptent comme vous êtes et ne portent pas de jugement quand votre vie n’a pas toujours pris des lignes droites. Ils transmettent l’Évangile, parce que leur vie en est imprégnée. » Aujourd’hui, les prêtres du Prado ont peut-être moins d’influence dans la vie du clergé lyonnais qu’à certaines époques. Effets conjugués de la baisse des vocations et d’une humilité qui les éloigne des actions de communication. Certains regrettent pourtant que la paroisse du Moulin-à-Vent, aux confins du 8e arrondissement où le Père Chevrier fut curé, ne soit plus « tenue » par les pradosiens, comme ce fut longtemps le cas. Mais les disciples du Père Chevrier n’ont pas pour autant déserté la capitale des Gaules ! Les prêtres du Prado tout comme les sœurs ont leur maison généralice dans la rue du Père Chevrier. Leur dynamisme pastoral est grandement apprécié là où il s’exerce. Une facilité de plume conduirait à écrire qu’on les trouve plutôt dans les zones défavorisées que dans les quartiers huppés. Nuançons en disant que les pradosiens ont le souci de porter la Parole à toutes les populations, y compris non croyantes. Curé de Vaulx-en-Velin, dans l’une des banlieues bien connues de la région lyonnaise, le Père Régis Charre aime cette idée de rencontre, qui implique un déplacement. Originaire de la Presqu’île, entre Rhône et Saône, le Père Chevrier a bravé l’interdiction de sa mère qui lui déconseillait de « traverser le pont » (du Rhône) pour se rendre à La Guillotière, commune ouvrière à l’époque indépendante de Lyon. Qu’allait-il faire chez ces « sauvages », demandait-elle. Ayant grandi dans le quartier de la Guillotière, le Père Régis Charre a effectué la même démarche en devenant très vite curé dans les zones les plus ouvrières et difficiles de la région lyonnaise : Saint-Priest, Rillieux-la-Pape et Vaulx-en-Velin depuis sept ans. « En venant dans la banlieue, j’ai d’une certaine manière traversé le pont. »
Pourtant, l’un des prêtres les plus attachés au fondateur du Prado ne se trouve-t-il pas au cœur de Lyon, sur la colline de Fourvière ? Le cardinal Philippe Barbarin n’a pas attendu son arrivée entre Rhône et Saône pour puiser dans les écrits du Père Chevrier une inspiration quotidienne pour son ministère. Au point que son ancien vicaire épiscopal du diocèse de Moulins s’étonna, une nuit de la Nativité, qu’il ne soit pas entré au Prado, alors que Mgr Barbarin venait de prêcher sur le Noël 1856 du P. Chevrier, moment décisif dans son désir de se consacrer tout entier aux pauvres. Le Primat des Gaules eut naturellement à cœur d’inviter les Lyonnais à (re)découvrir ce bienheureux méconnu. Ce qu’il a fait en 2006 en rédigeant une lettre pastorale intitulée Suivre Jésus de près (Éd. Parole et Silence/DDB), qui retrace la vie d’Antoine Chevrier et insiste sur son message. Dans cet ouvrage, le cardinal Barbarin demandait à toutes les paroisses de faire le pèlerinage du Tableau de Saint-Fons, dans la banlieue lyonnaise, où le message du Père Chevrier est inscrit à même les murs d’une petite maison sans apprêt. « Être pauvre dans la vie quotidienne ! Son intuition est un trésor pour la société d’aujourd’hui où l’argent gagne toujours, s’enthousiasme le cardinal Barbarin. C’est un homme viscéralement attaché à l’Évangile, qui tire toutes les conséquences sociales de cette mystique. Il ne sépare pas la prière et l’action, il les réunit. »
  ===================================================================================== Une action pour les plus pauvres, nourrie de la parole du Christ
Bruno BOUVET  

Le Père Antoine Chevrier n’a cessé de puiser dans une étude attentive de l’Évangile le modèle d’une vie consacrée à l’éducation et à l’évangélisation des défavorisés.
  LA  CROIX -
Le Père Yves Musset dans la chambre du P. Chevrier. Derrière lui, près de 2.000 pages rédigées par le fondateur du Prado.  
Combien étaient-ils ce jour d’octobre 1879 pour assister aux funérailles du Père Antoine Chevrier à l’église Saint-Louis à Lyon ? 5.000, comme le dira le très laïque Progrès ou plus exactement 10.000 si l’on en croit Le Nouvelliste ? En tout cas, le petit peuple de la Guillotière, ce quartier industrieux et populaire, autrefois commune indépendante des faubourgs mais intégrée à la ville de Lyon en 1852, avait tenu à rendre hommage en masse à celui qu’il considérait déjà comme son saint. Antoine Marie Chevrier avait vu le jour le 16 avril 1826, au cœur de la Presqu’île, dans les beaux quartiers de Lyon. Ses parents ne sont pas démesurément riches. Claude, le père, un homme bon et doux, occupe une modeste fonction d’employé municipal. Sa mère, Marguerite, a mis à profit un fort tempérament pour acquérir un petit atelier de tissage de la soie. Elle a enseigné à son fils des principes de vie jansénistes qui imprégneront son caractère de rigueur et de ténacité. Ordonné prêtre en 1850, après avoir suivi sa formation au grand séminaire de Lyon où souffle déjà un fort vent missionnaire, le jeune Père Chevrier se consacre tout entier à son premier ministère : vicaire de la paroisse Saint-André à la Guillotière. Ce prêtre à l’allure élancée ne ménage pas sa peine pour rendre visite aux malades. De même, il n’écoute que son courage pour porter assistance aux victimes emportées par les inondations qui ravagent les frêles habitations du quartier, le 31 mai 1856. C’est à la lumière de cet engagement qu’il faut sans doute analyser la « conversion » de la nuit de Noël 1856, sans doute moins brutale que ne le voudraient des récits trop rapides. Méditant devant la crèche, à l’église Saint-André, le Père Chevrier se sent appelé à suivre le Christ au plus près. Il se fera pauvre parmi les pauvres et transmettra les enseignements de Jésus, dont l’étude le nourrira quotidiennement. Il veut revenir à l’esprit de l’Évangile, abreuver de cette source les chrétiens dont la tiédeur et l’assoupissement lui deviennent insupportables. « Nous voyons clairement que, pour devenir son véritable disciple, il faut d’abord renoncer à la famille et au monde, renoncer à soi-même, renoncer aux biens de la terre. Puis quand on a renoncé à toutes ces choses, il faut ensuite prendre sa croix et le suivre dans toutes les vertus évangéliques », écrit-il dans Le Véritable Disciple de Jésus-Christ , l’ouvrage de référence qu’il rédige en 1876 à l’intention des futurs prêtres. Le Père Antoine Chevrier ne se contente pas de mots, il passe à l’action et entraîne d’autres compagnons dans son sillage. Marqué par l’exemple du curé d’Ars, auprès duquel il vint chercher de nombreux conseils, il donne à sa vie une orientation radicale, se débarrasse du superflu et veut même échanger les meubles du presbytère contre de modestes planches, ce que refusent ses confrères. C’est que le prêtre non conformiste, peu soucieux de respectabilité publique, a été très fortement marqué par l’exemple de Camille Rambaud : ce bourgeois, qui gagnait sa vie dans la soierie, a abandonné sa situation professionnelle pour se consacrer aux enfants pauvres et les catéchiser. C’est tout naturellement que le Père Chevrier devient l’aumônier de « La Cité de l’Enfant-Jésus » qui, à la fois, aide les enfants défavorisés et leur assure le catéchisme. Cette double dimension se retrouve à la Providence du Prado. Ouverte en 1860, la maison accueille des filles et des garçons, enfants et adolescents, pour qu’ils reçoivent une formation religieuse. Jusqu’en 1879, 2.500 jeunes y passeront pour se préparer à la première communion tout en recevant un minimum d’instruction. L’accès est totalement gratuit, ce qui rend le fonctionnement aléatoire. Parfois, le Père Chevrier doit aller quêter jusqu’à la porte de l’église de la Charité, place Bellecour, non loin de là où il est né. Heureusement, le plus souvent, il y a les dons, venus des riches comme des pauvres. Car les ouvriers de la Guillotière se reconnaissent dans ce prêtre qui vit aussi chichement qu’eux. S’il voit grand, le Père Chevrier sent bien qu’il ne peut rien faire seul. Son dessein ? Former d’autres prêtres qui viendront en aide aux plus pauvres. En 1866, il fonde une école cléricale, pépinière de jeunes d’où seront issus les premiers prêtres du Prado. Ceux-ci sont ordonnés en 1877. L’une des joies ultimes du Père Chevrier qui meurt deux ans plus tard, au Prado, là où il a passé trente années de sa vie. Là où a éclos l’œuvre qui lui a survécu.
  =====================================================================================   EXTRAIT d’un sermon prononcé en avril 1857, cité dans Antoine Chevrier, le chemin du disciple et de l’apôtre (présentation d’Yves Musset, Éd. Parole et Silence) :
«Donnez-moi, ô doux Sauveur, le bonheur de vivre comme vous me l’inspirez»   « Ah, je connais bien des misères et il est douloureux pour un prêtre de ne pouvoir les soulager. Je donnerai tout ce que j’ai. Je comprends qu’il est doux d’être pauvre avec Jésus qui n’avait pas une pierre pour reposer sa tête et qui n’avait pour lit qu’une croix. Donnez-moi, ô doux Sauveur, le bonheur de vous ressembler et de vivre comme vous me l’inspirez. Voilà mes frères comment je comprends la religion. Je ne sais pas si je me trompe mais si je me trompe, je n’ai rien à risquer, car j’ai pour moi les saints qui nous ont devancés, les martyrs qui ont donné leur sang, les saints qui se sont sacrifiés pour Dieu et leur prochain. En lisant la vie des saints, je n’en ai pas trouvé un qui n’ait pas fait le sacrifice de ses biens, de son argent, de son corps, pour le donner à Dieu et au prochain. (…) Où êtes-vous donc, âmes fidèles, âmes généreuses, âmes vraiment chrétiennes qui désirez vivre vraiment de cette vie de sacrifice, d’abnégation, de renoncement, qui voulez nous donner de grands exemples de vertu, qui cherchez à aimer Dieu par-dessus toutes choses, qui voulez vous consacrer à lui, où êtes-vous ? (…) Ah ! si le bon Dieu inspire à quelqu’un d’ici ces grands actes de dévouement, de courage, de vertu, de renoncement, de charité, ah ! qu’il obéisse à cette sainte pensée de la grâce ! Il faut des vertus ! Si Dieu vous inspirait le courage de vous consacrer au soin des malheureux, à l’instruction de tant de pauvres enfants qui languissent dans ces ateliers et qui ne reçoivent aucun aliment spirituel ; s’il vous inspirait le goût de panser les plaies, de garder les infirmes, d’aller chercher le pain des pauvres, de vous consacrer à cela par le dévouement, en vue de Dieu, par humilité, par imitation de Jésus qui a lavé les pieds à ses apôtres, quelle belle œuvre ! Que de mérites pour vous ! Ah ! suivez ces saintes inspirations ! Obéissez à la voix de Dieu ! »
  ================================================================================    
Un esprit d’accueil pour entretenir la mémoire   À Lyon comme à Limonest, il n’y a pas de musée du P. Chevrier, mais plutôt des lieux historiques où la simplicité de leur fondateur reste perceptible                                                                             
TABLEAU de St FONS                 BRUNO AMSELLEM La veille, ils étaient à Ars. En fin d’après-midi, ils partiront pour Notre-Dame de La Salette. Mais, ce matin, les 77 participants du pèlerinage annuel du diocèse de Quimper sont accrochés aux paroles du Père Richard Holterbach, assistant du provincial de France du Prado.
2010-0455.jpg
La plupart ne connaissaient pas le Père Antoine Chevrier avant de faire étape à Lyon, dans la chapelle qu’il édifia, au numéro 13 de la rue qui porte aujourd’hui son nom, dans le 7e arrondissement. Assis sur les étroits bancs d’époque, ils découvrent les grandes étapes de sa vie, au cœur de laquelle sa décision de « devenir pauvre parmi les pauvres» semble les toucher directement. L’immense crèche, installée à demeure dans l’aile gauche de la chapelle, rappelle le soir décisif de Noël 1856. Lorsque le Père Chevrier choisit de se consacrer tout entier aux jeunes du quartier de la Guillotière et d’abandonner tous les éléments matériels qui pouvaient l’en détourner. Dans son récit, mené d’une manière vive et chaleureuse, le Père Holterbach cherche à provoquer un écho personnel dans son auditoire. Cette visite à la chapelle s’inscrit dans une démarche d’ordre spirituel. Plus de 7 000 prêtres sont passés ici tout au long de l’Année sacerdotale voulue par Benoît XVI. Une proposition de pèlerinage à Lyon avait d’ailleurs été envoyée dans chaque diocèse dont les groupes envisageaient de se rendre à Ars. Elle a rencontré un vif succès. À chaque fois, un prêtre du Prado accompagne les visiteurs. Une messe est célébrée chaque vendredi et des permanences d’accueil se tiennent deux fois par semaine. « Nous n’avons jamais conçu ce lieu comme un musée », précise le Père Holterbach. La veille, il a accueilli à l’improviste un groupe de six personnes. Leur visite des lieux historiques du Prado s’est conclue par un temps de prière, simple et fraternel. Avant la messe avec le groupe de Quimper, le prêtre pradosien prend le temps de raconter l’origine des lieux. Un joli film, projeté dans une petite salle annexe, éclaire la démarche du Père Chevrier. « Si vous avez besoin d’un pauvre, me voici. Si vous avez besoin d’un fou, me voici », disait-il. Lorsque la lumière se rallume, les bretons échangent sur le sens missionnaire de ce prêtre qui leur rappelle l’audace de Mère Teresa ou de Sœur Emmanuelle. Le Prado, c’était une ancienne salle de bal, que le jeune curé lyonnais loua avant d’en faire l’acquisition pour mener son œuvre d’éducation. Autrefois, plus de 1.000 personnes pouvaient danser en même temps. Les riverains du quartier avaient maintes fois réclamé aux autorités locales la suppression de cet espace nocturne qui accueillait petites frappes et femmes de mauvaise vie. La chapelle du Prado, dont l’intérieur fut rénové il y a une vingtaine d’années, ne présente pas de génie architectural particulier. Mais l’esprit de son fondateur est resté. Au premier étage, il est encore possible d’entrer dans sa petite chambre, maintenue dans son modeste état d’origine. « Chaque jour, quand je passe devant la pièce, je lui dis que j’essaie de faire de mon mieux », s’amuse le P. Holterbach, qui vit avec sa communauté au 13 de la rue du Père-Chevrier. Cette simplicité, si prompte à mettre à l’aise le visiteur de passage, les pèlerins de Quimper la retrouveront, l’après-midi, dans l’un des autres lieux qui portent la marque du fondateur du Prado. À Limonest, dans l’Ouest lyonnais, qui abrite à la fois un centre spirituel de 75 chambres et le séminaire du Prado. Elle est aussi le siège de « l’année pradosienne de formation internationale». Là encore, la grande bâtisse du XVII siècle – achetée par le P. Chevrier en 1872 pour accueillir une vingtaine de jeunes – n’attire pas pour sa singularité esthétique, mais pour la quiétude de son décor – très belle vue sur Fourvière depuis le jardin ! – et la cordialité de l’accueil, la pierre angulaire de la « fraternité pradosienne ». Les groupes aiment se retrouver dans la vaste salle à manger, rénovée il y a dix ans, et le Père Adrien Muller, responsable des lieux, en donne deux raisons parmi tant d’autres : « Les prêtres participent eux-mêmes au service à table, ce qui peut étonner certains, et nous faisons attention à ce que chacun trouve sa place. Notamment lors des discussions pendant le repas. » Ici, la mémoire du Père Chevrier est cultivée avec discrétion. Dans la jolie chapelle, décorée des peintures chaudes et colorées du P. Richard Holterbach, une réplique du Tableau de Saint-Fons (lire ci-dessous) a été installée. À l’étage de la maison, en traversant sur le long balcon, rien n’indique la présence d’un lieu « historique ». Là encore, la disposition de la petite chambre, où le P. Chevrier a séjourné avant sa mort, n’a pas été modifiée. Même le papier peint (d’époque) garde la trace émouvante des crachats de sang du malheureux. Seule une armoire métallique a été rajoutée dans la pièce. Elle contient l’un des trésors de la maison de Limonest : 2.000 pages manuscrites d’études de l’Évangile, la plupart rédigées par le Père Chevrier. Il ne faut pas hésiter à demander au Père Yves Musset, leur plus fin exégète, de vous les présenter : il en connaît chaque ligne…

2- Les Roms sont nos frères comme tant d’autres

 Communiqué de presse envoyé aux journalistes le 27 août 2010 :

En août 1942, Monseigneur SALIEGE, archevêque de Toulouse ordonnait la lecture publique d'une lettre pastorale restée célèbre intégralement reproduite ci-dessous et dont voici deux extraits : « Que des enfants, des femmes, des hommes, des pères et des mères soient traités comme un vil troupeau, que les membres d’une même famille soient séparés les uns des autres et embarqués pour une destination inconnue, il était réservé à notre temps de voir ce triste spectacle. » … « Les Juifs sont des hommes, les Juives sont des femmes. Tout n’est pas permis contre eux, contre ces hommes, contre ces femmes, contre ces pères et mères de famille. Ils font partie du genre humain. Ils sont nos Frères comme tant d’autres. Un chrétien ne peut l’oublier. »

En août 2010, en France, des campements de Roms sont démantelés et des expulsions soi-disant volontaires du territoire français sont largement médiatisées. Devant de tels agissements et les déclarations répétées de plusieurs membres du gouvernement, nous ne pouvons rester silencieux et nous associons pleinement aux prises de position des responsables de la Pastorale des Gens du voyage et des Migrants, et de la Communauté Mission de France rejoignant la conclusion de leur texte :

« Nous ne pouvons nous résoudre à voir les Rom et Gens du voyage victimes de préjugés et d’amalgames, boucs-émissaires désignés des difficultés de notre société, alors qu’ils en sont souvent les premières victimes. Nous sommes convaincus que le remède à la peur et à l’insécurité ne se trouve pas dans une surenchère sécuritaire mais passe par une action de longue haleine nourrie de respect et de connaissance réciproques. »

Avec le pape Benoit XVI, nous souhaitons rappeler les catholiques de notre diocèse et tout homme de bonne volonté à "l’accueil des hommes de toutes origines" et à la "fraternité universelle".

+ fr Robert Le Gall,
Archevêque de Toulouse


 

   
Par Michel Durand - Publié dans : Eglise - Communauté : Christianisme
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Partager    
Dimanche 22 août 2010 7 22 /08 /2010 16:59

Cette semaine "en manque d'Église" se déplace au vert. Comme le dit Antoine Chevrier une mise à  l’écart pour de nouveau remplir sa « lampe à huile ».

J'ai gardé de nombreux articles pour le mois de septembre. 

Fort du repos de l'été donc, à l'attaque pour une lecture sans concession.

favrene.jpg

La Cène, Favrene, Basa Saint-Polycarpe, 2010

 

Comme d'habitude l'homélie est à lire sur le site de Saint-Polycarpe des pentes de la croix-rousse.

 

Voici en encore une info. Une invitation à partager la réflexion de "Chrétiens et pic de pétrole" et de l' "Espace Saint Ignace"

Quelle société voulons-nous ?

Notre engagement dans la construction du monde à venir.

 

Laboratoire proposé par « Espace Saint-Ignace » et « Chrétiens et pic de pétrole ».

 

Parole d'Évangile, parole d'Église, parole d'hommes et de femmes de ce temps… pour sortir l'humanité de l'idéologie de la production.

 

Mutation intérieure, spirituelle et politique.

Comment articuler, dans le concret quotidien de la vie citoyenne, éthique individuelle et éthique collective ?

 

Ce laboratoire est ouvert à toute personne, chrétienne ou agnostique, sensibilisée à la question de l'avenir de l'homme dans un contexte de crise énergétique, économique, financière, environnementale, sociétale.

 

> Quelle anthropologie pour soutenir une politique dépassant les impasses du productivisme et du consumérisme ?

 

> Quelle pratique pourrait être immédiatement élaborée ?

 

Seront abordés dans ce laboratoire les thèmes suivants :

-Le message évangélique -simplicité volontaire et pauvreté évangélique- est-il compatible avec la doctrine de productivité économique ?

-L'enseignement (doctrine) de l'Église et l'impératif de croissance économique sont-ils compatibles ?

-L'Église peut-elle être pour la croissance ?

-Comment gérer la méfiance métaphysique, le manque ontologique ? Quel positionnement intérieur face au manque ?

-Comment la croissance peut être mise en œuvre d'une manière qui fasse droit aux exigences éthiques et spirituelles de la tradition chrétienne ?

-Et tout ce que les participants apporteront pour nourrir le débat.

 

Chaque participant sera invité à venir avec sa propre réflexion que nous diffuserons au préalable par courriel, le cas échéant.

 

Nous étudierons :

- un certain nombre de textes majeurs de la réflexion contemporaine ;

- bien évidemment, l'enseignement de l'Église à partir de Gaudium et Spes ;

- la façon dont est née « l'objection de croissance », l'idée de « décroissance » ;

- ce qui se dit actuellement en matière d'écologie ;

- les actions concrètes à mettre en œuvre aussi bien individuellement que collectivement.


Une bibliographie sera donnée à l'inscription.

Les rencontres se tiendront toutes à

l'Espace Saint-Ignace

20 rue Sala, 69002

(Métro : Bellecour ou Ampère)

 

04 72 77 09 00

espace.saint-ignace@jesuite.com

http://famille-ignatienne-lyon.fr/

 

le deuxième samedi du mois

de 9 h 30 à 12h

 

Voici les dates :

9 octobre 2010

13 novembre

11 décembre

8 janvier 2011

12 février

9 avril

 

Une participation aux frais sera demandée.

 

 

 

Suite à celui de 2009,

du 25 au 27 novembre 2011 est prévu, dans cette même ligne, le colloque : «Objection de croissance et Christianisme.

Quelles convergences ? Quelles divergences ? »

 


 

 

 

 

Nom ___________________________________________________________

Prénom _________________________________________________________

adresse _________________________________________________________

téléphone _______________________________________________________

courriel _______________________________________________________

S'inscrit au laboratoire : quelle société voulons-nous ?

 

inscription à retourner à Chrétiens et pic de pétrole,

25 rue René Leynaud, 69001 Lyon

Par Michel Durand - Publié dans : Eglise - Communauté : Christianisme
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Partager    

Calendrier

Septembre 2010
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29 30      
<< < > >>

Présentation

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés