Pour que la nouvelle année soit vraiment une bonne année conforme à nos souhaits, elle doit ouvrir large la porte d’une humanité nouvelle

Publié le par Michel Durand

Pour que la nouvelle année soit vraiment une bonne année conforme à nos souhaits, elle doit ouvrir large la porte d’une humanité nouvelle

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Noël.

Anniversaire de la naissance de Jésus, le Christ, Verbe fait chair, venu chez nous pour engendrer une humanité nouvelle.

Une nouvelle année.

Est-ce l’entrée par une porte qui serait l’ouverture d’une humanité nouvelle ? Seul Dieu avec nous peut, agissant par nous, donnera durablement une nouvelle humanité.

Nous le savons. « En Jésus, Dieu crée une humanité nouvelle, une humanité à l’image du Fils unique, une humanité de frères et de sœurs. Les chrétiens ont pris très vite l’habitude de s’appeler entre eux «frères». Ils montraient ainsi que les liens du sang, comme les liens sociaux ou religieux, étaient désormais dépassés et remplacés par un lien plus fort : la fraternité de tous en Jésus, le Christ ressuscité ». C’est Roselyne Dupont-Roc, qui s’exprime ainsi.

 

Actuellement, les évènements récents invitant à cela, personne ne doute que l’individualisme occidental est la pire réalité qui entraîne l’humanité dans le néant. Productivisme et consumérisme n’apportent qu’illusion. Certes, il y a des prouesses et des réussites techniques. Mais qui peut croire que l’homme augmenté (et non réparé) vivra ses vieux jours dans une opulence bienheureuse ?

« Par le baptême nous sommes devenus enfants de Dieu à la suite et à la manière du Christ : « En Jésus Christ, il n’y a plus ni juif, ni grec, ni esclave ni homme libre, il n’y a plus l’homme et la femme, tous vous êtes un » (Galates 3, 27). Tous frères et sœurs, car tous enfants du même Père ! Accueillons cette fraternité inouïe qui nous vient du Christ, et tentons de la mettre en œuvre ! »

Les manifestations des « gilets jaunes » posent largement et profondément les problèmes de société que nous rencontrons. Chrétiens, c’est-à-dire disciple du Christ, sachons réviser nos vies pour atteindre les problèmes en leurs sources. Les responsables des Églises invitent à cet effort de lucidité.

L'Église catholique souhaite que la crise des "Gilets jaunes" soit l'occasion d'un dialogue accru au sein de la société française et entend y participer à son niveau, a déclaré mardi le porte-parole de la Conférence des évêques de France.

 

Parmi les nombreux articles qui nourrissent la réflexion, je note, pris dans le quotidien La Croix, La crise des gilets jaunes, une chance à saisir, ce passage :

 

« Retisser du lien social

À Somain, dans le Nord, des gilets jaunes ont assisté à une messe de Noël sur un rond-point. Près d’Abbeville, dans la Somme, à la sortie de l’A16, c’est aussi entre eux qu’ils ont choisi de passer la soirée du 24 décembre. Le même jour, à Golbey, dans les Vosges, Karin et Dylan ont sablé le champagne pour fêter leurs fiançailles sur le rond-point, où ils s’étaient rencontrés le 17 novembre, raconte L’Est républicain.

Comme eux, beaucoup ne se connaissaient pas avant le début du mouvement. Depuis, ensemble, ils ont bloqué des routes, partagé des repas à la fortune du pot, discuté sans fin, construit des cabanes pour s’abriter… Certains ont confié qu’auparavant, ils ne sortaient plus guère de chez eux. Maintenant, ils sont nombreux à se décrire comme une « famille », où tout le monde est « solidaire ».

Un peu comme si le rond-point était devenu la nouvelle place du village, où, sans se connaître, on se retrouve et fraternise. Une sorte d’agora où, en dépit des différences politiques, on parvient à se parler. Dans un pays où un Français sur dix ne fréquente que très épisodiquement sa famille, ses amis, collègues, voisins ou connaissances (1), l’événement n’est pas anodin. Le mouvement des gilets jaunes aura donc eu le mérite de montrer aussi cette souffrance-là et le désir profond d’y remédier.

Reste maintenant à transformer cette soif de lien social en ferment durable. Si certains ont évoqué la possible création d’un parti politique, il n’est pas interdit de rêver à une postérité davantage tournée vers la solidarité, sous la forme par exemple d’une nouvelle association citoyenne dont le but serait d’assurer, dans chaque ville où des groupes de gilets jaunes se sont constitués, la pérennité des échanges et de l’entraide entre membres. »

Qu’il en soit ainsi !

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