La seule parole audible est celle de la personne qui agit comme elle le dit. Fais ce que tu dis et je peux te croire jusqu’à te suivre. Adhésion

Publié le par Michel Durand

La seule parole audible est celle de la personne qui agit comme elle le dit. Fais ce que tu dis et je peux te croire jusqu’à te suivre. Adhésion

source de la photo

François se prononce contre la guerre nucléaire. 

Il est faux de dire que le pape François est le premier pape à condamner la dissuasion nucléaire. Loin de là. En revanche, sur le plan sémantique, il est vrai qu’il est le premier à s’en prendre à l’objet lui-même – l’arme atomique – plutôt qu’à la guerre atomique. De la Guerre froide à la « guerre par morceaux » pour reprendre son expression, le contexte et les menaces ne sont simplement plus les mêmes.

Cela devrait être inscrit dans le catéchisme catholique comme bin d'autres points.

La parole de l’Église est-elle encore audible ?

Nous sommes nombreux à nous poser cette question. Et, au nom de la foi, nous répondons positivement. Oui, l’Église est toujours crédible, car l’Esprit Saint demeure sans cesse avec elle.

Matthieu 16,18 : « Et moi, je te le déclare : Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église ; et la puissance de la Mort ne l’emportera pas sur elle. »

N’empêche que pour être crédible, celle ou celui qui porte la parole de l’Église doit répondre à des conditions pécises. Il convient principalement qu’il (elle) agisse comme il (elle) le dit. Est seulement cédille celui (ou celle) qui fait ce qu’il (elle) dit. Il fait ce qu’il dit ! Super.

Autrement dit « Pour être crédible, l’Église doit être cohérente », exprime le Père Federico Lombardi, ancien directeur de Radio Vatican et directeur du Bureau de presse du Saint-Siège de 2006 à 2016.

Dans ce débat du quotidien La Croix, je me sens aussi en totale harmonie avec Michel Cool alors qu’il affirme que l’Église doit redevenir force de proposition. Or pour cela, il y a des conditions indispensables : par exemple, qu’elle se prononcer sur des sujets qui concernent l’ensemble de la société. Et,Institution, je pense à tous ses membres, à tous les disciples du Christ. L’ensemble des baptisés. N’est-ce pas ce que nous évoquions avec Dominique Greiner lors de la rencontre « Réparons l’Église » ?

Fut évoquée, à cette conférence-débat, l’importance de la parole des membres de l’ACO, la force de leur formation dans les syndicats et leurs professions. En Mouvement, ils avaient l’audace d’une parole qui sait se faire entendre. Mais, voilà, aujourd’hui, avions-nous constaté, l’ACO est moribonde.

Selon Michel Cool, « Il y a une trentaine d’années, l’Église apparaissait davantage comme une porte-parole, notamment des plus pauvres. Aujourd’hui, on l’entend moins sur des registres qui touchent au-delà du public catholique. Elle semble plus soucieuse de ses proches que des lointains ».

Heureusement, l’évêque de Rome, François, donne la direction. Sans cesse, il souligne que nous ne sommes pas suffisamment solidaires des inquiétudes de nos contemporains. En témoigne la vidéo de 25 minutes (France 2-jour du Seigneur) du 12 janvier 2020. « À travers ses différents voyages pastoraux, le pape François a affirmé son style propre de diplomatie, rompant avec la tradition de ses prédécesseurs. Son message, qui privilégie les lieux de fracture du monde et des thèmes comme la pauvreté, les migrants, l’écologie et, plus récemment, l'arme nucléaire, peut sembler radical, voire utopiste ».

Une vidéo de 25 minutes : « Le pape François, diplomate ou utopiste ? » entretien, avec Christian Makarian, ex-directeur de l’hebdomadaire l’Express. J’espère qu’il est encore possible de la visionner. Voir ci-dessous.

Quelle parole d’Église pour aujourd’hui ? Une Parole qui ne soit pas que des mots ; une Parole de qui vit comme il parle, qui ne s’enferme pas dans les sanctuaires.

Michel Cool : « Pourquoi les chrétiens ne sont-ils pas plus présents dans le dialogue intercitoyen, pour être des traits d’union entre les différentes communautés ? Je pense aussi à la politique : alors que celle-ci est plus discréditée que jamais, j’aimerais entendre une parole forte de l’Église sur ce sujet. Car il y a une manière chrétienne de faire de la politique !

Mais je crois que l’Église doit aussi, dans certains cas, savoir faire silence. Dans un monde saturé de messages et de discours, il faut parfois éviter d’ajouter de la parole à la parole. Et dans un monde de plus en plus violent, des formes d’actions non-violentes sont à expérimenter. C’est aussi par un silence fracassant, et contestataire, que l’Église pourra témoigner de sa solidarité avec les sans voix. »

Agir en silence et parler de son action.

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article