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  • : Michel Durand
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  • : 31/01/1942
  • : France Lyon
  • : musique voyages lecture art nature
  • : Je suis prêtre de l'Eglise catholique. Après avoir été serveur de restaurant et en paroisse, je fus nommé en aumônerie étudiante. Je me suis alors intéressé à l'art contemporain et à l'iconographie chrétienne. Ce fut l'occasion, avec Conf

Communautés

Lundi 29 juin 2009
Triste à voir :  à l'aéroport de Madrid

images d'aéroport...

où l'on prend le temps d'observer la chaîne de responsabilités, c'est-à-dire les différentes parts d'humanité présente et active dans les procédures d'expulsion : les "vrais gens" qui scotchent bousculent s'agacent sur le noir récalcitrant, ceux qui filment et photographient pour témoigner, et celui qui a le pouvoir de dire le "refus d'embarquer" et en fait usage in extremis. La mise en œuvre des politiques d'expulsion des étrangers indésirables a besoin du consentement de ceux qui ont un bout de responsabilité dans le dispositif, et le refus de ces politiques passe par la brisure de cette chaîne de responsabilité à un point ou l'autre du dispositif.... par l'usage d'un bout de pouvoir reconnu (jusqu'à quand?) contre l'embarquement/expulsion, ou par la désobéissance civile qui reconnaît la part de chacun dans le dispositif de violence et le fait ainsi dérailler.
Michel Agier


A mettre en parrallèle avec l'appel et la prière de Benoît XVI, du 21 juin 2009 (Angélus)

Prions aujourd'hui aussi pour la situation difficile et parfois dramatique des réfugiés. La Journée mondiale du Réfugié, organisée par les Nations unies, a justement été célébrée hier. Beaucoup de personnes cherchent refuge dans d'autres pays, fuyant des situations de guerre, des persécutions et des catastrophes, et leur accueil pose beaucoup de difficultés mais il est toutefois nécessaire. Que grâce à Dieu, avec l'engagement de tous, on réussisse le plus possible à éliminer les causes d'un phénomène si triste.

Par Michel Durand - Publié dans : Politique - Communauté : Christianisme
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Dimanche 28 juin 2009

Comme d'habitude, rendez-vous sur le site internet de Saint-Polycarpe.

Aujourd'ui à l'étude : le regard de Jésus envers un notable religieux, chef de synagogue, Jaïre et une exclue de la Synagogue, la femme malade, l'hémoroïsse.

 


Par Michel Durand - Publié dans : Eglise - Communauté : Christianisme
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Samedi 27 juin 2009

Robert BEAUVERY

Lyon, juillet 2009



Aux Amis et Communautés qui s'associent à

mon séjour hebdomadaire, le vendredi,

au Centre anti-cancéreux Léon Bérard à Lyon

Ainsi qu'aux internautes inconnus.


Chers tous,


Mon état et mon combat m'ont rapproché de vous par le resserrement des liens humains déjà existants et des liens AUTRES qui relèvent de sources qui nous dépassent. Merci.

Quelques nouvelles:

1. AU TERME D'UNE LONGUE MALADIE....

Expression pudique, reçue, pour annoncer le décès d'une personne victime de cancer, laquelle est devenue, encore aujourd'hui, une maladie des plus pénalisantes et redoutées. Une maladie longue, sauf exceptions, avec des périodes de rémissions et de retours offensifs qui mettent à l'épreuve la résistance des patients et de leur entourage... Une maladie préoccupante avec les surveillances quotidiennes, les soins hebdomadaires, les examens réguliers... une maladie envahissante qui diminue la liberté du champ de conscience au point, dans certains moments, de ne plus penser qu'à elle à l'exclusion de tout le reste. Une maladie qui peut finir par trouver une place secrète dans le sub conscient du malade avec les interrogations, sans réponses, quant à la durée et à l'issue du traitement.


2. UNE THERAPIE SPIRITUELLE

Au Centre Léon Bérard, un espace spécifique lui est réservé, le lieu de culte inter-religieux auquel architectes et artistes ont réussi à donner une ambiance d'intimité, propice à entrer en soi-même, et une ambiance de transcendance, propice à sortir au-delà de soi.

A l'entrée, un cahier reçoit des prières de demandes, à travers lesquelles les patients expriment leur combat et le lecteur que je suis peut apercevoir des expressions recurrentes comme par exemple : l'expérience de la proximité de Dieu à leur vie ; la lourdeur parfois écrasante de la maladie ; l'appel à être secouru, réconforté, aidé, renouvelé dans le courage et la force pour la poursuite du combat ; le passage de la révolte face au mal, à l'acceptation de ce même mal, comme une nouvelle condition de l'existence, au point de pouvoir écrire : « mon cancer ! » « ma maladie » ; l'abandon total de soi entre les mains de Dieu : « Seigneur, je remets tout entre tes mains : mon cancer, ma séropositivité tout ; garde-moi en toi. Seigneur, fais le don de la vie à mon corps, à mon cœur, à mon âme ».

La thérapie spirituelle ne laisse pas dans l'ombre le mal, en lui-même ni les complicités personnelles avec lui ; mais elle invite le sujet à bien identifier le mal et les complicités éventuelles, pour les répandre devant Dieu, présent à tous les instants de la vie de ses enfants. Ensuite, il convient de poursuivre la lutte avec LUI soit jusqu'à la guérison toujours possible, soit jusqu'à la mort « au terme d'une longue maladie » que la foi peut encore éclairer : « Encore une journée où mon époux se dégrade, Seigneur, Marie, aide-le dans sa fin de vie »


CONCLUSION

Certes, il n'existe pas de lieu où l'homme ne puisse s'engager dans la thérapie spirituelle, la pneumathérapie, cf. Gn.28,17. Cependant, un lieu de culte, une chapelle, intégrés dans l'hôpital est un lieu privilégié, spécifique qui offre aux patients la possibilité d'une élévation non pas en dehors de soi mais au-delà de soi. Les Ecritures laissées sur le cahier permettent au lecteur d'entrer en fraternité avec leurs auteurs dans le jeu de la Communion des Saints. La thérapie spirituelle permet au patient non seulement d'entrer en relation avec Dieu mais encore en communion avec les autres malades..


Robert Beauvery

 

Par Michel Durand - Publié dans : Témoignage - Communauté : Christianisme
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Vendredi 26 juin 2009
Suite au texte d'hier, je repense à cet essais qu'un  ami m'a passé, il y a très longtemps. Il trouve aujourd'hui très bien sa place.

S'il y a bien un objet qui matérialise la bêtise de cette société décadente et matérialiste, c'est le téléphone portable. Il n'aura été nécessaire que de quelques années, qui se comptent sur les doigts d'une main d'un bûcheron, pour en équiper la quasi-totalité des Occidentaux. Pourtant, qui d'entre-nous avait réellement besoin d'un « talkie-walkie » en permanence sur lui ? Que d'intelligence déployée, et de vertus gâchées par des jeunes gens dans les agences de publicité pour persuader, non seulement les masses mais aussi la classe dirigeante, de l'utilité mais surtout du caractère socialement valorisant de la possession ce laid engin. Quelques utilisations utiles mais très marginales légitiment un déluge d'applications et d'acquisitions non seulement inutiles mais surtout nuisibles aux relations cordiales entres les êtres mais aussi à la préservation de la Création.

Demain, nos grands hommes d'industrie et de la finance inventeront un nouveau gadget imbécile. Les publicitaires se chargeront alors d'en écouler les réserves en aliénant au consumérisme et au mercantilisme toujours d'avantage les populations. A cette fin, Il suffira d'attiser les pulsions et les instincts les plus archaïques, les plus vils, les plus bas, que nous avons tous en chacun de nous, de faire régresser notre conscience et notre liberté. Notre jeunesse embrigadée dans les trusts n'a t-elle d'autre destin plus glorieux que de participer à cette œuvre de malfaisance ?

Que d'actes de goujateries n'ont pas été commis grâce ou plutôt « à cause » du téléphone portable. Des convives dont le téléphone sonnent lors d'un dîner et, pis encore, qui se lèvent de table pour téléphoner. Une voisine qui parle sans gêne dans un wagon. Le téléphone exhibé fièrement et vulgairement pour pallier à d'une existence sociale commune et construite au travers l'acquisition des derniers articles à la mode. Les esprits faibles ne savent non seulement pas y résister mais, en sus, ils s'en pensent valorisé. Ces cerveaux sans courage ne se recrutent pas seulement dans les classes défavorisées ; nous les trouvons aussi en nombre chez ceux qui n'ont aucune des excuses dont peuvent légitimement se prévaloir nos frères qui sont nés moins favorisés. Au théâtre, dans les lieux de cultures, la sonnerie d'un téléphone portable est encore plus odieuse. D'autant plus que les minus qui se prêtent à ce jeu y trouvent une façon d'exister socialement, souvent inconsciemment. Le téléphone portable sonne d'abord le butor qui sommeille en chacun de nous. On songe alors à ces esprits gras qui pensent virils et subversifs les sons de leurs concours de pets et de rots.

Mais le pire n'est pas dans ces lieux, respectables mais profanes, c'est à la Sainte messe. Ce temps de pause et de recueillement hebdomadaire est une hérésie dans notre triste contemporanéité ; des personnes qui se réunissent, chantent, prient, avec pour objet de leur culte : rien, ou si peu, ou plutôt tant ; ce souffle imperceptible sur lequel, esprits anachroniques et inadaptés à l'époque du philosophe Michel Onfray, ils veulent faire tenir leur vie toute entière. Ceux-là font le vide pour entendre Dieu. Quelle hérésie dans la société du spectacle et de l'agitation permanente ! Et là, tout coup, retendit le bruit de la sonnerie du téléphone portable. Un bruit abject qui exprime toute la laideur, la technophile, le mercantilisme, de cette époque marquée par le matérialisme le plus vulgaire. Osons l'affirmer : le son du téléphone portable qui sonne pendant la messe est un avant-goût des cloches de l'enfer.

D'ailleurs, pour que nous ayons des téléphones portables, de pauvres enfants y sont justement, aux portes de l'enfer ; ils forent dans des mines de la République démocratique du Congo ; le cobalt est un minerai indispensable à leur fabrication. A quoi bon se dresser dans une posture vertueuse contre l'esclavage si c'est pour ensuite se trouver mille bonnes excuses pour posséder ce bidule ? Pour faire fonctionner le téléphone portable, des centrales nucléaires produisent des déchets hautement toxiques, indéfiniment, qui salissent notre pauvre pays qui n'en demandait pas tant. En bout de chaîne, le téléphone portable s'ajoutera au déluge des déchets de la société industrielle qui polluent la Terre. N'est-il pas hypocrite de se désoler de la destruction de la France et de la Création tout entière si c'est pour considérer légitime pour soi la possession de cet objet que le sourire du Malin nous fait envier sur les affiches de publicité ?

Sommes-nous désormais si serviles face à la société des objets ? Nos esprits sont-ils rendus à ceux de laquais non seulement résignés à leur sort mais plus encore heureux de pouvoir être sonné en tous lieux et en toute heure ? Nous avons une trop haute conscience de la valeur que Dieu à donné à nos vies pour nous considérer de la sorte. Posséder un portable, c'est pécher contre Dieu en salissant la condition et la Création dont il nous a fait le don.

Dominique Collet

 

Par Michel Durand - Publié dans : Témoignage - Communauté : Christianisme
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Jeudi 25 juin 2009

Jean-Marie Delthil. 13 juin 2009


Je suis allé travailler pendant quelques années en tant que professeur de peinture dans une grande entreprise du bassin grenoblois spécialisée dans les nanotechnologies.

3 000 personnes à peu près... un parking inondé de voitures... et les voyant, un jour, toutes ces voitures, je me suis mis à rêver : « Imagine, Jean-Marie, que toutes ces personnes soient venues travailler en vue d'aider l'autre, les autres, disons... les plus faibles - dans le domaine social dirons-nous... ou qu'elles soient là pour oeuvrer dans le partage et l'échange Nord-Sud - pour plus d'entraide et de partenariat entre les pays dits du Nord et les pays dits du Sud, pour plus d'équité, de justice... imagine... Imagine, Jean-Marie... 3 000 personnes - ce n'est pas rien !... Ce serait extraordinaire ! ». Un rêve. Et puis je retrouvais mes élèves dans l'amitié habituelle et dans la bonne humeur, et nous parlions de temps à autre de profits scandaleux, de stock-options, d'actionnaires parfois insatisfaits... un rêve... un Rêve... Un Rêve !?

 





Par Michel Durand - Publié dans : J. M. Delthil - Communauté : Christianisme
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