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  • : Michel Durand
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  • : 31/01/1942
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  • : Je suis prêtre de l'Eglise catholique. Après avoir été serveur de restaurant et en paroisse, je fus nommé en aumônerie étudiante. Je me suis alors intéressé à l'art contemporain et à l'iconographie chrétienne. Ce fut l'occasion, avec Conf

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Mercredi 24 juin 2009

Je vous ai déjà parlé du travail de la commission théologique internationale, « à la recherche d'une éthique universelle, nouveau regard sur la loi naturelle ».

C'est une étude qui me semble très utile pour ouvrir et entretenir un dialogue avec quiconque veut apporter une réponse efficace aux questions que posent nombreux problèmes actuels.

Prenons le cas de l'homoparentalité. Cette réalité vue du côté des parents n'est pas la même que vue du côté des enfants. Béatrice Bourges (la part des enfants) ne peut apporter la même analyse que l'APGL - association parents gays lesbiens (le parti des parents). Et pourtant, il serait bien que ces deux tendances diamétralement opposées se rencontrent.

Regardons aussi le problème de l'écologie. Pour parler du respect de la Terre, on évoque les valeurs fondamentales. Le Cosmos est-il sacré au point que l'on ne saurait y toucher même pour nourrir des humains affamés ? L'homme destructeur de la nature, l'homme prédateur serait l'unique responsable d

 

e l'annihilation des ressources naturelles ! Soumettre l'homme à la Nature au nom de quelles valeurs ?

Le texte de « à la recherche d'une éthique universelle » a le mérite de poser la question d'une éthique universelle applicable à tous quelques soient les convictions religieuses, philosophiques et morales.

De formation thomiste dans les amphis des Jésuites romains, la Grégorienne, j'ai lu cette étude avec plaisir et intérêt. En quelques pages, j'ai découvert un utile condensé de la théorie de la loi naturelle, une présentation facile à comprendre de l'impératif de conscience. Rien de plus classique.

 

En voici deux exemples très utiles, à mon avis, à notre temps.

1) par rapport à la désobéissance civile (p. 151).

face aux menaces d'abus de pouvoir, voire de totalitarisme, que recèle le positivisme juridique et que véhiculent certaines idéologies, l'Église rappelle que les lois civiles n'obligent pas en conscience lorsqu'elles sont en contradiction avec la loi naturelle et elle prône la reconnaissance du droit à l'objection de conscience ainsi que le devoir de désobéissance au nom de l'obéissance à une loi plus haute [voir Jean-Paul II, encyclique Evangelium vitae, n° 73-74]. La référence à la loi naturelle, loin d'engendrer le conformisme, garantit la liberté personnelle et plaide en faveur des délaissés et de ceux qu'oppriment des structures sociales oublieuses du bien commun.


2) par rapport à l'écologie (p. 105).

Le risque d'absolutiser la nature, réduite à sa pure composante physique ou biologique, et de négliger sa vocation intrinsèque à être intégrée dans un projet spirituel menace aujourd'hui certaines tendances radicales du mouvement écologique. L'exploitation irresponsable de la nature par des agents humains qui ne cherchent que le profit économique et les dangers qu'elle fait peser sur la biosphère interpellent à juste titre les consciences. Toutefois, l'« écologie profonde (deep ecology) » représente une réaction excessive. Elle prône une égalité supposée des espèces vivantes au point de ne plus reconnaître aucun rôle particulier à l'homme, ce qui, paradoxalement, sape la responsabilité de l'homme vis-à-vis de la biosphère dont il fait partie. De façon encore plus radicale, certains en sont venus à considérer l'homme comme un virus destructeur qui porterait atteinte à l'intégrité de la nature et ils lui refusent toute signification et toute valeur dans la biosphère. On en vient alors à une nouvelle sorte de totalitarisme qui exclut l'existence humaine dans sa spécificité et condamne le progrès humain légitime.

Il ne peut y avoir de réponse adéquate aux questions complexes de l'écologie que dans le cadre d'une compréhension plus profonde de la loi naturelle qui mette en valeur le lien entre la personne humaine, la société, la culture et l'équilibre de la sphère biophysique dans laquelle s'incarne la personne humaine. Une écologie intégrale doit promouvoir ce qui est spécifiquement humain tout en valorisant le monde de la nature dans son intégrité physique et biologique. En effet, même si, comme être moral qui cherche la vérité et le bien ultimes, l'homme transcende son environnement immédiat, il le fait en acceptant la mission spéciale de veiller sur le monde naturel et de vivre en harmonie avec lui, de défendre les valeurs vitales sans lesquelles ni la vie humaine ni la biosphère de cette planète ne peuvent se maintenir.


Appel aux penseurs issus des Lumières

Pourtant, à cause de son développement intellectuel uniquement ancré dans le thomisme, même révisé, je pense que cette étude ne pourra avoir l'écho mérité. Hélas, je ne suis pas compétent pour mettre en œuvre ce qui me semble indispensable. Il faudrait le travail de professionnels de la philosophie, de l'éthique pour traduire toute cette pensée en puisant son inspiration dans le courant philosophique sinon contemporain, du moins de la seconde moitié du XXe siècle.

Autrement dit, je ne vois pas comment les intellectuels formés en dehors des traditions philosophiques ecclésiales pourront entrer dans cette démarche. Or, n'est-ce pas avec eux, avec un Paul Ariès qu'il faudrait développer le dialogue pour aborder les rivages des valeurs universelles fondamentales ? C'est, d'une certaine façon, ce que nous avons tenté avec le colloque « chrétiens et pic de pétrole ». Comme nous en poursuivons l'étude, je me permets d'inviter tous les participants aux journées de janvier  - et d'autres - à lire « à la recherche d'une éthique universelle » afin de donner leur avis. Il y a parmi vous d'excellents professionnels de la pensée contemporaine.

 

Par Michel Durand - Publié dans : chrétiens et pic de pétrole - Communauté : Christianisme
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Mardi 23 juin 2009
La Croix de Pâques 2009 - FORUM :

Pietro de Paoli, écrivain (1)
 

Beaucoup, comme moi, ont été, ces dernières semaines, happés par un intense sentiment de tristesse et de fatigue. Cet état du cœur et de l'esprit m'a conduit à retrouver un passage qui m'avait fortement frappé lors de ma première lecture du Journal d'un théologien, d'Yves Congar. L'auteur y raconte comment au début de l'automne 1956, alors qu'il a passé les précédentes années à tenter de conserver le droit de publier et d'enseigner, il se retrouve « exilé » à Cambridge. Là, il fait l'expérience de la plus grande déréliction. Il est étreint par un immense sentiment de solitude, d'impuissance, d'inutilité, jusqu'à penser que sa vie est « ratée ».

Ainsi, au cours d'une promenade sous le ciel gris et bas de ce terrible fine english weather, comme disent nos amis britanniques, le voilà qui se laisse tomber sous un arbre, et dans la pluie fine et ininterrompue, il se « prend à pleurer amèrement (...) Dominus autem assumpsit me : ces larmes, Dieu ne les entendra-t-il pas ? » (2). Cet homme a 52 ans ; il est l'un des théologiens les plus brillants de son temps, il a résisté à l'épreuve de la captivité en Allemagne, et le voilà réduit aux larmes et au sentiment de faillite. Oui, l'Église peut faire souffrir, elle peut faire souffrir cruellement les meilleurs de ses fils et de ses filles.

Si je m'arrête à cet épisode poignant de la vie d'Yves Congar, c'est parce que la période de la vie de l'Église où elle se situe n'est peut être pas sans parenté avec la nôtre - du moins est-ce l'espoir que je nourris.

1956, c'est la fin du pontificat de Pie XII, et une période où il semble alors, au regard de tous les observateurs, que l'Église catholique est en plein « raidissement » doctrinal et disciplinaire. Depuis quasiment dix ans, les condamnations tombent sur les chercheurs, les théologiens, sur des initiatives comme celle des prêtres-ouvriers en France. C'est encore une fois une sorte de grande crise antimoderniste qui parcourt l'Église, en total décalage avec l'élan de liberté et d'énergie qui a saisi les peuples au sortir de la guerre.

Pourquoi regarder le futur cardinal Congar en pleurs sous son pommier ? Parce que précisément, il ne sait pas - et personne ne sait - qu'il va être appelé à jouer un rôle de tout premier plan dans le concile Vatican II, dont nul ne sait encore qu'il va être convoqué. Cet homme croit sa vie finie, et elle va commencer. Cet homme croit son travail intellectuel perdu ; il est seulement enfoui, comme le grain semé en terre, et nul ne soupçonne encore la moisson qu'il va donner.

En ces temps de chagrin, je me tourne vers le P. Congar, je me souviens que le temps des larmes doit aussi être celui des semailles.

Ce n'est pas une faute de pleurer au spectacle de notre Église qui se crispe, du moins dans les prises de position de quelques-uns de ses hiérarques. C'en serait une de baisser les bras. L'Église catholique n'appartient pas à Rome, elle appartient au Christ qui en est la tête, elle nous appartient à nous qui en formons le corps.

Dans cette perspective, les questions soulevées par le P. Congar - place des laïcs, collégialité, dialogue œcuménique... - sont encore d'actualité, parce qu'elles sont le moyen de rendre le grand corps de l'Église vivant et communicant. Communicant avec le monde pour lui annoncer l'Évangile, pour faire battre le tambour de la Bonne Nouvelle. Mais il y a de nouveaux défis ; mondialisation, répartition des ressources de la terre, sauvegarde de notre environnement. Il faut lever le nez ; ni les questions ni les réponses ne sont dans les missels. Elles ne sont pas non plus dans les dogmes. Elles seront peut-être dans le travail de l'intelligence et de l'amour, si nous consentons à le faire.

Je ne proclame ni un optimisme béat, ni une Espérance renvoyée à la consommation des temps. Aujourd'hui, et dans ce billet, je cultive un espoir raisonnable : celui que la crise dans laquelle nous sommes sera le prélude d'un grand souffle de renouveau, peut-être le deuxième souffle de ce Concile si décrié, quasi condamné par certains alors que sa mise en œuvre a à peine commencé, alors que nous avons à peine pris la mesure du trésor que les pères conciliaires nous ont laissé.

Pour cela, il faudra réussir à briser la grande folie égotiste qui nous traverse afin de redevenir vraiment catholiques. Car il est là, le véritable enjeu, revenir à la source de notre catholicité, c'est-à-dire la vocation universelle. « Allez, de toutes les nations, jusqu'aux extrémités de la terre... », voilà notre identité. Nous, catholiques, ne nous situons pas dans la logique d'un petit reste de purs et durs qui auraient à résister héroïquement à un monde hostile. Nous sommes des sangs mêlés, des métèques, citoyens du ciel et de la terre.

Oui, pleurons, puis séchons nos larmes, et occupons-nous de nos affaires : celles que Dieu nous confie, le soin et le souci de l'humanité tout entière.

 

(1) Dernier ouvrage paru : La Confession de Castel Gandolfo (Plon 2008).

(2) Journal d'un théologien, d'Yves Congar (Cerf, 2001), 419 p., 38,85 €.

 

 
Par Michel Durand - Publié dans : Eglise - Communauté : Christianisme
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Dimanche 21 juin 2009
Par Michel Durand - Publié dans : Eglise - Communauté : Christianisme
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Samedi 20 juin 2009

voir, ci-dessous, le troisième entretien avec Nathalie à propos de la famille du Prado

 

 

  J'étais en classe de seconde technique quand je me suis fortement intéressé à l'Église. La JEC m'a mis en contact avec des chrétiens entièrement ouverts sur le monde. On parlait de Teilhard de Chardin dont les ouvrages sortaient de l'Index. On lisait la Bible. Un frère des écoles chrétiennes dans ses cours hebdomadaires de religion chrétienne nous disait : « voilà un problème que vous pouvez rencontrer quand vous serez ingénieur... voilà ce que dit l'Évangile... qu'allez-vous répondre à ceux qui vous interrogent sur votre engagement chrétien ?

Le chrétien ne peut qu'être engagé dans le siècle. Il a son mot à dire au bénéfice de tous.

Quand j'ai découvert Antoine Chevrier, par le biais d'un article dans un « reader digest », j'ai tout de suite apprécié son engagement auprès des gens. Voilà comment doit être l'Église. Dieu s'incarne pour nous rencontrer. Il entre dans le siècle. Le Père Chevrier et non le curé d'Ars est devenu mon modèle. C'était à la fin de ma seconde ou au début de la première.

Aujourd'hui quand j'entends dire que les prêtres se sécularisent cela me fait mal. N'est-ce pas pour être parmi les uns et les autres que Jésus, Fils de Dieu est venu ? N'appelle-t-on pas sécularisation ce qui, de fait, est volonté d'incarnation ?

Où peut-on en discuter ?

Je me suis engagé dans l'Église par conviction ; ma foi a pu se définir « comme un choix personnel et courageux, souvent en opposition avec le groupe d'origine ». Je ne me suis pas engagé suite à l'appartenance d'un groupe catholique porteur. Ce qui m'a appelé dans l'Église, c'est son témoignage d'ouverture dans le siècle. Comment Jean-Louis Bruguès peut-il aussi légèrement écrire : « Ma génération, j'insiste là-dessus, a identifié l'ouverture au monde à une conversion à la sécularisation, pour laquelle elle a éprouvé une certaine fascination ».

Sandro Magister commente dans cette ligne d'initiative de Benoît XVI : « L'objectif de l'Année sacerdotale est justement de reconstruire une forte identité spirituelle du prêtre, fidèle à sa mission originelle. Cela inclut aussi un vigoureux travail d'élimination de la "saleté" qui a souillé une partie du clergé, limitée en termes quantitatifs, mais désastreuse quant à son image globale ».

Si, prêtre, je dois regarder comme modèle l'unique curé d'Ars, prêtre du concile de Trente, l'Église qui se construit dans cette perspective n'est pas l'Église qui m'a appelé. En ce sens, je ne me sens pas concerné. Et, je n'ai pas constaté, malgré tout, malgré mes étonnements devant les paroles de certains confrères actifs en France en 68 (je ne peux oublier ma formation romaine), que les prêtres sont infidèles à leur vocation.

Mon regard demeure tourné vers Antoine Chevrier, dont on devrait prononcer la sanctification.

Tel est le contexte de la diffusion de cette troisième évocation d'Antoine Chevrier grâce à un entretien avec Nathalie, journaliste à Radio Espérance.

 

 

« Alors, je me suis décidé à suivre Jésus-Christ de plus près pour me rendre plus capable de travailler efficacement au salut des âmes ».

 

Cette phrase a deux parties inséparables. Et, pour travailler efficacement au salut des âmes, il faut être présent dans le monde, le siècle.

 

En avril 2009, Nathalie, de Radio Espérance, m'a enregistré pour ces entretiens sur la spiritualité pradosienne (chez dailymotion) diffusés en mai. Retrouvez-les, ici même dans la catégorie « Prado ».












 

Par Michel Durand - Publié dans : Prado - Communauté : Christianisme
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Vendredi 19 juin 2009

Faire du chiffre demande que l'on de regarde pas autour. En effet, devant unr loi, il n'y a pas de problème de conscience .

Agissant ainsi (demande-t-on les papiers à qui n'est ni jeune, ni maghrébin ?), les ministres montrent qu'aucune parole humaine, même silencieuse, n'est intimidante.

Que notre silence des cercles de silence soient encore plus interpellant, même s'ils n'intimident pas le gouvernement !

N'oublions pas Alea Eddine ElJaadi, ni tous les jeunes dans sa situation.

Arrestation sur le faciès et expulsion hors d'Europe. Ce n'est pas ainsi qui nous concevons le dialogue entre les frères de la Terre. Lire dans "Le Progrès" du vendredi 19 juin 2009.

 

20 ans, sans papier, Alea était hébergé par un militant d'origine juive, partie civile au procès Barbie, au discours tranché. Explications

 

Alea Eddine ElJaadi, 20 ans, de nationalité marocaine, a été expulsé jeudi matin par avion, à destination de Casablanca. Il était en France depuis cinq ans. Il a été interpellé par la police mardi soir, lors d'un contrôle dans le quartier Mermoz à Lyon. Son cas illustre le parcours des jeunes étrangers qui se retrouvent en situation irrégulière à leur majorité. L'administration leur refuse un titre de séjours, considérant qu'ils ne justifient pas d'un cadre familial ou d'une activité salariée stable. Il serait une cinquantaine dans cette situation dans l'agglomération lyonnaise, selon Réseau éducation sans frontière (RESF) qui dénonce avec force ces expulsions. Et pour qui le cas du jeune Alea Eddine est emblématique.

Le jeune homme a d'abord été accueilli chez une tante à Lyon, où il a suivi des études de plâtrier et obtenu un CAP. A sa majorité, en 2007, son lycée professionnel, à Bron, se mobilise pour lui éviter une première expulsion. Il termine son année scolaire mais en août 2008 il retourne au centre de rétention administrative de l'aéroport Lyon-Saint-Exupéry. Là, un juge des libertés et de la détention décide de l'assigner à résidence. RESF met en place des relais pour assister les jeunes gens qui se fondent dans une existence clandestine. Le jeune homme est pris en charge.

Au cours d'une réunion, il croise Georges Gumpel, 72 ans, qui raconte : «J'ai été d'accord pour l'héberger chez moi, on a bien fait, le lendemain les flics débarquaient chez sa tante.» D'origine juive, Georges Gumpel a été un enfant caché pendant la guerre pour échapper au nazisme. Il a été hébergé à Lyon et en Haute-Loire. Il a été partie civile au procès de Klaus Barbie, car son père figurait parmi les victimes du convoi de déportation du 11 août 1944.

Après une vie professionnelle de fleuriste à Paris, Georges Grumpel est revenu à Lyon il y a quelques années. C'est un militant hyper-actif, membre de l'Union juive française pour la paix (UJFP) qui a pour particularité de soutenir les associations pro-palestiniennes, de contester vertement l'Etat d'Israël. Présent dans nombre de manifestations, Georges Gumpel tient un discours qui dépare.

D'ailleurs, il n'hésite pas à comparer son passé d'enfant juif caché à la situation du jeune Marocain qu'il hébergeait. «Je vois une concordance politique et morale à garder ce jeune garçon, je ne dis pas que la finalité est la même mais les méthodes sont comparables, on utilise des fichiers, on expulse et on se désintéresse de leurs sorts.»

« Je ne comprends pas cette débauche de moyens utilisés pour expulser un jeune majeur qui ne demandait qu'à suivre sa formation» estime Catherine Tourier, membre du RESF-69, «il m'a dit qu'il avait été maltraité avant de prendre l'avion, depuis nous n'avons plus de nouvelles.»


 

Par Michel Durand - Publié dans : Politique - Communauté : Christianisme
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