Feu la chrétienté, disait Emmanuel Mounier. Le dernier propos de C. Dagens nous interroge tous: Le Christ n'est pas une valeur. Tout est dit

Publié le par Michel Durand

Feu la chrétienté, disait Emmanuel Mounier. Le dernier propos de C. Dagens nous interroge tous: Le Christ n'est pas une valeur. Tout est dit
Le 29 avril, j’ai déposé sur ce blog un article de Claude Dagens. Je vous invite à le relire. Invitation également à lire le courrier des lecteurs de La Croix du 22 juin :

Merci à La Croix d'avoir publié cette intervention et à Claude Dagens de l'avoir écrite et d'avoir accepté sa parution (La Croix du 23 avril). C'est courageux et nécessaire par les temps qui courent. Dominique Quinio, dans un précédent éditorial, avait souligné l'importance et le risque du débat dans l'Église. François Euvé, dans son blog de la revue Études, a repris le même thème.

Le débat fait peur. L'unanimité est à jamais impossible, sauf, bien sûr, en ce qui concerne le cœur de la foi. À ce propos, le débat à Lourdes a eu lieu à huis clos. Quelle différence avec Vatican II !

A-t-on oublié ce que relatent les Actes des Apôtres? Le pape François en appelle à une « Église capable de sortir d'elle-même et d'aller dans les périphéries… qui va vers celui qui ne la fréquente pas, qui s'en est allé ou qui est indifférent ».

Dans notre banlieue lyonnaise, nous avons vécu et nous vivons exactement ce que décrit l'évêque d'Angoulême.

Les prêtres de la génération du dernier Concile sont suivis par des quadragénaires, beaucoup plus soucieux d'identité traditionnelle, d'un retour aux rites classiques, de références au droit canon. Nous constatons le même phénomène dans une paroisse du sud de Paris. Il serait dangereux de généraliser. Mais la tentation est bien là: refus de la sécularisation, tentation du repli identitaire, volonté d'affirmer « le pouvoir des prêtres plutôt que le service ».

Feu la chrétienté, disait Emmanuel Mounier il y a soixante-dix ans!

Le dernier propos de Claude Dagens nous interroge tous : « Le Christ n'est pas une valeur. » Tout est dit.

Pour notre part, nous resterons au milieu de la société, essayant de répondre de ce qui nous anime. Ce n'est pas un refus de la visibilité de l'Église, mais celle-ci devra se manifester de façon plurielle.

 Cécile et Michel Pelosse (Rhône)

 

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