Se tourner vers Dieu, ce n’est pas dormir dans l’illusion ; car l’unique illusion consiste à croire que l’on peut se construire sans Dieu

Publié le par Michel Durand

Se tourner vers Dieu, ce n’est pas dormir dans l’illusion ; car l’unique illusion consiste à croire que l’on peut se construire sans Dieu

Confiance. Etre seul dans la prière. Attendre l'agir de Dieu... Immense l'acte de foi alors que, en trop d'endroits, on veut vaincre au nom de Dieu.

Comme les dimanches précédents, j'aborde la liturgie de ce jour avec toutes ces questions en tête. Les vidéos ici présentent en témoignent. Une vidéo de iTélé,entretien avec B. Netanyahu, qui démarre automatiquement n'est pas présente sur cette page. En suivre le lien.

Tout d'abord le regard de Christian Delorme, prêtre du Prado, à Lyon. je partage l'avis de ce grand connaisseur de la question vécue dans toue le Proche et Moyen Orient.

Nous parlerons aujourd’hui essentiellement de la prière, de la méditation, du fait de nous retrouver seuls avec Dieu, Père, pour qu’il agisse en nous par l’Esprit que nous envoie le Fils. Je le ferai en quatre points.

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Mais qui est Jésus ?

Un homme, un Dieu, un fantôme... ? La lecture et méditation de l’Évangile ne peut que nous aider à répondre à cette question :

« Pour vous qui suis-je » demande Jésus ? « Tu es le Christ, le Fils du Dieu Vivant » (Saint Matthieu 16,13-19)

répond Pierre, au nom des Douze apôtres, comme le reconnaissent, du reste, tous ceux qui sont dans la barque :

« Vraiment tu es le Fils de Dieu ».

Tu es celui qui vient créer en nous l’humanité parfaite. Tu es celui qui annonce et apporte le bonheur, façonnant en nous l’homme parfait. Oui, le Christ vient remodeler sur la terre l’image de Dieu que nous sommes depuis la Création. Aussi, quand nous nous mettons à sa suite, nous accomplissons un acte profondément humain, un acte digne, un acte fort, vrai. Au lieu de diminuer l’homme, la Bonne Nouvelle du Christ l’exalte.

Saint Jean de La Croix explique comment l’âme est unie à Dieu quand elle se laisse prendre par lui. L’âme participe à la nature de Dieu en accomplissant en lui et avec lui l’œuvre de la Trinité : un permanent échange d’amour.

« O âmes créées pour de telles grandeurs ! ô vous qui êtes appelées à les posséder ! Que faites-vous ? À quoi vous occupez-vous ? Ô triste aveuglement ! Les yeux de votre âme ne voient plus ! En présence d’une lumière si éclatante, vous restez aveuglés ! Quand des voix si puissantes se font entendre, vous restez sourds ! » (Le cantique spirituel, III – la plénitude de l’union transformante- Office des lectures du vendredi, 18ème semaine).

Comment faire l’expérience de cette exaltation ?

Voici la réponse de Jésus :

« Quand tu pries, retire-toi dans ta pièce la plus retirée, ferme la porte, et prie ton Père qui est présent dans le secret ; ton Père qui voit dans le secret te le rendra. »( Mat. 6,6)

  • 2

Reprenons l’Évangile. Jésus, cette fois, arrive à se retirer. Il ne commet pas l’erreur relatée dimanche dernier où, s’étant éloigné en barque à la vue de tous, il fut vite rejoint par la foule, les foules. Ce sont ses disciples qui traversent cette fois le lac. Lui, il reste sur la rive, renvoie les foules et, le dernier étant parti, gravit la montagne pour prier à l’écart. Matthieu écrit :

« Le soir venu, il était là, seul »

Enfin seul !

Le temps des vacances et la grâce de l’été sont propices pour suivre Jésus dans sa démarche de prière. Comme lui nous ne devons pas avoir peur de nous retrouver face à Dieu, face à nous-mêmes. Et ce n’est pas une fuite du monde que de se retirer quelques minutes, quelques heures pour méditer. C’est, au contraire, un moyen de mieux rencontrer les hommes et les femmes de notre monde. Autrement dit, ce n’est pas démissionné de sa vocation d’homme que de tendre vers l’Autre, le Tout Puissant. C’est réalistement reconnaître sa propre force en la situant dans la réalité divine. Se tourner vers Dieu, ce n’est pas sombrer dans l’illusion ; car l’unique illusion consiste à croire que l’on peut se construire sans Dieu.

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« Mais, comment prendre du temps pour la prière, allez-vous me demander ? » Vous oubliez que nous avons des obligations familiales. Qui peut abandonner sa famille même pour quelques minutes ? Surtout pendant les vacances où la famille resserre très fortement ses liens. Comment, pourrai-je, m’a dit une grand-mère, ne pas accepter que mes enfants me donnent les petits enfants à garder ?

Acceptons l’interrogation. Et ajoutons : n’y a-t-il pas, dans ce dévouement familial un alibi pour ne pas aller au-delà de soi-même, de ses habitudes ? Pour ne pas se retrouver seul avec soi-même, pour ne pas renoncer à ce qui distrait, occupe, on évoque des devoirs vis-à-vis de ses proches.

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Se retrouver, seul avec le Christ, dans la prière, est le signe que Dieu compte plus que tout et que tout ce que nous entreprenons sera accompli très lucidement grâce au recul que nous aurons obtenu dans et par ce temps de méditation. Fort de sa présence renouvelée en nous, nous serons plus à même de répondre aux attentes de nos proches rencontrées dans le monde.

En un mot : la prière nous transfigure.

En effet, Celui en face de qui nous nous plaçons n’est pas un fantôme. Il est le Fils du Dieu Vivant, capable d’apaiser nos tempêtes. Le Seigneur répond activement à nos attentes. Soyons-en persuadés. Après Pierre, nous pouvons nous entendre dire :

« Homme de peu de foi, pourquoi as-tu douté. »

Demeurons quelques instants en silence. Devant Jésus, prosternons-nous, intérieurement, et disons-lui :

« vraiment, tu es le Fils de Dieu. »

Voir les références et l'enregistrement sur le site de la paroisse

Netanyahu interrogé par L. Haim sur Itélé

Publié dans Politique, Eglise

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