Refuser les impôts, c’est vouloir maintenir ses privilèges acquis, c’est ne pas penser au bien commun, c’est refuser le vêtement de la fête

Publié le par Michel Durand

Voir : on n'est pas des moutons : http://fdg-info13.com/2014/10/11/report-de-lecotaxe-un-probleme-de-fonctionnement-de-la-democratie/

Voir : on n'est pas des moutons : http://fdg-info13.com/2014/10/11/report-de-lecotaxe-un-probleme-de-fonctionnement-de-la-democratie/

Refuser les impôts, c’est vouloir maintenir ses privilèges acquis, c’est ne pas penser au bien commun, c’est refuser le vêtement de la fête
Je ne peux lire l’Évangile de ce dimanche sans chercher à le mettre en rapport avec ce que nous vivons actuellement. Cela n’est pas simple, car, des noces de ce genre qui en connaît l’existence ?

La parabole des invités au festin ne peut être commentée uniquement en fonction de ses désirs personnels. Pour autant, comment en rester à une approche qui ne serait qu’un discours paraphrasant l’écriture de Mathieu ?

 

De l’actualité, je note les moyens que les gouvernements prennent pour baisser les impôts, annuler les écotaxes,  éviter de verser une part aux pays en difficulté, etc. ….

D’une façon générale,  dans la lecture de l’Evangile en vue d’une homélie, j’aime bien l’approche du prêtre canadien André Sansfaçon : vous pouvez, d’un clic, voir ici son site, et lire sa page à propos de Matthieu 22, 1-14.

Avant même d’avoir lu cette page d’André Sansfaçon, je me suis dit que l’invité qui ne porte pas l’habit de fête a bien voulu se réjouir du festin, mais sans remplir les conditions de la fête. Il n’a pas pris la peine de  revêtir la tenue propre à une existence auprès de Dieu. Pour approcher la salle conviviale, il faut vouloir faire la fête et en prendre la tenue, les moyens. Or, dans l’environnement existentiel de Dieu, faire la fête c’est vivre l’amour, la tendresse, l’amitié, la solidarité.

Jena 13, 34-35 :

Je vous donne un commandement nouveau : c’est de vous aimer les uns les autres. Comme je vous ai aimés, vous aussi aimez-vous les uns les autres.

« À ceci, tous reconnaîtront que vous êtes mes disciples : si vous avez de l’amour les uns pour les autres. »

Connaissance d’autrui, amour, fraternité, solidarité sont les marques de l’existence de celles et ceux qui font la fête.

André Sansfaçon écrit : « La coutume voulait que, dès l’arrivée à une fête royale, les invités revêtent un vêtement fourni par l’hôte et similaire pour tous. C’était une manière de symboliser l’appartenance au roi et l’égalité entre ses sujets. Malheureusement, un invité n’adhéra pas à l’amitié du roi et à la fraternité. En refusant le vêtement de circonstance, il exprimait le contraire : son rejet. Il manifestait sa rupture relationnelle : les ténèbres. »

C’est à ce niveau que je parle des impôts. Les refuser, c’est vouloir maintenir ses privilèges acquis, c’est ne pas penser au bien commun. Donner de l’argent à une œuvre humanitaire dans la mesure où il y a des déductions d’impôts, c’est limiter les moyens de la solidarité à son propre clan, c’est refuser de prendre les moyens d’un juste commerce mondial. Le vêtement blanc symbolise l’égalité de tous les « sujets » du roi. Un roi qui règne sur toute la terre. Amour et fraternité universelle.

Je pourrais ainsi dire que le refus de revêtir le vêtement, le refus d’épouser le mode de vie des amis de Dieu (de Jésus, le Christ), c’est refuser de changer de mode de vie. Je pense alors à la supercherie de la croissance verte, du développement durable et, enfin, de la transition énergétique. On souhaite bien que l’économie s’améliore. Mais, que cela soit sans que l’on transforme ses habitudes. Une transition qui ne touche pas nos existences. Une transition en douceur, une réforme insensible alors que la gravité de l’actualité économique demande une révolution. Je pense avec ce mot, à conversion. Metanoia.

En refusant le vêtement de la fête, l’invité manifestait son rejet de la société selon L’amour en Dieu. Il est dans les ténèbres, montrant sa rupture relationnelle.

Le refus de l’écotaxe ou tout autres impôts de cette nature est le signe d’un refus d’un changement de mode de vie, action indispensable pour que l’ensemble des hommes et des femmes de ce temps vivent une juste solidarité. Premier pas vers la fraternité.

Il me semble que cette méditation trouvera des aliments dans la colloque préparé avec le groupe "chrétiens et pic de pétrole".

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ouverture de porte paris 9 13/10/2014 23:31

Je vous complimente pour votre article. c'est un vrai charge d'écriture. Continuez