Ce que l'homme découvre par lui-même quand il est ému par la beauté ne peut pas s'opposer à ce que Dieu dit de l'homme

Publié le par Michel Durand

Algérie, la force de l'eau dans le désert. Vie sobre, Vie pour tous. Quelle société voulons-nous ?

Ce matin, dans ma prière qui fut lourde de contemplation malgré l'aridité des temps présents, j’ai longuement médité à partir de la réunion d’hier soir concernant le bilan du colloque voulu et assumé par Chrétiens et pic de pétrole. Une belle harmonie des échanges nous a tous invités à maintenir une position radicale dans l’écoute de l’Évangile tout en disant que nous ne pouvions pas, par une intransigeance forcenée, fermer les portes aux personnes en chemin.

Voilà un témoignage parmi d’autres, ils furent nombreux, que j’ai, peut-être, déjà déposé sur ce blogue.

« Encore bravo pour la grande qualité de ce colloque : les thèmes choisis, les intervenants, l'organisation matérielle, j'ai apprécié chaque moment et malgré la densité il y avait beaucoup de fluidité, de chaleur, de respect et de convivialité. De plus, pour moi qui me suis éloigné de l'Église catholique depuis longtemps, j'ai découvert avec joie que l'Église pouvait être vivante et porteuse de préoccupations et d'un message proches de la Vie. Enfin votre approche me plait bien et malgré d'autres engagements associatifs, je souhaiterais rester en contact avec vous et si possible apporter une contribution concrète à la vie de l'association".

Et voici un autre témoignage :

"Je pense que l'on ne se lasse jamais des félicitations sur un événement qu'on à cœur d'organiser alors je vais en rajouter une couche : bravo pour ce colloque parfaitement huilé, bien cadré et riche en diversités. Je me suis senti bien pendant ce colloque, en cohérence avec moi-même et en phase avec certains de vos intervenants. Je suis bien motivé pour apporter un coup de main à l'assoc".

Une méditation donc qui se coule dans la contemplation de l’action de Dieu dans le monde.

Par l'étude de l'Evangile, la prière, la contemplation de l'œuvre de Dieu dans la vie des hommes et dans l'Église, nous laissons l'Esprit Saint former en nous Jésus Christ dans l'action pastorale elle-même ".

Sorti de ma prière matinale, mon regard est arrêté par une feuille gisant sur l’étagère de la bibliothèque. Eh oui, trois mois après le déménagement, je n’ai pas encore correctement rangé tout ce qui continue à traîner. Or cette feuille est un plan d’étude pour une anthropologie que j’imagine universelle. Elle s’inscrit entièrement dans le bilan du colloque : quelle société voulons-nous ? Je la reproduis ici même.

Tout texte de réflexion résulte d'une conception de l'humain. Quel sens de l'homme détermine une étude sociétale ?

Que certains écologistes semblent vouloir soumettre l'homme à divers déterminismes m'a incité à rédiger ce plan pour une anthropologie chrétienne. Chrétiens, ou essayant d'être fidèles à la pensée du Christ, quelles idées avons-nous de l'homme ? Un accord sur ce regard de l'homme universel est indispensable pour mettre en œuvre une stratégie de conversion des mentalités.

Donc, voici une ébauche d'étude à discuter.

Sphère du divin (Trinité)

Dieu existe - en lui-même  - par lui-même
Il est Sagesse, Amour ; l'unique Absolu

L'athée le perçoit comme une émanation de l'esprit humain (dieu fait à l'image de l'homme)

Sphère de l'humain

L'homme ... ?

une personne, beaucoup plus qu’une individualité. C'est un être obligatoirement en relation, un être social.

En lui, la conscience : le centre absolu de l'homme, son autonomie l'homme est capable de vérité, d'intelligence, par lui-même

Mais la conscience humaine est aussi
relative, devant être sans cesse éclairée
toujours en découverte des valeurs fondamentales

Sagesse humaine / sagesse divine
L'homme est plus certain de trouver la vérité quand il se tourne vers Dieu qui en est le siège

La conscience : Siège du discernement
L'absolu du devoir de conscience
L'absolu de l'homme

= similitude entre Dieu et l'homme.

« ce que l'homme découvre par lui-même, par exemple, quand il est ému par la beauté, ne peut pas s'opposer à ce que Dieu dit de l'homme dans la Révélation. »

L'homme et le cosmos, désacralisation

La spiritualité biblique enracinée dans les cultures méditerranéennes : babylonienne, juive, égyptienne, grecque, romaine, orient et occident chrétien, engendre une permanente désacralisation.

Progressive compréhension qu'il n'y a d'absolu qu'en Dieu, Amour, Esprit.
= droit de la Terre, de l'Homme, de Dieu

La spiritualité biblique se dégage sans cesse des religions, émanations des hommes qui, de diverses façons, sacralisent ce qu'ils croient comme exclusif, essentiels.

Désacralisation : - de la terre et de ses éléments - des esprits - des absolutisations humaines :
légalisme,
- juridisme,
- panthéisme,
- matérialisme,
-scientisme,

L'Esprit rend libre ( St Paul)

 

Désacraliser le cosmos
c'est respecter ce qu'il est
c'est reconnaître la réalité de ce qui existe.
Il y a du contingent, relatif et du transcendant, absolu.
c'est respecter l'altérité d'un sujet conscient face à un autre, sujet ou objet.
c'est tenir compte de la hiérarchie existant entre le sujet pensant et l'objet pensé.

Hiérarchie de l’inanimé au pensant, en passant par le simplement vivant. Les degrés de l'âme.

C'est placé l'homme à sa juste place dans la nature, ni dieu, ni bête (esclave) Respect de la hiérarchie donnée : spirituel, vivant, végétal, cellulaire, minéral

Dans ce contexte,
l'homme cultive, entretient.
Il est le gardien de la terre.
Ni il sacralise, celle-ci, ni il l'exploite

Sagesse. L'homme agit avec mesure.

Folie. L'homme surpasse la démesure.

L'étude de l'habitacle de l'homme (écologie) sombre dans le paganisme quand cette hiérarchie, élémentaire, fondamentale, universelle n'est pas respectée.

Spécificité évangélique : mesure de l'humain

invitation à la sobriété

sur terre, de la mesure.

Réalisme : l'homme sait que son développement ne peut être infini. Il n'existe pas de développement durable pour aucun être vivant, spirituel ou non.

La mort fait partie de l'existant que l'on ne peut nier donc occulter.

Démesure de la grâce

Dans son Amour, Dieu donne sans compter

Dieu s'est fait homme pour que l'homme soit divinisé. La grandeur de l'homme, c'est la gloire de Dieu. Pour obtenir cet état, Dieu donne Sa Parole, Christ. À sa suite, cheminer avec Lui, être présent au monde, ouvrir les consciences. Mesure pour la démesure du don de l’Esprit.

 

 

 

Publié dans Anthropologie

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