Si nous sommes appelés à régner sur la Création de Dieu, c’est à la manière du lavement des pieds. Seigneur et Maitre dans le service

Publié le par Michel Durand

Si nous sommes appelés à régner sur la Création de Dieu, c’est à la manière du lavement des pieds. Seigneur et Maitre dans le service

Après les congés de Noël et de fin d’année, les membres de chrétiens et de pic de pétrole reprennent leurs rencontres dans la lige du colloque de novembre 2014.

A ce propos, je viens de recevoir cet article très encourageant. Je suis heureux de vous le donner à lire : 

Extrait de : Cathos D Coteaux

Bulletin de liaison de l’ensemble paroissial de Lacroix Falgarde

Janvier 2015 ; le Pdf

Dans le numéro d’octobre, nous vous annoncions un colloque à Lyon les 8 et 9 octobre organisé par l’association « Chrétiens et Pic de Pétrole » sur le thème : comment construire un « bien vivre » pour tous sur la base du message du Christ, incluant les générations présentes bien sûr, mais sans oublier celles du futur, c’est-à-dire sans oublier la dimension écologique du problème ? CdC était présent à ce colloque…

L’actualité…

"160 participants", annoncent joyeusement les organisateurs. Effectivement, c’est une belle assistance pour un colloque dont le thème peut sembler au premier abord un peu… pointu. Mais tellement d’actualité ! Voyez vous-même : fin 2015 : la conférence de l’ONU sur le climat (COP21) se tiendra à Paris, en présence de tous les grands chefs d’États de la planète, car des décisions majeures pour l’avenir du monde doivent y être prises.

Conscient des enjeux de cette conférence, le Vatican prépare une encyclique sur l’écologie dont la sortie est prévue pour le printemps 2015. De plus, le Pape François s’invitera au débat par un voyage apostolique en France fin 2015, quelques semaines avant la conférence de Paris. Certains parlent d’un passage du Pape au Mont-Saint-Michel, trait d’union entre le ciel et la terre, entre la nature et la culture.

Oui, 2015 : année écologique…

… d’un colloque

Cent-soixante participants, et parmi eux beaucoup de jeunes qui ont bien compris qu’il leur fallait prendre leur avenir en mains. Beaucoup de chrétiens bien sûr, mais aussi des personnes éloignées de l’Église. Une occasion (rare ?) de voir une Église ouverte sur le monde, prête à l’écoute et au débat.

Ce colloque, ce fut donc deux jours d’échanges, de prières et une occasion exceptionnelle d’écouter des conférenciers de grande valeur. Trois exemples parmi de nombreux*. D’abord Olivier Rey, philosophe, venu présenter son dernier livre (« Une question de taille », Stock, 2014) et qui nous explique que les sociétés qui souffrent de gigantisme comme les nôtres ne sont pas viables. Puis Fabien Revol, titulaire au sein de l’Institut Catholique de Lyon de la chaire Jean Bastaire, dont l'objet est de développer une approche éthique de l'écologie dont les piliers sont la théologie de la création et le besoin d'une prise de conscience globale des risques encourus par notre monde dans la crise écologique. Fabien nous rappela que, si nous sommes appelés par Dieu à régner sur sa Création (Gn 1, 28), c’est seulement à la manière du Christ, qui nous montre par le lavement des pieds que l’on est Seigneur et Maitre seulement dans le service (Jn 13, 1-15). Nous ne sommes en fait qu’intendants d’un bien, la Création de Dieu, qu’il nous confie pour la préserver.

Enfin, Christian Mellon, membre du CERAS, centre jésuite de recherche et d’actions sociales, qui nous rapporta les mots forts prononcés par le pape François le 28 octobre dernier devant des représentants de mouvements populaires constitués d’exclus et de personnes marginalisées des cinq continents (paysans sans terre, travailleurs informels urbains, peuples indigènes en lutte...) : « Un système économique axé sur le dieu argent a aussi besoin de piller la nature pour soutenir le rythme frénétique de consommation qui lui est propre. Le changement climatique, la perte de la biodiversité, la déforestation font déjà apparaître leurs effets dévastateurs dans les grandes catastrophes auxquelles nous assistons, et ceux qui en souffrent le plus c’est vous, les humbles, vous qui vivez près des côtes dans des logements précaires ou qui êtes vulnérables économiquement,

au point de tout perdre lors d’une catastrophe naturelle. »

Une leçon du Pape à méditer et qui nous interpelle :
et nous, que pouvons-nous faire ?

Bruno Lepetit

 

*) Les interventions des conférenciers à ce colloque ont été enregistrées et sont disponibles sur le web 

 

Publié dans Politique, évangile

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