Quand l’homme nomme les êtres vivants sur terre, il les distingue, sans les dominer.

Publié le par Michel Durand

Quand l’homme nomme les êtres vivants sur terre, il les distingue, sans les dominer.

Mais, après la rupture d’harmonie, le meurtre du frère, arrive le déluge.

Imaginons que les hommes continuent leurs industries sans se soucier des conséquences du réchauffement climatique. À mon avis, puisque je demeure enfoui dans un horrible pessimisme, c’est ce qui est en train de se produire : ne vivons-nous pas une troisième guerre mondiale, fruit de la mondialisation économique promue par des multinationales dont les dirigeants s’abritent dans des paradis (fiscaux) à plusieurs centaines de mètres du niveau de la mer pour ne pas être sous les eaux ? Car les glaces de pôles fondent. L’eau monte. Les océans recouvrent les basses terres.

À l’origine, l’homme était en harmonie avec le Créateur. Quand il nomme les êtres vivants sur la terre. Ils les distinguent. Ils ne les dominent pas d’un pouvoir d’exploiteur irrespectueux des valeurs et identités personnelles. Dans le poème d’Eden, il n’est pas question de pouvoir de domination ou de destruction. Cette réalité n’est venue qu’après, quand l’homme a sciemment rompu l’harmonie de l’alliance avec le Créateur. Du meurtre par Caïn jusqu’au temps de Noé qui sauve l’humanité enfouie sous les eaux du déluge.

Jeûnes pour le climat et montée des eaux. Si ce n’est une troisième guerre mondiale dont il faut sortir. C’est au moins un déluge à éviter.

Comme je l’ai déjà écrit, nombreux sont celles et ceux qui parlent du jeûne pour le climat.

Le quotidien La Croix publie un dossier.  Voir ici   et   ici.

Chrétiens unis pour la terre est très présent dans cette initiative.

Jeûne pour le climat appelle. Le Conseil œcuménique pour les Églises aussi.

Que d’information pour le début du carême 2015 ! Voir ICI

 

Je vous invite à lire le texte paru dans la feuille hebdomadaire de Témoignage chrétien.
Le « jeûne pour le climat », un premier pas pour renouveler le carême

Le carême est un temps favorable à une pause, à un questionnement. En cette année où se prépare l'échéance décisive de la Conférence climat de Paris, ce peut être l'occasion de « se laisser déplacer » par une initiative nouvelle. Plusieurs démarches convergent en effet pour proposer de renouveler l'une des pratiques classiques du carême, le jeûne, tombé en désuétude dans les paroisses. La pratique du jeûne, encore vivace dans le monde orthodoxe et dans des ordres contemplatifs, a beaucoup de vertus dans la société où nous vivons. Nos frères croyants issus d'autres spiritualités ou simplement en recherche d'intériorité l'ont bien compris, puisque les sessions ne désemplissent pas, en monastère, en randonnée ou en méditation. Le carême peut, comme temps fort, permettre d'expérimenter cette pratique pour « redémarrer sa vie de foi d'un bon pied ». La première initiative est le « Jeûne pour le climat ». Elle se répète chaque premier jour du mois depuis décembre 2013, date à laquelle, Yeb Sano, délégué philippin à l'ONU a annoncé qu'il ne s'alimenterait plus tant qu'un accord satisfaisant ne serait pas signé sur le climat. Dans la foulée de l'émotion suscitée par le typhon Haiyan, les Philippines, avec leurs 4 000 victimes et quatre millions de déplacés, sont devenues l'un des symboles des conséquences déjà actuelles du dérèglement climatique. Ce geste a pris depuis lors beaucoup d'ampleur puisque 10 000 personnes réparties dans 90 pays y ont participé le 1er décembre 2014. En France, le Jeûne pour le climat a reçu le parrainage des trois responsables des Églises chrétiennes, de Matthieu Ricard, de l'imam Tareq Oubrou, de Nicolas Hulot, de Pierre Rabhi et bien d'autres... Une vingtaine de groupes de jeûneurs se sont même créés et se retrouvent tous les premiers du mois, mêlant personnes issues de « tous chemins de vie » pour réfléchir, chanter, jouer, initier des actions de plaidoyer, sensibiliser...

En étroite connexion, une journée internationale de jeûne durant le carême est promue par le tout nouveau regroupement Global catholk climate movement, composé d'une centaine d'ONG catholiques, qui a été présenté au Pape lors du son passage récent aux Philippines.

Enfin le mouvement Chrétiens unis pour la terre, qui œuvre à relayer ces propositions, promeut pour la troisième année un Carême pour la terre. Il s'agit de « redécouvrir la beauté du carême » en s'initiant à passer 40 jours « sans viande ni poisson ». Un site internet sert de support et propose de découvrir la logique d'ensemble des prescriptions alimentaires dans la Bible et leur interprétation par des religieux. On y trouvera aussi des éclairages rédigés pour l'occasion par E. de Fontenay ou J-M Pelt, une prière pour le repas... et même des recettes de cuisine. Le 1er mars sera le 1er (le 2d) dimanche de carême, l'occasion de découvrir ou d'essayer ces initiatives, comme nous y invite aussi le CCFD dans ses cartes de carême centrées sur l'écologie dont la première invite au désert.

Laura Morosini

Publié dans Eglise, Politique, Anthropologie

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