Si l’idée de décroissance ne passe pas, celle de la baisse du climat fait recette. C’est la porte du changement de système, pas de climat

Publié le par Michel Durand

Paris vaut bien un sommet climatique *

Paris vaut bien un sommet climatique *

* source de la photo : Ecologie and churches 

Je souhaite, ce jour, écrire quelques mots à l’adresse des militants chrétiens, laïcs en mission ecclésiale, prêtres et religieux (ses) qui par leur engagement pastoral se situent dans la défense des plus pauvres.

Il y a un juste combat pour la dignité humaine (défense des droits de l’homme) qui fait que, à défaut de garder une simple distance,  l’on refuse, ignore (ou critique) les paroles des écologistes mettant en avant la vie sobre, pauvre (différente de misérable) selon l’Évangile.

Je connais des écologistes qui, tout en avouant ne pas croire au Christ, recommandent la simplicité de l’Évangile. Ne doit-on pas entendre et tenir compte de  leur témoignage ? Dans cette ligne, je recommande le livre La décroissance, Vivre la simplicité volontaire, le pas de côté, l’échappée.

 

 

Vivre la simplicité volontaire - La Décroissance, Pierre Thiesset

Dans un esprit de défense syndicale des personnes, on va noter qu’actuellement même les classes moyennes connaissent de plus en plus la pauvreté, vivent la crainte du chômage ou le subissent.Alors ce n’est pas le moment de prôner la baisse du temps de travail, le travailler moins pour vivre mieux. « On ne vit bien que si l’on a du pognon ».

Oui, peut-être ; mais réalise-t-on que nombreux avantages acquis par et dans la société occidentale le furent grâce à une exploitation de matières premières à bas coût dans les contrées colonisées ? Nous ne rappelons pas assez la phrase attribuée à Gandhi : « Vivre simplement pour que d’autres puissent simplement vivre ! ». Il y a une justice sociale universelle qui ne peut que tenir compte de tous les hommes qui vivent sur toutes les terres.

Alors, à cela, on va objecter : « oui, ce sont des arguments de bobos, moi, à l’ACO, par exemple, je rencontre, des gens qui ont besoin d’argent pour vivre, ils n’en veulent pas moins, mais plutôt plus ! Alors, leur parler de pauvreté, de vie simple, sobre… c’est bon pour les intellectuels qui n’ont aucun souci en leur fin de mois. »

D’une façon générale, l’Église ne souhaite pas aborder les questions de la décroissance volontaire par crainte de ne pas être suivie par celles et ceux qui subissent la récession. Elle continue alors à développer dans ces déclarations le concept de développement durable. Par exemple, dans le très officiel site de la Conférence des évêques de France :

« Nos sociétés sont aujourd’hui confrontées au défi majeur d’imaginer et de mettre en place un développement durable et viable pour les générations présentes et futures. Ce défi appelle une transition radicale au niveau écologique et au niveau sociétal… Nous proposons des repères de fond pour faire avancer la « conversation » entre tradition chrétienne et développement durable ainsi que des pistes concrètes en faveur d’un mode de vie plus respectueux de l’environnement et plus solidaire ».

Seulement, toutes  les recherches sérieuses l’affirment, le développement durable est une supercherie, comme l’affirme désormais Dominique Bourg. Voir ici et ici pour plus de données  sur le non-développement durable.

 

Les atouts de la question climatique

Quoi qu’il en soit, même s’ils demeurent dans le contexte du système capitaliste, les évêques catholiques abordent la question de l’écologie et de ses conséquences en cas de non-respect des données fondamentales de la terre. Ils en parlent à propos du climat. Si l’idée d’une nécessaire décroissance ne passe pas, celle de baisse du Climat fait recette. Pour s’en convaincre, il suffit de regarder les nombreuses déclarations de ce temps de Carême : jeûnes pour le Climat.

Je conclus : Paysans, ouvriers, intellectuels, riches, pauvres, blancs, noirs, jaunes, syndiqués ou non,  la vie simple est une chance pour le bonheur de tous. C’est en ne suivant pas ce chemin que les plus pauvres seront maintenus dans la misère. Changeons le système, pas le climat. D’après reporterre, l’Église aurait enfin compris. Mieux vaut tard que jamais. « Subitement, les Français se réveillent sur la question à cause du sommet de Paris », renchérit le père Antoine Sondag, directeur depuis 2013 du Service national de la Mission universelle de l’Église. Voir le texte de reporterre. Je vais suivre…

 

Dans un esprit de défense syndicale des personnes, on va noter qu’actuellement même les classes moyennes connaissent de plus en plus la pauvreté, vivent la crainte du chômage ou le subissent.Alors ce n’est pas le moment de prôner la baisse du temps de travail, le travailler moins pour vivre mieux. « On ne vit bien que si l’on a du pognon ».

Oui, peut-être ; mais réalise-t-on que nombreux avantages acquis par et dans la société occidentale le furent grâce à une exploitation de matières premières à bas coût dans les contrées colonisées ? Nous ne rappelons pas assez la phrase attribuée à Gandhi : « Vivre simplement pour que d’autres puissent simplement vivre ! ». Il y a une justice sociale universelle qui ne peut que tenir compte de tous les hommes qui vivent sur toutes les terres.

Alors, à cela, on va objecter : « oui, ce sont des arguments de bobos, moi, à l’ACO, par exemple, je rencontre, des gens qui ont besoin d’argent pour vivre, ils n’en veulent pas moins, mais plutôt plus ! Alors, leur parler de pauvreté, de vie simple, sobre… c’est bon pour les intellectuels qui n’ont aucun souci en leur fin de mois. »

D’une façon générale, l’Église ne souhaite pas aborder les questions de la décroissance volontaire par crainte de ne pas être suivie par celles et ceux qui subissent la récession. Elle continue alors à développer dans ces déclarations le concept de développement durable. Par exemple, dans le très officiel site de la Conférence des évêques de France :

« Nos sociétés sont aujourd’hui confrontées au défi majeur d’imaginer et de mettre en place un développement durable et viable pour les générations présentes et futures. Ce défi appelle une transition radicale au niveau écologique et au niveau sociétal… Nous proposons des repères de fond pour faire avancer la « conversation » entre tradition chrétienne et développement durable ainsi que des pistes concrètes en faveur d’un mode de vie plus respectueux de l’environnement et plus solidaire ».

Seulement, toutes  les recherches sérieuses l’affirment, le développement durable est une supercherie, comme l’affirme désormais Dominique Bourg. Voir ici et ici pour plus de données  sur le non-développement durable.

 

Les atouts de la question climatique

Quoi qu’il en soit, même s’ils demeurent dans le contexte du système capitaliste, les évêques catholiques abordent la question de l’écologie et de ses conséquences en cas de non-respect des données fondamentales de la terre. Ils en parlent à propos du climat. Si l’idée d’une nécessaire décroissance ne passe pas, celle de baisse du Climat fait recette. Pour s’en convaincre, il suffit de regarder les nombreuses déclarations de ce temps de Carême : jeûnes pour le Climat.

Je conclus : Paysans, ouvriers, intellectuels, riches, pauvres, blancs, noirs, jaunes, syndiqués ou non,  la vie simple est une chance pour le bonheur de tous. C’est en ne suivant pas ce chemin que les plus pauvres seront maintenus dans la misère. Changeons le système, pas le climat. D’après reporterre, l’Église aurait enfin compris. Mieux vaut tard que jamais. « Subitement, les Français se réveillent sur la question à cause du sommet de Paris », renchérit le père Antoine Sondag, directeur depuis 2013 du Service national de la Mission universelle de l’Église. Voir le texte de reporterre. Je vais suivre…

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