En conscience, le cri du silence manifeste l’urgence : Liberté, égalité, fraternité ! Justice universelle

Publié le par Michel Durand

Photo fournie le 4 mai 2015 par la marine italienne de femmes et enfants transférés sur le bateau militaire "Bettica" au large de la Sicile (AFP/-)

Photo fournie le 4 mai 2015 par la marine italienne de femmes et enfants transférés sur le bateau militaire "Bettica" au large de la Sicile (AFP/-)

Quand l’injustice est protégée par la Loi de l’État, le représentant de l’ordre public n’aura aucune crainte à appliquer cette loi injuste, même si sa conscience lui indique un autre chemin. Il me semble que toutes les lettres aux préfets, toutes les revendications du petit citoyen pour obtenir une juste application des droits humains fondamentaux demeurent vaines puisque le « fonctionnaire » est dans son bon droit. Si petit soit-il, le pas de côté en ce domaine s’apparente à de la désobéissance civile. Or, en ce qui concerne le constat du non-accueil de l’Europe vis-à-vis des migrants, n’est-ce pas le recours à la désobéissance qui permettra de répondre favorablement à l’appel de la conscience ? L’Europe qui n’a demandé aucune permission en envahissant les terres étrangères de l’hémisphère sud s’installe dans une législation interdisant la présence de migrants qui souhaitent tout simplement vivre, ce qui ne leur est plus possible sur la terre de leur naissance exploitée par des puissances industrialo-économiques étrangères.  En conscience, les dispositions légales imposant un pouvoir de domination des puissants sur les faibles sont inacceptables ; elles ne respectent pas le minimum des droits fondamentaux de l’homme.

Cela, nous le savons tous. Mais, qui veut l’entendre ?

Le cri du silence que nous proposons avec les cercles de silence (à Lyon, le prochain est le 13 mai, 18 h 30, place des Terreaux), souhaite atteindre les tympans. Il n’est pas utile de crier. Tous savent. Mais il importe de manifester notre détermination. Le silence en impose.

Alors qu’il soutienne la demande de l’Italie que nous lisons presque chaque jour dans la presse : « L'Italie a une nouvelle fois relancé mardi 5 mai l'Union européenne en lui demandant de faire davantage face à l'afflux de migrants, après une énième tragédie en Méditerranée qui aurait fait une quarantaine de morts, selon les survivants ». « Ce samedi et dimanche, les unités de la marine militaire italienne et les gardes-côtes ont secouru, avec l’aide de plusieurs navires marchands, près de 6000 personnes ».

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Que font pendant ce temps, les préfets ? Ils envoient les services d’ordre pour expulser les migrants sans toits de leur abri précaire afin de les abandonner sur les trottoirs.

Il nous faut leur faire comprendre que cela n’est pas conforme à notre devise : Liberté, égalité, fraternité.

 

Invitation au cercle de silence : Lyon 13 mai, 18 h 30, place des Terreaux.

Publié dans Politique

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