En tous les domaines, se confier à l’Esprit Saint qui pousse à la rencontre de celles et ceux que l’air du temps marginalise

Publié le par Michel Durand

En tous les domaines, se confier à l’Esprit Saint qui pousse à la rencontre de celles et ceux que l’air du temps marginalise
En tous les domaines, se confier à l’Esprit Saint qui pousse à la rencontre de celles et ceux que l’air du temps marginalise

 

source de l'image : Radio Vatican, <plus d'info 

Comme cela apparaît avec évidence en ces pages, depuis bien longtemps je me suis peu investi dans le suivi des débats du Synode sur les défis pastoraux concernant la famille. Pourtant, accompagnateur spirituel d’une équipe Reliance, je ne fus jamais indifférent à ce que vivent les couples chrétiens vivant, suite à un échec douloureux, une nouvelle union. J’ai eu l’occasion d’en parler les années précédentes.

En fait, voilà plus d’un an que les questions soulevées par l’aveuglement des États devant la financiarisation du marché et la surexploitation de la terre qui engendrent des guerres, des déplacements de population, occupent majoritairement mes choix de lectures. La troisième guerre mondiale est engagée. Aussi, je me découvre plus inquiet de ces enjeux économico-politiques que de ce qui se passe à l’intérieure des familles. Par exemple, une cinquantaine de familles albanaises mises à la rue dans Bron mercredi dernier prend plus de place dans ma prière qu’une famille bien lotie qui regrette que l’Église ne reconnaisse pas son engagement à la suite de l’Évangile à cause d’un renoncement à une première union.

Quoi qu’il en soit de mes récentes méditations, je me réjouis de lire le discours final de François à la clôture de ce Synode et je me réjouis que sa pastorale d’ouverture l’ait emporté. Je me souviens de la joie des évêques du Concile, Elder Camara, Alfred Ancel, Léon-Joseph Suenens… qui expliquaient aux séminaristes que nous étions comment l’Esprit-Saint travaillait de l’intérieur les évolutions du Concile. Jean XXIII et Paul VI rencontraient de nombreux obstacles, l’Esprit continuait à tracer son sillon. François évoque dans son discours de clôture, cette même conviction de foi. « Le Seigneur… nous a accompagnés et nous a guidés ces derniers jours, avec la lumière de l’Esprit Saint ! »

« C’est cela l’Église, notre mère ! Et quand l’Eglise, dans la variété de ses charismes, s’exprime en communion, elle ne peut pas se tromper : c’est la beauté et la force du sensus fidei, de ce sens surnaturel de la foi qui est donné par l’Esprit Saint afin qu’ensemble, nous puissions tous entrer dans le cœur de l’Évangile et apprendre à suivre Jésus dans notre vie, et cela ne doit pas être vu comme un motif de confusion et de malaise ».

Faisant allusion aux échos médiatiques suscités par les discussions synodales, il dit : «Tant de commentateurs, ou de gens qui parlent, ont imaginé de voir une Église en conflit où une partie contre l’autre, en doutant même de l’Esprit Saint, le vrai promoteur et garant de l’unité et de l’harmonie dans l’Église. L’Esprit Saint qui au long de l’Histoire a toujours mené la barque, à travers ses ministres, aussi quand la mer était contraire et agitée et les ministres infidèles et pécheurs. Et comme je vous l’ai dit au début du Synode, c’était nécessaire de vivre tout cela avec tranquillité, avec paix intérieure aussi parce que le Synode se déroule cum Petro et sub Petro et que la présence du Pape est garantie pour tous. »

Ceci dit, le non accueil des migrants que nous vivons actuellement, ne sort pas de ma pensée. Aussi, pour terminer cette page, je dirais que j’attends de l’Église universelle (catholique) du Christ, cette même ouverture à l’adresse du frère étranger.

Pour sensibiliser les consciences de tous les élus, il faudrait que tous les militants qui donnent de leur temps pour trouver un toit aux expulsés s’unissent sans aucune faille, qu’ils soient croyants au Créateur ou athées. Les options politiques des uns et des autres varient. On dit que certains instrumentalisent les pauvres et les utilisent à leur idéologie. Est-ce suffisant pour refuser d’œuvrer avec ceux-ci ? J’ai constaté la méfiance de certains confrères face à mon engagement dans le début des années 2000 aux côtés des « activistes » de la Croix-Rousse. Je le constate encore aujourd’hui quand j’apprends que l’Église refuse de soutenir une Coordination urgence migrants, pourtant née de la volonté de chrétiens s’unissant à toutes bonnes volontés au bénéfice des migrants et que cette même Institution puisse mettre en place une Cellule Réfugiés Migrants du diocèse, strictement catholique.

Je reprendrai ce propos quand j’aurai plus de connaissance. Pour l’instant, je n’ai aucune information de première main, ce qui augmente en moi la colère de découvrir que l’on refuse le soutien d’une CUM qui se veut universelle dans son mode d’action auprès du pouvoir public afin de faire entendre efficacement la raison, et que l’on crée, en choisissant ses membres, une instance identique.

Luc 9, 46-50 s’éveille en ma mémoire. Je m’engage à étudier cette Bonne Nouvelle, à la méditer afin de la mettre en pratique :

Une discussion survint entre les disciples pour savoir qui, parmi eux, était le plus grand. Mais Jésus, sachant quelle discussion occupait leur cœur, prit un enfant, le plaça à côté de lui et leur dit : « Celui qui accueille en mon nom cet enfant, il m’accueille, moi. Et celui qui m’accueille accueille celui qui m’a envoyé. En effet, le plus petit d’entre vous tous, c’est celui-là qui est grand. »

Jean, l’un des Douze, dit à Jésus : « Maître, nous avons vu quelqu’un expulser des démons en ton nom ; nous l’en avons empêché, car il ne marche pas à ta suite avec nous. »

Jésus lui répondit : « Ne l’en empêchez pas : qui n’est pas contre vous est pour vous. »

Publié dans Eglise

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