En plaçant des femmes près du sanctuaire pour le lavement des pieds, François désobéissait au rite latin

Publié le par Michel Durand

En plaçant des femmes près du sanctuaire pour le lavement des pieds, François désobéissait au rite latin
En plaçant des femmes près du sanctuaire pour le lavement des pieds, François désobéissait au rite latin

Source de la photo 1     et 2

Un peu d’humour, en regardant les directives de la Congrégation romaine pour le culte divin et la discipline des sacrements. Selon les rites, us et coutumes de cette congrégation, j’étais (moi aussi) en désobéissance dans ma pratique du symbole du lavement des pieds à l’office eucharistique du jeudi saint.

Certes, curé en l’église Saint-Polycarpe, je n’ignorais pas que des prêtres, fidèles au rituel latin, respectaient la loi en interdisant à des filles le rôle d’enfant de Chœur. Alors, les femmes ! Je l’ai vu, il y a à peine quatre mois dans une église de la région lyonnaise.

Rappelons le vocabulaire d’une église : sanctuaire, chœur, nef, atrium

Dans le sanctuaire d’une église, espace sur lequel est posé l’autel, symbole du Christ, les femmes ne peuvent pénétrer. En effet, seuls les hommes, vêtus d’aubes blanches (ou de soutanes noires avec surplis blancs), peuvent accéder à ce lieu saint. Les garçons entrent dans cette catégorie. Vêtus d’aubes ils sont acolytes, thuriféraires, porte croix, porte livre, etc….

Les femmes ne peuvent prendre place au plus proche de l’autel que dans le chœur (espace où l’on chante), situé devant le sanctuaire. J’ai remarqué ces derniers temps que des petites filles habillées de capes blanches (elles ne peuvent porter les aubes des garçons) se trouvaient en cet endroit. Elles avaient pour tâche de distribuer des feuilles aux fidèles rassemblées dans la nef. Jamais, elles ne franchissaient la « table de communion » qui signale le sanctuaire, lieu saint réservé aux hommes.

Eh bien, figurez-vous que dans l’église Saint-Polycarpe ou dans l’église de la Sainte-Famille, en tant que curé, président de la célébration, je demandais à des femmes de s’approcher du sanctuaire, en tout temps, mais précisément le soir du jeudi saint pour y vivre le rite du lavement des pieds. Je désobéissais donc à la Commission des rites. Je viens de l’apprendre en lisant qu’il est demandé par ladite Congrégation que « la rubrique selon laquelle les personnes choisies pour recevoir le Lavement des pieds devront être des hommes ou jeunes hommes, soit modifiée afin qu’à partir d’aujourd’hui, les pasteurs de l’Église puissent choisir les participants au rite parmi toutes les personnes membres du Peuple de Dieu ». Il m’a fallu relire plusieurs fois, cette phrase que je ne trouve pas vraiment écrite en toute clarté.

Radio Vatican explicite : « Le jeudi Saint, les femmes pourront, elles aussi, être choisies pour le rite du lavement des pieds. La Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements a publié, jeudi 21 janvier 2016, le décret confirmant ce changement du Mandatum. Un symbole en cette Année sainte de la Miséricorde. Dans une lettre datant du 20 décembre 2015, le Pape avait fait part de cette décision au cardinal Robert Sarah, le président du dicastère. »

Ouf, je respire mieux. Ma désobéissance n’était que l’anticipation de ce qui est juste.

Ce décret, publié jeudi 21 janvier, précise que les prêtres, comme je l’ai toujours pratiqué, pourront choisir des hommes ou des femmes, des personnes jeunes ou âgées, saines ou malades, des clercs, des consacrés ou des laïcs, qu’il soit mariés ou célibataires: «un groupe de fidèles qui représente la variété et l’unité des chaque portion du Peuple de Dieu».

Pour plus d’information, venir ici.

Publié dans Eglise

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