On ne doit pas refuser une demeure fixe à des étrangers qui, chassés de leur patrie, cherchent une retraite

Publié le par Michel Durand

On ne doit pas refuser une demeure fixe à des étrangers qui, chassés de leur patrie, cherchent une retraite
On ne doit pas refuser une demeure fixe à des étrangers qui, chassés de leur patrie, cherchent une retraite

 

le Mardi 28 juin 2016, Pau a connu son 100ème CERCLE DE SILENCE, Place Clemenceau, de 18 h à 19 h

Rejoignez-nous, même pour quelques instants
contre l’enfermement des migrants
dans les centres de retention administrative
pour le respect pour tous,  des droits  humains
en solidarité avec les migrants  ou roms menaces d’expulsion
pour une terre plus fraternelle

Que dire après 8 années et 4  mois ?

En ce qui concerne la politique migratoire, nul changement, une classe politique européenne bien assise dans son fauteuil, indifférente aux malheurs du monde, sans trop se préoccuper du pourquoi de tous ces déplacements, sans trop se poser la question du : que faire à la source pour que les populations vivent mieux chez elles… pour pouvoir en faire profiter leurs Pays ?

Tous ces enfants… ces femmes… ces hommes… qui errent dans le plus grand et affligeant  dénuement dans des conditions ou leur dignité est mise à mal.
Dans une Europe dite « ouverte » mais dont toutes les portes se sont fermées.
L’enfermement ou la mort sont-ils le seul avenir pour tous ces déplacés ?

C’est intolérable !

« Ils ne nous prennent rien,
Lorsqu’ils ouvrent les mains,
Ce n’est pas pour supplier,
C’est pour nous offrir
Le rêve d’Europe que nous avons oublié. » 

Le Cri de notre Silence n’arrive pas aux oreilles de nos politiques !

LE DROIT D’ASILE INTERNATIONAL, selon la Convention  de Genève  du 28/08/51

Est Demandeur d’Asile toute personne, craignant avec raison d’être persécutée du fait de sa race, de sa religion, de sa nationalité, de son appartenance à un certain groupe social ou de ses opinions politiques, qui se trouve hors du pays dont il a la nationalité, et qui ne peut on ne veut en raison de cette crainte, se réclamer de la protection de ce pays ainsi qu’à celle qui est persécutée pour son action en faveur de la liberté.

Article L 712-1

Est admise au bénéfice de la PROTECTION SUBSIDIAIRE toute personne exposée dans son pays à l’une des  menaces graves suivantes :

La  Peine de Mort – la Torture – des peines ou traitements inhumains ou dégradants – une menace grave, directe et individuelle contre sa vie ou sa personne en raison d’une violence généralisée résultants d’une situation de conflit armé interne ou international.

Qui sont-ils ?

Des hommes, célibataires, pères de familles, des femmes, de plus en plus souvent seules avec enfants, des familles avec des malades, des mineurs isolés, des personnes souvent qualifiées, croyants ou pas, de toutes religions, venus de tous les continents

Chaque personne, chaque famille est porteuse d’une histoire singulière, sa trajectoire  est aussi le fruit  de l’Histoire sociale, politique, économique de son pays et de l’international.
L’exil comme déchirure / rupture / souffrance. L’exil aussi porteur d’espérance, d’accueil, de rencontre, d’enrichissement mutuel, de jeunesse.
La  majorité des réfugiés/déplacés se trouve dans des camps en Afrique et au Moyen Orient.
Des camps qui ne permettent plus d’espérer l’asile dans un autre pays.
Ex. les Palestiniens, les Sarahouis  vivent depuis plus de 40 ans ainsi
Les populations fuient en priorité vers les pays voisins.
Le Liban a accueilli plus d’1 M de Syriens
Les Mouvements se font surtout du SUD vers le SUD même s’il y a une augmentation importante de demandes en Europe

« On ne doit pas refuser une demeure fixe à des  étrangers qui, chassés de leur patrie, cherchent une retraite, pourvu qu’ils se soumettent au gouvernement établi, et qu’ils observent toutes les prescriptions nécessaires pour prévenir les séditions. (…) C’est le propre des barbares de repousser les étrangers »

Hugo GROTIUS  (1583-1645)

L’Accueil des réfugiés n’est pas un acte de générosité, c’est une obligation pour la France

Robert BADINTER

Publié dans Politique, Anthropologie

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