Quand on parle de mariage à l’Eglise, il faudrait cerner la force du sacrement, le distinguer d’une bénédiction d’union publiée

Publié le par Michel Durand

Quand on parle de mariage à l’Eglise, il faudrait cerner la force du sacrement, le distinguer d’une bénédiction d’union publiée
Quand on parle de mariage à l’Eglise, il faudrait cerner la force du sacrement, le distinguer d’une bénédiction d’union publiée

Mois de juin. C’est l’été. Le temps des mariages civils et religieux est arrivé.

François en pasteur averti ne se ferme pas les yeux devant la réalité. Je souscris à ces paroles et, me promenant sur la toile je constate que les partisans de la juste et bonne doctrine en profitent pour pousser le pape dans le camp des inacceptables.  Francesca de Villasmundo est profondément scandalisé : « La position du pape François peut donc se résumer ainsi : il vaut mieux un concubinage fidèle à un mariage trop rapide ! Si un mariage trop rapide, pour convenances sociales, sans liberté de choix, sans connaissances approfondies, est réellement une erreur que les pasteurs doivent éviter et combattre, et le pape a raison de le souligner, permettre le concubinage est bien plus grave cependant, car c’est accepter que deux baptisés vivent dans un état de péché mortel quotidien. Et reconnaître à cet état peccamineux une grâce sacramentelle, comme dans un vrai mariage catholique, parce qu’il y a là un amour humain durable et fidèle est un mensonge diabolique qui ne peut engendrer qu’encore plus de laxisme moral, de désordres familiaux et de décadence dans une société déjà bien permissive. Et envoyer bien des âmes en enfer… Là, les paroles du pontife romain sont un scandale ! Mais bien dans la ligne de Vatican II qui, en inversant les fins du mariage et en faisant de l’amour humain le fondement de l’union matrimoniale, a ouvert les portes à l’augmentation des séparations et des divorces et à la crise de fidélité actuelle ».

Certes, je ne devrais pas faire de pub pour ces tendances dogmatiques sans aucune conscience pastorale. Si j’en parle, c’est pour souligner l’importance pastorale de l’accompagnement des gens tels qu’ils sont sans chercher à les soumettre à des lois d’un autre monde. Il ne convient pas de vouloir que les gens soient comme on aimerait qu’ils soient. En déplaise à quelques bons catholiques, écoutons François. Les époux que nous rencontrons pour le sacrement de mariage, ne comprendront la force du sacrement attaché au mariage chrétien que si nous cheminons avec eux.

« “La grande majorité des mariages sont nuls”, parce que les jeunes qui se marient à l'Église ne se rendent pas compte du sens de cet engagement à vie…  (Je pense qu’il s’agit du sacrement et non du mariage en tant que tel ; car l’union des époux est bien réel, même avant la cérémonie).

… “parce que les jeunes disent "oui, pour toute la vie", mais ils ne savent pas ce que cela signifie”. Les jeunes "ne savent pas ce qu'ils disent parce qu'ils ont une autre culture. Ils ont de la bonne volonté, mais ils n'ont pas la conscience"…

En fait, beaucoup de mariages qui se célèbrent de nos jours le sont en présence des enfants. Selon ce que j’observe, ce sont les enfants eux-mêmes qui présentent à leurs géniteurs, les alliances, signe visible du sacrement de mariage. On ne cache pas les enfants qui sont fiers du mariage de leurs parents.

« Ne pas dire tout de suite "Pourquoi tu ne te maries pas à l'Église", a recommandé François, aux nombreux prêtres présents : « Non, accompagnez-les ; attendre et faire mûrir la fidélité ». « Pourtant, vraiment, je dis que j'ai vu tant de fidélité dans ces cohabitations, tant de fidélité », a observé l'ancien archevêque de Buenos Aires. « Je suis sûr que ceci est un vrai mariage, ils ont la grâce du mariage justement par la fidélité qu'ils ont ».

Vous avez le temps de lire ! Alors je vous invite à poursuivre en vous rendant sur le site de Blogs ouest-France de François Vercelletto.

Si l’auteur de cette page conclut par l’interrogation, personnellement, j’affirme : il vaut mieux de ne pas se marier à l'Église et cohabiter fidèlement avec amour, plutôt que de se marier à l'Église par pure convention sociale. La fidélité et l'amour dans le mariage ne sont pas des valeurs exclusivement catholiques - Dieu merci - et le pape nous le rappelle avec raison. La réalité du sacrement, la mission reçue par les époux à l’occasion de cet engagement dans la fidélité pourront s’approfondir et s’épanouir. Cet aspect apostolique, missionnaire du sacrement, n’est pas assez abordé dans ce que j’ai lu. C’est regrettable, car le sacrement plus qu’une bénédiction est une mission. Il est question de montrer l’amour infini de Dieu envers tous.

Les nombreux commentaires qui suivent semblent également ignorer la force du sacrement, de la mission reçue en cette cérémonie. Mais, que je sois honnête ; je n’ai pas tout lu. Je trouve que ces rapides commentaires pêchent souvent par manque de réflexion et de connaissance de celles et ceux qui écrivent.   

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