​​​​​​​La Terre n’est pas un « bien économique », mais un « espace sacré » avec lequel nous interagissons

Publié le par Michel Durand

​​​​​​​La Terre n’est pas un « bien économique », mais un « espace sacré » avec lequel nous interagissons

Cycle de conférences Chaire Jean Bastaire
Les mardis de 18 h 30 à 20 h
18 octobre 2016, 8, 15, 22, 29 novembre 2106
Université Catholique de Lyon 23 place Carnot - 69002 Lyon

La réception de l'encyclique Laudato si' dans la militance écologique *

Laudato si' une encyclique pour les peuples premiers ?

Mardi 29 novembre 2016 - 18h30-20h30

Florence Leray, Professeur de   philosophie, journaliste spécialisée dans les questions écologiques et Rédactrice en chef du Bulletin de l’Institut métapsychique international (IMI)

Florence Leray, qui a vécu au Mexique avec les Indiens Lacandon, s'intéresse particulièrement à la manière dont les peuples premiers peuvent nous inspirer pour repenser notre rapport au monde. Dans l'encyclique Laudato si', le pape François lui-même fait référence aux communautés aborigènes qui considèrent la Terre non pas comme un « bien économique », mais comme un « espace sacré » avec lequel nous interagissons. À la lumière de Martin Heidegger et de Philippe Descola, Florence Leray propose de repenser la question des limites et le clivage entre l'homme et la nature. Par-delà l'heuristique de la peur, est-il possible aujourd'hui de concevoir une pensée du lien, plus propice à susciter l'enthousiasme ?

* Parmi les événements qui ont marqué l'actualité de l'écologie en 2015, il y a eu la COP 21 et l'encyclique Laudato si' du Pape François. Ces deux événements ont fait à leur manière l'objet d'un engouement certain dans les milieux de militance écologique. Le premier pour susciter l'intérêt du public pour les enjeux du réchauffement climatique, le second aussi, mais avec un certain effet de surprise : les catholiques ne sont pas si étrangers qu'il n'y paraît aux enjeux écologiques.
Le pape François l'a clairement signifié, son encyclique avait pour but de sensibiliser les chrétiens aux enjeux de la COP 21 en montrant comment le souci de la planète était une dimension pleine et entière découlant de la foi chrétienne. Par la pertinence de ses propositions et par la crédibilité de ses analyses appuyées sur les références scientifiques les mieux établies, l'encyclique du Pape François a été accueillie avec une bienveillance parfois critique, dans les milieux de militance écologique. Ce cycle de conférences de la Chaire Jean Bastaire, organisé en partenariat avec l'association lyonnaise Chrétiens et Pic de Pétrole, propose d'explorer cette réception de l'encyclique avec des personnalités issues de ces courants.

Ci-dessous, la conférence précédente :

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