Ô Verbe, Ô Christ,  laisse venir en nous un rayon de ta lumière, celle de la fraternité et nous avancerons sur les chemins de ta fraternité

Publié le par Michel Durand

Ô Verbe, Ô Christ,  laisse venir en nous un rayon de ta lumière, celle de la fraternité et nous avancerons sur les chemins de ta fraternité

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Est-ce vraiment vrai ? : « Toi aussi, petit enfant, tu seras appelé prophète du Très-Haut ; tu marcheras devant, à la face du Seigneur, et tu prépareras ses chemins, pour donner à son peuple de connaître le salut par la rémission de ses péchés, grâce à la tendresse, à l’amour de notre Dieu, quand nous visite l’astre d’en haut, pour illuminer ceux qui habitent les ténèbres et l’ombre de la mort, pour conduire nos pas au chemin de la paix ». (Luc 1, 67… 79)

XXIe siècle. L’astre est venu. Où est la paix ? Les évènements troublent notre adhésion au Dieu clément et miséricordieux. Nos vœux sont d’autant plus des souhaits de Paix, que celle-ci manque. Dieu tout puissant et plein de miséricorde, les hommes, les chefs des hommes préfèrent la guerre à la fraternité. Que fais-tu ?

Tous ces jours ma pensée est pleine de cette mise en question de la promesse divine. Les éditoriaux des revue relatent ce doute, ainsi, Jean-Pierre Denis dans « La Vie » : « “Les bottes qui frappaient le sol, et les manteaux couverts de sang, les voilà tous brûlés : le feu les a dévorés.” Le poème est magnifique. Mais depuis qu’elle a été écrite, il y a presque trois millénaires, la prophétie d’Isaïe a souvent dû rencontrer un certain scepticisme. Notre pesante époque ne fera pas exception. La paix ? La justice ? Tu parles ! Il semble presque impossible d’écrire un éditorial sur la Nativité alors que Berlin pleure les victimes d’un attentat sanglant, que la Syrie est écrasée sous la violence ou que des familles dorment dans nos rues. Pourtant, le message de Noël, c’est justement la foi dans l’impossible. Ou plutôt cet impossible qui travaille au cœur de la foi et qui un jour se révèle, avec la clarté d’une étoile visible à l’œil le moins averti. Il vient, Il est venu, le Prince de paix. Par Lui, selon la promesse même qu’Il nous fera, « tous les artisans de paix seront appelés fils de Dieu ». (20/12/2016)

C’est alors que je reçois cette prière d’un confrère pradosien, André Etcheverry (11 décembre 2016) :

  • « Ô Verbe, Ô Christ, que tu es beau, que tu es grand » :

aux foules qui te suivent, tu montres en paroles et en actes, une fraternité nouvelle.
Tu rétablis dans leur dignité les malades, les précaires, les étrangers ;
Tu reconnais et valorises leur foi.
Tu fais place aux enfants, aux femmes, aux exclus.
Tu bouscules les convenances ;

Tu fais bouger les lignes : « ma mère, mes frères, ce sont ceux qui écoutent la parole de Dieu, et qui la mettent en pratique » (Lc 8, 21).
Donne-moi, donne-nous d’être plus attentifs à tes paroles, à tes actes.
Donne-nous de les assimiler pour conformer nos vies au dessein d’Amour du Père.
Mets en nous ton Esprit.

Mets en nous les mêmes dispositions que celles des enfants.

  • « Ô Verbe, Ô Christ, que tu es beau, que tu es grand » :

chez toi, la fraternité n’est pas l’uniformité.
L’équipe des 12 en témoigne dans la diversité des caractères, des activités, des parcours.

Tu les formes à la fraternité quand ils se mettent en concurrence entr’eux,
quand viennent les accrochages, les comparaisons malsaines ;
à Pierre , interrogatif sur le devenir de Jean, tu réponds :
« que t’importe ? Toi suis-moi » (Jn 21, 22).
Et ailleurs : « que le plus grand parmi vous prenne la place du plus jeune,
Et celui qui commande, celle de celui qui sert » (Lc 22, 26)

  • « Ô Verbe, Ô Christ », tu ouvres des chemins possibles de pardon :

« quand vous êtes en prière (Mc 11, 25) si vous avez quelque chose contre quelqu’un,
pardonnez, pour que votre Père qui est aux cieux vous pardonne aussi vos fautes ».
Tu nous révèles sans cesse la bienveillance, la miséricorde du Père
pour que nous nous laissions guider plus loin que nos rancœurs et nos susceptibilités.
Il est là le Royaume de Dieu, rude parfois, exigeant souvent,
mais toujours à notre portée, si nous y consentons.

  • « Ô Verbe, Ô Christ », renouvèle nos manières de vivre la fraternité

partout où nous vivons : en famille, aux quartiers,  dans nos associations,
nos équipes, nos communautés chrétiennes.

  • «Ô Verbe, Ô Christ,  laisse venir en nous un rayon de ta divine lumière »,

celle de la fraternité. Ravive notre élan ; alors, nous pourrons avancer
sur les chemins de ta fraternité. Nous serons tes témoins crédibles,
appréciés, reconnus par nos compagnons de route.

                                                                                 

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