L’art bouddhiste croise la problématique des monothéismes et fait écho avec l’art motivé par la nécessité de vivre le rapport avec l’absolu

Publié le par Michel Durand

Augustin Frison Roche, Axis Mundi, 2017.
Augustin Frison Roche, Axis Mundi, 2017.

Augustin Frison Roche, Axis Mundi, 2017.

Après la conférence sur Manessier, par Valérie Buisine, docteure en théologie : Histoire d’une conversion religieuse et picturale, Damien Brohon, enseignant en arts plastiques et en méditation, a présenté La fidélité - clé de lecture pour un dialogue entre art et spiritualité à la lumière du bouddhisme.

 

En voici la présentation sur son site

L’art n’est-il pas une trahison de l’absolu ? Comment peut-il être fidèle à ce qui, par essence, échappe à toute représentation ? Et pourtant, certaines œuvres d’art n’ont-elles pas la capacité paradoxale de suggérer l’absolu ?

Les diverses formes de l’art bouddhiste (depuis l’aniconisme des temps premiers, jusqu’à l’art du Zen et du Vajrayana) sont autant de réponses en acte à ces questions. Ces différentes traditions artistiques ont en commun de se vouloir d’abord fidèles à l’absolu non en tentant de le représenter (ce qui serait vain), mais en offrant au regardeur une expérience contemplative, approche directe et vécue de la transcendance.

Se faisant, l’art bouddhiste croise la problématique des monothéismes quant à la question des images et fait écho avec la manière dont nombre d’inventions de l’art moderne (l’art abstrait par exemple) ont été motivées par la nécessité de réinstaurer un rapport vivant avec l’absolu.

 

On peut également lire l’évocation faite après la rencontre. Suite à la conférence à la biennale d’art sacré actuel

Dialoguant avec Damien Brohon, je pense que je pourrais mettre en ce lieu le principal de son exposé. Je partage largement son approche de l’art et du spirituel et aimerai vous la faire connaître.

Damien a également apprécié les échanges de cette soirée. Il souhaite que l’on se rencontre de nouveau. Je le souhaite également et je pense que ce serait bien de le faire sans attendre la prochaine biennale.

 

Voici ce qu’il a écrit à Franck, commissaire de cette édition : « Encore merci de votre invitation à participer à ce cycle de conférence autour de la BASA. Merci de faire vivre cet événement qui nous offre de si belles occasions de trouver, dans l'art, des ressources si essentielles.

J'ai beaucoup apprécié votre accueil et la richesse des échanges qui ont suivi la conférence…

Bien sûr, je serais très heureux de participer à une prochaine édition de la BASA; je peux parler du  bouddhisme, mais pas seulement ; mon sujet est surtout le lien entre art et spiritualité dans un sens plus large. Cela nous donnera l'occasion d'échanger plus longuement…

 

Et il m’adressa ce courriel :

« J'ai trouvé vos interventions très pertinentes et profondes l'autre soir. Je comprends mieux pourquoi à la lecture de votre blogue (que je viens de partager sur Facebook) ! Je trouve votre engagement très inspirant. Cela donne du courage ! 

Bien à vous. »

Publié dans Art

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