Nous ne pouvons servir Dieu et Mammon. L’arrogance de l’argent procède du monde.  La racine de tous les maux est la soif de l’argent

Publié le par Michel Durand

Nous ne pouvons servir Dieu et Mammon. L’arrogance de l’argent procède du monde.  La racine de tous les maux est la soif de l’argent

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Falk Van Gaver, rappelle dans ses écrits la fondamentale vocation de tous les chrétiens à la pauvreté. 

J’en parle aujourd’hui pour présenter son ouvrage paru en septembre au édition du Cerf : Christianisme contre capitalisme, qui présente ainsi l’ouvrage :

« Aime ton prochain comme toi-même », nous dit l’Évangile. Cette maxime, notre monde l’a oubliée. Soumise à la finance, à la puissance du capitalisme et à l’oligarchie des traders, l’économie n’obéit plus qu’à une logique de rentabilité. Et nous n’obéissons plus qu’à l’économie.

Falk van Gaver s’insurge contre un marché devenu fou et rappelle le premier devoir des chrétiens : protéger les pauvres. Des mouvements anarchistes du XIXe siècle, inspirés par Proudhon, à l’écologie chrétienne du XXIe, défendue par le pape François, en passant par la Théologie de la libération du XXe, dont un de ses illustres représentants, Oscar Romero, a été assassiné en pleine messe par des militaires, c’est l’histoire de la défense des opprimés qui nous est ici contée.

Un livre salutaire, qui sonne le branle-bas pour une humanité retrouvée. « Vous ne pouvez servir Dieu et l’Argent. » De quel côté êtes-vous ?

Journaliste, essayiste, diplômé de l’Institut d’Études politiques de Paris, Falk van Gaver a notamment publié : Anarchrist : une histoire de l’anarchisme chrétien (2015).

Il rend compte si fidèlement de l’Evangile que je me demande comment et pourquoi il affirme aux journalistes avec qui il s’entretient, qu’il a perdu la foi ; je suppose en la résurrection, en la création de l’univers par Dieu créateur. 

Sa lecture de la Révélation chrétienne ne serait-elle que morale orientant des modes de vie marquée de simplicité, de sobriété, sans aucune dimension mystique ? J’aimerai bien rencontrer M. Falk van Gaver pour parler avec lui de transcendance. J’aimerai bien, par exemple, visiter en sa compagnie l’actuelle biennale d’art sacré actuel : profond retournement où je ressens que tous les artistes plasticiens expriment leur perception d’une nécessaire alternative face à un monde aveuglé ignorant les inévitables limites. 

Falk van Gaver explique que le message de l’Evangile nous demande « d’aller concrètement, tout en répondant aux vrais besoins des siens si on a charge de famille par exemple, vers la pauvreté spirituelle par la pauvreté matérielle, c’est-à-dire par la simplicité volontaire, par la décroissance matérielle individuelle, familiale, mais aussi collective, sociale… — condition de la croissance spirituelle ».

Selon lui, « Il y a dans l’Évangile une nette condamnation du système de l’argent, de l’argent comme système économique, social, politique, que l’on retrouve chez les Pères de l’Église, qu’ils soient Grecs ou Latins ». 

Evoquant Laudato si, il dit : « ce qui compte aujourd’hui, c’est que l’Église catholique, première institution religieuse du monde par le nombre de baptisés, et plus largement les confessions chrétiennes ou le « christianisme », première confession religieuse mondiale par le nombre de fidèles, aient intégré et intègrent toujours davantage le paradigme écologique — en le motivant et le modulant et en l’enrichissant dans leurs propres traditions ».

 

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