Pour que l’accueil des migrants entre dans la politique des élus, nous devrions être mille fois plus nombreux à le souhaiter et le crier

Publié le par Michel Durand

Pour que l’accueil des migrants entre dans la politique des élus, nous devrions être mille fois plus nombreux à le souhaiter et le crier
Cercle de silence du 14 février 2018 avec les nouvelles bannières. 
Cercle de silence du 14 février 2018 avec les nouvelles bannières. 
Cercle de silence du 14 février 2018 avec les nouvelles bannières. 
Cercle de silence du 14 février 2018 avec les nouvelles bannières. 

Cercle de silence du 14 février 2018 avec les nouvelles bannières. 

Mercredi 14 février 2018, mercredi des Cendres (l’entrée dans le carême qui invite au jeûne et au partage), nous n’avons jamais été plus d’une trentaine réunis tous ensemble en cercle de silence. Des gens sont restés quelques minutes répondant à l’appel à rejoindre le cercle. 200 tracts ont été distribués. Cela fait peu face à l’ampleur du problème. Ampleur ? 
Il n’y a quand même pas invasion massive. Nombreux sont les observateurs à signaler que, vu l’ensemble de la population européenne, l’accueil de migrants représente un petit pourcentage. Certes, je devrais donner des chiffres pour prouver que, partagé entre nous tous, l’accueil des « migrants par détresse » est réaliste. Je sais que cela est possible à condition de dépasser nos égoïsmes. C’est, du reste ce que j’ai répondu à un iranien s’étonnant de voir que l’on militait en faveur des « sans-papiers ». 

Fançois écrit : « Demandons-nous donc : comment la charité se refroidit-elle en nous ? Quels sont les signes qui nous avertissent que l’amour risque de s’éteindre en nous ? Ce qui éteint la charité, c’est avant tout l’avidité de l’argent, « la racine de tous les maux » (1Tm 6, 10) ; elle est suivie du refus de Dieu… Tout cela se transforme en violence à l’encontre de ceux qui sont considérés comme une menace à nos propres « certitudes » : l’enfant à naître, la personne âgée malade, l’hôte de passage, l’étranger, mais aussi le prochain qui ne correspond pas à nos attentes ». L’égoïsme engendre la peur, le repli sur soi et le rejet de la différence. Alors on construit des barrières le long des prétendues frontières et on pousse les familles dans la rue leur expliquant que, selon la loi, aucun accueil avec hébergement n’est possible. 


Hélas, nous ne sommes pas assez nombreux pour obtenir le réchauffement de cœurs aptes à accueillir. Pourtant, chaque jour les informations informent. Des films sortent. Personne ne peut ignorer les famines et guerres qui poussent les migrants hors de chez eux.
Nous ne sommes pas assez nombreux sur les places à en appeler à la conscience de tous pour que soient respectés les droits élémentaires des exilés.  Je pense qu’il est encore temps de signer la pétition lancée par Geneviève Iacono

Et, même si des critiques estiment que Ai Weiwei avec Human Flow ne pose pas avec exactitude le problème voir ce documentaire est utile. Lire la critique de Le Figaro, celle de Libération, de libre Belgique. 
 

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