Christ s’est totalement offert. Nous comprenons son don et avons la joie de recevoir de lui le salut déjà rencontré dans un repas partagé

Publié le par Michel Durand

Fêtes des voisins, place de Croix-Paquet

Fêtes des voisins, place de Croix-Paquet

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Pour les riverains (personne habitant ou travaillant) dans le bas des pentes de la Croix rousse. Retrouvons nous à partir de 19h place Croix Paquet pour un apéro de quartier sur le principe de la fête des voisins : chacun apporte quelque chose à partager. L'association fournit les tables, verres…

Exode 24, 3 – 8 : Tout ce que le Seigneur a dit, nous le mettrons en pratique, nous y obéirons.

Psaume 115 (116), 12-13, 15-16, 17-18 : J'élèverai la coupe du salut, j'invoquerai le nom du Seigneur

Hébreux 9, 11 – 15 : en répandant, non pas le sang des animaux, mais son propre sang : il a obtenu ainsi une libération définitive.

Marc 14, 12-16. 22- 26 : Ceci est mon sang, le sang de l'Alliance, répandu pour la multitude.

Pieter Pourbus. La dernière Cène. 1548. Bruges. Groningue Museum.

Pieter Pourbus. La dernière Cène. 1548. Bruges. Groningue Museum.

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Il y eut un soir de la semaine, ou il y aura un soir - fête des voisins - où des tables sont dressées dans la cour de l’immeuble, sur le trottoir ou sur la plus proche petite place. Des habitants apportent des plats préparés à la maison. Ils apportent aussi des boissons.

Le vendredi 25 mai dans un espace public des berges de Rhône, des tables étaient dressées pour un repas partagé afin de fêter en musique les participants de la Marche solidaire, Vintimille-Calais/Londres, organisée par l’Auberge des migrants. Chacun apporte un plat préparé à la maison et le partage avec tous. On peut aussi apporter de la boisson.

La fête réunit toutes celles et tous qui partagent les mêmes idées de convivialité, de respect de l’autre, de solidarité, de fraternité.

Au peuple réuni, Moïse indique le repas qu’il convient de partager pour fêter la présence de Dieu parmi eux alors que tout le peuple se prépare à la libération de l’esclavage en Égypte. Puis, dans le désert, nouveau repas où un agneau sera immolé, offert à Dieu, le Créateur, afin que toute l’humanité bénéficie du don sauveur libérant de toute forme de mal. Animaux offerts au Seigneur en sacrifice de paix. Et le peuple proclame :

« Tout ce que le Seigneur a dit, nous le mettrons en pratique, nous y obéirons. »

Fêtes des voisins, fêtes des amis, fêtes solidaires, fêtes de la fraternité ! Voilà la fête que le Créateur de l’univers, de la nature et de l’humanité entière veut vivre avec nous.

Or, pour qu’il en soit ainsi, il s’est détourné des sacrifices d’animaux en venant lui-même dans la personne de Jésus-Christ. Lettre aux Hébreux :

Le Christ, l’unique grand prêtre, est venu ; répandant son propre sang. Il a obtenu une libération définitive. Poussé par l’Esprit éternel, il s’est offert lui-même à Dieu comme une victime sans défaut. Son sang purifiera donc notre conscience.

Or, un tel repas de fête de se prépare. Les frères et sœurs doivent préparer la table et les mets à manger. Voilà ce que recommande Jésus :

« Allez à la ville ; suivez l’homme qui viendra à votre rencontre et là où il entrera, dites au propriétaire : “Le Maître te fait dire : où est la salle où je pourrai manger la Pâque avec mes disciples.” Dans ce lieu, faites-y pour nous les préparatifs. »

Oui, l’écoute de ces textes me (nous) fait penser au jeudi saint. Ce jour-là, nous avons célébré le Seigneur qui, avant de donner sa vie, au cours de son dernier repas, inventa l’Eucharistie pour ses amis. Oui, Jésus nous invite à être membres de sa famille. Et, comme tous parents, il prend soin de nous. Il nous offre une fête ,un repas partagé. Il y en a pour tout le monde comme nous l’avons vu avec la multiplication des pains. Marc 6,42 :

« Ils mangèrent tous et ils furent rassasiés. Et l’on ramassa les morceaux de pain qui restaient, de quoi remplir douze paniers, ainsi que les restes des poissons. Ceux qui avaient mangé les pains étaient au nombre de cinq mille hommes. »

Dans son amour, Dieu n’a pas peur de l’abondance. En donnant les biens de la terre, il se donne. Nous le voyons précisément aujourd’hui avec ces textes qui parlent de repas. Corps et sang du Christ. Repas eucharistique.

Par l’Eucharistie, nous remercions et reconnaissons le Christ présent dans son corps et son sang ; présent sous les signes du pain et du vin. Corps et sang qui nous sont donnés pour notre bien, nous disons aussi « notre salut ».

En nous approchant de ce précieux aliment, nous ravivons notre alliance avec Dieu. Nous reprenons, une fois de plus, par notre propre volonté, le choix que nous avons posé en demandant le baptême ou en acceptant le baptême voulu par les parents. Dieu nous appelle à partager sa vie et nous répondons : Amen !

Dieu, en Christ, s’est intégralement offert. Nous avons compris le don immense qu’il nous prodigue et avons eu la joie de recevoir de lui le salut légué. Sur la croix, Jésus n’est plus mort. Il donne la vie. Mort et résurrection sont assumés dans le repas du jeudi saint.

Autrement dit, avec l’Eucharistie, le sacrifice, de sanglant qu’il était, est devenu spirituel, symbolique ; nous disons, sacramentel. Dimanche du Saint Sacrement. Dieu, sous le signe du sacrement visible du pain et du vin, offre à toute l’humanité, l’aliment spirituel invisible. Il alimente son alliance avec les hommes. Il offre un repas partagé, partageable avec tous.

Ceci est mon corps. Ceci est mon sang, versé pour la multitude.

Les repas partagés des fêtes des voisins et toutes autres fêtes solidaires, conviviales peuvent en être, par nos actions apostoliques, les prémices.

Publié dans Eglise, évangile, Témoignage

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