N’oublions pas les migrants du monde, des frères forcés de fuir leurs terres, en raison des conflits, de la persécution. Ils vivent dans l’anxiété.

Publié le par Michel Durand

Le Pape François entouré de migrants originaires du continent africain place Saint-Pierre  (caritas internationalis)

Le Pape François entouré de migrants originaires du continent africain place Saint-Pierre (caritas internationalis)

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20 juin journée mondiale des réfugiées. Elle semble voulue par l’ONU, mais fut peut-être précédée par l’organisation de l’unité africaine (2001)

 

L’Agence des Nations Unies pour les réfugiés protège et assiste les réfugiés, les déplacés et les apatrides. Avec elle, chaque année, le monde commémore la force, le courage et la résilience de millions de réfugiés. La Journée mondiale du réfugié est également l’occasion pour le grand public de montrer son soutien aux familles déracinées.

En septembre 2016, les dirigeants mondiaux ont convenu de développer ensemble pour 2018 un Cadre global d’aide aux réfugiés; une approche à l’échelle de la société tout entière en solidarité #Aveclesréfugiés et un partage équitable pour soulager la pression portée sur les Etats qui accueillent les réfugiés et portent seuls la charge des déplacements forcés de populations. Voir ici.

 

 

À Lyon, Forum réfugiés-Cosi organise la 15e marche des Parapluies dans les rues de Lyon. Une mobilisation pour rappeler l'impératif de protection des réfugiés. Le parapluie blanc symbolise l'abri et la protection qui doivent être garantis à tous les réfugiés par les États signataires de la Convention de Genève. 

 

N’oublions pas qu’avant d’être reconnu « réfugié » l’homme qui quitte par détresse son pays est un migrant. Afin de n’oublier personne, je pense, l’Église catholique parle d’une Journée mondiale du migrant et du réfugié. La dernière fut le 14 janvier 2018. Cette journée est accompagnée d’un message du pape.

 

J’ignore pourquoi les dates diffèrent. Plus justement, je ne prends pas le temps de chercher à savoir ce qui est à l’origine de ces différentes dates de journée mondiale des exilés pour employer un autre mot.

 

Pendant ce temps, les chefs d’État prennent des décisions qui repoussent hors de leur frontière les migrants. Il peut y avoir des décisions brutales d’enfermement des mineurs ou des discours politiques tout en nuance diplomatique. Le résultat est le même : l’Européen ne veut pas d’Étrangers chez lui oubliant que dès l’époque maritime des Portugais, il a envahi les terres du Sud sans demander la permission aux autochtones.

Pour sensibiliser l’opinion, la Caritas internationalis propose une complète démarche éducative et active en organisant une semaine mondiale d’action du 17 au 24 juin : montrez votre soutien en partageant un repas avec un migrant durant notre Semaine mondiale d’action. Ne pas hésiter à ce rende sur ce site qui est plein de bonnes et belles photos avec des textes plus que clairs.

 

Dans la communauté chrétienne que je fréquente, parce que là se trouve mon logement, je n’ai pas entendu parler de cette journée ou de cette semaine. Les groupes de citoyens sensibles à l’accueil des déplacés (encore un autre mot) sont pourtant nombreux à militer pour que l’accueil puisse, malgré tout, se faire dignement. Est-ce pour cela, pour le silence de nombreux chrétiens, que François de Rome a pris la parole ? Il s’adresse aux élus qui dirigent les nations.

Il presse les États d'adopter le Pacte mondial sur les réfugiés.

 

VaticanNews : « À l'occasion de la prochaine Journée mondiale des réfugiés, mercredi 20 juin, et alors que la Caritas internationalis relance son initiative #sharethejouney, le Pape François a appelé les États, actuellement engagés dans les négociations, à adopter d'ici la fin de l'année le Pacte mondial pour les réfugiés et le Pacte pour une migration sûre, organisée et légale.

À l’issue de l’Angélus ce dimanche 17 juin, le Pape a prié pour les migrants du monde entier, «nos frères forcés de fuir leurs terres, en raison des conflits et de la persécution», et qui vivent souvent, a-t-il rappelé, «dans une grande anxiété et souffrance». Rappelant qu’aura lieu mercredi 20 juin la Journée mondiale des réfugiés promue par les Nations-Unies, le Saint-Père a tenu à attirer l’attention sur les parcours de ces migrants et appelé les États à agir.

 

Le Pape presse les États afin qu'ils adoptent dans l’année le Pacte mondial sur les réfugiés, et le Pacte pour une «migration sûre, ordonnée et régulière», en cours de négociations. «J'espère que les États impliqués dans ces processus parviendront à un accord garantissant, avec responsabilité et humanité, assistance et protection à ceux qui sont contraints de quitter leur pays» a déclaré François.

Cependant, chacun de nous se doit d'être proche des réfugiés, a-t-il poursuivi, incitant les citoyens à dégager un peu de temps à la faveur de moments de rencontres avec les migrants pour aider à l’intégration de ces personnes déracinées. «C'est dans cette réunion et dans ce respect mutuel et de soutien, que réside la solution de nombreux problèmes» a expliqué François.

 

Semaine mondiale d’action de la Caritas

Quelques minutes avant l’Angélus, le Saint-Père a invité dans un tweet à «Partager avec des gestes concrets de solidarité le chemin des migrants et des réfugiés» dans le cadre de l’initiative de la caritas : #sharejourney.

A partir de ce dimanche, Caritas Internationalis relance son initiative en organisant une «Semaine mondiale d’action» pour les migrants et les réfugiés afin d'encourager les communautés à travers le monde à rencontrer, connaître, et partager des repas avec eux. Depuis le début de son pontificat, le Pape François n’a eu de cesse d’encourager cette culture de la rencontre, soulignant que «lorsque nous sommes généreux dans l’accueil d’une personne, que nous partageons quelque chose avec elle (…), nous nous enrichissons».

 

Demain, à Lyon de la place des Terreaux à la place Carnot, ce ne sont pas seulement les habitués de Forum réfugiés qui devraient se trouver dans la rue, mais tous les citoyens comprenant que la migration est une richesse humaine pour tous. Et, parmi eux, les disciples du Christ devraient être les premiers, les plus accueillants.

N’oublions pas les migrants du monde, des frères forcés de fuir leurs terres, en raison des conflits, de la persécution. Ils vivent dans l’anxiété.
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