Il n’y a pas de clandestins. Il n’y a pas de délit de solidarité. La désobéissance aux lois injustes est obligatoire Secourrons les réfugiés

Publié le par Michel Durand

cercle de silence, place Kléber, Strasbourg 2008 ; photo : Vincent Hanrion
cercle de silence, place Kléber, Strasbourg 2008 ; photo : Vincent Hanrion

cercle de silence, place Kléber, Strasbourg 2008 ; photo : Vincent Hanrion

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Je présente le cercle de silence de ce mois de janvier à Lyon (mercredi 9, 18 h 30-19h 30 ; place des Terreaux) en publiant ce texte, l’encart du tact de ce mois. Et j’invite à écouter Erri De Luca : la désobéissance civile face à des lois injustes est un devoir.

Enfin, toujours sur ce même thème, j’aurai le plaisir de vous rencontrer mardi 15 janvier à 16 h 30 dans la salle du Prado.

 

Que les services de base d’un accueil digne soient donnés

Nous avons entendu parler du Pacte de Marrakech sur les migrations qui n’est qu’une boussole que l’on aurait vraiment intérêt à suivre.

En effet, ce texte vise à mieux connaître ce que vivent les migrants, ce qu’ils sont, ce qu’ils vivent. Il invite à lutter contre les « facteurs négatifs et les problèmes structurels » qui poussent les individus à quitter leur pays. Il souhaite rendre plus accessibles les filières légales de migration, faisant en sorte que les procédures migratoires soient prévisibles. Il s’agit de rendre les périples migratoires moins dangereux, « sauver des vies » par une action internationale coordonnée, lutter contre les passeurs et la traite des personnes, etc.

Récemment, Amnesty International a réclamé que « les États qui ont adopté le pacte mondial pour les migrations honorent leur parole et prennent des décisions immédiates pour protéger les droits humains des migrants ». Les pays qui ont refusé d’endosser le pacte sont responsables « des pires abus contre des migrants ces dernières années ». Selon l’ONU, plus de 60 000 migrants clandestins sont morts depuis 2000 lors de leur périple.

Dans son message pour la paix du 1er janvier 2019, François (du Vatican) souligne que « nous vivons dans un climat de méfiance qui s’enracine dans la peur de l’autre ou de l’étranger, dans l’angoisse de perdre ses propres avantages », cela se manifeste « par des attitudes de fermeture ou des nationalismes qui remettent en cause cette fraternité dont notre monde globalisé a tant besoin ». « Les discours politiques qui tendent à accuser les migrants de tous les maux… ne sont pas justifiables ».

À Lyon, nous reconnaissons avec gratitude que les élus n’ont pas procédé à l’expulsion de squats. Et nous souhaitons encore plus d’interventions pour que les conditions de vie dans ces lieux s’améliorent afin que soient assurés, comme l’indique le pacte de Marrakech, les services de base, les moyens de s’intégrer sans aucune discrimination.

Jean-Paul Vilain, mardi 5 janvier au Prado à 18 h 30.

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