La justice évangélique comprend les droits de chacun mais aussi s’épanouit en fraternité et en amour

Publié le par Michel Durand

La justice évangélique comprend les droits de chacun mais aussi s’épanouit en fraternité et en amour

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Suite à la récollection au centre spirituel du Prado à Limonest, l'intervention de Jean :

Au téléphone à une administration :

Devenir un saint ?  Tapez 1…
Pour suivre François sur l’appel à la sainteté dans le monde actuel ? Tapez 2…
Comment Antoine Chevrier nous invite à suivre le chemin de la sainteté ? Tapez 3…
Que dit la Parole de Dieu sur la sainteté ? Tapez 4

Résultat ????

Nous tremblons chaque fois que nous nous adressons à une administration, nous retrouvant  ainsi à devoir tapoter le clavier de notre téléphone, sans jamais trouver la bonne réponse. C’est bien ce qui pourrait se passer en ce dimanche si notre objectif est de trouver une recette pour devenir des saints ou, pour employer un terme plus contemporain, pour une vie heureuse, réussie.

 

Vous avez certainement remarqué les divers éléments qui éclairent notre journée :

* Un récit de Matthieu l’évangéliste : l’histoire des mages, des hommes qui prennent le risque de tout quitter à la recherche d’une lumière qui donnera sens à leur existence…

* Un livre « Plaidoyer pour un engagement », des témoignages qui n’invitent pas à rester chez soi…

* Des témoignages simples qui nous parlent du bonheur qu’il y a à donner sa vie dans le service….

* L’Exhortation apostolique du Pape François : « Soyez dans la joie et l’allégresse.» C’est une autre belle invitation à sortir…

* N’oublions pas le Bienheureux Antoine Chevrier. Nous pourrions dire qu’il a couru toute sa vie pour « Suivre Jésus Christ » dans son amour pour les pauvres.

 

Sortir… Engagement du Chrétien…, Servir… Suivre Jésus Christ dans l’engagement auprès des plus démunis… Déjà nous le voyons, les chemins sont divers qui peuvent combler une vie, nous rendre heureux en aidant les autres à avoir une vie digne. Est-ce cela la sainteté ?

Regardons ce que dit le pape François dans son exhortation (*) :

(7)  « J’aime voir la sainteté dans le patient peuple de Dieu : chez ses parents qui éduquent avec tant d’amour leurs enfants, chez ces hommes et ces femmes qui travaillent pour apporter le pain à la maison, chez les malades, chez les religieuses âgées qui continuent de sourire. Dans cette constance à aller de l’avant chaque jour, je vois la sainteté de l’Eglise militante. C’est cela, souvent, la sainteté « de la porte d’à côté », de ceux qui vivent proches de nous et sont un reflet de la présence de Dieu… »

Nous le voyons, c’est dans l’ordinaire de la vie que se réalise la sainteté. Elle est pour tous mais nul ne peut la vivre isolément hors de la compagnie des saints qui sont déjà parvenus à la présence de Dieu (4), hors de l’appartenance au peuple de Dieu (6) et hors de l’engagement dans le monde.

Pour être saint il n’est pas nécessaire d’être évêque, prêtre ou religieux (14) La sainteté n’est pas un état d’exception. Là aussi, de toute évidence, le pape François a voulu « décléricaliser » la sainteté…

A chacun de trouver son chemin… Il n’existe pas un modèle standard et intégral de sainteté qu’il s’agirait de reproduire. La sainteté n’est pas affaire d’imitation, si ce n’est celle de Jésus lui-même : « La sainteté c’est vivre les mystères de sa vie en union avec lui », les contempler jusqu’à les « faire chair dans nos choix et nos attitudes ». (20)

 

Dans un langage propre à son temps, le Père Chevrier me semble avoir anticipé l’exhortation du pape François… Il écrit à ses séminaristes : « Un saint c’est un homme qui est uni à Dieu, qui ne fait qu’un avec lui, qui demande à Dieu, qui parle à Dieu et à qui Dieu obéit. C’est un homme qui a tous les pouvoirs de Dieu en sa main. C’est un homme qui remue tout l’univers quand il est bien uni au Maître qui gouverne toutes choses. Les saints sont les hommes les plus puissants de la terre. Ils attirent tout à eux, parce qu’ils ont la charité et la lumière de Dieu, et la fécondité de l’Esprit-Saint. Ils ont la richesse de Dieu qu’ils distribuent à chaque créature…. Il faut mes chers enfants que vous deveniez des saints…. » (Lettre 82, aux 4 séminaristes à Alix, 24/01/1872)

Il fera cette recommandation aux prêtres : « La richesse de Dieu, la grandeur de Dieu est donc dans la sainteté du prêtre et non dans les ornements ou richesses extérieures de nos temples… Un prêtre pauvre et saint dans une église de bois convertira plus de pêcheurs qu’un prêtre ordinaire dans une église d’or et de marbre et ornée de toutes sortes de beautés extérieures. »  (VD 519- 521)

Aux religieuses : « Quand nous aurons l’Esprit de Dieu, il y aura union, charité, amour, zèle et renoncement à soi-même ; demandez-le vous-même et que toutes parmi vous le demandent pour tous, faites bien chaque jour avec foi et humilité la dévotion au Saint Esprit afin que l’Esprit de Dieu vienne sur nous… Que vous ne soyez pas seulement des sœurs de nom, mais des sœurs de fait par la pratique des vertus solides. » (Lettre 188 à sœur Véronique, 16/04/1877)

Aux laïcs : « Je vois des saints qui ont bâti des églises mais dans leurs travaux ils travaillaient aussi pour Dieu et comme il faudrait devenir des saints, comme ils savaient bien faire, les saints, comme ils savaient tout faire tourner à la gloire de Dieu, les choses les plus terrestres ; je demande à Dieu que vous deveniez des saints, vous, votre fils et votre mari. » (Lettre 309 à Mme. Franchet, 3 mai 1869)

 

Mais alors… Qu’est-ce-que la sainteté ?

 

Le Pape François nous signale deux dangers. Vous pouvez les lire dans son exhortation à partir du n° 35. Ils ne sont pas d’aujourd’hui. C’est la tentation de croire que la sainteté puisse s’acquérir par le biais de notre seule intelligence, par nos connaissances ou par nos seules forces humaines.

Au n° 56, le pape François signale que c’est à partir du don de Dieu, librement accueilli et humblement reçu, que nous pouvons coopérer par nos efforts à nous laisser transformer de plus en plus. Il faut d’abord appartenir à Dieu. Il s’agit de nous offrir à celui qui nous devance, de lui remettre nos capacités, notre engagement, notre lutte contre le mal et notre créativité, pour que son don gratuit grandisse et se développe en nous : « Je vous exhorte, frères, par la miséricorde de Dieu, à offrir vos personnes en hostie vivante, sainte, agréable à Dieu » (Rm. 12,1) D’autre part l’Eglise a toujours enseigné que seule la charité rend possible la réalisation d’une vie sainte : « Si je n’ai pas la charité, je ne suis rien » (1 Co. 13,2)

On est loin de la perfection que parfois nous recherchons à la force du poignet, qui finalement dégagerait une élite, celle de ceux qui arrivent à suivre des règles difficiles, à faire preuve de volonté au- dessus de la moyenne.

Ce qui compte vraiment, c’est « la foi opérant par la charité » (Gal 5, -) « La charité est donc la loi dans sa plénitude » (Rm. 13, 8-10) « Car une seule formule contient toute la loi en sa plénitude : « Tu aimeras ton prochain comme toi-même » (Ga. 5,14)

 

Que pouvons-nous donc dire de positif sur la sainteté ?

 

1- Elle caractérise Dieu. Nous chantons : « Saint ! Saint ! est le Seigneur… Toi seul est saint, toi seul est Dieu… » Quand nous parlons de sainteté, nous parlons de quelque chose qui appartient à Dieu.

2- L’être humain est créé à l’image de Dieu. Nous sommes tous porteurs d’un don ; celui de la sainteté qui nous permet de laisser transparaître en notre humanité tel ou tel aspect du visage de Dieu.

3- Etre saint n’est donc pas de l’ordre du mérite, mais de la mission reçue lors de notre baptême.

4- Cette sainteté est un trésor, le trésor de la vie de Dieu que nous portons dans des vases d’argile

 

Pour le Père Chevrier…

La sainteté est un don dans lequel il a cherché à entrer davantage toute sa vie en voulant se conformer le plus possible à Jésus- Christ. Et pour cela…

1- Il nous faut étudier Jésus-Christ pour mieux le connaître, l’aimer et le suivre et ainsi le faire connaître.

2- Renoncer à soi-même pour être disponible pour l’œuvre de Dieu, renoncer à son Esprit pour laisser grandir en soi l’Esprit de Dieu.

Pour ses contemporains Antoine Chevrier a été signe de la bonté de Dieu pour les plus petits. Il a spontanément été reconnu comme un saint à cause de sa vie donnée pour les autres, surtout pour les pauvres. Il voulait correspondre le plus possible au serviteur que le Seigneur voulait susciter pour l’évangélisation des pauvres.

 

UN CHEMIN DE SAINTETÉ POUR AUJOURD’HUI

A LA LUMIÈRE DE L’EXHORTATION…

 

Au départ de cet entretien je mettais la sainteté en lien avec le bonheur et une vie heureuse. C’est ce que nous propose le pape François avec les Béatitudes (Mt. 5,3-12 et Lc. 6, 20-23)  comme « la carte d’identité du chrétien », ajoutant : « le mot heureux ou bienheureux devient synonyme de saint, parce qu’il exprime le fait que la personne qui est fidèle à Dieu et qui vit sa Parole atteint, dans le don de soi, le vrai bonheur » (N° 64)

Laissons-nous guider par l’exhortation en n’oubliant pas que la sainteté est une caractéristique de Dieu dont il nous fait don pour que nous en vivions.

 

« HEUREUX LES PAUVRES »

Matthieu insiste sur la pauvreté de cœur, celle qui nous garde libre de tout attachement matériel pour vivre uni au Père et disponible pour le frère dans le besoin. Il en est ainsi de Jésus vivant en union intime avec le Père, dans l’Esprit, nous révélant que Dieu a un cœur de pauvre, qui s’intéresse à la sincérité du cœur, attentif aux petits, aux « sans grade » du monde.

« Les richesses ne te garantissent rien. Qui plus est, quand le cœur se sent riche, il est tellement satisfait de lui-même qu'il n’y a plus de place pour la Parole de Dieu, pour aimer les frères ni pour jouir des choses les plus importantes de la vie. Il se prive ainsi de plus grands biens » (N° 68)

Antoine Chevrier a été très marqué par la pauvreté du Christ, il en parle longuement dans le Véritable Disciple. Il nous appelle à suivre le Christ dans sa pauvreté  (VD P. 403 et ss.) Il fait le lien entre l’évangile de Matthieu, qui parle de la pauvreté de cœur et celui de Luc qui parle de la pauvreté tout court. Jésus a vécu les deux et nous invite à le suivre sur ce chemin.

 

« HEUREUX LES DOUX »

Dans notre monde aujourd’hui, la douceur n’est pas bien vue… Des réalités de violences et d’agressions nous feraient même penser que ce serait une attitude de lâcheté ou de faiblesse.

La douceur n’est pas faiblesse. Elle nous permet de rejoindre l’autre sur son terrain, de chercher sans cesse ce qui peut lui faire du bien, ce qui va l’aider à grandir. Jésus manifeste souvent sa douceur par sa question : « Que veux-tu que je fasse pour toi ? » La douceur caractérise le comportement de Dieu à notre égard.

Le pape François écrit : « Même lorsqu’on défend sa foi et ses convictions, il faut le faire « avec douceur » (1P. 3,16) y compris avec les adversaires qui doivent être traités « avec douceur » (2 Tm, 2, 25)  Dans l’ Eglise, bien des fois nous nous sommes trompés pour ne pas avoir accueilli cette requête de la Parole de Dieu » ( N° 73)

La douceur, un chemin de sainteté car il construit le monde en profondeur et nous rend proche de Dieu. »

Antoine Chevrier nous incite à suivre le Christ dans sa douceur (VD P. 307 et ss.)

 

« HEUREUX LES AFFLIGÉS »

« L’homme mondain… s’ingénie à fuir Les situations où il y a de la souffrance, croyant qu’il est possible de masquer la réalité, où la croix ne peut jamais, jamais manquer » (N° 75)

Nous voyons Jésus être affligé par le comportement de certains de ses contemporains. Il pleure sur Jérusalem (Lc. 19, 41) et cela nous ouvre à une autre lecture de cette béatitude : « Heureux celui qui sait pleurer avec les autres, avec ceux qui souffrent ! Heureux celui qui sait pleurer devant les malheurs du monde ! » N’oublions pas que la bible de Chouraqui traduit l’expression « heureux » par « Debout ! En marche ! »

« Savoir pleurer avec les autres, c’est cela la sainteté ! » (N° 76)

Antoine Chevrier s’est laissé saisir lors de la nuit de Noël 1856 : «  Que voyons-nous… Alors je me suis décidé… » Il est affligé et cela le met en mouvement vers ce qui orientera tout son avenir.

 

« HEUREUX LES AFFAMÉS ET LES ASSOIFÉS DE JUSTICE »

Dans la bible, être juste c’est être ajusté à Dieu et cela va plus loin que la justice légale qui pourrait nous laisser  dans un rapport  froid aux autres. La justice évangélique comprend les droits de chacun mais aussi s’épanouit en fraternité et en amour comme le dit St. Paul en 1 Cor., 12 et 13)

Le pape François résume ainsi ce chemin de sainteté : « Une telle justice commence à devenir réalité dans la vie de chacun lorsque l’on est juste dans ses propres décisions, et elle se manifeste ensuite, quand on recherche la justice pour les pauvres et les faibles… Elle se révèle en particulier dans la justice envers les désemparés… Rechercher la justice avec faim et soif, c’est cela sainteté. » (N° 78-79)

Jésus était affamé et assoiffé de justice. Il a combattu la fausse religion et nous invite à le suivre dans ses combats (V.D. p. 453 et ss.)  Antoine Chevrier étudie comme 2e titre de Jésus-Christ : « Il est notre justice »  et écrit que nous serons rendus justes si nous marchons « dans la voie que Dieu lui-même nous a tracée par son Fils » (V.D. p. 92)

 

« HEUREUX LES MISÉRICORDIEUX »

Dieu a un cœur qui bat pour les pauvres. Jésus s’est fait proche des pauvres , il les accueille, leur redonne une dignité. La miséricorde c’est aussi le pardon, c’est-à-dire un avenir à nouveau ouvert , une confiance renouvelée.

« La miséricorde a deux aspects : elle consiste à donner, à aider, à servir les autres, et aussi à pardonner, à comprendre… Donner et pardonner c’est essayer de reproduire dans nos vies un petit reflet de la perfection de Dieu qui donne et pardonne en surabondance. Regarder et agir avec miséricorde, c’est cela la sainteté ! » (N° 80 , 81, 82)

Dans le V.D. Antoine Chevrier n’a pas de partie particulière sur la miséricorde, mais le contenu en est largement abordé dans « Suivez-moi dans ma charité » (P. 415 et ss.) où il est question de l’amour pour les petits , du pardon, de l’attention à chacun.

 

« HEUREUX LES CŒURS PURS »

Pour le pape François « Cette béatitude concerne les personnes qui ont un cœur simple, pur, sans souillure, car un cœur qui sait aimer ne laisse pas entrer dans sa vie ce qui porte atteinte à cet amour, ce qui le fragilise ou ce qui le met en danger » (N° 83 -85)

« Garder le cœur pur de tout ce qui souille l’amour, c’est cela la sainteté ! » (N° 86)

Antoine Chevrier était très sensible à « l’intérieur », « Mettez l’intérieur dans les âmes, l’extérieur  viendra toujours… Il faut avant tout mettre la foi, l’amour de Dieu, la sève intérieure » (V.D. p. 221)  Cet intérieur c’est l’Esprit Saint.

 

« HEUREUX LES ARTISANS DE PAIX »

A tous les niveaux de notre société et du monde nous rencontrons des situations conflictuelles.

« Il n’est pas facile de bâtir cette paix évangélique qui n’exclut personne mais qui inclut également ceux qui sont un peu étranges, les personnes difficiles et compliquées, ceux qui réclament de l’attention , ceux qui sont différents, ceux qui sont malmenés par la vie, ceux qui ont d’autres intérêts. C’est dur et cela requiert une grande ouverture d’esprit et de cœur… Semer la paix autour de nous, c’est cela aussi la sainteté ! »  (N° 89)

Antoine Chevrier ne développe pas explicitement cet aspect, sinon pour rappeler que la paix est un des fruits de l’Esprit et combien cet Esprit est nécessaire dans une communauté pour qu’il y ait une union et non des divisions destructrices, car les démolisseurs iront toujours plus vite que les bâtisseurs » (V.D. 230 et ss.)

 

« HEUREUX LES PERSÉCUTÉS POUR LA JUSTICE »

Dans son exhortation le pape François nous dit : « Les persécutions ne sont pas une réalité du passé, parce qu’aujourd’hui également, nous en subissons, que ce soit d’une manière sanglante, comme tant de martyrs contemporains, ou d’une façon plus subtile, à travers des calomnies et des mensonges. Jésus dit d’être heureux quand « on dira faussement contre vous toute sorte d’infamie » (Mt. 5, 11) D’autres fois, il s’agit de moqueries qui cherchent à défigurer notre foi et à nous faire passer pour des êtres ridicules… Accepter chaque jour le chemin de l’Evangile même s’il nous crée des problèmes, c’est cela la sainteté ! » (N° 94)

Antoine Chevrier l’avait bien compris, puisqu’il écrit un chapitre : la 5e condition pour devenir véritable disciple de Jésus Christ : « Suivez-moi dans mes persécutions » (V.D. p. 465 et ss.) Il n’a pas été victime de violences mais il a  subi de nombreuses vexations et critiques. Mais en toute situation il a cherché à montrer le visage du Christ .

 

ET NOUS AUJOURD’HUI …

 

« Soyez dans la joie et l’allégresse »  C’est ce que nous propose le pape François dans cette exhortation. Le Chemin n’est pas facile mais la lecture de ce document nous fait comprendre qu’il est à la portée de tous. Accueillons la conclusion de cette exhortation : « J’espère que ces pages seront utiles pour que toute l’Eglise  se consacre à promouvoir le désir de la sainteté. Demandons à l’Esprit-Saint d’infuser en nous un intense désir d’être saint pour la plus grande gloire de Dieu et aidons-nous les uns les autres dans cet effort. Ainsi nous partagerons un bonheur que le monde ne pourra nous enlever » (N° 177)

C’est la même invitation que nous adresse Antoine Chevrier : « Oh ! devenez des saints ! C’est là tout votre travail de chaque jour… » (Lettre à ses séminaristes, 1875)  « C’est à la perfection que Jésus-Christ nous appelle, à devenir de véritables disciples. » (V.D. p. 121)

 

 

 

POURSUIVRE NOTRE REFLEXION SEUL OU AVEC D’AUTRES…

 

* Appelés à vivre la sainteté  « à la lumière du Maître », je regarde comment le Christ lui-même a vécu les Béatitudes qu’il enseigne ? Comment nous enseigne-t-il à nous défendre des fausses images de la perfection à travers les débats et conflits l’opposant à ses interlocuteurs pharisiens qui se veulent religieusement irréprochables ?

 

* Comment vivre la sainteté chrétienne aujourd’hui d’une manière qui ne m’ enferme pas dans un ghetto de purs, mais qui fasse de ma vie, pour le monde, une lumière qui attire, qui réchauffe, qui rende l’Evangile sensible aux cœurs et révèle le visage de Dieu ?

Comment cela est-il possible aujourd’hui dans un contexte de « turbulences » qui traversent l’Eglise et le monde ?

 

* Cette exhortation m’apporte-t-elle quelques lumières à la crise actuelle de notre monde et de l’Eglise ?

 

* Le pape associe joie et sainteté. Qu’est-ce-qui me donne de la joie dans le message du Christ ? Quelles joies ai-je le désir de transmettre ?

 

* « La grandeur se montre dans ce qui est simple et quotidien » (169) Est-ce-que je me donne les moyens de relire les évènements de la vie courante, seul, avec d’autres ?

 

Les documents qui ont permis la rédaction de cet écrit :

* « L’appel à la sainteté » Conférence de Joseph Musser  4/12/2018

* « Exhortation apostolique du Pape François sur l’appel à la sainteté dans le monde actuel » (Edition présentée et annotée sous la direction des équipes de Christus et de Lessius) 2018

* « Le Véritable Disciple » d’Antoine Chevrier

* « Ecrits spirituels » d’Antoine Chevrier-  Cerf

 

 

(*)Note : Les chiffres entre parenthèses (N°…) se rapportent à l’Exhortation « Soyez dans la joie et l’allégresse

V.D. : abréviation du livre de base d'Antoine Chevrier : « Le Véritable Disciple »

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