Quoiqu’il en soit l’Église et particulièrement celle de Lyon est profondément atteinte. Chrétiens, fidèles du Christ ouvrons-nous à L’Esprit

Publié le par Michel Durand

Quoiqu’il en soit l’Église et particulièrement celle de Lyon est profondément atteinte. Chrétiens, fidèles du Christ ouvrons-nous à L’Esprit

Hier, à Résurgence(s) qui pâtit toujours de décisions cléricales, nous avons bien évidemment évoqué le drame que vit notre Église. Nous en avons parlé l’après-midi et au cours de la table ronde intitulée ce 7 mars : L’artiste a-t-il une place dans les Églises d’aujourd’hui ?

En fait, actuellement, je ne rencontre que des chrétiens qui se lamentent de l’errance dans laquelle nous nous trouvons. Comment est-ce possible ?

L’éditorial du quotidien La Croix (7 mars) exprime parfaitement ce que je ressens. « Après le dossier des abus sur mineurs qui est loin d’être clos, les fidèles catholiques peuvent légitimement se sentir accablés. Ils peuvent aussi avoir le sentiment que leur Église prend l’eau de toute part, accélérant sa perte d’influence sur l’ensemble de la société. Dans cette tourmente, les tentations ne manquent pas  : quitter l’Église sur la pointe des pieds, fermer les yeux sur ce nouveau scandale, se dire résigné devant tant de turpitudes… Mais y céder reviendrait à oublier les grandes leçons tirées de la crise des abus sexuels : les victimes doivent être entendues, jusque dans les réponses à apporter pour rebâtir l’Église, et cela ne se fera pas sans le soutien et l’engagement de tout le « peuple de Dieu ».

Suzanne, une vieille dame pleine de sagesse dans son approche de la centaine d’années, s’exprime en disant que l’Église a connu bien d’autres drames. Et d’évoquer le Nouveau Testament : « C’est pour toi qu’on nous massacre sans arrêt, qu’on nous traite en brebis d’abattoir. Mais, en tout cela nous sommes les grands vainqueurs grâce à celui qui nous a aimés. J’en ai la certitude : ni la mort ni la vie, ni les anges ni les Principautés célestes, ni le présent ni l’avenir, ni les Puissances, ni les hauteurs, ni les abîmes, ni aucune autre créature, rien ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu qui est dans le Christ Jésus notre Seigneur » (Rm 8, 36ss). « Dieu n’abandonne pas son peuple. On en a vu d’autres. Christ sera toujours là. Avec l’Esprit Saint on s’en sortira ! » Belle confiance en ce début de Carême.

Jean-Claude, membre actif de Résurgence(s) souligne les fins dramatiques des évêques de Lyon depuis 1994 avec Albert Decourtray, victime d’un accident vasculaire cérébral, Jean Balland, mort d’un cancer du poumon en mars 1998, Louis-Marie Billé, mort d’un cancer en mars 2002. Tous ces événements que nous vivons, subissons perturbent la vie de l’Église à Lyon. Nous en ressentons les effets à Résurgence(s).

Et nous devons garder l’espérance.

L’office des lectures de ce jour m’en a ravivé la flamme avec son hymne :

« Ne glissez plus

Sur votre pente à l’inconnu,

Car ici commence un autre âge ;

Retournez-vous ! Apprenez Dieu !

Il a promis son règne à ceux

Qui emprunteront ses passages !

 

Le jour viendra

Où le désert refleurira

Et l’ombre rendra la lumière !

Traversez-les ! Dès maintenant,

Allez chercher au testament

Ce qui n’est pas né de la terre !

 

Ce matin également j’ai lu (cela a nourri ma prière de louange et de supplication) deux écrits avec lesquels je suis pleinement en accord. L’un est de Patrice de Plunkett, l’autre est de Bruno Cadart. Suivez les liens. Je vous invite à lire avec grande attention ces pages rédigées avec grande sagesse et espérance.

 

Que se passe-t-il dans l’Église universelle ? Après l’émission d’Arte, je me suis dit que ce n’était pas croyable, que cela dépasse l’entendement. Mais voilà que les témoins entendus prennent la parole pour dire que tout ce que disent les auteurs de cette émission, c’est bien vrai. Christian Terras, lyonnais, directeur de la revue Golias, généralement peu apprécié dans cette ville par les catholiques n’a subi aucune contradiction.

Je vous donne à entendre Véronique Margron.

Dans mes études sur l’histoire de l’Église, je me suis toujours demandé comment les époques des Borgia et des Médicis avaient été possible. Aujourd’hui, je commence à comprendre que l’enfermement dans quelques sphères fermées ouvre toutes les portes du possible.

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