La désespérance est fille de Satan ; le saviez-vous ? Fille du mal. Elle dégrade et elle tue. Tôt ou tard. C'est un fait. 

Publié le par Michel Durand

Le Désespoir, Chapiteau de la Basilique de Vézelay

Le Désespoir, Chapiteau de la Basilique de Vézelay

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La représentation du diable et de ses créatures - telle cette figure du Désespoir se perçant le flanc d'une épée - obéit à un véritable code iconographique. La tête joue un premier rôle : visage convulsé, yeux exorbités, nez proéminent ou, au contraire, écrasé, oreilles dressées, velues, cheveux hérissés comme les flammes de l'enfer, bouche grande ouverte. La langue, lieu privilégié du péché à l'époque médiévale, est souvent exhibée. quand au corps, il est nu, parfois velu, souvent contorsionné. Dans la figuration romane, toute torsion, tout déséquilibre sont signes de péché ou de châtiment. Le diable porte souvent cornes, pieds et queue de bouc. Quand il a des ailes, ce sont généralement des ailes de chauve-souris ; lorsqu'elles ressemblent à celles des anges, c'est pour rappeler que le démon est un ange déchu.

Quelle espérance pouvons-nous avoir quand nous nous apercevons que, malgré les efforts accomplis pour que le monde soit meilleur, rien ne bouge. Ces derniers jours j’ai, plus qu’à l’ordinaire, compris comment des catholiques pouvaient se dresser contre l’engagement de François qui souhaite un monde fraternel prenant soin de la Maison commune Terre. J’ose citer ceci (tout en regrettant de leur faire de la pub). Constance Pazel, 21 juin 2019 (Liberté politique) écrit : « L’Amérique latine fut tirée du paganisme et convertie par la foi des missionnaires jésuites… cette même ardeur qui fait qu’un certain Bergoglio, en Argentine, put hériter d’une foi catholique transmise au fil des siècles jusqu’à faire de lui un pape. Cette histoire terrible et belle, tumultueuse et émouvante, incarnée dans le chef-d’œuvre qu’est le film Mission, chantée dans les œuvres musicales sacrées si intenses du baroque mulâtre, est aujourd’hui foulée au pied au profit d’un néo-paganisme aux relents d’écologisme frelaté. Il est demandé au catholicisme, sans le moindre discernement, de se prêter au jeu du panthéisme, à travers « la foi en Dieu Père-Mère créatrice », « les relations avec les ancêtres », « la communion et l'harmonie avec la terre » ou encore la connexion avec « les différentes forces spirituelles ».

Mais où cette personne a-t-elle pu lire cela ? Celui qui veut tuer son chien chien le déclare malade.

Ineptie !

Je cherche alors dans les textes de Jean-Marie Delthil une page que je dois méditer et prier.

 

La désespérance

 

Une (la ?) tentation, à l'heure actuelle, en France, en Europe, et peut-être même dans le reste du monde, serait de se dire et de finalement croire à ceci : "Au point où nous en sommes, au point où en est la société, et malade comme elle est (écologie dégradée, chômage endémique, toute-puissance écrasante de l'argent, solitude et indifférence importantes, relativisme prégnant, guerres et terrorisme répandus, etc.), il ne reste plus qu'à attendre qu'elle meurt, cette société, et pour qu'elle puisse ensuite - peut-être - donner naissance à une société meilleure, nouvelle et plus humaine "... c'est vieux comme le monde, tout cela...

On ne secourt alors pas le blessé, il me semble ; on décide alors, oui, de ne pas secourir le blessé - volontairement, délibérément. Pire : on hâte sa mort selon les cas. On accélère sa disparition qui, pourtant, n'était pas inéluctable. 

C'est grave. C'est un manque de clairvoyance, de courage, d'intelligence du cœur, de charité et de bienveillance.

On peut être aussi, à un moment ou un autre de nos vies : le blessé en question - mais là n'est pas tout à fait le fond du problème, car il occulte le don, l’offrande, la gratuité. Quoi qu'il en soit : nous faisons partie d'un tout, et nous devrions être solidaires. Moi comme vous. Toutes et tous ensemble. Responsables. 

Co-responsables. 

Dirigés vers l'avenir. 

Et un avenir meilleur.

Chaque petite action positive compte. 

Chaque action constructive, reconstructive, est valable. 

Elle porte du fruit. 

Un bon fruit. 

Immanquablement. 

Pour tout le monde. 

Tout est lié, beaucoup plus que nous ne pouvons le penser et même l’imaginer.

La désespérance est fille de Satan savez-vous, du mal, et si ces gros mots vous effrayent ou si vous n'y croyez pas, vous (nous) pouvez (pouvons) vous (nous) dire qu'elle dégrade et qu'elle tue.Tôt ou tard. C'est un fait. 

Parfois sans aucun bruit ou presque. Discrètement, tout du moins au début.

Sans témoins dans certains cas. 

Sans 'responsables' déclarés a priori. 

La désespérance tue, si souvent ou parfois à petit feu - mais elle tue. Pour de vrai. Elle tue souvent et en tout premier lieu : les plus faibles, ceux qui sont exposés, au "bord des routes", qui n'ont pas encore établi leurs châteaux, leurs certitudes...

Il nous reste (encore) beaucoup à faire, tant à faire - et voilà donc la Vie !

Jean-Marie Delthil. Le 8 juillet 2015.

 

Ce que je peux dire, là, en complément de ce texte, ce qu'il faut en retenir de principal, d'essentiel, c'est sa dernière phrase, sa phrase de conclusion :

" et voilà donc la Vie ! " -

phrase et réalité conjuguées au présent ; et le mot "Vie" dans ce cas de figure, s'inscrit avec un grand "V".

Espérance et Bonté sont donc bien de ce jour, d'actualité... par la grâce de Dieu, par la grâce des hommes et des femmes de bonne volonté... 14 juillet 2015.

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