Comment traduire ce que les mots échouent à dire et tenter de faire naître sur la toile une trace révélatrice, un signe qui donne sens?

Publié le par Michel Durand

Roger Garin, Cœur au buisson ardent, été 2019, Musée de La Grande Chartreuse

Roger Garin, Cœur au buisson ardent, été 2019, Musée de La Grande Chartreuse

Au musée de la Grande Chartreuse :

 

Exposition temporaire 

"AU DÉSERT" LA QUÊTE D'UN HOMME...

du 22 juin au 4 novembre 2019

selon les horaires du musée 

 

 

En 1645, Eustache Le Sueur, le Raphaël français, peint pour la Chartreuse de Vauvert à Paris, vingt-deux épisodes de la vie de saint Bruno. La Grande Chartreuse en acquiert aussitôt une copie, dont il ne reste que huit tableaux.

 
Présentée dans le contexte du "Grand Siècle" de Le Sueur, cette quête du désert de Bruno s'accompagne des œuvres de sept artistes contemporains d'Art Sacré, peintre et sculpteurs : 
Barsan, Boissoudy, Frison-Roche, Garin, Jager, Masseron, Moustier et Paubel.

 

Je suis heureux de constater que parmi ces sept artistes, quatre ont montré la force de leur création à l’une des biennales d’art sacré actuel à Lyon : Boissoudy, Frison-Roche, Garin, Masseron.

Roger Garin m’a communiqué une photo de ce qu’il expose avec le texte qui l’accompagne.

Au nom des artistes contemporains, un grand merci à Philippe Boyer d’avoir introduit l’art contemporain dans les splendeurs du XVIIe siècle. Plus D'info.

 

 

Texte en accompagnement du triptyque

 

“Cœur au buisson ardent”

pour le musée de la Grande Chartreuse. Été 2019

Pour trouver Dieu dans nos vies, accéder à cet espace tout incendié d’Amour, ne faut-il pas oser le silence du désert ? Prendre le temps de l’intériorité, de la méditation, s’extraire du bruit du monde et se mettre à l’écoute du grand silence de Dieu.

C’est dans la solitude de l’atelier que je m’abandonne à cette troublante liberté de création et c’est là que les visions les plus fulgurantes se révèlent. Les lignes et les surfaces se dessinent, les couleurs et les matières émergent du néant. L’œuvre en devenir est nourrie, pliée, froissée, grattée. Mais comment traduire ce que les mots échouent à dire et tenter de faire naître sur la toile une trace révélatrice, un indice signifiant, un infime signe qui donne sens ?

Dans mon triptyque “Cœur au buisson ardent”, deux cheminements blancs entourent le cœur ardent. Deux invitations à se mettre en route, comme on part en randonnée sur les sentiers enneigés, vers ce cœur de Dieu qui ne se consume pas, ne s’éteint pas. Pour se réchauffer à son cœur brûlant, il faut se mettre en quête des réalités d’en haut, chercher un réel cœur à cœur et s’abandonner à la brûlure profonde de sa flamme. Alors le cœur de Dieu s’offre dans un humble buisson, tout illuminé d’incandescences écarlates comme des tisons...

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