À la suite du Christ ne suis-je pas invité à l’humilité, à l’effacement pour que chaque temple humain élargisse en lui la présence de Dieu?

Publié le par Michel Durand

À la suite du Christ ne suis-je pas invité à l’humilité, à l’effacement pour que chaque temple humain élargisse en lui la présence de Dieu?

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L’apôtre Paul en a appelé à l’empereur. Il le pouvait en tant que citoyen romain. En conséquence, délaissant la justice locale, il fut conduit à Rome. (Actes des Apôtres, 22, 25 et suivants). Il est ainsi, pourrait-on dire, juste d’exiger que les droits propres au citoyen soient respectés en toute occasion.

Pourtant, membre de l’Institution ecclésiale, je me demande si le disciple-missionnaire par sa consécration presbytérale située dans la ligne du sacrement baptismal ne devrait pas montrer une grande humilité. L’Église-Institution ne devrait-elle pas reconnaître ses faiblesses et erreurs, ses aveuglements. Coupable ou pas coupable ? Est-ce si important que cela devant la souffrance de tant de victimes ?

À l’office des Laudes de ce matin : « Je n’hésiterai pas à mettre mon orgueil dans mes faiblesses, afin que la puissance du Christ habite en moi. C’est pourquoi j’accepte de grand cœur pour le Christ les faiblesses, les insultes, les contraintes, les persécutions et les situations angoissantes. Car, lorsque je suis faible, c’est alors que je suis fort ». (2 CO 12, 9B-10)

 

 

Que l’Église reconnaisse ses errements me semble être le chemin que tout baptisé est invité à prendre pour aller vers les gens.

« Faire habiter Dieu dans un temple, c’est l’y cantonner. Et si les dieux ne nous sont pas propices, mieux vaut qu’ils soient assignés à résidence. Mais avec Jésus, comme dit Paul, « le temple de Dieu est sacré, et ce temple, c’est vous ! » (1 Co 3, 17) Nous sommes le temple de Dieu comme communauté chargée de manifester sa présence, son habitation dans le monde. « Jésus envoie ses apôtres non au temple, mais chez les gens. » (Rouet) Cette manifestation n’a rien à voir avec des shows médiatiques ou des revendications identitaires. Elle est l’humble compagnonnage avec l’humanité, à l’image de ce que Jésus a vécu. » (Patrick Royannais)

 

 

Agir humblement, dans l’écoute des personnes entretient (ou suggère) le dialogue. Il me semble ce matin que la reconnaissance de son bon droit conduit à une escalade (type cour de cassation). On protège seulement un Temple fait de mains d’hommes.

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