En souhaitant le retour des messes qui, dans le chacun pour soi, criera que le bonheur de l’humanité réside dans le rassemblement fraternel ?

Publié le par Michel Durand

En souhaitant le retour des messes qui, dans le chacun pour soi, criera que le bonheur de l’humanité réside dans le rassemblement fraternel ?

Source de la photo.

Ce jour, je ne me suis pas senti invité à me rendre à l’office eucharistique -la messe- par crainte de ne pas être à l’aise en sachant que des chrétiens pouvaient ne pas avoir eu la possibilité d’entrer à cause des consignes à respecter.

De fait, je me suis associé aux musulmans qui ont décidé de vivre la fête de la fin du ramadan à la maison, comme me l’a confirmé en direct Omar.

Mais, à regarder plus profondément, il y a plus. Jésus Christ est présent en tous frères et sœurs. Dieu est avec nous, tant dans les temps de prière solitaire que dans les Assemblées eucharistiques ou les rencontres occasionnelles. J’avoue cela, dans la ligne des pages précédentes, sans pour autant nier l’importance de l’eucharistie, de la communion au corps du Christ. Voir ici.

 

À l’office des lectures, nous avons lu :

Or, voici son commandement : mettre notre foi dans le nom de son Fils Jésus Christ, et nous aimer les uns les autres comme il nous l’a commandé. Celui qui garde ses commandements demeure en Dieu, et Dieu en lui ; et voilà comment nous reconnaissons qu’il demeure en nous, puisqu’il nous a donné part à son Esprit.

 

 

 

À mon réveil, après 6 h 30, j’ai entendu sur France-inter le témoignage d’une dame tout heureuse de pouvoir, après le confinement, revenir à la messe. Elle n’a pas parlé des chrétiens qu’elle allait rencontrer, mais de la possibilité de « communier » , de recevoir Jésus : « je vais enfin retrouver mon amoureux, Jésus ».

Si c’est pour cela que des chrétiens ont exigé l’ouverture des églises avant la fin du mois, je continue à m’interroger. Attaché au Christ, image du sarment et du cep de vigne (Jean 15), le baptisé est également lié à tous les membres de l’Église. Ainsi est le Corps du Christ. Je vois ici, du moins en ce qui me concerne, un gros travail de conversion à accomplir.

 

Alimente ma réflexion l’homélie de Patrick Royannais lu ce matin.

« Plus jamais, il n’y aura Douze ‑ l’essai de remplacer Judas ne fonctionne pas vraiment. Au mieux, les Douze prennent fin avec Matthias. Jusqu’à ce que Dieu ait tout récapitulé dans le Christ, de façon manifeste, il manque à son corps tous ceux qui ne savent ou ne peuvent s’en reconnaître. Il manque à l’Église l’unité. L’Église est en manque. Et nos rassemblements sont encore plus douloureux que leur empêchement. Nos rassemblements ne sont pas le chaud réconfort de quelques happy few, mais l’expression de notre attente d’une humanité enfin rassemblée, réconciliée, récapitulée. Ceux qui ont crié à la nécessité des rassemblements, plutôt que de raconter que l’eucharistie est vitale ‑ ce qui est inaudible, et pas seulement pour les non chrétiens ‑ auraient mieux fait de demander, si les croyants ne peuvent plus se rassembler, qui dans la société du chacun pour soi, criera que le bonheur de l’humanité réside dans le rassemblement fraternel ? La nécessité du rassemble est politique. Encore eût-il fallu qu’on y crût. »

 

 

Le blogue de Patrice de Plunkett m’a aussi inspiré :

« Ce qui, vu de la terre, est une honte ne doit pas être ressenti par le chrétien comme quelque chose dont il faille avoir honte ; il doit plutôt savoir qu'ainsi, précisément, il glorifie Dieu. Les Actes des Apôtres le confirmeront en beaucoup d'endroits, ainsi que l'histoire des saints à travers l'histoire de l'Église : c'est toujours l'Église persécutée et humiliée qui peut prier le plus purement pour demander l'Esprit de Dieu. Elle a besoin de ce qu'elle demande, et elle l’obtient… »

 

 

Que sera l’après-confinement ?

Les banques, la police, les puissants vont-ils en profiter pour augmenter le pouvoir des possédants ? Par exemple, il deviendrait impossible de payer ses achats avec des pièces et des billets selon le désir de certains d’exiger l’usage de la carte bancaire. Lire ici.

Pour l’étude de cela, j’aimerais bien rencontrer localement un groupe de chrétiens activement disposés à mettre en pratique Laudato si’ !

Voir ici

 

Et encore cette page du Vatican

 

 

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