Ernest Ducass. M’engager au quotidien dans un vivre-avec, avec une priorité pour les petits du monde populaire ; être une lumière d'espérance

Publié le par Michel Durand

Ernest Ducass. M’engager au quotidien dans un vivre-avec, avec une priorité pour les petits du monde populaire ; être une lumière d'espérance

J’ai rencontré Ernest principalement dans les années 1979 - 1983 alors que je me trouvais au Centre Chrétien Universitaire, rue Pasteur dans le 7ème arrondissement de Lyon.

C’est Bernard, alors étudiant fréquentant l’aumonerie étudiante de la rue Pasteur, qui tissait les liens. Bernard connaissait également Yves, également frère du Prado. Le vélo était leur passion commune. Ils partageaient un grand désir de vivre simplement selon la pauvreté évangélique. Je peux dire aujourd’hui qu’ensemble nous mettions en pratique les recommandation de Laudato si’ : vie simple, sobre, ouverte à autrui se protégeant le plus possible du consumérisme productiviste.

Bernard était étudiant à l’école La Mache que L’on appelait à l’époque Le Bachut. Actuellement je vis dans ce quartier, donc pas loin de cette école professionnelle. On estimait que les enseignants de cet établissement catholique étaient plus portés à la réussite professionnelle -avoir un bon métier pour bien gagner sa vie- qu’à la connaissance de l’Évangile. Ce regard de Bernard et de ses amis rapprochait assurément du Prado connu en la personne d’Ernest et de Yves.

Parlons de frères du Prado avec ces témoignages : « Le Prado pour moi, c'est m'engager au quotidien dans un 'vivre-avec', avec une priorité pour les petits du monde populaire. Mon souhait est d'être une petite lumière d'espérance dans des vies bien souvent éprouvées ». « Profondément attachés au charisme du Père Chevrier, il arrive encore assez souvent au quotidien qu’on nous appelle « frères du Prado ». En réalité, dans la variété des vocations qui forment l’Eglise, nous sommes des « laïcs consacrés ». Nous n’habitons d’ailleurs pas systématiquement en communauté de vie, même si nous entretenons entre nous des liens forts et fréquents de fraternité.

Notre origine remonte au temps du bienheureux Antoine Chevrier, en la personne de Pierre Louat : un laïc, auquel le Père apprit à toujours partir de Jésus-Christ dans l’évangile, pour participer à son œuvre d’éducation humaine et catéchétique des jeunes et des enfants accueillis au Prado.

Aujourd’hui, nous menons notre vie consacrée selon la diversité de nos âges et de nos enga­gements : au travail, dans la société et dans l’Église, mais toujours attentifs et toujours présents au milieu du peuple des souffrants et des petits, de ceux qui ne comptent pas aux yeux du monde. Au sein de l’Institut des Prêtres du Prado, notre groupe forme une Fraternité, avec son organisation particulière ». Plus de lecture ici.

 

 

Frère Ernest, debout, à une rencontre du comité de rédaction de Quelqu'un parmi nous, revue trimestriel du Prado, vers 1975

Frère Ernest, debout, à une rencontre du comité de rédaction de Quelqu'un parmi nous, revue trimestriel du Prado, vers 1975

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article