Gare au covid ! Va-t-on parler à des inconnus ? Eh bien oui ! Car, même s’il y a des « gestes barrières », l’Évangile invite à la rencontre

Publié le par Michel Durand

C'est l'été. Promenade et rencontre de toutes choses ; de toutes personnes, même des inconnus.

C'est l'été. Promenade et rencontre de toutes choses ; de toutes personnes, même des inconnus.

Source de la photo

 

C’est l’été. Les congés de l’été. J’ouvre une page à Jean-Marie, comme cela m’arrive de temps en temps.

 

Hier, il faisait grand beau !

Oui… grand beau : une lumière blanche et passablement puissante venait souligner l'éclat du grand terrain de boules.

J'allais faire « Le tour du Val », comme l'on dit, ici – bref, une balade à pied d'une vingtaine de minutes, à deux pas du village de Bonny.

À cette saison qui commence à être estivale, j'aime à passer devant les camping-cars qui stationnent ici pour une nuit, parfois deux. C'est pour moi un vent d'autre part, une chanson nouvelle, ou en tout cas différente de celle qu'on peut bien entendre ici, depuis des lustres, et qui parfois littéralement épuise…

Un couple est là, la soixantaine, à vélo, l'homme et la femme regagnent leur logis ambulant.

Je me permets d'aller à leur rencontre ; nous échangeons, assez longuement... débattons parfois de ce qui fait nos vies – en France, et en Allemagne aussi.

Ils sont de ce grand pays.

Il n’y a pas un chat : tout est désert autour de nous… nous sommes pourtant ici en période de vacances, il fait un temps magnifique… et tout est désert, oui. Alors nous parlons des écrans, des solitudes, de l'isolement, des consciences qui parfois sont endormies ou tronquées… de l'égoïsme aussi – en fait, sans bien même nous en rendre compte, nous étions rendus, au fil de nos échanges, aux portes de la mort (je parle ici de l'évocation de l'égoïsme, et de ce qui va avec).

Étant sur le point de nous séparer – avec finalement un goût de cendres dans la bouche – je me permis, tant pour moi que pour ce couple ouvert et sympathique, de lancer le mot « Espérance »… j’insistai sur le fait qu'il nous fallait, quoi qu'il en soit, quoi qu'il arrive et en dépit de tout, garder l'Espérance en nous… et je leur demandait dans la foulée comment l'on disait et traduisait ce mot (et bien plus qu'un mot, d'ailleurs) en allemand : « Hoffnung » me dirent-ils aussitôt.

Et, nous quittant, nous avions retrouvé le sourire.

Jean-Marie Delthil. Bonny, le 25 avril 2018.

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article