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  • Michel Durand
  • En manque d'Eglise
  • Homme
  • 31/01/1942
  • France Lyon
  • musique art voyages nature lecture
  • Je suis prêtre de l'Eglise catholique. Après avoir été serveur de restaurant et en paroisse, je fus nommé en aumônerie étudiante. Je me suis alors intéressé à l'art contemporain et à l'iconographie chrétienne. Ce fut l'occasion, avec Conf

Communautés

Dimanche 18 juillet 2010 7 18 /07 /2010 15:54

Marthe et Marie

Marie abandonne sa sœur à ses casseroles et se glisse parmi les hommes pour partager la conversation du visiteur. Elle se montre bien paresseuse.

Marthe le lui reproche en s'adressant à Jésus :

Jésus prend le parti de Marie. C'est là que l'on ressent une injustice. Jésus blâme la personne qui agit en se donnant la mission de bien faire.

 

QUELLIN.jpg

 

QUELLIN Erasmus, Jésus entre Marthe et Marie, 17e siècle, peinture à l'huile sur toile,  Dimensions H. 104 ; L. 166

Jésus est chez Marthe et Marie

Marthe = femme, en pied, de dos, tablier,

Marie = agenouillé

Christ, assis

nature morte (table, vaisselle, asperge, chat, lapin, légume, poisson)


Pour entendre et (ou) lire, vite sur le site de St Polycarpe.


Par Michel Durand - Publié dans : Eglise - Communauté : Christianisme
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Samedi 17 juillet 2010 6 17 /07 /2010 21:36

Si l’idée de progrès, de marche en avant, de fuite, de croissance est liée à une conception biblique du temps, il me semble que nous devrions regarder à nouveau frais cette vision linéaire, car il me semble impossible que l’on puisse imaginer une totale absence de limite.

ImageEte2010.jpg

Depuis quelque temps je m’interroge à propos du monde, du cosmos (pour parler grec). Quelle est son orientation, son sens ? Est-il vraiment sans limites comme on a l’habitude de le dire ? Dans ce cas, ne doit-on pas lui imposer des frontières, des bornes ? Physiques ou morales ?

Il y a plus de 20 ans alors que j’étais aumônier en aumônerie universitaire, un étudiant marocain est venu me trouver pour me parler de sa situation sans issue. Il avait obtenu une bourse de l’État marocain pour accomplir des études de gestion en économie, mais cette bourse ne lui permettait pas de payer le loyer d’une chambre en résidence universitaire. Pour ne pas être à la rue, il se réfugia aux « sans-abris » avec les « SDF ». Il lui était impossible, dans cette précarité, d’accomplir correctement ses études. Je l’ai invité à prendre logement chez moi, appartement de fonction de l’aumônerie. Il se sentit vite à l’aise et m’adressa cette requête que je trouve pleine de sagesse : « Michel, avertis-moi si je dépasse la frontière qu’il ne fait pas franchir ». Nous sommes devenus amis. Il m’invita dans sa famille et là, j’ai entendu un autre proverbe dégageant la même prudence : « Soyez le bienvenu chez nous. Faites comme chez vous ; mais n’oubliez pas que vous êtes chez nous ». Dans les rapports mutuels, en vue de se respecter les unes les autres, il y toujours des limites à ne pas franchir.

L’Évangile exprime une sagesse comparable avec sa règle d’or :

Mt 7:12 : « Ainsi, tout ce que vous voulez que les hommes fassent pour vous, faites-le-vous même pour eux : voilà la Loi et les Prophètes ».

Et je pourrais citer de nombreux passages de la littérature sapientielle susceptibles d’être reçus par toutes les cultures tant chez les croyants en Dieu que chez les incroyants, athées ou agnostiques de l’Occident des siècles actuels. Écrits qui placent vraiment l’homme au milieu de ses congénères indiquant qu’à chaque jour suffit sa peine et qu’il ne sert à rien de regarder trop loin en avant. Le bâtisseur travaille en vain, même s’il se lève tôt le matin, quand le Seigneur n’est pas avec lui. Par Seigneur, j’entends l’Ordre du monde ; Dieu qui établit une création en souhaitant qu’elle soit conforme à sa volonté : l’Amour. Quand l’Écriture dit que les créatures doivent contribuer à la gloire de divine, elle exprime que l’univers entier a un ordre, une orientation et que toutes choses créées collaborent à cette fin. L’Occident ayant perdu la perception des valeurs transcendantales que nous évoquons ici, il lui est difficile, voire impossible, de dépasser la vision égoïste, égocentrique de l’homme qui se construit lui-même, tout seul, n’ayant aucune limite assignée à son développement personnel. C’est justement cet « illimité » que je souhaite approfondir.

 

L’erreur du « sans limites »

Dans mes études bibliques, j’ai toujours été invité à percevoir la différence de conception du temps entre le monde grec et le monde juif. L’un est cyclique, l’autre est linéaire. L’un est éternel, l’autre est créé. Il faudrait reprendre ces diverses explications du cosmos en déterminant comment, aujourd’hui, on conçoit l’univers. Voyons-nous en lui une éternité, un développement qui apporte des réalisations sans cesse nouvelles, non contrôlées, non contrôlables ou alors, il possède une fin qui soit autant une orientation (finalité) qu’une interruption.

Je m’attache surtout, ici, à la conception biblique de l’histoire linéaire.

Le plan de Dieu, son économie, part d’un point zéro : la création du monde à partir de rien, du vide, pour se construire, de génération en génération, avec toujours une histoire nouvelle. Il n’y a pas de retour en arrière possible. Tout est neuf et tout sera neuf jusqu’à la phase finale, la Parousie qui est passage dans l’éternelle béatitude divine. En terme biblique : le Royaume.

On a l’habitude de représenter ces deux conceptions du temps par un cercle pour les Grecs, l’éternel retour et une ligne droite pour la révélation biblique. Je me demande si l’union de la philosophie grecque et de la conception linéaire du temps n’est pas à l’origine de la course en avant des Occidentaux. Beaucoup de penseurs l’affirment. L’esprit technicien des Gréco latins et leur esprit de conquête n’a-t-il pas été encouragé par l’idée d’un temps sans limites ? En effet, l’Occident veut toujours du neuf, du nouveau, de l’inédit et, techniquement, il est capable de se donner cette nouveauté. Nous le voyons dans les vêtements que les Occidentaux se donnent et qui changent sans cesse de forme selon les modes. L’Orient semble plus attaché à ce qui vient du passé. La référence à  la tradition est forte. On ne sent pas le besoin d’innover.

Autrement dit, si l’idée de progrès, de marche en avant, de fuite, de croissance est liée à une conception biblique du temps, il me semble que nous devrions regarder à nouveau frais cette vision linéaire, car il me semble impossible que l’on puisse imaginer une totale absence de limite.

Les partisans du développement constant, du toujours plus de production et de consommation, soutiennent cette théorie du progrès continue en disant  que l’homme est constitué pour grandir sans cesse. Il est conçu pour aller de l’avant. Ainsi, la théorie libérale de l’existence rappelle que l’homme a toujours eu le génie de se sortir de situations de crise en innovant. L’Europe du XVe siècle devient-elle trop petite pour des habitants entreprenants ? Il y a la découverte de nouveaux moyens de transport qui permettent aux Portugais de contourner l’Afrique pour se rendre en Extrême-Orient. Puis, il y a les découvertes des Amériques. J’ai récemment entendu dire que si la terre devient trop petite pour ses habitants et ses besoins en matières premières, ce n’est pas grave, car, avant que la  terre soit totalement épuisée, on aura trouvé les moyens de se rendre sur une autre planète pour y puiser ce qu’il nous faut pour notre consommation. Après l’Afrique, l’Amérique, il y aura Mars… Continuons à exploiter sans le limite le cosmos.

Même si cela était techniquement possible, et je suppose que cela le sera, je garde ma question des limites nécessaires à notre soif occidentale d’expansion. Soif que les jeunes pays « émergeant », désormais, ressentent. Ce n’est pas parce que techniquement on peut le faire que l’on doit le faire. Il y a des limites que la morale sociale naturelle, la sagesse universelle nous invitent à poser. Il me semble que la philosophie des Indiens d’Amazonie, par exemple, devrait nous inspirer des modes de vie non progressistes. Comment écouter leur sagesse ?

Par Michel Durand - Publié dans : Anthropologie - Communauté : Christianisme
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Vendredi 16 juillet 2010 5 16 /07 /2010 22:57

le tract du cercle de silence de juillet

 

LA FRANCE : PAYS D’IMMIGRATION MASSIVE ????

4 7% de la population, soit le même pourcentage que dans les années 1930

4 1/4 des Français a un grand-parent étranger

4 moins de 400 000 sans-papiers en France = entre 0,3% et 0,6 % de la population française

 

ILS PRENNENT NOTRE TRAVAIL ????

4 En l’absence de migration, dans les 50 ans à venir, l’Union Européenne verrait sa population diminuer de 11 %, soit l’équivalent de 43 millions de personnes qui ne cotiseraient plus !!!!

4 Les 3,3 millions d’étrangers arrivés en Espagne depuis 10 ans ont contribué à 1,6 % des 3,8 % de croissance annuelle du PIB (selon l’OCDE, Organisation de Coopération et de Développement Economique).

4 Les transferts financiers vers leur Pays d’origine représentent plus du double de l’aide publique de France a contribué à la construction de 60 % des infrastructures au Mali.

4 Un migrant apporte en moyenne tout au long de sa vie une contribution nette de 50 000 Euros aux finances du Pays qui l’héberge.

 

ILS ONT TOUS LES DROITS ????

4 Les étrangers en situation régulière ont droit à des prestations sociales.

4 Les sans papiers, en revanche, n’ont pas accès à la plupart des prestations sociales, même lorsqu’ils cotisent.

4 Au final, les Etrangers en France contribuent plus en cotisations qu’ils ne coûtent en prestations !

 

Et ceci :

Pour accueillir et intégrer les primo-arrivants entrés légalement en France, le forfait d’accueil est de 135 Euros par personne.

Le coût de l’éloignement est de 5 130 Euros sans escorte et de 11 150 Euros avec escorte, sans compter le temps consacré à cette politique par les Juges des libertés et de la rétention et par les Tribunaux Administratifs »   (M. Eric BESSON, Ministre)


Par Michel Durand - Publié dans : Politique - Communauté : Christianisme
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Jeudi 15 juillet 2010 4 15 /07 /2010 22:42

CE QUI NOUS POSE QUESTION

À PROPOS DU TRAITEMENT DES ETRANGERS

  cercle_du_siolence.jpg

Nous savons bien que, du fait du grand désordre mondial, de la violence, des conditions économiques, de la faim, de l’absence d’avenir dans trop de pays, un grand nombre d’hommes et de femmes, surtout des jeunes, cherchent à venir dans nos pays occidentaux, ce qui ne peut être une solution généralisable.

Mais nous constatons que c’est une minorité qui tente sa chance vers l’Occident, composée des plus entreprenants, des plus déterminés, donc d’une élite qui ne se contenterait pas d’être assistée.

Sachant par ailleurs que notre prospérité occidentale doit beaucoup à l’exploitation de ces pays de violence et de misère, nous ne pouvons pas accepter que notre pays, comme l’Europe en général, se transforme en forteresse assiégée dont l’un des objectifs essentiels est de bloquer nos frontières.

Nous ne pouvons pas accepter que cette politique mobilise la police et la justice, à travers une politique de quotas (25.000 personnes à expulser dans l’année) dans une chasse aux étrangers à faire partir par tous les moyens, même les plus couteux, même les plus inhumains, en cassant des familles, ou en renvoyant des personnes vers des pays où leur vie est en danger.

Nous ne pouvons pas accepter que des hommes et des femmes, qui travaillent depuis des années, cotisent à la Sécurité Sociale et payent des impôts, donc sont utiles à l’économie française, soient en danger d’expulsion parce que sans vrais papiers. Avec une régularisation au cas par cas qui s’exerce de la façon la plus arbitraire et parcimonieuse.

Nous ne pouvons pas accepter que des gens qui s’aiment soient empêchés de se marier et de vivre ensemble, parce qu’un membre du couple est étranger.

Nous ne pouvons pas accepter que des enfants scolarisés soient arrachés à leur école parce que l’expulsion de leurs parents a été décidée, même quand ceux-ci donnent des garanties indéniables de bonne insertion.

Nous pourrions encore énumérer bien d’autres exemples qui nous font refuser la politique d’immigration de notre pays.

C’EST POURQUOI, À TRAVERS TOUTE LA FRANCE, DES CERCLES DE SILENCE COMME LE NÔTRE SE RÉUNISSENT POUR EN APPELER À NOTRE CONSCIENCE COLLECTIVE.

 

Voir l'article de J. P. Nunez sur Nous sommes aussi l'Eglise.


Par Michel Durand - Publié dans : Politique - Communauté : Christianisme
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Mercredi 14 juillet 2010 3 14 /07 /2010 22:36

Au vu de nombreux livres, articles et témoignages récents et moins récents, il semble à présent tout à fait impossible que la France ne se soit pas montrée directement impliquée dans le génocide perpétré contre les Tutsi qui s’est déroulé il y a quinze ans au Rwanda.

_yartigenociderwandais44-a2d88.jpg Un million de morts.

Une haine et une folie meurtrière.

Moi qui suis Français, citoyen de ce pays qui se trouve être démocratique et dit des Droits de l’homme, je souhaite très humblement demander pardon en tant que personne humaine, au Rwanda, aux habitants de ce pays saccagé et meurtri.

Puisque l’État français se montre, encore de nos jours, incapable de faire officiellement ce geste pourtant bien nécessaire et même indispensable, je le fais, moi, très sincèrement, de tout cœur, à ma modeste échelle, en ayant la certitude d’avoir été précédé, et d’être suivi dans ma démarche, par bien d’autres personnes de notre pays… Les ventes d’armes de la France au Rwanda… Les militaires français qui semblent avoir parfois, là-bas, bien mal protégé les populations civiles et réfugiées qui pourtant devaient l’être… Les gros transferts de fonds qui ont eu lieu entre les deux pays… Les génocidaires rwandais vivant aujourd’hui en France et qui ne sont toujours pas poursuivis ni jugés…

Pardon pour tout cela.

Et souhaitons – au moins – que toute la justice soit faite et soit rendue pour qu’une Paix durable puisse enfin s’établir.

À l’époque, j’étais jeune, et comme bien d’autres, nullement impliqué dans cette affreuse tuerie ; un simple citoyen grenoblois tout juste informé par des médias timides et parfois embrouillés – mais là, sur cette implication française dans le génocide rwandais, et sur l’absence d’une justice opérante au jour d’aujourd’hui, j’ai précisément honte : honte de mon pays.

Oui, veuillez nous pardonner, Frères et Sœurs du Rwanda !        

 

Jean-Marie Delthil, 28 mai 2009.


Par Michel Durand - Publié dans : J. M. Delthil - Communauté : Christianisme
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