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  • : Michel Durand
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  • : Je suis prêtre de l'Eglise catholique. Après avoir été serveur de restaurant et en paroisse, je fus nommé en aumônerie étudiante. Je me suis alors intéressé à l'art contemporain et à l'iconographie chrétienne. Ce fut l'occasion, avec Conf

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Vendredi 29 mai 2009
Un mardi matin à une réunion d'« arts, cultures et foi », j'ai entendu le récit d'une personne expliquant comment elle fut interpellée, au restaurant, par un voisin de table alors qu'elle parlait de culture à l'intérieur de l'Église. « Avec une hiérarchie pareille que pouvez-vous faire ! L'Église est foutue, vous perdez votre temps... » On devine la suite, maintes fois entendue.
De retour à ma table personnelle de travail, je lis le courrier de la veille. Je découvre alors cette lettre écrite par un ami diacre qui me demande de la glisser dans ce blogue. Lisez-la.
De la part de Joël Arlin et que cela fasse débat. Je croyais la question retombée. Il n'en est rien. Tout est appel à un vrai dialogue. À quand une heureuse synodalité ?
Cette question résonne dans un profond cri de désespoir ; et , s'il n'y a pas désespérance, ce n'est que dans la foi, là où l'on voit l'invisible, où l'on espère contre toute espérance.



à Henri Bourgeois, théologien, il fut professeur aux facultés catholiques de Lyon.

le 5/4/2009

Mon frère Henri,

Quand je vois l'esprit de dialogue avec les hommes de ce temps dont tu as toujours fait preuve en tant qu'homme et théologien, dialogue avec les autres religions, notamment des bouddhistes, dialogue avec des non-croyants ou des mal-croyants ou ceux et celles qui voulaient recommencer à croire à l'Espace Sainte-Marie, dialogue avec une femme prêtre anglicane pour faire évoluer ce ministère ordonné et l'ouvrir à l'autre moitié d l'humanité, quand je repense à l'esprit d'ouverture qui était le tien et quand je vois ce qui se passe aujourd'hui dans l'Église catholique : affaire Williamson, propos sur le préservatif, retour aux dogmes énoncés comme des couperets, jugement moral porté sur les comportements  des personnes, crispations liturgiques de toutes sortes, je me dis que tu dois te retourner dans ta tombe.
Où est l'esprit de Vatican II, l'esprit de l'Évangile, du dialogue avec le monde ?

« Au secours Henri, ils sont devenus fous ! »
Le Vatican dysfonctionne, bon nombre de chrétiens n'osent plus parler. Le retour en arrière se généralise.
Viens des quatre vents, Esprit et souffle sur ton Église pour qu'elle avance au large au lieu de se replier frileusement sur des vérités toutes faites.
Henri, toi qui fus toute ta vie un homme de dialogue et d'ouverture, aide ton Église à retrouver les chemins de l'Évangile, de la création, de la nouveauté pour qu'elle ait le courage de témoigner du Christ pour les hommes et les femmes de ce temps sans ressortir les oripeaux d'autrefois.
À une époque à laquelle beaucoup ont à nouveau faim et soif de Toi, Seigneur, que ton Église ne fasse pas écran à  la beauté et à l'espérance que suscite la Bonne Nouvelle.
Non, notre Église n'est pas un cercle fermé d'extrême droite, elle doit être levain dans la pâte, sel de la terre, force d'amour et de miséricorde pour que les hommes retrouvent la joie.
Henri, tu nous manques ; aide-nous à ne pas désespérer de l'Église catholique, prie pour nous comme nous prions pour toi.
Fraternellement en Christ.
Joël Arlin , diacre, Lyon

Par Michel Durand - Publié dans : Eglise - Communauté : Christianisme
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Jeudi 28 mai 2009
Le samedi 26 mai, je publiai la déclaration des évêques de France en vue des élections européennes. Un commentaire y fut apporté, rédigé par Louis Giacometti. Mais celui-ci avait été, mystère de l'informatique, tronqué. Le voici en entier avec l'appel du groupe Lamennais.


« C'est pourquoi nous lançons, plus qu'un cri d'alarme, un appel à la mobilisation populaire. Comme en d'autres heures graves de l'histoire de la France et du monde, ce n'est pas sur la bonne volonté des privilégiés qu'il faut compter mais sur l'action du plus grand nombre ».

 



Sur le communiqué des évêques de France :

Le défaut majeur de ce texte est qu'il fait de la crise actuelle une crise morale, celle de l'individualisme excessif. Mais les responsables financier, qui ont spéculé sur des titres pourris, ont fait leur travail : le travail qu'exigeait d'eux un système économique dont l'unique finalité est la recherche du profit maximum. Les états européens mènent un politique qui va exactement dans le même sens : ils déversent des milliards sur des institutions financières qui s'empresseront de reproduire les mêmes mécanismes. L'un des rares textes qui dénoncent les véritables fauteurs de crise est celui du "groupe Lamennais" : " Prétendre moraliser un tel système relève au mieux de l'illusion, au pire de la mystification. Les énormes capitaux publics que les gouvernements leur ont distribués n'ont pas modifié les pratiques des banques privées. Si leurs échecs conduisent celles-ci à moins miser, pour l'instant, sur l'endettement des consommateurs, elles refusent encore plus qu'auparavant d'accorder des crédits productifs d'emplois qu'elles continuent à juger insuffisamment rentables de leur point de vue strictement financier. Leurs dirigeants et, en général, les élites de l'économie et de la politique paraissent incapables de penser selon d'autres critères. Sévères envers les travailleurs toujours trop coûteux à leurs yeux, oublieux des sans travail, des sans terre, des sans logis, des sans papiers que leurs décisions multiplient, à l'affût de la moindre accalmie pour reprendre leurs jeux dangereux, ils se montrent très soucieux de leurs faramineux avantages personnels. Peut-on leur faire confiance pour modifier l'ordre ou plutôt le désordre actuel ? Les laisser maîtres des décisions majeures qui doivent être prises ne peut qu'aggraver la crise mondiale et ses dramatiques conséquences pour l'humanité, la paix mondiale et la planète elle-même, dont l'équilibre écologique est de plus en plus menacé" ("Nous refusons le silence imposé aux pauvres")
Un texte comme celui des évêques ne fait qu'entretenir l'illusion en contribuant à masquer les causes de la catastrophe sociale actuelle. Je pense qu'il est fondamentalement nocif (Louis Giacometti).

du groupe Lamennais.

Tous les pays du monde sont atteints par une crise qui frappe en priorité et de plus en plus durement les centaines de millions d'hommes, de femmes, d'enfants dont les moyens d'existence sont, depuis des dizaines d'années, insuffisants et, pour beaucoup, diminuent encore. Au Nord comme au Sud, autour de chacun de nous en France, cette pauvreté innombrable et multiforme est un scandale face aux richesses produites, aux fortunes étalées et aux moyens scientifiques et techniques qui pourraient permettre un mieux-être mondialisé.

Les médias s'intéressent moins à ces foules démunies qu'aux banques et aux banquiers. Les prises de risque et les malversations des financiers, opérées avec cynisme et conformes le plus souvent à des législations complaisantes, sont présentées comme la cause première de la crise. Or elles n'ont fait que la précipiter. Il faut au contraire rechercher les racines du marasme dans l'amenuisement généralisé et déjà ancien du coût du travail par les délocalisations, l'exploitation forcenée des mains-d'oeuvre à bon marché et le développement d'un chômage de masse ; les rechercher aussi dans l'affaiblissement depuis longtemps programmé de la syndicalisation, dans la mise en cause des services publics et des systèmes de protection sociale. On cherche ainsi à en assurer la privatisation  et on permet la montée en force des fonds spéculatifs de placement et de pension. La crise est née et elle se nourrit d'un tel système.

La financiarisation a gangrené l'économie dans le monde entier, exigeant une rentabilité de plus en plus rapide à des taux dépassant de très loin ceux que la qualité de la production et la santé des producteurs peuvent normalement supporter. Tous les domaines de l'activité humaine ont été pervertis. La recherche scientifique et médicale, l'éducation, la santé publique, l'information, la création artistique se heurtent aux impératifs financiers comme en témoignent, entre autres, les dérives du marché de l'art. Une idéologie de la rentabilité a été forgée par les tenants du système et les spécialistes du discours à leur service. Elle a été habilement diffusée, opposant l'individualisme et l'égoïsme à la solidarité, aux luttes et solutions collectives. Elle est soutenue et mise en pratique par de nombreux politiciens et gouvernements comme étant la seule valable.

À tous les niveaux, les institutions financières ont restreint les crédits à long terme et à taux bas nécessaires aux investissements productifs et, plus encore, sociaux, ce qui a gravement nui au développement de nombreux pays. Elles ont au contraire développé les crédits à court terme et à taux élevé pour des placements financiers et des consommations immédiatement rentables. L'endettement massif d'accédants à la propriété aux ressources très insuffisantes devait fatalement déboucher sur une catastrophe. Elle a éclaté d'abord aux Etats-Unis où l'excès est allé le plus loin. Les millions de foyers américains qui se retrouvent sans logis prouvent dans la douleur que la financiarisation aggrave la pauvreté. L'implication des banques du monde entier dans cette perversion du crédit en montre les limites en dépit de ses outils mathématiques sophistiqués. Pendant ce temps de grandes firmes constituent des empires en contrôlant la production  et le commerce des matières premières industrielles et agricoles.

Prétendre moraliser un tel système relève au mieux de l'illusion, au pire de la mystification. Les énormes capitaux publics que les gouvernements leur ont distribués n'ont pas modifié les pratiques des banques privées. Si leurs échecs conduisent celles-ci à moins miser, pour l'instant, sur l'endettement des consommateurs, elles refusent encore plus qu'auparavant d'accorder des crédits productifs d'emplois qu'elles continuent à juger insuffisamment rentables de leur point de vue strictement financier. Leurs dirigeants et, en général, les élites de l'économie et de la politique paraissent incapables de penser selon d'autres critères. Sévères envers les travailleurs toujours trop coûteux à leurs yeux, oublieux des sans travail, des sans terre, des sans logis, des sans papiers que leurs décisions multiplient, à l'affût de la moindre accalmie pour reprendre leurs jeux dangereux, ils se montrent très soucieux de leurs faramineux avantages personnels. Peut-on leur faire confiance pour modifier l'ordre ou plutôt le désordre actuel ? Les laisser maîtres des décisions majeures qui doivent être prises ne peut qu'aggraver la crise mondiale et ses dramatiques conséquences pour l'humanité, la paix mondiale et la planète elle-même, dont l'équilibre écologique est de plus en plus menacé.

Nous avons en commun le souci de la libération humaine et de la défense des victimes de l'intégrisme financier. Nous refusons le silence imposé aux pauvres. C'est pourquoi nous lançons, plus qu'un cri d'alarme, un appel à la mobilisation populaire. Comme en d'autres heures graves de l'histoire de la France et du monde, ce n'est pas sur la bonne volonté des privilégiés qu'il faut compter mais sur l'action du plus grand nombre. Nous ne prétendons pas offrir des solutions qui doivent être inventées par les intéressés eux-mêmes. Ce ne sont pas les propositions d'économistes, de philosophes, de syndicalistes, de politiques qui manquent le plus, mais la volonté et le courage de s'attaquer à la racine du mal financier qui ronge nos sociétés afin de remettre la finance à sa place qui doit être seconde. Il faut pour cela mettre en commun les bonnes volontés, faire converger les efforts, développer voire restaurer les solidarités populaires mises à mal par des politiques destructrices du lien social. Il est aussi indispensable de faciliter les prises de conscience, de souligner que la sortie de crise sera collective ou qu'elle ne sera pas et qu'elle nécessite une maîtrise citoyenne de l'économie. Toute action, toute mobilisation en ce sens, si partielle soit-elle, favorisera le vaste mouvement d'émancipation qu'exige la situation en France, en Europe et dans le monde. Si celui-ci ne se développe pas, le risque est grand de voir surgir des hommes prétendument providentiels, inventeurs de solutions autoritaires.

Dès lors, l'action politique se révèle décisive. Elle nécessite bien sûr la recherche de convergences pour des objectifs particuliers ou généraux, locaux, nationaux, européens ou planétaires. Elle nécessite tout autant, sinon plus, une grande détermination. Ce n'est pas en abaissant les ambitions et les visées que l'on parvient aux rassemblements les plus larges. Ce sont au contraire celles et ceux qui donnent à voir le plus loin et à rêver le plus haut qui les aident à naître et à grandir.

 



Georges Arnold, Jacques Benezit, Antoine Casanova, Jacques Couland, Patrick Coulon, Joël Dautheville, Yves Dimicoli, Roland Farré, Françoise Hurstel, Jean George, Jean-Pierre Jouffroy, Jean Magniadas, Jean-Louis Papin, Jean-Claude Petit, Patrick Ribau, Albert Rouet, Claude Schockert

Ces premiers signataires forment un groupe de réflexions et d'échanges placés sous le patronage de Félicité de Lamennais qui, en son temps, dénonçait déjà le silence imposé aux pauvres.  Ce texte est à la disposition de celles et ceux qui veulent l'approuver, le diffuser, l'utiliser à leur gré dans d'autres groupes citoyens.

Contacts :

Georges Arnold, 65 avenue Gabriel Péri, 93400 Saint-Ouen
01 40 12 39 93  georges.arnold@wanadoo.fr

Jean George, 48 rue Caulaincourt 75018 Paris
01 42 54 52 11   georgejnj@wanadoo.fr
 
Par Michel Durand - Publié dans : Politique - Communauté : Christianisme
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Mercredi 27 mai 2009
Par Michel Durand - Publié dans : Politique - Communauté : Christianisme
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Mercredi 27 mai 2009
Dernière inervention de Robert Beauvery sur ce sujet.



La synonymie entre les deux verbes craindre Dieu et aimer Dieu fut très tôt comprise par Israël et même écrite, en particulier, dans les psaumes Le second, « aimer » dynamise le premier « craindre », cf. Ps 144,19-20.
Dans l'édition actuelle de l'office divin, du 1er novembre 1970, la synonymie entre les deux réalités refait bien surface, même si le vocabulaire est quelque peu modifié par exemple le respect du Saint Nom de Dieu se substitue à la crainte. «fais-nous vivre à tout moment Seigneur dans l'amour et le respect de ton Saint Nom » ; même si une précision théologale est apportée : « Toi qui ne cesse jamais de guider ceux que tu enracines solidement dans ton amour »  Cf. l'oraison de l'office des lectures de jeudi de la 25è semaine.

LE DON DE CRAINTE DE DIEU


1. Le signe : Proximité   Familiarité  Amitié...


Dès la première alliance, l'israëlite pouvait connaître s'il avançait ou non dans la pratique de la « crainte » à partir du signe expérimenté de la proximité de la présence bienfaisante de Dieu à son itinéraire personnel, cf. Dt 4,7 ; Ps 33,19, 118, 151 ; 144,18 ; Jr 22,23 ; etc... proximité qui pouvait franchir le seuil de la familiarité, cf. Ps 129,7 ; et, exceptionnellement, le seuil de l'amitié, ce fut le cas de Moïse, cf. ex 33,11 ; et d'Elie, cf. 1 R 19,11ss... tous deux convoqués à la transfiguration de Jésus, cf.Mc 9,4.
Avec l'avènement de la seconde et définitive alliance, le signe de l'amitié n'est plus exceptionnel : tout disciple peut l'expérimenter, Cf. Jn 15,15-17. Spécialement pour les ministres ordonnés, le signe est l'expérience de leur enrichissement, la nourriture reçue à partir de l'office divin dont l'obligation canonique peut devenir un repas de premier choix aux multiples valeurs nutritives, cf. 118,18-24 ; Jr.16,21 ; Is 58,7. S'en priver serait l'équivalent d'un suicide par anorexie.

2. La plénitude  de la crainte en Jésus de Nazareth.


 Dans l'énumération des dons de l'Esprit, promis au futur MESSIE, cf. Is 11,1, la « crainte » termine la liste, comme point d'orgue vers lequel tous les autres dons sont ordonnés.
Dieu aime son Fils d'un amour initial, absolu, sans aucune condition, mais diffusif de soi au point de lui remettre entre les mains et spécialement son Amour pour l'humanité entière, cf. Jn 3,35 ; 3,16 ; 15,9. La « crainte » du Fils est d'abord un accueil de l'amour paternel et, ensuite, une réponse adéquate à ce qui lui a demandé le Père.
Il s'ensuite que Dieu aime aussi son Fils d'un amour second, relatif à la gestion filiale, fidèle, cf. Jn 5,17-21 exhaustive de la mission reçue, jusqu'à la mort pour ses amis : les hommes de toute race, de toute langue... cf. Jn 10,17 ; 13,1 ; 19,30 ; Mc 10,45 ; Ap 7,9-19.

3. Suis-moi

La manière plénière dont Jésus de Nazareth a vécu chaque jour le don de « crainte » : l'ultime don de l'Esprit vers lequel tous les autres sont ordonnés, ne constitue pas seulement un exemple à imiter, cf. Jn 13,15, mais encore un programme de vie pour aujourd'hui. Comment ? Il est notre tête, nous sommes ses membres, c'est lui qui par nos humanités prie l'office divin. Cf. O.D. 3 et 4.
A la différence de l'israëlite pour qui l'amour initial, absolu se situait près du Seigneur, cf. Ps 129,7, pour le  chrétien cet amour se situe dans le cœur, le centre de sa personne : « L'amour de Dieu a été répandu dans nos cœurs par l'Esprit-Saint qui nous a été donné »cf. Ro 5,5 ; 6,1-11.
Bien plus, Jésus a voulu nous partager l'Amour initial, absolu, que lui porte le Père, cf. Jn 17,26. Fort de cet amour, nous pouvons « craindre » Dieu : en gardant ses commandements, cf. Jn 14,21, en faisant les œuvres accomplies par Jésus, cf.Jn 14,12 ; en étant le signe vivant de l'Amour de Dieu pour le monde à sauver, cf. Jn 3,16s.

Conclusion


Le don de « crainte » de Dieu dont la réception par chacun peut être vérifié par le signe de la proximité, de l'intimité, de l'amitié du chrétien et de son Dieu, a été vécu par Jésus de Nazareth d'une manière quotidienne parfaite.  Il nous appelle à le suivre.

Par Michel Durand - Publié dans : Témoignage - Communauté : Christianisme
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Mardi 26 mai 2009

Quelle alternative ?

Dans son colloque du 19 mai pour les élections du 7 juin, l'Antenne Sociale de Lyon a assurément posé la question de l'économie mondiale actuelle. Mais, jamais le capitalisme ne fut interrogé dans ses fondements. Certes, on a opposé le gain financier du néolibéralisme (néocapitalisme) au devoir social (défense des droits de l'homme) et, à la fin du colloque, une petite phrase d'Évangile fut évoquée. Pourquoi n'y eut-il aucune remise en cause claire du capitalisme ? On a dit qu'il fallait plus de social. Pourquoi ne pas avoir dit qu'il fallait moins de capitalisme ?
Timidité ? Crainte de se mettre à dos les décideurs qui ne voient qu'à travers l'économie de marché ? N'oublions pas que, pendant les dernières semaines sociales qui se sont tenues à Lyon, un intervenant à propos de la crise a obtenu le rire de l'assemblée en se moquant des objecteurs de croissance. Aucune question ne lui était posée, c'est spontanément que le banquier, proche des semaines sociales, a ironisé sur la "décroissance".
Un habitué de ce blogue m'a donné à lire les articles parus sur Amory Lovin à propos du "capitalisme naturel"


Lisez ici  ; puis ici ;  puis ici
ou ici
vous verrez, on apprend beaucoup.

Une croissance infinie est-elle possible sur une planète aux ressources finies ?

Une croissance infinie de richesses matérielles, non. Mais une croissance infinie d’accomplissements humains, oui. Le marché est un superbe serviteur, un mauvais maître et la pire des religions. Son utilisation responsable requiert une attention de tous les instants. Il faut se demander ce que l’on veut et ce dont on a besoin, à combien on estime le «assez» : c’est cela le but des processus économiques qui doivent exister pour servir les hommes et pas eux-mêmes. Malheureusement, nous avons d’énormes industries dont l’unique objet est de persuader les gens qu’ils veulent des choses dont ils n’ont pas besoin.



Par Michel Durand - Publié dans : Politique - Communauté : Christianisme
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