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  • Michel Durand
  • En manque d'Eglise
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  • 31/01/1942
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  • Je suis prêtre de l'Eglise catholique. Après avoir été serveur de restaurant et en paroisse, je fus nommé en aumônerie étudiante. Je me suis alors intéressé à l'art contemporain et à l'iconographie chrétienne. Ce fut l'occasion, avec Conf

Communautés

Jeudi 8 juillet 2010 4 08 /07 /2010 22:51

de la part de Anne Soupa et de Christine Pedotti

Paris, le 23 juin 2010

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Très Saint Père,

 

Il y a quelques jours s’est achevée l’« année sacerdotale » que vous aviez proposée à toute l’Eglise. En la plaçant sous le patronage du saint Curé d’Ars, vous nous avez enjoints principalement de méditer sur la dignité et l’importance du sacerdoce presbytéral. Ce sujet a nourri notre réflexion personnelle et, conscients que tous les membres de l’Église sont responsables de l’appel des prêtres dont nos communautés ont tant besoin, nous espérons aujourd’hui que de nouvelles vocations sacerdotales seront le fruit du cheminement spirituel et de la prière que l’Eglise a soutenus au cours de ces derniers mois.

En nous incitant à cette réflexion, dans la prière et la communion, vous avez aussi permis à l’ensemble des fidèles laïcs de redécouvrir qu’ils étaient appelés à participer à l’unique sacerdoce du Christ, « étant incorporés au Christ par le baptême, intégrés au Peuple de Dieu, et participants à leur manière de la fonction sacerdotale, prophétique et royale du Christ », et à « exerce[r] pour leur part, dans l’Église et dans le monde, la mission qui est celle de tout le peuple chrétien. » (LG 31).

La Conférence Catholique des Baptisés de France y a entendu un appel particulier à susciter la conscience de chaque baptisé afin de le rendre acteur, acteur de la vie de l'Église, de sa mission et de son avenir. Tout baptisé a le devoir de comprendre que, plus que jamais, ce monde, notre monde, a besoin qu’on lui dise une espérance, qu’on lui annonce qu’il y a un Dieu qui a souci de l’humanité, et que chaque créature est précieuse à ses yeux.

C’est pourquoi, Très Saint Père, nous tenions tout d’abord à vous remercier de nous avoir permis d’entendre avec plus de clarté cet appel pressant du Christ à prendre notre part de la noble tâche d’évangélisation de nos frères et de nos soeurs, afin qu’ils vivent de l’amour du cœur de Jésus pour reprendre l’admirable définition du sacerdoce que nous a livrée saint Jean-Marie Vianney.

Cet appel que vous avez su faire retentir en nos cœurs a ouvert en nous un chemin de conversion mais aussi de responsabilité. En nous permettant, en communion avec nos pasteurs, de réfléchir au sens du sacerdoce commun des baptisés, vous avez éveillé notre conscience à la beauté de la responsabilité missionnaire. Nous souhaitons aujourd’hui vous demander de nous soutenir dans cette voie en appelant chaque chrétien à entrer plus profondément dans le mystère de son baptême et à en vivre.

Rappelez leur, rappelez nous, que la marque du baptême n’est pas seulement la porte d’entrée dans la famille des enfants de Dieu, mais qu’elle est également un appel à connaître et à faire connaître le Christ. Que, grâce à vous, résonne en nos coeurs l’appel du Christ : « Suis-moi ! » et que, grâce à vous, nous sachions le relayer. Pour contribuer à cette annonce, quoi de plus beau que le concours de tous ?

Très Saint Père, nous nous tournons vers vous avec confiance, ce monde a besoin de nos bras, de notre cœur, de nos paroles, pour entrevoir le visage de Dieu. Nous sommes là, nous, les baptisés, nombreux, ardents, soucieux de transmettre après nous le trésor de la foi. Appelez-nous à la mission, rappelez-nous notre vocation baptismale et envoyez-nous. Mettez nous en chemin !

Puisque notre époque a besoin de signes forts, nous nous permettons de vous suggérer de proclamer une « Année des baptisés », entre juin 2011 et juin 2012. Un temps de méditation de l’Église toute entière sur la vocation propre du baptême donnerait l’occasion à la foule innombrable des baptisés de reconnaître la grandeur de sa dignité et de découvrir en elle la grâce d’annoncer les bienfaits de Dieu. Cette année pourrait s’ouvrir par une « Journée des baptisés », le dimanche suivant la Saint Jean-Baptiste, journée que vous pourriez avoir l’audace de rendre pérenne. Une telle fête, année après année, ancrerait le souci de la mission et ouvrirait les coeurs sur les moyens d’y parvenir.

Telle est Très Saint Père la requête que nous confions à votre bienveillance et à votre sagesse.

Nous le croyons avec la plus ferme assurance, c’est par la voix de cette immense foule aux talents et aux charismes innombrables que l’Évangile du Christ peut résonner dans notre monde. « L’apostolat des laïcs, en effet, ne peut jamais manquer à l’Église, car il est une conséquence de leur vocation chrétienne. L’Écriture elle-même montre parfaitement (cf. Ac 11, 19-21 ; 18, 26 ; Rm 16, 1-16 ; Ph 4, 3) combien cette activité se manifesta spontanément aux premiers jours de l’Église et combien elle fut féconde. » (AA 1).

Confiants dans la justesse de notre requête, nous espérons qu’elle deviendra vôtre. L’appel à toutes les forces vives de notre Eglise est un geste et d’audace et d’espérance pour notre temps. Il dira la confiance et la disponibilité à l’Esprit. Il sera reçu comme le gage d’un avenir ouvert et heureux pour cette Eglise que nous aimons tous, et par chaque baptisé, il sera comme l’appel du Christ lui-même.

À Cana, la très sainte Vierge Marie mit les serviteurs de la noce au service de son fils pour le bien et la joie de tous. A son image, osez nous mettre au service du Christ afin que l’annonce du Salut résonne pour toute l’humanité.

Très Saint Père, soyez celui qui nous appelle, soyez notre pasteur, celui qui nous fait confiance au nom de Christ.

Croyez, Très Saint Père, à notre respectueux dévouement dans le Christ.


Anne Soupa et Christine Pedotti,

cofondatrices de la Conférence catholique des Baptisés de France


christine.pedotti@baptises.fr

anne.soupa@baptises.fr


55 avenue Duquesne, 75007 Paris


Par Michel Durand - Publié dans : Eglise - Communauté : Christianisme
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Mercredi 7 juillet 2010 3 07 /07 /2010 20:46

2010-0035-copie-1.jpg J’ai rencontré dimanche, au dialogue en humanité, un ami prêtre et nous avons échangé quelques mots sur la question du Bon Pasteur, église laissée à l’abandon.

« Voilà Michel Durand qui veut rouvrir une église fermée depuis plus de 20 ans, alors que nous n’avons pas les moyens d’assumer celles qui sont en état de service ! »

Il est vrai que la question se pose sérieusement. Comment rendre à l’État l’affectation accordée quand le bâtiment église (construit avant 1905) se trouve dans un quartier où il n’y pas, ou pas assez, de « pratiquants » du culte.

Je précise de nouveau.

Il n’est pas question, dans mon esprit, d’ouvrir un lieu pour qu’il soit « confisqué » par un tout petit groupe de personnes voulant une eucharistie dominicale dans leur quartier, mais de rendre cet espace viable pour recevoir celles et ceux qui souhaitent développer, dans un langage contemporain, la saveur et les exigences de l’Évangile. Et ceci ne peut se vivre que dans une écoute profonde des hommes et des femmes de ce temps. L’action à mener n’est pas pour la paroisse Saint-Polycarpe des pentes de la croix-rousse qui n’arrive déjà pas « remplir » son église, mais pour toute l’agglomération. Une visibilité cultuelle et culturelle, au service de tous, prise en charge par le service de l’Église catholique dénommée : « arts, cultures et foi ».


Par Michel Durand - Publié dans : Bon Pasteur - Communauté : Christianisme
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Mardi 6 juillet 2010 2 06 /07 /2010 14:42

Je suis toujours dans la lecture des fictions de Pietro de Paoli. L’humanité qui se dégage des responsables de l’Église à venir est très émouvante. Le Père, évêque de Rome (donc pape), étant (aussi) père biologique, toute la tendresse humaine transite naturellement et concrètement dans ses gestes, ses regards, ses paroles. C’est la vie d’une famille, de la petite cellule domestique à la grande communauté ecclésiale, qui est en jeu dans ce roman.

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Autrement dit, découvrir un visage d’Église que l’on aimerait vivre fait monter les larmes aux yeux ; c’est tellement c’est beau !

Il n’y a pas de Prince, mais des frères qui œuvrent ensemble : concertations collégiales, synodales. Esprit communautaire où les protagonistes n’ont pas peur de dire leur sympathie, leur affection, leur amitié et amour.

Je vois, dans cette utopique gestion de l’Église, une admirable place offerte à la compassion, à l’écoute. Personne n’agit avec l’indifférence des fonctionnaires du culte. Le plongeon de toutes et de tous dans la saveur évangélique donne envie d’agir de même.

Pourtant, dans ce roman, quelque chose m’indispose. Les équipes qui se forment pour le gouvernement de l’Église sont des équipes exclusivement d’amis. On ne fait appel aux compétences qu’à l’intérieur des personnes connues dignes de confiance. Telle est la loi des réseaux. Cela a toujours existé, dit-on. Tout le monde fonctionne ainsi. En effet, la cooptation est confortable, efficace. Qui se ressemble s’assemble.

J’ignore pourquoi ; mais, il me semble que ce système « entre nous » m’a toujours gêné. Je le ressens comme peu fidèle à l’Évangile. Ne devrions-nous pas être capables de travailler, au nom du Christ avec toutes et tous ? Avec n’importe qui ? L’amour des ennemis. En fait, je dois bien avouer que depuis plus d’une dizaine d’années, à entendre certaines options théologiques proches du « camp des Mexicains » de de Paoli, je me déclare incapable d’actions pastorales communes.

Dans ce contexte de suspicion, ceux et celles qui n’ont pas la chance de croiser le groupe d’amis demeurent ignorés, des compétences inutilisées. Augustin et les donatiens devaient ressentir les mêmes sentiments. Une Eglise sans schisme peut-elle exister ?

 

 

* Vatican 2035 Roman

Monsignore Pietro de Paoli Plon 21€

Sous le pseudonyme de Monsignore Pietro de Paoli, l'auteur nous propose un captivant roman d'anticipation très sérieusement documenté et y dessine, à travers le destin du Pape Thomas 1er, les réformes de l'Eglise de demain. Un récit formidable, plein d'émotion et de rebondissements; une belle invitation à la réflexion et à l'espérance.

 

Lire sur le blog de Julien Dupont.


Par Michel Durand - Publié dans : Eglise - Communauté : Christianisme
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Lundi 5 juillet 2010 1 05 /07 /2010 18:14

culte et culture

Qu’est-ce qu’un culte ? Sinon un fragile vase d’argile dans lequel on tente de contenir des mots, des gestes, des symboles… des expressions culturelles visant à exprimer la vérité de Dieu.

Qu’est-ce une culture ? Sinon les vêtements propres à l’histoire d’un peuple qui en montrent la destinée.

2010-0039.jpg

L’homme, éminemment sacré, exprime sa grandeur par les actes qu’il pose en public. En ceux-ci, culte et culture se conjuguent pour dire l’essentiel.

C’est à cause d’une volonté de pouvoir de l’un ou de l’autre que le conflit peut naître. La loi de 1905 sur la laïcité était nécessaire pour protéger les citoyens des abus d‘un système ou d’une mentalité monarchiste. Rappelons l’appel de Léon XIII pour le Ralliement des catholiques à la République (1892).

Aujourd’hui, résister à toute forme de laïcisme est une urgence pour défendre l’homme d’une impossible dichotomie. Aucun scientifique ne possède la vérité qui permettrait de distinguer dans le vivant, le sacré du profane, l’âme du corps, le religieux du laïc, le spirituel du matériel. Résistance d’autant plus nécessaire que le dieu qui mène le monde est le l’idole « argent » devant lequel tout genou fléchit. Les lois économiques, sacrées, sont intouchables, dit-on à tort. Vendre un immeuble, un quartier, un ensemble historique au plus offrant financièrement, quelle que soit l’idéologie, c’est renoncer à l’âme humaine.

Sur un mur de Saint-Polycarpe est écrit : « définir, c’est poser des limites ». Quelles sont nos limites ? Où est la frontière à ne pas franchir ? La réponse à ces questions s’imprègne de la philosophie de celui qui répond. Par philosophie, j’entends tout simplement, mode de vie, art de vivre, le goût personnel, ses propres choix et désirs. Le sens donné à son existence.

Le journaliste parlant de l’actuelle situation du Bon Pasteur s’efforcera, bien sûr, à l’objectivité. En fait, il donnera une vision des faits différente suivant le point de vue qu’il adopte majoritairement. Il est clair que s’il m’interroge principalement, c’est la version « culte » qui sera mise en évidence (Articles du Progrès). Si son entretien part plutôt du point de vue du « collectif du Bon Pasteur contre les antennes », c’est de cela majoritairement qu’il sera question. Et la séquence de TLM est dans ce sens. Les divers points de vue peuvent (doivent) se rencontrer.

 

 

 

Je profite une fois de plus de ce sujet pour remercier les habitants, membres du collectif du Bon Pasteur, car ce sont eux qui m’ont « forcé » à voir ce que, par habitude, on ne voyait plus.

Et, par la même occasion, je renouvelle ma conviction de conscience : le devoir d’honorer l’affectation de ce lieu au culte à l’Église catholique. Les conséquences sur les projets d’antennes de téléphonie mobile sont secondes, philosophiquement parlant. Secondes, mais non secondaires.

 

 

 

 


Par Michel Durand - Publié dans : Bon Pasteur - Communauté : Christianisme
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Dimanche 4 juillet 2010 7 04 /07 /2010 15:29

2010-0011-copie-1.jpg Pour bien comprendre la couleur que prend cette méditation, il est utile de lire mes messages des jours précédents.

 

Vite se rendre sur le site de St Polycarpe.


 


Par Michel Durand - Publié dans : Eglise - Communauté : Christianisme
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