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  • Michel Durand
  • En manque d'Eglise
  • Homme
  • 31/01/1942
  • France Lyon
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  • Je suis prêtre de l'Eglise catholique. Après avoir été serveur de restaurant et en paroisse, je fus nommé en aumônerie étudiante. Je me suis alors intéressé à l'art contemporain et à l'iconographie chrétienne. Ce fut l'occasion, avec Conf

Communautés

Mardi 31 mars 2009 2 31 /03 /2009 17:21

Il n'y a pas une semaine où l'Église, à mon avis souvent à juste titre, ne soit interrogée par la société. Certes, les médias profitent des faiblesses de celle-ci et, en ne donnant pas toute l'information avec ses nécessaires nuances, tronquent la vérité. Peut-on, pour autant, dire qu'il y a volontairement un travail de désinformation ?

Que des Catholiques soient fatigués du visage que donne l'Église, nous en avons tous la preuve. Dernièrement, j'ai reçu une demande de « débaptisation » avec menace de poursuite judiciaire si je ne fournissais pas la preuve que j'avais effectivement retiré des registres le nom de requérant. Et, ce matin, un journaliste de France Inter a employé le mot juste : apostasie, en diffusant le témoignage d'un homme demandant de ne plus appartenir à l'Église catholique. A l'écoute de ce fait, je me suis demandé quel est l'intérêt national de cette information. Est-ce le journaliste qui fouine ou l'apostat qui se déclare, suite à une irrépressible pulsion de communication ? 

Je me dois de prendre quelques distances et de m'ouvrir à un regard de foi.


œuvre d'André Gence, en quête de Lumière


Le regard, que, chrétiens, nous portons sur l'Église, est un regard de foi et d'espérance, exprime Joseph Moingt.

Nous trouvons l'Église « dans un état "vide" et "informe", car elle souffre d'un manque décisif de prêtres et de personnes consacrées et, plus grave encore, de chrétiens croyants et pratiquants, et elle souffre également de divisions intestines et de tiraillements entre tentatives contradictoires de déconstruction et de restauration ; mais nous faisons confiance à l'Esprit du Christ qui plane sur elle pour tirer de cet état même un regain de vie. Ce n'est pas naïveté de notre part, calcul imaginaire, fuite en avant, refus de voir la réalité en face, car nous ne nous bornons pas à constater un état mortel, nous l'acceptons comme un dépouillement qui fait participer à la mort du Christ ; pénétrant plus au fond dans cet état, notre regard discerne la "ténèbre" qui s'y cache, le mal qui est la cause de cet état et qui doit en être extirpé pour que la vie reprenne ; ainsi, le jugement porté sur la situation présente devient ouverture et appel à l'Esprit Saint pour le recueillir de la mort de Jésus et l'inviter à venir accomplir son œuvre recréatrice, en nous y associant ».

 

En conséquence, deux appels :

- obligation pour l'Église d'accepter l'état d'impuissance auquel elle est réduite

- nécessit   é de se dépouiller d'une relation de puissance vis-à-vis de la Société qui serait la cause du mal dont elle souffre.


Par Michel Durand - Publié dans : Eglise - Communauté : Christianisme
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Lundi 30 mars 2009 1 30 /03 /2009 19:14
Pierre Durieu du service de communication de l'Eglise catholique de Lyon me signale cet article paru dans "Le Monde".

A Lire :
 
Le Monde :  Jeudi 26 Mars 2009

Militants associatifs, simples citoyens, ils veulent, le 8 avril, se présenter devant le palais de justice de plusieurs grandes villes comme "prisonniers volontaires" pour avoir aidé, un jour, un homme ou une femme sans papiers en difficulté.
 
"Aujourd'hui, il est devenu criminel d'accueillir, d'accompagner ou seulement d'aider une personne en situation irrégulière. Si la solidarité devient un délit, nous demandons à être poursuivis pour ce délit !", lancent, dans un appel commun, plusieurs associations dont Emmaüs France, la Cimade, le Gisti, la Fédération protestante de l'entraide, le Secours catholique et RESF.
 
La perquisition dans les locaux d'Emmaüs à Pointe-Rouge, à Marseille, et le placement en garde à vue d'un de ses responsables le 16 février, à la suite de l'interpellation d'un sans-papiers accueilli par la communauté, a suscité un vif émoi au sein du milieu associatif. D'autant que ce fait n'est pas isolé. "La liste est longue des militants associatifs ou des citoyens ordinaires poursuivis pour avoir manifesté leur solidarité à l'égard de migrants privés de droit au séjour. Alors demain votre médecin sera-t-il interpellé pour avoir soigné un sans-papiers malade ? L'instituteur de vos enfants sera-t-il inquiété pour avoir appris à lire à un enfant dont les parents sont en situation irrégulière ?", interpellent les associations dans leur appel, tout en citant une annexe au projet de loi de finances 2009 récapitulant les crédits pour la mission immigration, asile et intégration.
 
Selon ce document, le nombre d'interpellation d'"aidants" aux sans-papiers s'est élevé à 4 365 en 2006, 4 504 en 2007, et à quelque 4 800 en "prévision actualisée" en 2008. Et l'objectif est d'en réaliser 5 000 en 2009 et 5 500 en 2010. Depuis la sortie du film de Philippe Lioret Welcome, le ministre de l'immigration, Eric Besson, ne cesse de répéter que la police "traque les passeurs, pas les migrants ou ceux qui les aident".
 
DES CONCUBINS POURSUIVIS

 
Reste que des procédures judiciaires pour aide au séjour irrégulier vont aujourd'hui jusqu'à concerner des concubins français d'étrangers en situation irrégulière, s'alarme le collectif "Les Amoureux au ban public". Jennifer Chary, Française agée de 23 ans, a ainsi appris, il y a une dizaine de jours, qu'elle devait comparaître devant le tribunal correctionnel pour répondre du délit d'aide au séjour irrégulier de son concubin marocain, M'hamed Naimi, 24 ans. "Nous devons nous marier le 11 avril prochain", raconte-t-elle, complètement désemparée, ne comprenant toujours pas ce qui leur est arrivé. Après dix mois de vie en concubinage, Jennifer et M'hamed ont décidé fin novembre de se marier. Une fois tous les éléments nécessaires rassemblés, ils ont déposé leur dossier début février auprès de la mairie de Dijon, laquelle a rapidement procédé aux entretiens de rigueur puis fixé avec eux une date de mariage. Mais le 16 mars, M'hamed, arrivé en France en 2006 avec un visa de six mois non renouvelé depuis, est interpellé chez un ami, "un de nos témoins de mariage", souligne Jennifer. Il est alors placé en garde à vue puis le lendemain transféré en centre de rétention à Lyon, où il est maintenu depuis.
 
Le cas de Jennifer et M'hamed n'est pas le premier dont a été saisi le collectif "Les Amoureux au ban public". Depuis sa création en juin 2007, quatre autres concubins français ont déjà, à sa connaissance, été poursuivis. "Et plusieurs ont eu un rappel à la loi par le parquet. Sans compter les menaces de poursuites pénales régulièrement proférées par les services policiers ou administratifs", relève Nicolas Ferran de la Cimade, initiateur du collectif. "Cette pratique est non seulement humiliante et dégradante pour les personnes, mais elle est illégale", rappelle pourtant celui-ci.
 
En vertu de l'article 622-1 du code de l'entrée et du séjour, "toute personne ayant, par aide directe ou indirecte, facilité ou tenté de faciliter l'entrée, la circulation ou le séjour irrégulier d'un étranger en France" est passible de cinq ans d'emprisonnement et de 30 000 euros d'amende. Cependant, "le conjoint de l'étranger ou la personne vivant notoirement en situation maritale avec lui" ne peut être poursuivi pour un tel délit, spécifie l'article 622-4 du même code.
 
UN PROJET DE LOI DÉPÉNALISANT "L'AIDE SANS CONTREPARTIE"
 
Au-delà de ces cas explicitement prévus par la loi, les députés socialistes ont déposé le 18 mars une proposition de loi visant à "dépénaliser toute aide (entrée, séjour, transit) lorsque la sauvegarde de la vie ou l'intégrité physique de l'étranger est en jeu, sauf si cette aide a donné lieu à une contrepartie directe ou indirecte". Pour les élus PS, ouvrir la loi ne doit pas signifier fermer les yeux sur la réalité : "autour des migrants rôdent souvent des réseaux, des passeurs qui exploitent la détresse de ces personnes", expliquent-il dans l'exposé des motifs de leur proposition, tout en rappelant leur "opposition ferme" à tous les réseaux criminels qui, en contrepartie de sommes parfois très importante et souvent sous la menace, organisent le passage des immigrés. Néanmoins, pour eux, il ne faut pas placer sur le même plan réseaux criminels et aide humanitaire apportée par des associations mais aussi des personnes privées.
 
Dans l'entourage du ministre Eric Besson, on se montre pour le moins réservé sur cette proposition de loi. Car "même sans contrepartie lucrative, l'aide apportée par une personne peut permettre d'entretenir une filière", fait-on valoir. La proposition de loi sera débattue à l'Assemblée nationale le 30 avril.
 
LEMONDE.FR
Laetitia Van Eeckhout

 
 


 
Par Michel Durand - Publié dans : Politique - Communauté : Christianisme
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Lundi 30 mars 2009 1 30 /03 /2009 16:42

France inter, ce lundi 30 mars 2009, 7 h 15

Cette question est soulevée par des associations de défense de clandestins, qui constatent de plus en plus de poursuites contre les concubins de sans papiers. Le film « Welcome » de Philippe Lioret a ravivé le débat autour du délit de solidarité, un débat qui s’élargit aussi au « délit d'aimer ».

Jennifer, une jeune femme de 23 ans, a rencontré il y a un an Mohamed, jeune marocain arrivé en France il y a 3 ans, avec un visa touriste de 6 mois. Et puis c'est l'illégalité. A Dijon, il rencontre Jennifer sur son lieu de travail. Ils ont emménagé il y a 6 mois, ont envie de se marier et la date est fixée au 11 avril. Mais tout est tombé à l'eau la semaine dernière, quand Mohamed est interpellé, placé en centre de rétention à Lyon. Et Jennifer, elle, a reçu une convocation devant le tribunal pour aide au séjour irrégulier, elle va comparaitre le 5 mai au tribunal de Dijon (interview).

Selon le code pénal, elle risque « jusqu'à 5 ans de prison et une amende », même si des peines aussi lourdes ne sont jamais prononcées pour un tel délit. Cela dit, la loi ne protège pas vraiment les gens dans sa situation, déplore Damien Nantes, Juriste à la Cimade, association de défense des étrangers (interview).

Et sa condamnation, Sandrine ne l'a jamais acceptée. Cette Gardoise de 30 ans a été dispensée de peines, certes, mais reconnue coupable pour avoir « aidé » Majid. Ils vivaient ensemble depuis 2 ans quand ils ont voulu se marier. Ils ont donc demandé un dossier en mairie. Dans ces cas là, quand il y a un doute sur la sincérité de ce mariage, le parquet est saisi. Il demande à la police de faire une enquête. Majid est interpellé. La police l'emmène chez Sandrine, pour vérifier qu'il ne s'agit pas là d'un mariage blanc (interview).

Majid a été ensuite expulsé en Algérie. Trois ans d'interdiction du territoire français et c'est donc là-bas qu'ils se sont mariés.

Ces enquêtes sont très fréquentes. C'est l'une des demandes des associations : sensibiliser les mairies à ces situations, plutôt que de renvoyer tout de suite le dossier devant la justice et la police. Un entretien préalable avec le maire ou un adjoint permettrait de cerner le profil des concubins, ce qui n'est pas le cas actuellement. Ces enquêtes sont généralisées et surtout détournées de leur objectif initial, explique Nicolas Ferran, du collectif au nom évocateur « Les amoureux au ban Public » (interview).

Alors les quotas d'expulsions, on les connait. L'objectif, l'an dernier, était de 25 000 expulsions. Mais les associations mettent en avant désormais un autre chiffre qui figure dans une annexe du projet de loi de finances 2009. Contre les « aidants », comme on appelle ceux qui viennent en aide aux sans papiers, ce document prévoit 5 000 interpellations cette année.

Un reportage de Vanessa Descouraux.


Par Michel Durand - Publié dans : Politique - Communauté : Christianisme
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Dimanche 29 mars 2009 7 29 /03 /2009 21:22
Voici une pensée de Jean-Marie Delthil que je suis heureux de publier.
J'aurais dû le faire il y a bien longtemps
:

 Jean-Marie Delthil à la BASA 2006



Je ne pense pas que la crise financière actuelle - et donc humaine - soit la cause première du profond mal-être qui nous atteint, mais ce serait plutôt la conséquence, selon moi, d'un manque avéré, évident, de confiance, de cette confiance que nous ne parvenons plus ou si difficilement à nous donner les uns aux autres.
Manque de confiance en l'homme.
Manque de confiance en Dieu.
Oui, nous nous sommes absentés de la présence de Dieu, parfois sans bien même le savoir - Lui, nous recherche toujours !


Par Michel Durand - Publié dans : Art - Communauté : Christianisme
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Dimanche 29 mars 2009 7 29 /03 /2009 15:51
Avec Roger Teppe !
Comme d'habitude sur
le site de St Polycarpe

Mosaïque, Ravenne

Jacques Fournier :

La croix de Jésus n'est pas seulement un instrument de souffrance, mais aussi et surtout un instrument de victoire, celle du don total d'une volonté par delà les conditions humaines. Ce sont ses dernières paroles : "Tout est accompli." (Jean 19. 24), et pour nous les transmettre, saint Jean reprend le même terme, mais cette fois avec le verbe à l'indicatif passé, le Christ a tout réalisé.

Il nous faut mettre la croix au centre de notre vie, car elle fait du sacrifice de Jésus le centre de notre vie, de notre volonté, de nos sentiments. Regarder les hommes et les choses du point de vue de la croix, se persuader que rien n'est plus important au monde que le sacrifice du Christ éternellement présent et offert, c'est une vision qui exige de notre part un changement radical de notre vie.


Par Michel Durand - Publié dans : Eglise - Communauté : Christianisme
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