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  • Michel Durand
  • En manque d'Eglise
  • Homme
  • 31/01/1942
  • France Lyon
  • musique art voyages nature lecture
  • Je suis prêtre de l'Eglise catholique. Après avoir été serveur de restaurant et en paroisse, je fus nommé en aumônerie étudiante. Je me suis alors intéressé à l'art contemporain et à l'iconographie chrétienne. Ce fut l'occasion, avec Conf

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Samedi 21 août 2010 6 21 /08 /2010 17:47

En septembre je reviendrai sur le sujet du Bon Pasteur, car, indépendamment de ce lieu, la question est théologiquement, ecclésialement et pastoralement importante.

 

Mardi 3 août 2010

Le Progrès  LYON /08/2010 get-copie-1.jpg

 

La nef est parsemée de débris de pierre et de bois.

Vestige des Beaux-Arts, les panneaux n'ont jamais été retirés / Joël Philippon

 

Décrite comme « hautement symbolique pour les chrétiens de Lyon » par le cardinal Barbarin, l'église du Bon-Pasteur, en plein cœur du 1" arrondissement de Lyon, n'est plus que l'ombre d'elle-même. Délaissée par les fidèles depuis les années quatre-vingt, elle aura servi d'atelier et de lieu d'exposition aux étudiants de l'école des Beaux-Arts (ENBA) jusqu'en 2008. Malgré leur engagement, ils n'ont jamais nettoyé les preuves de leur long passage, notamment de grands panneaux blancs situés dans la nef. Depuis, l'église a été squattée, dégradée et « profanée », selon le père Michel Durand, qui officie sur les pentes depuis 2002. A présent, la question de la réhabilitation n'est ni envisagée par le diocèse ni par la Ville. Comme unique réaction, celle-ci a annoncé l'envoi d'un courrier au curé, en août, pour interdire l'accès à l'édifice, « par mesure de sécurité ». Bon Pasteur est toujours affectée au culte mais, à la grande tristesse du prêtre, est laissée à l'abandon.

D.L.

Par Michel Durand - Publié dans : Bon Pasteur - Communauté : Christianisme
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Vendredi 20 août 2010 5 20 /08 /2010 18:32

J'ai eu, à propos de l'église Bon Pasteur, l'occasion de me pencher sur la loi de 1905, séparation de l'Église et de l'État. L'évènement de cet été est devenu, à mon avis, un cas d'école qui mérite une profonde étude. Je me documente et je reprendrai plus tard la question que je placerai dans la catégorie « bon pasteur ».
9782213654607FS.jpg
Dans un courrier de mai 2010, un membre de la municipalité de Lyon m'écrit :
« Je me permets de rappeler ici la loi du 9 décembre 1905, concernant la séparation des Églises et de l'État, qui a organisé la mise à disposition aux associations cultuelles des édifices du culte, propriétés des collectivités publiques, et qui prévoit une affectation exclusivement cultuelle de l'édifice, à peine de désaffectation (art 13 loi du 9 décembre 1905). »

De l'archevêché de Lyon, je reçois (août 2010) :
« Pour ménager l'avenir, le diocèse souhaite se positionner sur une utilisation exclusivement cultuelle de cette église. Si nous ne sommes pas rigoureux sur ce point, notre dialogue avec la mairie risque de se compliquer et de nous mettre dans une position délicate ».

La question est posée.

J'ai découvert avec bonheur le livre d'Émile Poulat, scruter la loi de 1905, La République française et la Religion, Fayard, mars 2010.
Émile Poulat : « Lorsque l'on évoque la loi de 1905, les idées qui lui sont immédiatement associées affluent : c'est la loi de la laïcité, c'est la loi qui interdit à la République de financer la religion et de s'immiscer dans les questions religieuses. Or, les choses sont bien plus compliquées. D'ailleurs, cette fameuse loi dont tout le monde parle, invoquée par les uns et par les autres, qui l'a lue ? Et ceux qui l'ont lue, à quel texte, si souvent modifié, se réfèrent-ils ? En réalité, nul n'était plus capable de dire quel était l'état présent de la loi.
Depuis plusieurs décennies, je scrute la loi promulguée le 9 décembre 1905, dite loi de séparation des Églises et de l'État. Avec cette étude fondée sur l'abondante documentation réunie avec mon ami Maurice Gelbard, instituteur retraité, j'entraîne le lecteur dans une analyse littérale des textes, à travers le dédale de la cinquantaine de modifications réalisées au fil du siècle. Il en ressort une certitude : cette loi que nous mythifions a non seulement institué un nouveau régime fait de grands principes et de particularités (songeons à l'outre-mer), mais aussi elle a créé une « liberté moderne », dont ni l'État, ni l'Église, ni personne n'avait l'expérience.


Par Michel Durand - Publié dans : Politique - Communauté : Christianisme
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Jeudi 19 août 2010 4 19 /08 /2010 14:38

Au cours de la semaine passée (début mars 2010), les Médias nous ont assez souvent parlé du grand nombre de chômeurs qui, en France, allaient sous peu de temps se retrouver en fin de droit, et parfois même sans aucun revenu de remplacements (pas de RSA aux – de 25 ans). Des réunions ont eu lieu entre l’UNEDIC, Pole Emploi, le patronat, les syndicats, le Gouvernement, ainsi qu’avec les banques, pour tenter de trouver TRAITEMENT.jpg une solution à ce problème grave s’il en est. Voilà ; mais il arrive que j’ai (bien malgré-moi) l’oreille un peu chatouilleuse ou tout du moins attentive, sensible, et quelle n’a pas été alors ma surprise lorsqu’à plusieurs reprises et concernant ce problème, j’ai entendu parler à la radio du « traitement des chômeurs prochainement en fin de droits […] » (je ne dis pas : traitement de la situation des chômeurs […]). Les Médias font en France leur travail comme ils peuvent, assez bien généralement, mais pas toujours… rien n’est aisé il est vrai, alors… « traitement ?! », au sujet de chômeurs, de demandeurs d’emploi… à n’en pas douter, il s’agit de parler ici de la rémunération de ces fameux chômeurs…, « rémunération », ré-mu-né-ra-tion : cinq syllabes ; « traitement », trai-te-ment : trois syllabes ; c’est donc plus court : « traitement », et peut-être plus facile aussi à prononcer pour un journaliste ; quand on a à répéter dix ou vingt fois le même mot au cours de la journée, on opte parfois pour le mot plus simple et le plus court… mais pas toujours le plus précis, le plus exact et adapté… Voici ce que nous dit le Larousse édition 1993 (extraits) : TRAITEMENT – 1. Manière d’agir envers quelqu’un […] – 2. Rémunération d’un fonctionnaire – 3. Action et manière de soigner une maladie […] – 4. Action d’examiner et de régler une question, un problème […] – 5. Ensemble des opérations que l’on fait subir à des substances […] – 6. Développent d’un synopsis (cinéma). « Le traitement des chômeurs prochainement en fin de droits […] »… Reprenons à présent le 1 : de quelle manière va-t-on agir envers eux, ces chômeurs ?... ; le 2 : la rémunération de ces chômeurs prochainement en fin de droits – mais les chômeurs sont-ils donc fonctionnaires, assimilés fonctionnaires ? avec la dite sécurité de l’emploi ?... c’est un peu facile, j’en conviens… ; le 3 : traiter ces chômeurs, les soigner ?! de quelle maladie souffrent-ils, et s’ils sont atteint, comment l’ont-ils attrapé cette maladie, à cause de qui, de quoi ? 4. On examine et on tente de régler la situation des chômeurs (la situation…) prochainement en fin de droit, là, ça devient plus normal…, 5. Faire subir un ensemble d’opérations à des substance… je n’insiste pas ; 6. Cette proposition n’est pas à retenir, elle concerne le cinéma. Bon. Moi, maintenant, je vais vous dire une chose, lorsque j’ai entendu à la radio pour la toute première fois parler de « traitement » au sujet de chômeurs qui allaient se trouver en fin de droits, j’ai bien sûr pensé à la rémunération, à l’aide financière, etc. , c’est tout à fait normal de penser cela pour un esprit pas trop perturbé, mais j’ai eu aussi (bien malgré moi) cette idée de grands champs (cultures extensives) de céréales ou de plantes potagères, qu’il faut traiter assurément, pour leur bien, pour ne pas voir les parasites ainsi que la maladie ronger la future récolte ; oh, ce que je vous dis là est un peu facile, j’en conviens tout à fait, mais je persiste à vouloir – et à désirer ardemment– que les Médias et donc les journalistes soient plus précis dans l’utilisation d’un terme plutôt que d’un autre (la langue française, langue riche et subtile, nous en laisse largement la possibilité) ; s’il y a risque de confusion, d’amalgame, d’induction plus ou moins vague d’idées qui n’ont rien à faire ensemble : chômeurs, avec plantes à traiter (… plantes, ou même petites bêtes, insectes, et autres nuisibles !...), alors attention dans ce cas !... Il faut faire preuve d’intelligence et de discernement dans l’utilisation des mots. Ce glissement sémantique apparemment innocent, anodin, pour le cas qui nous intéresse, pourrait bien faire naître, à force d’être répété, un peu comme un brouillard dans la tête des gens – je ne dis pas de tout le monde –, faire naître en tous cas un genre de confusion qu’on aurait pourtant bien la conscience de maîtriser… Il faut être précis : « La ‘rémunération’ des chômeurs prochainement en fin de droits », ou « le ‘traitement’ de la situation des chômeurs prochainement en fin de droit » (c’est la situation qui est traitée, pas la personne en tant que telle : le chômeur). C’est simple comme bonjour. Maintenant, il me vient une autre idée, liée à la première, la voici : nous parlons ici de chômeurs – qui plus est, en fin de droits, ok. C’est le problème qui était à juste titre évoqué par les Médias. Ils ont eu raison d’en parler, entièrement raison. Mais je me dis, maintenant, que notre société, elle est composée de nombreuses catégories dites plus ou moins minoritaires, de nombreux groupes pas toujours communicants entre eux ; voici quelques exemple (il est possible de cumuler) : les chômeurs donc, en fin de droit ou pas ; les personnes divorcées, vivant seules ; les personnes malades ou bien handicapées, atteintes de troubles physique ou psychiques ; les personnes pauvres, vivant en dessous ou juste au-dessus du seuil de pauvreté ; les étrangers sans papiers, ou qui en ont mais qu’ils doivent renouveler régulièrement, au risque d’être expulsés ; les personnes âgées plus ou moins dépendantes ; les prisonniers et les sortants de prison ; les personnes battues ou harcelées, dans le cadre du travail, de la vie familiale, de l’école, etc. ; les personnes vivant dans les ZUP, dans les Cités où règne parfois la violence et l’état de non droit ; … j’arrête là, c’est juste pour vous donner quelques exemple, j’ai pris là volontairement des catégories de personnes qui souffrent, des personnes pour lesquelles la vie n’est pas facile, voir difficilement supportable dans certains cas… et je me dis que toutes ces personnes mises « bout à bout » doivent bien former une cohorte : une véritable foule pour ne parler que de la France ! et pourtant ce sont bien des personnes, (des personnes dont je fais partie) dont on ne souhaiterait pas forcément faire partie… être en bonne santé, avec un bon travail, marié, avec une famille, posséder un agréable logement, dans un quartier huppé ou tout du moins sans problème, etc. est assurément plus enviable ; alors, finalement, si on fait les comptes, là, de ces personnes dites sans problèmes, pour lesquelles la vie se montre douce et assez conciliante, eh bien il se peut que cela constitue dans notre société un assez faible pourcentage : peut-être dix, vingt, trente pourcents tout au plus… et ce serait la norme, ce vers quoi il faudrait tendre… l’exemple à imiter… la réalité grosso modo de notre société, la « réalité » de notre société ?... une réalité matérialisée par une si petite proportion des habitants de ce pays… alors on se doit naturellement de « traiter », de traiter le chômage, la solitude, les violences dans les quartier, etc… pour tendre vers cet idéal loin d’être réaliste, et peut-être même assez lointain et illusoire. Je voudrais finir par ce point, et non des moindres. Nous ressentons ici, aujourd’hui, en France, de plus en plus de difficultés à nous parler les uns les autres, à nous comprendre réellement, justement, entre catégories, entre groupes d’appartenances divers et variés, et nous pouvons faire mieux, beaucoup mieux… mais est-ce le souhait de nos dirigeants, de tous nos dirigeants (et de nous-mêmes également) : oui, à n’en pas douter, jusqu’à un certain point, toutefois, il peut y avoir aussi du « diviser pour mieux régner », c’est un fait ; nous vivons dans un pays somme toute assez divisé, où les oppositions et les clivages sont parfois entretenus, où le dialogue vrai et fécond peut-être dans certains cas tout bonnement illusoire (entre le directeur d’une grande multinationale et ses salariés ou encore avec un homme ou une femme de la rue, par exemple), tout cela, c’est humain, mais là où le bas blesse, c’est quand on attise ce genre d’opposition ou quand on l’entretient… et quand on fait naître des idées qui ne sont pas en lien avec la réalité, avec la réalité des faits… Par exemple, pour rester dans le chômage : quand on parle de « demandeurs d’emploi » – on entend l’expression à longueur de journée dans les Médias –, imaginez-vous réellement, avec les conditions de travail que l’on connaît parfois au jour d’aujourd’hui, que tous les chômeurs (ou la presque totalité) puissent raisonnablement être des ‘demandeurs’ d’emploi ? Peut-être avez-vous la réponse. Il faut changer, il nous faut changer, profondément, mais ensemble, toutes et tous unis dans un projet commun, réellement commun, porteur de partage et de vie, un projet qui puisse dépasser les particularismes et les esprits de groupes ou de chapelle – moi, je pense que ça vient, que cette volonté est en train de se mettre en place, par morceaux, tout doucement parfois, plus rapidement à d’autres moments, oui, et cet avenir – un avenir non seulement vivable mais également heureux – ne sera possible qu’à cette condition, je pense, du :  tous les uns vraiment avec les autres.

 

Jean-Marie Delthil. (Toujours) chômeur de (très) longue durée.


Par Michel Durand - Publié dans : J. M. Delthil - Communauté : Christianisme
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Mardi 17 août 2010 2 17 /08 /2010 20:08

Il faut remettre l'économie au service de l'homme et non de la finance.

Texte rédigé le 20 octobre 2010 par Jean-Marie Delcourt :

 

La crise financière que nous traversons n'est que la partie visible de l'iceberg. C'est toute notre société  qui est gangrenée par le capitalisme, ce n'est que le symptôme d'un mal plus profond.  Il faudra donc adapter la thérapie à la maladie et ne pas se contenter de soigner un mal de dents avec des antidouleurs.Iceberg.jpg

Churchill qualifiait d'optimiste celui qui voit une chance derrière une catastrophe, c'est dans ce sens que la crise actuelle peut être bénéfique. Elle fait apparaître les disfonctionnements et les absurdités du système capitaliste dont tant de personnes vantaient les bienfaits. Fini les mensonges, les évidences, les dogmes, la pensée unique qui finissait par nous faire croire qu'il n'y avait pas d'alternative, que c'était le seul système qui permettait de produire des richesses dans un état démocratique. Ceux qui ont vu arriver le désastre en pensant le contraire ( je suis de ceux-là) recommencent à donner de la voix et à proposer un autre modèle de société, une autre façon de " vivre ensemble". Mais avant cela, il nous faut faire un bon diagnostique, bien identifier les causes de la maladie : la perversité du système économique libéral et son idolâtrie de l'argent.

La crise n'est pas seulement économique, c'est une vraie crise de civilisation, c'est une crise profonde qui se situe à plusieurs niveaux :

 

1. Crise de l'argent

 L'argent est devenu un but en soi au lieu d'être un moyen de faciliter les échanges économiques. Le problème majeur n'est pas un manque de liquidités comme on le dit dans certains milieux  puisqu'on vient de trouver des dizaines de milliards d'euros pour renflouer les banques. Depuis les réformes des années 1980,  plus de 90 % de la masse monétaire sert principalement à spéculer plutôt qu'à investir. Les chevaliers de l'industrie ont cédé la place aux chevaliers de la finance qui nous ont amenés dans le mur. Ils ont abandonné "l'économie réelle" comme on dit aujourd'hui càd les usines, les industries, les services publics, l'agriculture … pour " l'économie virtuelle".

 

2 Crise de l'économie.

 Nous sommes essentiellement dans une économie marchande. Une entreprise est bonne si sa production se vend bien, mais on ne se pose pas la question de sa finalité. Le but de l'économie, ce n'est pas d'abord de faire du profit mais de répondre à des besoins. L'agriculture sert d'abord à nourrir la population et non à faire d'énormes bénéfices. De plus, si vous n'êtes pas solvables, càd  sans pouvoir d'achat,  comme l'Afrique par exemple, vous n'intéressez personne. Il faut remettre l'économie au service de l'homme et non de la finance.

 

3 Crise de la société de consommation.

 Notre société a lié l'argent au travail ( le salaire ) et l'emploi à la croissance, stimulée par la consommation. Plus il y a de la consommation, plus il y a de la croissance. Celle-ci entraînant la production crée de la main d'œuvre. Et nous tournons dans un cercle vicieux, car enfin le PIB n'a rien à voir avec le bonheur des gens. Ne faudrait-il pas profiter de cette crise pour casser ce mécanisme pervers et trouver un autre baromètre ?

L'être humain a autant besoin de liens que de biens.

 

4.Crise des valeurs.

 Les valeurs qui sous-tendent l'économie libérale font appel à ce qu'il y a de plus bas dans l'homme : la cupidité, la concurrence, la compétitivité, le chacun pour soi, le gaspillage. C'est du darwinisme social : la loi de la jungle. On a réduit le mot valeur à une valeur comptable   (les valeurs boursières) et confondu le bonheur avec le plaisir de la consommation.

Le grand échec du capitalisme, c'est qu'il n'a pas tenu ses promesses : le développement pour tous. Il n'a fait que creuser les inégalités sociales et salariales : la rémunération du capital est plus élevée que celle du travail. Pourtant une société vraiment humaine se mesure à sa capacité d'intégrer les exclus, les pauvres, les chômeurs, les handicapés.

Il faudra donc redéfinir certaines notions comme le progrès, la croissance, le développement, durable ou non et refonder une nouvelle civilisation sur des bases plus proches de celles de l'évangile : le partage, la justice sociale, la sobriété joyeuse, l'égalité.

 

5. Crise écologique

Et pour ne rien arranger, la crise écologique vient  coiffer toutes les autres crises, car à quoi bon relancer la machine économique telle quelle si c'est pour se rendre compte que le réchauffement climatique et ses conséquences risquent de faire disparaître l'humanité elle-même.

 

On peut parfois se demander comment le capitalisme a survécu à toutes les crises qu'il a lui-même suscitées. Et cela depuis 1929 ! L'explication est à trouver dans la perspicacité des tenants du libéralisme économique à mettre en application un principe simple : "Privatiser les profits et nationaliser les pertes".

 

"Nous avons toujours su que l'égoïsme insensible était moralement mauvais ; nous savons maintenant qu'il est économiquement mauvais" ( Le président Roosevelt en 1937)

 

Jean-Marie Delcourt

Par Michel Durand - Publié dans : Anthropologie - Communauté : Christianisme
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Lundi 16 août 2010 1 16 /08 /2010 20:10

beauveryr.jpg Robert BEAUVERY, 18, rue Sœur Bouvier, 69005  LYON

Lyon, Août 2010

 

Chers tous,

  1. 1.    PORTEZ  LES  FARDEAUX  LES  UNS  DES  AUTRES …

Par les réponses aux appels que je vous adresse pour m’aider à être un serviteur fidèle et avisé dans la préparation des Journées sacerdotales du diocèse de Lyon, je suis devenu le confident, pour ainsi dire, de plusieurs d’entre vous qui appellent à leur tour, à l’aide fraternelle par la prière d’intercession pour porter « leurs » fardeaux.

1.1. Quelques exemples exprimés :

-       L’inaccessibilité à l’eucharistie des divorcés remariés : « Je suis remariée. Cet échec est une profonde souffrance. Cependant je le vis avec toi Seigneur et je continue à prier … Mais le dimanche ?...

-       L’inaccessibilité des filles au service de l’autel, des femmes à la distribution de l’Eucharistie, dans certaines paroisses, sans explication compréhensible.

-       Les absences de directives pastorales précises : « cela ne va pas sans nous poser beaucoup de questions sur notre propre tâche ». cf. un laïc en responsabilité nationale.

-       Il existe une souffrance évidente chez des prêtres, des laïcs en mission, des religieux(ses) ce qui génère des tensions voire «une absence de charité et de bienveillance entre eux »…

1.2. Accomplir la Loi du Seigneur :

Entendre ces « fardeaux » parmi tant d’autres, les prendre avec les siens ne relève pas d’une spiritualité « à options », mais s’inscrit dans l’authenticité de la vie évangélique : « portez les fardeaux les uns des autres, accomplissez la Loi du Seigneur » cf. Ga. 6,2

1.3. Une éventualité …

L’accueil des fardeaux des autres, quels qu’ils soient, est un remède efficace contre un cléricalisme hautain, sourd et aveugle, face aux cris et situations d’hommes et de femmes de la paroisse et de la Cité, cris et situations où peuvent se cacher les signes des temps dont le décryptage conditionne le réalisme de la pastorale, ajustée à l’aujourd’hui de Dieu.

 

  1. 2.    VENEZ A MOI VOUS TOUS QUI PEINEZ SOUS LE POIDS DE FARDEAU, Mt. 11,28

2.1. Selon l’Evangile, la règle de vie du baptisé, du religieux, du prêtre… les fardeaux peuvent conduire les personnes qui les subissent à une rencontre vivifiante avec le Christ par la médiation des disciples.

2.2. D’une moniale dominicaine de N.D. de Beaufort, j’ai appris que le monastère recevait beaucoup moins de gens, venus pour prier et faire une retraite, et beaucoup plus, pour sortir de leur solitude habituelle dans le monde qui est quotidiennement le leur – et le nôtre ! – et, surtout, pour livrer leurs fardeaux personnels dans le cadre intime et confidentiel du monastère,  auprès de personne qui leur donnent, enfin ! la possibilité de parler et d’être écoutés.

2.3. Pour les intéressés, il s’agit d’un premier pas sur le chemin qui peut les conduire à « Celui qui est doux et humble de cœur » auprès duquel se trouve la source du « repos » et une école de vie, cf. Mt. 11, 28-30.

 

CONCLUSIONS :

Au point où j’en suis arrivé dans la préparation des « Journées sacerdotales diocésaines » de septembre prochain, je prends une conscience plus vive : 1) Des fardeaux, nombreux et lourds, qui affectent nos contemporains ;  2) Du désir de changements à la fois sociétaux et ecclésiaux ;  3) Des appels, discrets mais réels, à se tourner résolument vers l’avenir « vers une Eglise de baptisés et de communautés responsables de leur vie et de leur animation sous le contrôle du ministère apostolique des évêques. Ce qui rendrait du reste aux prêtres leur vrai rôle d’animateurs et d’éducateurs d’un peuple chrétien adulte ». P. Michel Rondet.

La prise en compte de ces trois points, entre autres, me paraît nécessaire à l’efficacité des travaux des fameuses Journées de septembre.

 

Que l’Esprit-Saint nous éclaire !

Bien fraternellement

Robert Beauvery.

Par Michel Durand - Publié dans : Eglise - Communauté : Christianisme
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