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  • : Michel Durand
  • enmanquedeglise
  • : Homme
  • : 31/01/1942
  • : France Lyon
  • : Je suis prêtre de l'Eglise catholique. Après avoir travaillé comme serveur de restaurant tout en étant au service d'une paroisse, je fus nommé en aumônerie étudiante. Là, je me suis beaucoup intéressés à l'art contemporain tout en enseignant l'iconographie chrétienne. Cela m'a donné l'occasion, dans le cadre des loisirs culturels, d'organiser de nombreuses expositions. Avec des amis, nous avons ouvert une galerie d'art dans le Vieux-Lyon, Confluences - 20 années de présence. Ces activités […]

Communautés

Samedi 10 mai 2008
Prier pour faire jaillir l'espérance est ce que nous ressentons tous quand rien, autour de nous, ne semble favorable. Même les agnostiques, mal ou non-croyants, dans la mesure où le spirituel de l'existence n'est pas évacué, reconnaissent la force de la concentration silencieuse qui peut rendre l'espoir à quiconque se trouve au « bout du rouleau ».
Ma suggestion de mettre en place sur Lyon, un cercle du silence (comme cela s'est fait dans de nombreuses grandes villes) a suscité plusieurs commentaires. Parmi ceux-ci, j'en citerai un qui invite particulièrement à une réflexion en théologie morale : « l'idée des cercles de silence est dans l'air. Mais, des questions se posent, les miennes sont toujours les mêmes. En fait, ce ne sont pas des questions, mais des conditions : cibler très précisément les raisons pour lesquelles des personnes se retrouveraient dans ce cercle de silence. »

Il me semble que nous devons situer ces raisons en remontant à la source de toute morale humaine. Aller au lieu où chaque comportement existentiel reconnaît le résumé de ce qui constitue l'homme sociétal. Quelques fondamentaux cimentent universellement ce qu'il faut faire et ce qu'il ne faut pas faire. Je veux parler des dix commandements bibliques dont nous savons qu'ils trouvent leur origine dans le Code d'Hamourabi. La révélation de cet art de vivre est en profonde harmonie avec ce que l'homme est capable de découvrir en sa sagesse. L'un est pensé en symphonie avec l'autre sans que cela pose à la raison quelque problème surtout pour celui et celle qui croient en l'Homme conçu à l'image de Dieu.
Voici, selon la version juive, les raisons pour lesquelles des personnes peuvent se retrouver dans un « cercle de silence » :
1- Je suis le Seigneur ton Dieu Qui t'a fait sortir du pays d'Égypte.
2- Tu n'auras pas d'autre Dieu que moi
3- Tu ne prononceras pas le nom de Dieu en vain
4- Souviens-toi du jour du Sabbat
5- Honore ton père et ta mère
6- Tu ne tueras point
7- Tu ne commettras pas d'adultère
8- Tu ne voleras pas
9- Tu ne feras pas de faux témoignage
10- Tu ne convoiteras ni la femme, ni la maison, ni rien de ce qui appartient à ton prochain.
Le respect d'autrui, l'aide à apporter à l'étranger, le soutien du pauvre sont contenus dans cette liste fondamentale, universelle, qui s'adresse à tous et plus encore aux disciples du Christ reprenant en leur donnant une nouvelle efficacité les paroles des prophètes.
Certes, ces fondamentaux doivent se décliner selon les circonstances particulières que connaissent les « dits » sans papiers, par exemple, lors de leur arrestation ou de la durée de l'enfermement dans des centres de rétention, ou dans le nombre de fois qu'ils sont convoqués pour leur papier, ou de l'angoisse qu'ils connaissent à la vue de ce que représentent « les services d'ordre », ou de l'intimidation du tribunal, ou de la pénibilité de l'attente... ils demeurent toujours les mêmes. Ils font en sorte que l'on trouve à juste titre inhumain que les habitants des pays riches puissent « davantage se soucier des réservoirs de leurs voitures que des ventres affamés des pays pauvres ».

Un journaliste de TF1 a récemment réalisé un reportage pour le journal du 20 h. RESF le diffuse sur son site

Le voici, je le verse au débat. Débat que nous aurons vraisemblablement le mercredi 14 mai à 19 h à l'église Saint-Polycarpe, 25 rue René Leynaud, 690001 Lyon.



par Michel Durand publié dans : Politique communauté : Christianisme
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Vendredi 9 mai 2008

Observation

Quand il y n'a pas de soleil, les fleurs se ferment, les feuilles s'écartent.
Quand il y a du soleil les feuilles se ferment, les fleurs s'épanouissent.

Tout faire pour recevoir, en toute sécurité le maximum !

Ouvert à la « Grâce ».


par Michel Durand publié dans : Témoignage communauté : Christianisme
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Jeudi 8 mai 2008


Cet hiver à Béni Isguen, les écrits de Max Gallo m'ont informé sur le 8 mai 45 algérien. À ma grande honte, je faisais une découverte. Il ne me semble pas avoir appris à l'école cette tranche de l'Histoire. Les amis algériens m'ont confirmé la vérité du roman historique de Max Gallo.


« Ils croyaient que la Libération serait aussi, selon les promesses, la leur. »

Aujourd'hui, voyant les titres des journaux où les 60 années d'Israël sont en bonne place, j'ai voulu relire ce qui se dit pour ce jour en cette date.

Encyclopédia Universalis :

La tentative insurrectionnelle de mai 1945         


Contre l'ordonnance du 7 mars 1944, les nationalistes algériens de toutes tendances se mobilisèrent : ils la dénonçaient comme une atteinte à l'islam et comme une tentative de francisation autoritaire. Leur riposte se matérialisa par la création le 14 mars des Amis du Manifeste et de la liberté (A.M.L.). Ce groupement rassembla tous les nationalistes : ceux qui se reconnaissaient dans le Parti du peuple algérien (P.P.A.) de Messali Hadj, alors contraint à la clandestinité, ceux qui suivaient la voie indiquée par les ‘ulama, enfin tous les ralliés de fraîche date au Manifeste du peuple algérien. Bien que le mot n'ait pas été prononcé, c'était un véritable front national qui préfigurait ce que serait un jour le F.L.N. (Front de libération nationale).
À l'intérieur de ce vaste rassemblement, mal contrôlé par Ferhat ‘Abbas, le P.P.A. diffusait des consignes de plus en plus hostiles aux Français et préparait les esprits à l'idée d'une insurrection générale. Bientôt les masses musulmanes vécurent dans une attente quasi messianique : l'indépendance de l'Algérie leur apparaissait comme toute proche.
Au début d'avril 1945, Messali Hadj avait, semble-t-il, accepté un projet d'insurrection : un gouvernement algérien devait être proclamé dans les environs de Sétif, dont Messali Hadj prendrait la direction. Par là, les puissances alliées réunies à la Conférence de San Francisco seraient saisies du problème algérien et contraintes à une intervention décisive. Mais les autorités françaises, alertées par les incidents de Chellala provoqués le 19 avril pour permettre l'évasion de Messali Hadj, décidèrent de déporter celui-ci au Congo français.
Les manifestations de protestations des 1er et 8 mai 1945, déclenchées dans la plupart des villes par le P.P.A. et les A.M.L., tournèrent à l'émeute à Sétif et à Guelma. Ces émeutes sanglantes furent interprétées dans les campagnes voisines comme le signal de l'insurrection attendue. Croyant venue la guerre sainte, les ruraux du Nord-Constantinois attaquèrent les fermes des colons, les maisons des gardes forestiers, les bâtiments administratifs et massacrèrent une centaine d'Européens isolés.
Bien que peu nombreuses, les troupes françaises et les milices des colons réprimèrent avec violence les troubles qui demeurèrent limités à un ensemble de douars peuplés d'environ 40 000 habitants. Pour soulager les insurgés, le P.P.A. avait conseillé l'extension du mouvement, puis il donna l'ordre d'insurrection générale pour le 23 mai. Mais, constatant que les soulèvements spontanés avaient été écrasés bien avant cette date, il dût lancer un contrordre.
La révolte improvisée avait été étouffée en moins de deux semaines. La répression, qui tourna parfois au règlement de compte racial du fait de l'action des milices européennes, fit probablement plus de 1 500 victimes musulmanes, chiffre avancé officiellement par les autorités de la colonie. Les affirmations incontrôlées du P.P.A., selon lesquelles « le génocide perpétré par les Français » aurait fait 35 000 morts, ne peuvent pas plus être acceptées. Pourtant l'Algérie indépendante a retenu officiellement l'impossible total de 45 000 morts.
 
Cette tentative manquée d'insurrection nationale explique, pour l'essentiel, le climat de la décennie 1945-1954. Les nationalistes se promirent de faire appel de leur échec et songèrent essentiellement à reprendre le combat pour recouvrer leur dignité et l'indépendance de leur patrie.
(Encyclopædia Universalis 2005)



Pour revisiter les massacres du 8 Mai 1945 en Algérie, deux récits vivants de témoins directs, AÏssa Cheraga et Lahcène Bekhouche.

Presse algérienne, le samedi 8 mai 2004.

Que peut-il rester, cinquante-neuf ans après, des événements du mardi 8 Mai 1945 ?

À Sétif et à Kherrata, il subsiste des lambeaux de mémoire des rares survivants... et des lieux témoins de cette ignoble boucherie. Des témoins, acteurs et rescapés d'une barbarie, d'une boucherie que l'Histoire n'a jamais assez condamnée. Que les auteurs n'ont jamais vraiment reconnues (« Un crime est resté impuni »', lit-on dans les statuts de la fondation présidée par Bachir Boumaza).

Retour sur l'une des nombreuses pages noires du colonialisme, à travers deux récits vivants et émouvants. L'un est de Aïssa Cheraga, le jeune homme qui porta le "drapeau algérien" ce jour-là, l'autre de Lahcène Bekhouche, condamné à mort à Kherrata, au lendemain des émeutes. Le "8 Mai 1945" a commencé de la mosquée de la gare, à Sétif. Il a pris fin, près de huit jours plus tard, avec la fin de la répression féroce de l'armée coloniale. Aujourd'hui, des stèles commémoratives, érigées dans divers espaces des villes et des régions touchées, notamment à Sétif, Guelma et Kherrata, rappellent à la postérité l'horreur vécue. Elles rappellent aussi combien ces événements ont influé sur la suite de l'occupation française, comment ils ont pesé dans la prise de conscience d'une indispensable révolte armée ; pour nombre d'historiens d'ailleurs, ils ont carrément précipité le recours, par le mouvement nationaliste, à l'insurrection ; ils seraient donc tout simplement le prélude à la guerre de libération, déclenchée neuf ans plus tard par le FLN. Le 8 Mai 1945 a peut-être servi, dans la conjoncture de l'époque, de détonateur : il a montré aux Algériens que, s'ils voulaient avoir leur propre drapeau, leur liberté et leur dignité d'êtres humains, ils ne pouvaient qu'envisager un affrontement direct et violent avec cet occupant qui ne s'est guère gêné, à la première occasion, de tirer sur les foules, d'incendier des maisons, de décimer des familles, d'égorger des hommes et de faire exploser la tête d'enfants. Il leur a montré le chemin de la libération et la voie de la détermination.

En 1945, Aïssa Cheraga était vendeur au marché hebdomadaire de Sétif, une ville qui devait sa relative réputation à la célèbre "Fontaine de l'encens", bâtie en 1898 par un colon. Rebaptisée Aïn Fouara, a fontaine met en valeur une nymphe tenant dans chacune de ses deux mains une amphore, "celui qui boira de son eau y reviendra forcément", assure la légende. Le jeune Aïssa, un gaillard de vingt-cinq ans, gagne sa vie à la force des jarrets. "C'était une année de disette, se souvient-il, les récoltes étaient bien maigres. Les gens se nourrissaient de fèves et ils en remerciaient Dieu pour cela !". Le 7 mai, il est avisé qu'une manifestation pacifique allait se tenir le lendemain dans les rues de la ville. L'avis tenait lieu de convocation. Pourquoi une manifestation le 8 mai ? Parce que l'Allemagne nazie devait capituler -ce qu'elle fit-, il fallait bien participer à la célébration d'une victoire à laquelle les "musulmans" et les "indigènes" ont pris part, n'étaient-ils pas aux côtes des soldats français sur le front d'Italie ? D'ailleurs, une année auparavant, le gouvernement français avait décidé de d'octroyer la citoyenneté à près de 70 000 musulmans, sur un ensemble de huit millions -alors que les Européens étaient un peu plus d'un million.

À Kherrata, une localité paisible, à mi-chemin entre deux grands pôles urbains, Sétif et Béjaïa, personne ne se doutait de rien. La rumeur était gardée au secret. "Il faisait beau, beau comme en ce début de mai 2004", évoque Lahcène Bekhouche, scout parmi les scouts. Kherrata, une ville cernée par les collines, des collines rocheuses, qui lui garantissent la pureté de l'air, la bonté du cœur. Sa relative renommée, elle l'a doit à ses gorges, ses merveilleuses gorges qui la relient aux autres contrées de Kabylie. Lahcène Bekhouche, un garçon actif de vingt ans, avait déjà connu la prison pour avoir distribué des tracts, en réalité des formulaires destinés à récolter des fonds d'aide aux scouts.

Aïssa Cheraga se tient fin prêt. Une surprise l'attend le lendemain, il est, en effet, désigné pour porter ce qui était considéré comme le "drapeau algérien". "Ils ont jeté leur dévolu sur moi pour une raison bien simple : j'étais le plus grand parmi la foule." Une question de taille qui l'extirpera à jamais du lot des anonymes et le propulsera d'abord au peloton de la manifestation, ensuite au-devant de l'histoire. La foule "démarre de la mosquée de la gare aux environs de 10h". Au premier rang, détail trop important, étaient les écoliers et les scouts. Les "organisateurs" voulaient une marche pacifique. Aussi enjoignirent-ils aux participants de laisser à la maison tout objet susceptible d'encourager la dérive. Le mardi 8 Mai 1945 est jour de marché à Sétif. "Tout pouvant être pris pour une arme blanche, fût-elle un minuscule couteau, était interdit. Si nous voulions une manifestation violente, nous n'aurions pas placé les écoliers et les scouts en tête", explique Aïssa Cheraga, désormais en retrait dans la périphérique cité Avenir de la capitale des Hauts-Plateaux. La foule, dense mais disciplinée, longe la rue Constantine, qui portera à l'indépendance le nom évocateur des événements, et progresse dans le calme. Arrivée au niveau du Café de France, sis au bas d'un hôtel de même nom, elle marque un arrêt. "Quatre policiers en faction se tenaient devant nous", indique le vieux Aïssa. À la vue des manifestants, des Européens s'y précipitèrent. Ils sont furieux parce qu'un drapeau étrange, vert et blanc, s'est mêlé aux étendards arborés (français, américain, britannique et soviétique), ceux des Alliés victorieux de l'Allemagne nazie. Furieux aussi parce qu'une banderole, sur les deux brandies, suggérait une "hérésie" : "Algérie libre" ! L'autre demandait la libération de Messali Hadj, figure de proue du mouvement nationaliste.

Fondateur du Parti du peuple algérien (PPA) Messali avait bien appelé, en compagnie de Ferhat Abbas, futur premier président du Gouvernement provisoire de la République algérienne (GPRA) à profiter de la célébration de la capitulation allemande pour revendiquer l'indépendance du pays, par le biais d'un... drapeau. Il avait été arrêté quelques années plus tôt, interné au Sud avant d'être transféré au Gabon, ce qui fit naître chez les nationalistes un sentiment d'exaspération. Début mai 1945, les militants du PPA organisèrent une marche grandiose à Alger. Au moment où les Européens attablés au Café de France se précipitent sur la foule, un garçon effronté, par souci de le sauvegarder, se saisit du "drapeau algérien" et se met à courir devant. Un des policiers ouvre le feu et le tue sur le coup. "Bouzid Saâl, (le nom du garçon, ndlr) m'a subitement pris le drapeau des mains avant de s'éloigner, on lui a tiré dessus", raconte, encore ému, Aïssa Cheraga. S'en suit bien sûr une répression dans les rues et les quartiers de la ville. Pendant une semaine, l'armée française, renforcée par des avions et des chars, se déchaîne sur les populations et tue sans distinction. Lorsque le bus la reliant à Sétif parvient à Kherrata, Lahcène Bekhouche remarqua qu'il porte des traces de balles en de nombreux endroits. Un certain Bouhaoui propage l'information.

Des villages affluèrent les hommes et se mirent à incendier des édifices publics. "Moi-même j'ai mis le feu à la poste et à la justice", s'enorgueillit Bekhouche, dont la silhouette ne passe jamais inaperçue à Kherrata. "Lorsque les chars ont commencé à semer la mort, nous nous sommes enfuis dans la montagne. Deux jours plus tard, nous étions de retour, à la faveur d'une prétendue promesse d'indépendance du général de Gaulle", témoigne-t-il. Rassemblés dans la cour de la caserne, les hommes entendirent le caïd prononcer des condamnations à mort contre 45 d'entre eux, dont Bekhouche. Ces derniers subirent les pires sévices. Lahcène a la mémoire tourmentée. Il n'a rien oublié de ce bitume brûlant sur lequel il était couché dans cette caserne, rien oublié des visages livides de ses copains de cellule qu'on emmène pour être achevés dans la montagne, rien oublié du chef des scouts, le Dr Hanous, liquidé en même temps que ses deux rejetons, rien oublié de la mine effarouchée de ces femmes qui ont dû accoucher sous les ponts de Kherrata, rien oublié de ces oueds qui puaient la pestilence des cadavres et que les colons arrosaient de sable, rien oublié de ses quatre amis exécutés, ni de cet adjudant de Blida qui lui a sauvé la vie en le transférant à Sétif, ni de Bachir Ibrahimi et du Dr Saâdane rencontrés à la prison de Constantine, ni de ce fameux Bendjelloun qui a pu lui obtenir une commutation de peine (de condamné à mort à condamnation à perpétuité). Finalement, Lahcène Bekhouche restera à la prison de Maison-Carrée (El-Harrach) jusqu'à l'indépendance du pays, le 5 juillet 1962. Cinquante-neuf ans après, demeure ainsi l'effort de mémoire de ces hommes. Demeure également l'appel de ces militants, comme Abdelhamid Slakdji, président de la fondation du 8-Mai-1945 à Sétif, à la reconnaissance. C'est le moindre des mérites.

source : Liberté

 
par Michel Durand publié dans : Politique communauté : Christianisme
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Mercredi 7 mai 2008
A Lyon, il n'y a pas de « Cercles de Silence » en lien avec les questions de la Rétention.
Cependant, nous portons en nous certaines interrogations qui se rattachent au problème de la Migration, ainsi :
  • - le respect d'une économie équitable serait une des premières réponses à apporter. En effet un commerce mondial juste inviterait à demeurer au Pays d'origine.
  • - nous savons aussi que le désir de migrer vers d'autres terres est un constitutif de l'humanité qui a construit notre Histoire. Il en résulte un devoir d'accueillir en respectant les droits humains de base, les personnes ayant mis leur espoir dans le risque de la migration.

Ces questions bien ciblées, correspondant à la réalité lyonnaise, peuvent nous inciter à réfléchir et à agir avec d'autres... par exemple :
  • -    accueil
  • -    moyens mis en place
  • -    suivi, éducation, santé, des enfants de l'immigration...
  
C'est pourquoi, d'abord à titre personnel, je vous invite à une première rencontre de partage et de recherche :
  • Le mercredi 14 Mai 2008 à 19 heures
  • A l'église st Polycarpe - 25 rue René Leynaud - 69001- Lyon

Pour faciliter la mise en route de cette rencontre, merci de me renvoyer ce « tract » à l'adresse indiquée si-dessus ou à michel.durand12@wanadoo.fr

Nom, prénom ...
A titre personnel...                              ou  pour l'Association ....
Adresse...
Téléphone....                                                             Courriel ...
s'engage pour la réunion du 14 Mai...
envoie ses remarques ou observations concernant cette initiative ...
                         

 
par Michel Durand publié dans : Politique communauté : Christianisme
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Mardi 6 mai 2008

Eléments de réflexion dans la ligne des Franciscains de Toulouse.


Pour une issue favorable aux « sans papiers ».

Mondialisation et migration
Nous affirmons que la première solution aux problèmes posés par la migration réside dans le respect d'une économie équitable. Un commerce mondial juste inviterait à demeurer au pays des ancêtres car il serait possible d'y vivre dignement.
Nous reconnaissons que le désir de migrer vers d'autres terres est un constitutif de l'humanité et a construit notre Histoire. Aussi nous savons qu'il est un devoir élémentaire d'accueillir, en les respectant, toutes personnes ayant mis leur espoir dans le risque de la migration.
Dans le silence de la prière ou de la méditation, nous souhaitons soutenir et inviter à soutenir toutes celles et tous ceux qui sont concernés par ce problème.
Nos cercles de silence signifient l'espoir que nous avons de voir disparaître les situations inhumaines.

Date et lieu
Tous les deuxième mercredis de chaque mois de 19h à 20h
Place des Terreaux, à droite et en avant des escaliers de l'Hôtel de Ville
En un ou plusieurs cercles de silence.
Notre silence et/ou notre prière veulent rejoindre les sans-papiers, ceux qui font la loi et ceux qui la font appliquer, ainsi que tous les acteurs que nous sommes chacun à notre échelle.
Athée, agnostique, croyant, religieux ou non, par cette démarche silencieuse, se sentiront à l'aise. Compte avant tout l'attitude spirituelle qui se situe dans la ligne du respect des droits de l'homme.

Concrètement
Nous formons un premier cercle à 19h, place des Terreaux, à droite de l'escalier et devant l'Hôtel de Ville.
Si le cercle devient trop important, plus de 40 personnes, on forme un deuxième cercle, juste à côté.
Nous mettons au milieu des cercles une lampe-tempête.
Pour marquer le début et la fin de l'heure, une personne lit le texte attribuée à Saint François (voir ci dessous). Cette prière est souvent utilisée dans des rencontres interreligieuses. Tout en faisant  explicitement référence à l'espérance qui est la nôtre, son contenu permet à d'autres croyants ou à des non-croyants de nous rejoindre.
2 ou 3 personnes se trouvent à l'extérieur du cercle, ou des cercles, pour distribuer les tracts et informer les passants. De façon sobre et là aussi la plus silencieuse possible, sans entrer dans les éventuels débats, simplement en tendant le petit tract. Ces personnes veillent également à maintenir l'ordre extérieur.
Si des personnes souhaitent parler, ils veillent aussi à ce qu'elles soient relativement loin des cercles, pour aider les personnes qui font silence. Si des personnes dans le cercle sont interrogées, elles renvoient silencieusement aux porte-parole.
Nous insistons pour que les personnes soient à visage découvert. L'objectif n'est pas de se déguiser ou de mimer une situation : il est de dire une indignation. Un visage nu qui témoigne est plus frappant qu'un visage qui se cache.
Un panneau de photos et de textes explique notre démarche.
Photos : des prises de vues du CRA de Saint-Exupéry. Suggestives plus que descriptives.
Textes : Le § Mondialisation et migration.
Le trac est réalisé avec cette matière.
La mairie de Lyon (1er arrondissement et Hôtel de Ville central) est informée de notre action par un courrier.

Les signataires
Notre silence et/ou notre prière veulent rejoindre les sans-papiers, ceux qui font la loi et ceux qui la font appliquer, ainsi que tous les acteurs que nous sommes chacun à notre échelle.
  • L' Atelier Justice Paix Intégrité de la Création de la Famille Franciscaine (JPIC)
  • Paroisse Saint-Polycarpe des pentes de la Croix-Rousse
  • Et tous qui veulent se joindre

André Cardinal VINGT-TROIS
Archevêque de Paris, Président de la Conférence des évêques de France

« Dans nos pays très développés de l'Ouest européen, la question de l'accueil des migrants est récurrente. Voulons-nous une Europe ouverte ou une Europe close devant les risques de perdre notre sécurité économique, dont la fragilité financière provoque les soubresauts que l'on sait ? L'histoire a montré qu'il n'est pas de clôture qui résiste aux besoins élémentaires qui s'expriment au dehors. La seule voie qui nous paraît raisonnable est évidemment celle du développement qui donne de quoi vivre dans les pays de forte immigration. Mais cette politique coûte très cher en argent et en vigilance sur l'utilisation des aides. Quel pourcentage de notre richesse nationale sommes-nous prêts à y investir, non seulement en « promesses de dons » mais en financement réel ?
La France, pays de migrations anciennes, qui s'enorgueillit d'être le « pays des droits de l'homme » va-t-elle aider l'Europe à progresser dans une politique d'ouverture devant les migrations ? Va-t-elle elle-même progresser dans la mise en œuvre d'une politique d'aide au développement ? Va-t-elle progresser dans les procédures de traitement des demandes d'asile, dans leur durée comme dans les critères mis en oeuvre et la manière de traiter les demandeurs ? Une politique raisonnée de l'immigration est indissociable des moyens à dégager pour que les fonctionnaires chargés de son exécution ne soient pas submergés et ne se trouvent pas dépassés par les situations qu'ils ont à traiter. Enfin, par delà la réglementation nécessaire, la manière de traiter des personnes en détresse suppose un engagement déterminé dans l'application des lois et des jugements. Une personne qui ne réunit pas les conditions d'accueil sur notre territoire ne cesse pas pour autant d'être une personne humaine, un homme, une femme, un enfant, que l'on doit respecter et traiter avec dignité. Une personne ne peut pas être détenue dans des conditions inhumaines. L'Église se félicite que de nombreux catholiques soient engagés sur ce front de la solidarité. Elle encourage les fonctionnaires et membres des forces de l'ordre qui exécutent leur mission en respectant les personnes concernées. Elle appelle les communautés locales à réfléchir et à agir pour venir en aide à ceux qui ont mis leur espoir, leur ultime espoir, dans le risque de l'immigration. Elle soutient les femmes et les hommes politiques dans leur implication pour cette cause, même si elle n'est pas très rentable électoralement ».

par Michel Durand publié dans : Politique communauté : Christianisme
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