Jeudi 15 mai 2008

Je propose dans cette catégorie une vieille réflexion sur le sens des mots progrès, évolution ou révolution.
Où se situe l'Evangile ?

En premier, le progrès interrogé.

En second, existe-t-il une limite au progrès ?

En troisième, avec qui me retrouver ?

Enfin, quel chemin prendre pour une transformation dans le sens de l'Evangile ?

 

Premier temps : le progrès ?


Il y a peu de temps, je suis enfin parvenu à comprendre le mot "progrès" en pénétrant et ce que le concept véhicule et les raisons pour lesquelles je n'entre pas pleinement dans le courant progressiste. Cela va du reste ensemble. Bien sûr, mes sympathies naturelles vont plutôt vers cette "gauche" française dont on parle tant parce qu'elle parle beaucoup. En aucun cas, je ne me suis senti à l'aise avec les discours des conservateurs et les actions des tenants de l'ordre. Dois-je affirmer pour autant que j'estime que la vérité ne se trouve que dans le changement ? Le vrai est-il synonyme de progrès ? Dans une revue socialiste des villes d'Autun et du Creusot - à moins que cela n'ait changé - je me suis exprimé à ce propos, soulignant que même si nous pensons devoir tendre nos forces en direction de l'avenir, il ne fallait pas oublier notre passé, qui est la plate-forme de nos décisions présentes et futures.

La progression ne peut pas se vivre sans la tradition. Le comité de rédaction "tiqua" légèrement, même pas mal, sur ce mot de tradition ; mais il convint que l'on ne pouvait pas impunément abandonner le passé. La vérité est dans le changement; n'est-elle que dans le changement ? L'erreur serait alors dans l'immobilisme !


Comment définir le progressisme ?


Reprenons le mot lui-même : Progrès.

Progresser, c'est-à-dire aller de l'avant ; toujours mieux faire ; développer sans cesse ses possibilités, ses ressources. Avant, j'associais à cette volonté de progresser l'idée de révolution, de changement radical. Et c'est bien ainsi que l'on parle dans les divers Partis lorsque l'on commente le nécessaire changement des structures. Seulement, ce changement est-il conçu aussi radicalement qu'on veut bien le dire ? Voilà une question qui mérite d'être approfondie.

Divers mouvements politiques récents, mal situés sur l'échiquier des Partis traditionnels, remettent en cause l'aspect non-révolutionnaire des classiques partisans de la révolution. Ce sont les Partis accusateurs de réformisme qui se trouvent à leur tour accusés de ce mal. Que ne dit-on pas dans les groupes "métapolitiques", selon l'appelation de Schwartzenberg, comités de défense de tous poils, écologistes anti-nucléaires, violents et non-violents... Que ne dit-on pas sur l'électoralisme des partis puissants, bien en place dans l'opposition ! "Nous avons d'autres chats à fouetter qu'à chercher à nous faire élire au gouvernement. Il y a tant et tant de choses à faire dans notre quartier !" Cette affirmation est, bien sûr, à nuancer par la présentation aux diverses élections, des listes écologiques. Mais, il semblerait que ces candidatures s'opèrent dans un esprit moins électoraliste. Nous verrons à l'usage. "Il y a une vérité à proclamer, un droit à défendre, alors nous parlerons !" disent donc les anti-électoralistes. La gauche traditionnelle, quant à elle, semble plutôt occulter certains éléments de son programme afin de n'effrayer personne. Il lui faut le plus de voix possible. Voilà le but recherché : gagner des électeurs. Jacques Ellul a, à mon avis, admirablement décrit la trahison de la gauche française. N'agit-elle pas seulement quand elle peut en tirer profit ? Vietnam, Palestine... d'accord ; pourquoi le silence sur d'autres combats de minorités ethniques : Kurdes, Pakistan, etc... ?

Disons finalement, que les tenants du Programme Commun semblent tout bonnement glisser dans le style des "Partis attrape tout". Taper juste où il faut pour ne pas effrayer les gens de droite et ne pas décevoir ceux de gauche.

J'ai de la difficulté à comprendre l'enthousiasme qu'a pu soulever dans un milieu chrétien, comme celui de Montchanin-Le Creusot, la victoire de la Gauche aux élections municipales. Certes, cela ne sera pas comme avant, certes, Le Creusot avait grand besoin d'un gouvernement urbain, distinct, en tout de l'usine. Mais enfin, de quelle victoire bénéficieront les habitants ? Pourquoi tant de joie à propos de cet événement ? Une bureaucratie va prendre la place d'une bureaucratie. Des hommes et des femmes de confiance vont prendre les postes clefs libérés par les hommes et les femmes qui ne sont plus dignes de confiance. Et voilà, c'est reparti, l'affaire tourne... si peu différemment d'avant ! Les revendications de certains passeront toujours pour folie, utopie, rêves d'adolescents... elles seront écartées. Les demandes d'autres seront oubliées ; leurs porteurs se fatigueront bien vite de la nouvelle lenteur administrative. Et dans tout cela, il faudra composer avec l'opposition, l'ancienne majorité pour, le moins mal possible, maintenir sa place.

Cela mérite-t-il vraiment que l'on chante le "Sauveur" enfin venu ?

Si, à cet enthousiasme je préfèrerais un soupçon de réserve en plus, c'est que, d'une façon générale, l'optimisme des gens de gauche, plus exactement des "progressistes" m'apparaît depuis peu dans toute son illusion.

 

 

par Michel Durand publié dans : Il y a 30 années... communauté : Christianisme
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Mercredi 14 mai 2008

Une toute petite réflexion ce jour. Petite, mais forte. Elle m'est venue durant ce temps d'activité réduite à cause, ou grâce au long repos de ce temps de Pentecôte.

Qu'est-ce qui pourrait caractériser l'âge plus que mûr, la vieillesse réussie, ou son début ?

Je réponds : l'absence d'ennuis. Même quand tout semble vide ou le paysage bien gris.

Et cela rejoint une forte conviction : la preuve d'une vie pleine c'est que l'on ne connaît pas l'ennui alors qu'il n'y a rien à faire.

La jeunesse invite plutôt à bouger. Le critère de la réussite, de la plénitude réside dans ces mots : « ça bouge, y a de la vie, que du bonheur ! »

Eh bien, ces quatre derniers jours, je n'ai pas bougé. Je suis resté « à la maison » ; j'ai lu, écrit, prié, célébré... sans ressentir le moindre désagrément, ni aucune envie de faire « quelque chose, voir, n'importe quoi ». Un jeune, ne supporterait pas. Jadis, je ne supportais pas.

Voilà un goût pour la stabilité qu'on ne peut pas imposer à autrui. Mais pourquoi le cacher ? C'est une petite réponse que j'adresse à l'auteur de la photo ci-dessus que je trouve belle dans son ouverture sur l'invisible.

Pendant mes congés, sabbatique mois de janvier, j'ai progressivement fait l'expérience du devoir de ne pas se distraire par la promenade. Cela rejoint le vœu de stabilité que prononcent les moines pour ne pas devenir « gyrovague ». Même la promenade, appelée pèlerinage, peut être un divertissement.

Sagesse des anciens ?
À prouver !

 

par Michel Durand publié dans : Anthropologie communauté : Christianisme
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Mardi 13 mai 2008

Voici, comme promis un texte de :

Max Gallo, L'Empire, T 1, L'envoutement, pp 83-85, Roman Historique, J'ai Lu 2004.

Je suis donc, en compagnie de Berson, arrivé à Oran, éreinté d'être resté sur mes gardes tout au long du trajet dans des wagons ouverts à tous vents.
Rollin m'a accueilli d'un œil soupçonneux.
« Je ne vais pas vous laisser moisir ici, Faurel, m'a-t-il dit. Avec vous, je ne suis rassuré que lorsque, un revolver ou un sabre à la main, vous êtes . face à l'ennemi. »
Il m'a donc dirigé vers Mascara, et, au-delà, vers le sud.
Heureusement, il a fallu plusieurs jours pour rassembler les hommes et les équipements de ma compagnie d'avant-garde. D'autant que nous étions en outre chargés de préparer les quartiers du régiment.
Berson m'a ainsi fait découvrir Oran où il y a si peu d'Arabes et tant d'Espagnols, d'Italiens, de Maltais et même d'Alsaciens-Lorrains, fraîchement débarqués, auxquels on a promis des terres... qu'il faut prendre aux indigènes, ce qui ne favorise pas, j'en conviens, les relations amicales !
Nous avons eu ainsi la visite d'un personnage qui m'a impressionné. Il était grand et fier, les traits d'une finesse aristocratique, le nez un peu busqué, le front haut, parlant un français à peine teinté d'un léger accent. Il nous a toisés, Berson et moi, qui avions été chargés par Rollin de le recevoir. Il était le chef - le caïd ? - d'un village situé au cœur de la Kabylie, El Mansour, auquel, nous a-t-il expliqué, depuis les temps anciens, quand existait encore l'Empire - mais pas le nôtre, le Romain ! il avait cette prétention-là, de remonter à l'Antiquité ! -, sa famille avait donné son nom patronymique.
Cet Hocine Aït Mansour s'est plaint que l'on ait confisqué ou volé les terres de son village. Il nous a démontré, ma foi fort raisonnablement, que l'achat à bas prix était une manière d'extorsion, de vol ou de confiscation. J'ignorais qu'une loi permettait, dès lors qu'un seul membre d'une tribu vendait une parcelle, de s'approprier toutes les terres collectives !
Que pouvais-je lui répondre ?
Je pensais : la loi est toujours celle du vainqueur. Le droit n'est que l'ample manteau de l'hypocrisie qui cache la lame du glaive !
Il nous a quittés, méprisant et menaçant ; il a répété : « Ce n'est pas la justice, vous le savez, et, un jour, Dieu le veut ainsi, la justice finit par triompher ! »
Ma foi, attendons et, d'ici là, cravache et éperons !
Mais si tous ceux que nous voulons gouverner ont l'énergie et la résolution de Hocine Aït Mansour, notre tâche sera difficile.
D'ailleurs, à ce que m'ont dit Rollin et Berson et à ce que m'a raconté le père Dominique Orabona -, elle l'est aussi bien ici, en Kabylie, que dans le delta du fleuve Rouge,
À Oran, dès que je me suis écarté du centre ville et que j'ai marché par ces chemins - il ne s'agit pas de rues - qui sinuent entre les masures, j'ai ressenti la même impression d'hostilité.
Mais peut-être est-ce seulement parce que je ne suis pas habitué à être perçu comme un vainqueur, à affronter la jalousie et la haine que cet état suscite toujours.
Au fond, nous préférons être aimés plutôt que craints ! Et c'est peut-être dans ce désir que le christianisme puise sa force ! Peut-être est-on charitable, peut-être tend-on l'autre joue à la main qui nous frappe parce que l'on ne supporte pas d'être haï, et que c'est une tâche ardue et austère que de commander à des hommes et de leur imposer sa loi.
Alors on s'agenouille. On préfère porter la croix et se laisser crucifier.
Mais moi, j'ai vocation à être centurion plutôt que martyr !
Cependant, je me serais bien attardé quelques jours de plus à Oran.
Berson m'a fait connaître à la périphérie de la ville, dans ces quartiers arabes où l'on risque un coup de poignard ou un crachat, une Maison rouge, un peu à l'écart.
Tu devines ce que j'ai pu y rechercher !
La tenancière de cette demeure où l'on se presse - mais les officiers y bénéficient d'une priorité - est protégée par deux anciens militaires qui se partagent ses faveurs et ses bénéfices.
On y trouve, réservées aux officiers et aux notables, des filles de quinze ans - voire plus jeunes encore -, à peine pubères. Sont-ce des Bédouines ou des Négresses mâtinées de Maures ? Elles m'ont fait penser à un café au lait foncé.
Je les ai bues sans remords, dois-je te le dire ? Elles gardaient leur visage voilé. Et je n'ai pas cherché à le voir. Le reste m'a comblé comme un entremets léger mais onctueux.
Je serais devenu un habitué du lieu si Rollin ne m'avait expédié vers Mascara et le sud.
Ici, pas de Maison rouge. Mais, la nuit, un souffle glacé qui, sous le ciel constellé, purifie.
Voilà un mot qui plairait sans doute au père Orabona.
Bien à toi,

Ton ami, Charles FAUREL.

par Michel Durand publié dans : écrit de Béni Isguen communauté : Christianisme
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Lundi 12 mai 2008

Et si l'Eglise s'organisait à partir de la vie de ses membres, de leur culture, et non autour de clercs hiérarchiquement choisis selon un unique modèle ?

Ce que je pense est tellement rêveur qu'il serait assurément plus sage de ne rien écrire. Mais, voilà... Le ridicule ne m'ayant pas encore tué, j'ose étaler sur le papier (virtuel) mes pensées en les offrant à lire.

Je suis influencé dans cette réflexion par la pratique de l'Islam. Le premier contact que j'ai eu avec cette religion, c'était pendant mes deux années de coopération à Abidjan au milieu des années 60. A Port-Boué, notamment, à l'époque bidonville installé sur le cordon lagunaire, pas très loin du collège des Pères Assomptionnistes où j'étais enseignant, j'ai observé les commerçants venus du Nord - pays musulmans depuis plusieurs siècles - qui, en plus de leur commerce, enseignaient le Coran. C'est par eux, en parti, que l'Islam s'est propagé en Côte d'Ivoire.

Soyons honnêtes. Ce que je dis là, ce n'est peut-être qu'une impression. Je ne suis jamais retourné en Côte d'Ivoire et je ne prends pas le temps de contrôler dans les livres d'Histoire la vérité de mes affirmations. Tout avis plus sérieux et mieux documenté est complètement dans son droit en me corrigeant.

Pourtant, je pense ne pas me tromper en affirmant que les Dioulas, mais pas seulement eux, il y avait aussi des ressortissants de Haute-Volta (Burkina-Fasso)  spontanément, avec leur marchandise, transmettaient la foi du Prophète Mohamed. A Abidjan, on voyait aussi, aux frontières de la ville, de nombreux Peuls avec leurs troupeaux de zèbus et des Mauritaniens.

Transmission spontanée, sans mandat hiérarchique.

En effet, le fait qu'il n'y ait pas de clergé instauré selon une organisation pyramidale donne possibilité à toute personne sensible à la foi musulmane reçue des parents d'organiser une communauté priante pour mettre en œuvre les cinq prières quotidiennes et les services qui les l'accompagnent.

J'ai souvent observé cela dans les petits villages du Sahara où la société villageoise (le quartier) se réunit dans une mosquée qui peut se réduire à un tracé de pierres sur le sol (terre, cailloux ou sable).

Bref, je laisse aux spécialistes tout loisir de me contester.

Venons-en à la pointe de ma pensée : Et les Chrétiens ?

Je pense que dans les deux premiers siècles de la vie de la communauté des disciples du Christ, il devait y avoir une organisation semblable à partir de ses propres membres.

Les exégètes chrétiens ont publié de nombreuses études sur la Communauté décrite dans les Actes des Apôtres (Ac 2, 42 ss).

« Tous s'appliquaient fidèlement à écouter l'enseignement que donnaient les apôtres, à vivre dans la communion fraternelle, à prendre part aux repas communs et à participer aux prières. Chacun ressentait de la crainte, car Dieu accomplissait beaucoup de prodiges et de miracles par l'intermédiaire des apôtres. Tous les croyants étaient unis et partageaient entre eux tout ce qu'ils possédaient. Ils vendaient leurs propriétés et leurs biens et répartissaient l'argent ainsi obtenu entre tous, en tenant compte des besoins de chacun. Chaque jour, régulièrement, ils se réunissaient dans le temple, ils prenaient leurs repas ensemble dans leurs maisons et mangeaient leur nourriture avec joie et simplicité de coeur. Ils louaient Dieu et ils étaient estimés par tout le monde. Et le Seigneur ajoutait chaque jour à leur groupe ceux qu'il amenait au salut. »

Ce qui a démarré à Jérusalem s'est, sans aucun doute, propagé dans d'autres villes et villages.

A quelle vitesse une organisation hiérarchique s'est-elle mise en place ?

Les premiers prêtres ne sont que des anciens envers qui leur façon de vivre en famille donnait une telle confiance qu'on pouvait les solliciter pour gérer une petite communauté : de simples surveillants (épiscopes = évêques) envers qui l'on avait confiance.

Encore une fois, je vous incite à vous tourner vers les spécialistes théologiens qui sont fiables et abondants sur ces questions pas toujours faciles à ordonner historiquement. Mais, continuons.

 

Il me semble que la rencontre de l'Eglise apostolique avec l'Etat romain a influencé son organisation sous un monde hiérarchique, le IVème siècle connaissant par le pouvoir en place la reconnaissance officielle de l'Eglise du Christ. L'influence est indéniable quand la Cour impériale de Constantinople sert de modèle : voir la mosaïque de Saint-Vitale à Ravenne où l'Empereur, Justinien, l'Impératrice, Théodora, l'Evêque, Maximilien collaborent à l'offrande eucharistique. Pouvait-il en être autrement ? Qui peut répondre sans refaire l'Histoire ?

Cette question, je me la pose avec les problèmes que rencontra l'Eglise Africaine (et également l'Eglise Egyptienne - Copte) sous les Pouvoir(s) romain et byzantin.

Les Eglises autochtones voyaient d'un mauvais œil l'Etat chrétien impérial se servir de leur terre pour en faire un grenier à blé alimentant d'abord Rome, puis Constantinople. Le Chrétien donatien de Timgad, d'Hippone, etc... avait tendance à se révolter contre le Pouvoir central.

Défendant leur point de vue forgé à partir de la Communauté locale, ils tombèrent dans l'hérésie. Augustin, évêque d'Hippone, résout le problème en faisant appel à l'Empereur et à son armée. Une répression.

Et si les Evêques donatiens, proches du petit peuple des campagnes, n'avaient eu que le souci de défendre les plus pauvres, comme le demande l'Evangile ainsi que l'a très nettement rappelé Vatican II ?...

Un débat que j'aimerais bien voir s'ouvrir.

Mon hypothèse est donc celle-ci :

La Communauté chrétienne actuelle ne demeurera proche des hommes et des femmes de son temps, ne se rapprochera de la société contemporaine que si elle reste plongée en son sein.

Pourquoi modeler selon un style monastique (même dans les communautés dites nouvelles) les « surveillants » de chaque communauté ?

Pourquoi ne pas offrir toute une palette de prêtres, célibataires ou non, issus de diverses cultures, certains experts en théologie, d'autres non, mais tous assidus à l'écoute des Apôtres : transmettant l'Evangile ?

Je pense que si l'on mettait au centre de la gérance de l'Eglise des représentants des pauvres (économiquement, culturellement), la question de la formation des prêtres se poserait autrement...

Georges Arnold - ancien Supérieur du PRADO - soulève le problème. En 1968, il a accompagné des militants ouvriers (JOC) qui voulaient devenir prêtres. Il note qu'ils rencontrent des difficultés : « On veut les faire rentrer dans le moule, sans plus tenir compte de leur riche expérience ouvrière ». On veut leur imposer la culture bourgeoise, classique, unique modèle pour la formation du clergé ».

Ils écrivent aux évêques responsables de la formation.

« Nous avons trop vu de jeunes ouvriers incapables de tenir au séminaire, non par lâcheté, mais par difficulté d'entrer dans un monde étranger. Et nous savons combien de jeunes du monde ouvrier, authentiquement appelés par le Seigneur, refusent et refuseront de plus en plus, peut-être, de se faire étrangers à leur monde pour devenir prêtres. ».

La question demeure.

Ne suffirait-il pas d'ordonner prêtre un(e) sage du quartier ?


par Michel Durand publié dans : Eglise communauté : Christianisme
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Dimanche 11 mai 2008
Lecture du livre des Actes des Apôtres. 2. 1 à 11 : "Nous entendons dans nos langues proclamer les merveilles de Dieu."

Psaume 103 : "Tu envoies ton souffle. Ils sont créés ;  tu renouvelles la face de la terre."

Première lettre de saint Paul aux Corinthiens : 12. 3 à 13 : "Les dons de la grâce sont variés, mais c’est toujours le même Esprit.

"Evangile selon saint Jean : 20. 19 à 23 : " Il répandit sur eux son souffle et il leur dit : recevez l’Esprit-Saint."


Vitre, se rendre sur le site de la paroisse 
St Polycarpe
des pentes de la Croix-Rousse, l'Eglise qui monte !
pour entendre l'homélie prononcée par Roger TEPPE.


par Michel Durand publié dans : Eglise communauté : Christianisme
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  • : France Lyon
  • : Je suis prêtre de l'Eglise catholique. Après avoir travaillé comme serveur de restaurant tout en étant au service d'une paroisse, je fus nommé en aumônerie étudiante. Là, je me suis beaucoup intéressés à l'art contemporain tout en enseignant l'iconographie chrétienne. Cela m'a donné l'occasion, dans le cadre des loisirs culturels, d'organiser de nombreuses expositions. Avec des amis, nous avons ouvert une galerie d'art dans le Vieux-Lyon, Confluences - 20 années de présence. Ces activités […]
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