Lundi 30 juin 2008

Eléments pour un débat.

Le numéro de « la Vie » de cette semaine (3276), sur deux pages, traite ce titre : « un monde sans pétrole ».


La croix de ce jour, lundi 30 juin
: « face au pétrole cher, les Français s'organisent ».
Réfléchir sur « l'après "tout pétrole" » est enfin reconnu comme étant une question urgente, vitale !
Je trouve très heureuse l'existence du travail du groupe « Chrétiens et pic du pétrole ». Le colloque qui se tiendra en janvier (23-25 janvier 2009) sur le comportement possible de tous pour éviter à l'humanité de s'enliser dans l'impasse du dieu argent (Mammon) arrive au bon moment. Le site informatique
de ce groupe est encore en gestation. Il promet.



Par Michel Durand - Publié dans : Anthropologie - Communauté : Christianisme
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Dimanche 29 juin 2008
Pour entendre l'homélie de ce jour prononcée par Roger Teppe !
C'est simple : 
un clic ici.



Paul, Mosaïque, Saint Vital, Ravenne, VIe s.

Les mosaïques décorent la chapelle absidale.
Un arc triomphal sépare celle-ci de la partie centrale du bâtiment ; il est orné de 15 médaillons figurant Jésus-Christ, les 12 apôtres (dont Saint Paul) et les deux fils de Saint Vital, Saint Gervais et Saint Protais.


Par Michel Durand - Publié dans : Eglise - Communauté : Christianisme
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Samedi 28 juin 2008
suite du texte d'hier : Ces pages furent écrites il y a 30 ans. Je suis frappé par leur actualité et heureux de les reproduire ici.

Avant l'économie, l'homme


Je me suis égaré avec cette réflexion sur le Pouvoir. Revenons à l'objet premier du savoir scientifique en économie politique : l'homme. Roger Garaudy affirme que les sciences humaines n'apportent aucun secours. " D'abord parce que, comme les sciences de la Nature, elles sont exclusivement conceptuelles, et ne nous donnent que des descriptions, des mesures et des séquences, c'est-à-dire tout ce qui est nécessaire à la manipulation de l'objet, ou de l'homme considéré comme objet. Ensuite, parce que chacune de ces prétendues sciences projette sur son "objet" un reflet de la société. L'exemple le plus typique est celui de l'économie politique considérant l'homme comme producteur et comme consommateur, à l'exclusion de toute dimension "héroïque", c'est-à-dire échappant à la seule motivation de l'intérêt. C'est moi qui ait souligné.

N'est-ce pas parce que l'homme est limité par ce qu'il est capable de connaître scientifiquement sur lui et sur le monde environnant que tout optimisme est possible ?

Il m'a fallu du temps et un certain nombre de lectures pour que mûrisse en moi, c'est-à-dire se formule, l'objection que l'I.S.S.A. fit à notre recherche : "L' agriculture française face à la concurrence étrangère" (I.S.S.A. juin 1977), qui parvint à établir les répercussions de la concurrence internationale sur l'agriculture française. Nos découvertes, endettement et lien au crédit agricole, intégration au système capitaliste industriel et urbain, nous conduisirent à remettre en cause l'économie libérale de marché. "Nous" étant, ici, l'équipe qui travailla au cours de l'année universitaire 1976-1977 sur ce sujet.


Il m'a fallu du temps parce que je ne m'attendais pas du tout à cette forme d'objection : " Il y a quelque chose qui sent le "rétro" dans votre topo, çà me gêne."



Par Michel Durand - Publié dans : Il y a 30 années... - Communauté : Christianisme
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Samedi 28 juin 2008

Depuis quelques jours je me suis remis à lire sur les terribles problèmes de l'art contemporain. Je dis terrible car les polémiques sont nombreuses.

Du reste, pour sortir de ce climat propre aux académismes, je parle d'art actuel dans l'art que je soutien.

Il y a déjà de nombreuses années que la biennale d'art sacré organisée par Confluences-Lyon 1er est une biennale d'art sacré actuel. On a abandonné le mot "contemporain", même si nous ne faisons que rencontrer des contemporains.

Je vous conseille cette lecture, très facile à lire :
Marc Jimenez, La querelle de l'art contemporain, folio essais 452, 2006.

Regardez aussi cette vidéo ; facile à comprendre le « déboussollement » de l'art par le marché !

Pinoncelli, Duchamp et Dada.


Par Michel Durand - Publié dans : Art - Communauté : Christianisme
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Vendredi 27 juin 2008
Ces pages furent écrites il y a 30 ans. Je suis frappé par leur actualité et heureux de les reproduire ici.


L'optimisme étrange des économistes.


Vous me demanderez, bien sûr, de fournir la preuve de l'agonie de notre monde. Serait-il suffisant de répondre que nous n'avons qu'à regarder autour de nous ? Etant entendu que cet "autour de nous" n'est pas celui de son petit milieu ; j'allais dire de sa secte, de son monde maintenu dans l'harmonie grâce aux habitudes que personne ne veut observer de près. Ce serait dangereux pour ses privilèges ou, tout au moins, pour le confort du "tiroir" capitonné dans lequel on s'est installé. Ah! soyons moins violents que Clavel. Nous pouvons nous accorder, sinon sur l'ultime agonie de notre société, du moins sur sa maladie.

Dans cette situation morbide, il en est qui, d'un optimisme inouï, ne tarissent pas de solutions. Il suffit, par exemple en économie, de jouer avec tel ou tel "poste" et tout ira bien ! Ce n'est pas compliqué. On ne peut redistribuer que ce qu'on a gagné. Il faut alors augmenter les gains... me voilà encore en pleine caricature, sûrement du mauvais dessin.

Quand l'économie devient économisme et que, à cause de cela, elle oublie l'homme, que devons-nous penser ? Faut-il tout tenter pour remettre un "humanisme" à sa place ? Est-ce regrettable que nous ne trouvons plus actuellement, dans les organismes spécialisés de recherche et de formation, la flamme toute humaine d'un Lebret et d'un Folliet ? Le sens profond de l'humain est-il oublié ? D'après ce que nous constatons, par témoignage et directement, il semblerait inévitable que l'intuition d'un fondateur ne puisse se retrouver intégralement ni dans les successeurs, ni dans les institutions mises en place. N'empêche que cela pose question.

Ainsi, à l'Institut des Sciences Sociales Appliquées (I.S.S.A.) des Facultés catholiques, je n'arrive pas à voir, à travers les enseignements qui sont donnés, une science qui se montrerait d'emblée au service de l'homme. Ecrivant cela, je ne veux pas dire que, dans la pensée des enseignants ce souci humain soit absent. Non, ce serait trop fort. J'affirme seulement que, derrière ce qui est devenu un système politico-économique, je n'entrevois pas assez clairement en quoi cette recherche répond à un besoin, à un désir de l'homme, des hommes.

Avec certains professeurs, nous nous sommes essayé à un dialogue atteignant cette profondeur philosophique. Pour ne pas dire que cela fut un échec, avouons au moins que cela ne fut pas très brillant. Les "Maîtres" possesseurs du savoir, quand ils ont le pouvoir n'acceptent pas vraiment qu'un "débordement" d'idées vienne de la "base". C'est bien connu. Et je crois même que la personne dans son évolution demeure fondamentalement étrangère à cette forme de fatalité. Celui qui devient "chef" revêtira tous les attributs du dirigeant, du maître alors que, peu de temps auparavant, il exigeait qu'on écoutât pleinement ses suggestions ou revendications de subordonné. Pour avoir été, moi-même, quelque temps, responsable de communautés paroissiales je comprends concrètement, qu'en un certain sens, la fonction fait la personne. Un changement de place dans la structure hiérarchique invite bien souvent à retourner sa veste. C'est encore bien connu.



Par Michel Durand - Publié dans : Il y a 30 années... - Communauté : Christianisme
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  • : Je suis prêtre de l'Eglise catholique. Après avoir été serveur de restaurant et en paroisse, je fus nommé en aumônerie étudiante. Je me suis alors intéressé à l'art contemporain et à l'iconographie chrétienne. Ce fut l'occasion, avec Conf
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