Jeudi 29 novembre 2007
Livre de la Consolation
Isaïe 40
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Que Dieu nous permette de pousser un profond soupir de soulagement !
« Parler au cœur » c’est parler à ce qui touche toute la personne humaine : ses sentiments, mais aussi sa raison, sa volonté. Si nous allons au désert, c’est pour entendre au plus profond de nous-mêmes une Parole nous invitant à retrouver le chemin du Seigneur.
Isaïe 40, 1-11
Réconfortez mon peuple, c'est urgent, dit votre Dieu. Parlez au cœur de Jérusalem, criez-lui qu'elle en a fini avec les travaux forcés, et qu'elle a purgé sa peine. Car le Seigneur lui a fait payer le prix complet de toutes ses fautes.
J'entends une voix crier : « Dans le désert, ouvrez le chemin au Seigneur ; dans cet espace aride, frayez une route pour notre Dieu. Qu'on relève le niveau des vallées, qu'on abaisse montagnes et collines ! Qu'on change les reliefs en plaine et les hauteurs en larges vallées ! La glorieuse présence du Seigneur va être dévoilée, et tout le monde la verra. Tel est l'ordre du Seigneur. »
J'entends une voix qui dit : « Fais une proclamation ».
Mais je réponds : « Laquelle ? »
La voix reprend : « Celle-ci :
Le sort des humains est précaire comme celui de l'herbe. Ils n'ont pas plus de vigueur que les fleurs des champs. L'herbe sèche, la fleur se fane, quand le souffle du Seigneur est passé par là.
— C'est bien vrai, les humains ont la fragilité de l'herbe —. Oui, l'herbe sèche, la fleur se fane, mais la Parole de notre Dieu se réalisera pour toujours. »
Peuple de Jérusalem, monte sur une haute montagne.
Peuple de Sion, crie de toutes tes forces. Tu es chargé d'une bonne nouvelle, n'aie pas peur de la faire entendre.
Dis aux villes de Juda : « Voici votre Dieu. Voici le Seigneur Dieu. Il arrive plein de force, il a les moyens de régner. Il ramène ce qu'il a gagné, il rapporte le fruit de sa peine. Il est comme un berger qui mène son troupeau et le rassemble d'un geste du bras ; il porte les agneaux contre lui et ménage les brebis qui allaitent des petits.


Aller dans le désert pour entendre la voix de Dieu, n’est-ce pas revêtir l’attitude des pauvres de Yahvé qui, économiquement riches ou pauvres, n’attendent que de Dieu la solution de leurs énigmes ?
Seul le pauvre est en attente d’une Bonne Nouvelle. Les riches, en argent, en pouvoir, en esprit n’ont besoin de rien d’autres que ce que leur procure l’assurance de leur richesse. Ont-ils besoin d’une «Bonne Nouvelle ?»
Toute la vie de Jésus, son annonce, sa naissance, son action, prouve qu’il accomplit ce que l’Ancien testament déjà proclamait : « l’acte de Dieu est de s’approcher du pauvre » (Jacques Ellul).

Isaïe 60,1 / Luc 4,18
« Le Seigneur Dieu me remplit de son Esprit, car il m'a consacré et m'a donné pour mission d'apporter aux pauvres une bonne nouvelle, et de prendre soin des désespérés ; de proclamer aux déportés qu'ils seront libres désormais et de dire aux prisonniers que leurs chaînes vont tomber... »

« L'Esprit du Seigneur est sur moi, il m'a consacré pour apporter la Bonne Nouvelle aux pauvres.
Il m'a envoyé pour proclamer la délivrance aux prisonniers et le don de la vue aux aveugles, pour libérer les opprimés, pour annoncer l'année où le Seigneur manifestera sa faveur . »



Jésus affirme donc qu’il est la réponse de Dieu à l’appel du pauvre.Il l’est parce qu’il est, lui avant tout, le PAUVRE. Il est le pauvre de Dieu plus que tous, parce que, riche de la richesse de Dieu, il abandonne tout pour se mettre au diapason du plus petits des petits parmi les hommes. Comme le dit J. Ellul, « Jésus est le Pauvre au sens matériel, car il vit de la charité des uns et des autres… Il est Pauvre au sens spirituel, car il n’a rien de lui-même. Il est le client de Dieu. Et dans cette mesure, adopté par Dieu, il devient le Pauvre de Yahvé. Il ne vit que de l’Esprit que Dieu lui donne ».
C’est pour vivre de cet vie que Dieu conduit son peuple au désert.

Et voici la prophétie de Zacharie, père de Jean-Baptiste
Luc 1, 67-79
Zacharie, le père du petit enfant, fut rempli du Saint-Esprit ; il se mit à prophétiser en ces termes : « Loué soit le Seigneur, le Dieu du peuple d'Israël, parce qu'il est intervenu en faveur de son peuple et l'a délivré. Il a fait apparaître un puissant Sauveur, pour nous, parmi les descendants du roi David, son serviteur. C'est ce qu'il avait annoncé depuis longtemps par ses saints prophètes : il avait promis qu'il nous délivrerait de nos ennemis et du pouvoir de tous ceux qui nous veulent du mal. Il a manifesté sa bonté envers nos ancêtres et n'a pas oublié sa sainte alliance. En effet, Dieu avait fait serment à Abraham, notre ancêtre, de nous libérer du pouvoir des ennemis et de nous permettre ainsi de le servir sans peur, pour que nous soyons saints et justes devant lui tous les jours de notre vie. Et toi, mon enfant, tu seras prophète du Dieu très-haut, car tu marcheras devant le Seigneur pour préparer son chemin et pour faire savoir à son peuple qu'il vient le sauver en pardonnant ses péchés. Notre Dieu est plein de tendresse et de bonté : il fera briller sur nous une lumière d'en haut, semblable à celle du soleil levant, pour éclairer ceux qui se trouvent dans la nuit et dans l'ombre de la mort, pour diriger nos pas sur le chemin de la paix.»



Jacques 1,9-10
Que le frère pauvre se réjouisse de ce que Dieu l'élève, et le frère riche de ce que Dieu l'abaisse. En effet, le riche passera comme la fleur d'une plante sauvage. 11 Le soleil se lève, sa chaleur brûlante dessèche la plante ; sa fleur tombe et sa beauté disparaît. De même, le riche disparaîtra au milieu de ses activités.

Par Michel Durand - Publié dans : Bible - Communauté : Christianisme
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Mercredi 28 novembre 2007
Voir, ci-dessous, un courriel reçu il y a quelques jours :

Concernant votre article publié dans le Confluences de ces mois de novembre-décembre, voilà, Monsieur Durand, ce que j'ai envie d'écrire :

Aux aveugles, rendre la vue.

Ce voeu pieux tient essentiellement du miracle !
et de nos jours les miracles...

Sinon le constat est clair et pertinent
la comparaison entre capitalisme
(et/ou soumission à la mondialisation)
et nazisme a déjà été mis en avant par
certains mais combattu par d'autres.
(Cf Philosophie magazine de ce mois
avec en plus un dossier spécial sur le bonheur "le bonheur sur mesure"...)
Pour finir, quand et comment le constat pourra(it)
t'il être (ou se) transcender en miracle ?
la route est longue...

Evitons donc déjà d'acheter des chaussures
special Trekking  Made in China !
 
Amicalement
 jejhe
Par Michel Durand - Publié dans : Politique - Communauté : Christianisme
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Mardi 27 novembre 2007
J’espère toujours que la 7ème biennale d’art sacré actuel pourra se tenir, sous l’égide de l’Église de Lyon, dans les vastes salles de l’église Saint-Polycarpe (Lyon 1er ). Les artistes continuent à m’envoyer des demandes. Certes, l’exposition qui devait se tenir en 2008 n’aura pas lieu et rien n’est encore projeté pour 2009. Mais l’espoir demeure, tant la demande est urgente. Espoir et espérance. L’Esprit éveillera de nouveau le soutien de l’Église.
En effet, les créateurs sont toujours en recherche d’espace pour montrer leurs œuvres à caractère spirituel et religieux. Cet après-midi encore, au téléphone, j’ai dû entendre les regrets d’un artiste qui voulait exposer dans notre lieu habituel, Confluences, 1 rue Saint-Jean, Lyon. Il voulait ce lieu, et pas un autre, pour son caractère chrétien qui ne se découvre que quand on regarde avec un peu d’attention. Visiteurs rapides, s’abstenir, vous ne percevrez rien.
Ce même jour je me suis rendu à la galerie Martinez où expose depuis le 24 novembre Pierre Buraglio. J’y ai appris que cet artiste, très lié aux dominicains de l’Arbresle –couvent du Corbusier- ne se prêtait pas facilement à toute exposition. Il refusa, par exemple, d’être présent à « la Chair et Dieu », parce qu’à son discernement, ce fut une opération trop « catho ». Il ne cache pas son attachement au Christ ; il est chrétien. Mais ce qui « sent le « catho » ah, non !
Sabine Gignoux, trace un portrait de cet homme que je trouve opportun de reproduite tant il montre bien la ligne que nous souhaitons soutenir avec les expositions de Confluences et de la biennale d’art sacré actuel dont, comme je le disais, je souhaite un rebondissement à Saint-Polycarpe.
Hasard ou Providence, Saint-Polycarpe se trouve au milieu du quartier des Pentes de la Croix-Rousse, élu, depuis quelques mois « centre numéro un de l’art contemporain ». De très nombreuses galeries s’ouvrent dans les rues entourant l’église.

La Croix, jeudi 22 novembre 2007
Pierre Buraglio, artiste, «ni neutre, ni péremptoire»

Le peintre, qui a répondu à des commandes religieuses, revendique une expression « ouverte» de sa foi

Elle est étroite, la porte où peut se glisser un artiste chrétien dans ce monde sécularisé. Le peintre Pierre Buraglio l'a souvent mesuré, lui qui a répondu à plusieurs commandes religieuses : à Paris, la rénovation de la chapelle pierre-buraglio.jpg près de Saint-Germain-des-Prés, la conception d'une grande croix de 15 mètres de haut pour l'église Sainte-Claire ou d'un oratoire interreligieux pour l'hôpital Bretonneau, à Lisieux, la décoration d'un oratoire du carmel. « Dans le milieu artistique où règne encore une tradition d'hostilité foncière à l'égard de toute religion en particulier le christianisme, je passe pour "un cul-bénit", s'amuse-t-il. Et dans l'Église, où l'art contemporain n'est pas bien perçu, je me heurte souvent à une totale indifférence, quand je ne passe pas pour un dangereux gauchiste. »
À 68 ans, l'homme s'en accommode. «Heureux, dit-il, d'avoir gagné en liberté avec l'âge et d'assumer ses doutes tandis que les athées, eux, me paraissent pleins de certitudes. » Après avoir frayé avec le groupe Support Surface et cherché à réduire la peinture à sa stricte matérialité -toile, couleurs, châssis-, après avoir même renoncé un temps à l'art dans la foulée de Mai 68 pour devenir simple ouvrier dans une imprimerie, il est revenu progressivement à la grande tradition de l'art et à la figuration, revisitant Giotto, Caravage ou Champaigne. « Je me suis rapproché de thèmes chrétiens vers 1976, alors que je n’étais pas encore sorti d'une grande crise personnelle par rapport à la religion. J'ai choisi ces sujets prétendument pour des raisons formelles », confiait-il à Jean-Luc Chalumeau à l'occasion d'une exposition à l'abbaye de Mondaye (Calvados).
Ayant renoué aujourd'hui avec la foi de son enfance, transmise par ses parents d'origine italienne, il avoue : «L'Évangile me nourrit. À chaque fois que l'on me donne l'occasion de me replonger dans les textes, je suis ravi. J'ai été récemment sollicité par des catholiques et des protestants pour illustrer le texte de Job dans un livre (1). Sa colère contre Dieu m'a plongé dans une réflexion profonde ... » Mais si cet artiste refuse la neutralité (« elle ne touche personne »), il se «donne pour règle de ne jamais être ni coercitif, ni péremptoire», ses convictions, il préfère les exprimer sur un mode discret et ouvert, qui respecte le questionnement du spectateur. Comme il aimerait peut-être qu'on accueille sa propre quête,

SABINE GIGNOUX

[1) Le Souffle à la surface, 12 artistes contemporains illustrent 12 textes de la Bible, édité par Éric Seydoux,


Pierre Buraglio expose à partir du 24 novembre à la galerie Martinez, 28, rue Burdeau, à Lyon 1er, et à partir du 1er décembre à l'Espace Carte-Blanche, rue du Chevaleret, à Paris (13e).


 


Par Michel Durand - Publié dans : Art - Communauté : Christianisme
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Lundi 26 novembre 2007
La charité !

C'est elle qui préserve nos vies, mère du pauvre, conseillère du riche, gregoire-de-nysse.jpg
nourrice du tout-petit, servante du vieillard, trésor de l'indigent,
havre universel du malheur, qui défend et console tous les âges et toutes
les tristesses !
Vertu meilleure que toute prouesse ! Elle vit dans l'intimité de Dieu.
Et c'est Dieu qui a pétri de sa main les premières œuvres d'amour
et de tendresse pour les hommes : la terre, le ciel harmonieux,
le rythme des saisons, la douceur du soleil, la froide pureté des glaciers, toutes choses enfin, il ne les a pas créées pour lui-même ?
il n'en avait nul besoin ?
Mais il les façonne éternellement parce qu'il nous aime.
Chaque lettre de la Bible nous enseigne l'imitation de notre Seigneur et Créateur, autant que mortel puisse prétendre imiter l'Éternel, mais nous accaparons tout pour notre propre jouissance, soit que nous dépensions notre fortune en plaisirs, soit que nous l'accumulions en capital pour nos héritiers.
Des malheureux, nous n'avons cure.
Des affligés, nul souci.
Implacable dureté ! Un homme voit un homme manquer de pain,
pressé par la famine.
Au lieu de le secourir promptement et de chercher à le sauver,
il l'abandonne avec mépris et le laisse mourir comme une plante qui s'étiole sur le sol aride.
Et chez cet homme, l'or ruisselle de partout, qui suffirait à renflouer
cent pauvres !
Limitez vos besoins. Ne gardez pas tout pour vous, mais partagez avec
les pauvres qui sont les préférés de Dieu. Tout appartient à Dieu.
Grégoire de Nysse
Par Michel Durand - Publié dans : Anthropologie - Communauté : Christianisme
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Dimanche 25 novembre 2007
Toujours dans la suite à la référence à Grégoire de Nysse, je reçois cette comparaison qui transcende les siècles pour alerter sur la même réalité : "des remparts infranchissables, qu'une vague va balayer". Merci à Albert Fandoz que vous trouverez sur le site de Grégoire.

Le commentaire de Grégoire de Nysse sur la vanité de certaines activités humaines à l'aide de l’image des châteaux de sable (1ère homélie sur l'Ecclésiaste I, 6- 9) semble bien avoir inspiré Brassens dans cette chanson tardive (1985 - dont il n'a d'ailleurs pas écrit la musique, ou qui a été "terminée" par Jean Bertola). Je vous en livre le texte ci-dessous...
 T. Cherrier
Je chante la petite guerre
Des braves enfants de naguère
Qui sur la plage ont bataillé
Pour sauver un château de sable
Et ses remparts infranchissables
Qu´une vague allait balayer.

J´en étais : l´arme à la bretelle,
Retranchés dans la citadelle,
De pied ferme nous attendions
Une cohorte sarrasine
Partie de la côte voisine
A l´assaut de notre bastion.

A cent pas de là sur la dune,
En attendant que la fortune
Des armes sourit aux vainqueurs,
Languissant d´être courtisées
Nos promises, nos fiancées
Préparaient doucement leur cœur.

Tout à coup l´Armada sauvage
Déferla sur notre rivage
Avec ses lances, ses pavois,
Pour commettre force rapines,
Et même enlever nos Sabines
Plus belles que les leurs, ma foi.

La mêlée fut digne d´Homère,
Et la défaite bien amère
A l´ennemi pourtant nombreux,
Qu´on battit à plate couture,
Qui partit en déconfiture
En déroute, en sauve-qui-peut.

Oui, cette horde de barbares
Que notre fureur désempare
Fit retraite avec ses vaisseaux,
En n´emportant pour tous trophées,
Moins que rien, deux balles crevées,
Trois raquettes, quatre cerceaux.

Après la victoire fameuse
En chantant l´air de "Sambre et Meuse"
Et de la "Marseillaise", ô gué,
On courut vers la récompense
Que le joli sexe dispense
Aux petits héros fatigués.

Tandis que tout bas à l´oreille
De nos Fanny, de nos Mireille,
On racontait notre saga,
Qu´au doigt on leur passait la bague,
Surgit une espèce de vague
Que personne ne remarqua.

Au demeurant ce n´était qu´une
Vague sans amplitude aucune,
Une vaguelette égarée,
Mais en atteignant au rivage
Elle causa plus de ravages,
De dégâts qu´un raz-de-marée.

Expéditive, la traîtresse
Investit notre forteresse,
La renversant, la détruisant.
Adieu donjon, tours et courtines,
Que quatre gouttes anodines
Avaient effacés en passant.

A quelque temps de là nous sommes
Allés mener parmi les hommes
D´autres barouds plus décevants,
Allés mener d´autres campagnes,
Où les châteaux sont plus d´Espagne,
Et de sable qu´auparavant.

Quand je vois lutter sur la plage
Des soldats à la fleur de l´âge,
Je ne les décourage pas,
Quoique je sache, ayant naguère
Livré moi-même cette guerre,
L´issue fatale du combat.

Je sais que malgré leur défense,
Leur histoire est perdue d´avance,
Mais je les laisse batailler,
Pour sauver un château de sable
Et ses remparts infranchissables,
Qu´une vague va balayer.

Georges Brassens


Par Michel Durand - Publié dans : Anthropologie - Communauté : Christianisme
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  • : Michel Durand
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  • : 31/01/1942
  • : France Lyon
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  • : Je suis prêtre de l'Eglise catholique. Après avoir été serveur de restaurant et en paroisse, je fus nommé en aumônerie étudiante. Je me suis alors intéressé à l'art contemporain et à l'iconographie chrétienne. Ce fut l'occasion, avec Conf
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