La tradition chrétienne orientale pour l'occident

Publié le par Michel Durand

Dans deux articles publiés les 7 et 8 août, je vous ai fait part d’un échange que j’ai eu avec des amis et parents de deux paroissiens de Saint-Polycarpe, rencontrés à l’occasion d’un baptême.
Avec un élan tout militant, ces deux hommes m’ont donné à lire « Dialogue sur le chemin initiatique de Karlfried Graf Dürckeim, entretiens avec Alphonse Goettmann, Spiritualités vivantes, Albin Michel.
Des « blogueurs » de « En manque d’Église» m’ont donné des pistes de recherche. Je souhaite vous les communiquer aujourd’hui, car cela me semble d’actualité. Mais, au préalable, disons que je n’ai pas encore revu les personnes qui m’ont communiqué ce livre à lire et je n’ai pas terminé le travail de connaissance et de compréhension de cette pensée spirituelle. On m’a transmis le nom d’une personne qui a rédigé une thèse sur Karlfried Graf Durckheim, j’ai hâte de la rencontrer. Tout le monde n’est pas encore revenu de la grande dispersion de l’été.
Par ailleurs, dans la ligne, me semble-t-il, des informations que j‘ai reçues il me semble bon de mettre en présence les baptisés qui veulent en revenir à la tradition liturgique du XVIe siècle avec d’autres qui souhaitent remonter aux cinq premiers siècles de l’Église. Julien Dupont, sous le mode de l’humour signalait que l’on pourrait reprendre le rite mozarbe :
"J’ai décidé d’écrire à l’évêque de Rome pour lui demander de libéraliser le rite mozarabe.
En faisant une telle demande, je ne fais qu’écouter mon cœur. Et moi, je veux célébrer comme ça, parce que ce rite date du IVème siècle et qu’il a toujours existé dans l’Eglise.
De toute façon, s’il ne requiert pas à ma demande, je me séparerai de lui. Et puis, dans quelques années, son successeur me fera bien l’obligeance de venir à moi en acceptant mes prérogatives pour me permettre de rentrer dans une hypothétique communauté ecclésiale.


Pour comprendre ce dont « je cause », il est de bon de relire ce que j’écrivais le 7 août : Une alternative à la religion occidentale ?
et le 18 août : Le Christ, centre de tout.

Alphonse Goettmann
semble avoir appartenu à l'Église copte d'Égypte dépendant du pape Shenouda III qui se serait installé à Lyon.
Dans le contexte de ces Églises orientales d’Occident, il est bon de citer l'E.C.O.F (Église catholique orthodoxe de France) dont le fondateur avait retrouvé la liturgie gallicane originelle.
L'E.C.O.F s'est cherché un évêque en Russie, en Roumanie, en Serbie. Elle a été combattue fermement par les Églises orthodoxes de France. Sa chute a été précipitée quand le fondateur après avoir réussi à se faire consacrer évêque s'est marié, mais il en reste quelques membres qui se réunissent Montée des Carmes. Des adhérents de Confluences, m’ont quelques fois parlé de cette communauté, qui se trouve, justement, à deux pas de Confluences.
Aujourd’hui, il semblerait que M. Goettmann, ayant opté pour une nouvelle Église, l'Église orthodoxe des Gaules, n’ait pas plus rejoint l’Église Copte que l’E.C.O.F.,. Enfin, tout cela est un peu complexe.chapelle-lyon-copie-1.jpg
Comment est née l’Église orthodoxe des Gaules ? L'événement s'est produit à Gorze, en Moselle, le 17 décembre 2006 : quatre évêques d'Églises occidentales (Église orthodoxe celte et Église orthodoxe française) ont sacré évêque de la nouvelle Église le père Michel Mendez, jusque-là abbé du monastère Saint-Michel - de - Bois - Aubry (en Touraine) sous le nom religieux de Grégoire. Cela a donné l'occasion de créer une communion des Églises orthodoxes occidentales qui regroupe les trois Églises réunies ce jour-là. Une ordination de prêtre eut lieu à Bethanie (Gorze) pour une paroisse à Lyon-Villeurnanne (près de Lyon).
De leur présentation sur leur site internet, je relève ce paragraphe qui alimente bien le dialogue que j’ai eu avec les personnes qui m’ont lancé sur la question.

Texte de l’Église orthodoxe des Gaules :
« Partageant la même foi mais délaissant le caractère souvent autoritaire et conservateur des structures d’Églises telles que nous les connaissons, nous voulons établir entre nous des rapports d’amour et de respect, de collaboration et de solidarité. Dans ce cadre nouveau, nous nous sommes réunis dans l’Est de la France, à Gorze en Moselle, le 17 décembre 2006, autour de quatre évêques orthodoxes occidentaux pour sacrer le Père Michel Mendez, jusqu’alors abbé du monastère orthodoxe St Michel de Bois-Aubry en Touraine, évêque de l’Église orthodoxe des Gaules sous le nom de Grégoire.
Cette Église Orthodoxe des Gaules si ancienne par son histoire et si jeune dans sa résurgence est composée pour l’instant de petites communautés paroissiales en France et en Belgique et propose aux occidentaux qui le souhaitent de vivre la foi chrétienne dans la fidélité aux sources du Christianisme, celles des Apôtres, des Pères du désert, de la mystique orthodoxe, sans oublier que nous vivons au 21e siècle.
Réunissant foi orthodoxe et culture occidentale, Tradition et modernité, cette Église locale propose des voies nouvelles pour vivre le message toujours actuel du Christ dans ce monde en quête d’amour et de profondeur, d’unité et de diversité, partageant la vision originelle du christianisme sur le monde et sur l’homme pour répondre aux grands défis de notre civilisation post-moderne. »

Je pense en avoir assez dit pour aujourd’hui. Mais, il faudra continuer recherches et contacts. Mes excuses pour les inexactitudes.








 La nouvelle Eglise se fait connaître sur un site Internet, http://www.eglise-orthodoxe.eu""

Publié dans Anthropologie

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