Maison de jeunes et temps libre - 6

Publié le par Michel Durand

Comme je l'ai indiqué précédemment, dans cette catégorie "anthropologie", je donne diverses réflexions sur le sens, ou non sens, du travail. Textes qui me semblent d'une grande importance alors qu'on veut augmenter la durée du travail salarié tout en critiquant "mai 68".

Je poursuis  la publication des textes qui résultent du colloque que nous avons tenu avec Confluences il y a au moins une dizaine d'année. Cette semaine la parole est donnée à Marc Colin, ancien directeur de la MJC du Vieux-Lyon


Intervention de Mr. Marc Colin

Retraité et militant

Tout à l’heure on a parlé des retraités. Il y a un mythe sur le retraité. On croit que le retraité est militant associatif. En fait, les retraités qui viennent dans les associations sont déjà des militants auparavant. Et c’est parce qu’ils ont été militants auparavant qu’ils viennent de nouveau dans le secteur associatif. Et comme la jeune génération n’est pas militante, il y a donc un maximum de retraités dans les associations, mais cela baisse. Ça diminuera avec la baisse du militantisme, le militantisme étant un acte d’investissement dans la société qui disparaît, qui renaît sous d’autres formes. Les MJC sont représentées dans tous les problèmes de société, que ce soit la toxico, le chômage, l’intégration. On est sans cesse interpellé. Très souvent on est interpellé par les politiques qui, lorsqu’ils voient qu’ils ne peuvent rien faire, disent : c’est la MJC qui ne fait pas son boulot. Ce n’est jamais l’homme politique dans son quartier qui ne fait pas son boulot. C’est toujours la MJC ou le Centre Social ou l’Association.

Le secteur que je n’ai pas traité, c’est ce qu’on appelle la pratique culturelle et là il y a encore une confusion. Quand on propose une activité, c’est toujours dans le but d’une pratique culturelle et non dans le but d’une consommation culturelle. Dans toutes les analyses il y a confusion. On dit les Français sont très cultivés parce qu’on dit : il y en a 30 % qui fréquentent l’opéra. C’est faux. L’analyse c’est : combien y a-t-il de Français qui pratiquent un instrument de musique, ou qui pratiquent un sport, etc. C’est ce qu’il faut analyser. Ce que l’on propose, c’est toujours une pratique culturelle.



Publié dans Anthropologie

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