Gaza, demain, il sera trop tard

Publié le par Michel Durand

Jean-Marie Muller :

Aujourd’hui, la situation est gravissime, probablement davantage que nous n’osons le reconnaître. Il n’y a pourtant pas de fatalité. Á condition que nous nous efforcions de faire preuve de lucidité. C’est ce à quoi je me suis efforcé. Sans toutefois prétendre y être parvenu.
Aujourd’hui, il s’agit d’éviter le pire. Et le pire, ce serait une explosion généralisée de la violence. Cataclysmique. La communauté internationale doit sans plus attendre se mobiliser pour faire cesser le blocus économique imposé par Israël à la population de la « Bande de Gaza ». La situation humaine et humanitaire est devenue tragique. Absolument. Il faut de toute urgence, sans fixer aucun préalable, nouer un dialogue diplomatique avec les autorités du Hamas qui contrôlent cette zone et faire pression sur les autorités d’Israël. L’idée, qui a prévalu jusqu’à présent, selon laquelle, « on ne dialogue pas avec des terroristes », n’est pas acceptable, aussi contestables, je crois l’avoir suffisamment souligné, que soient les tirs de roquettes. Ceux-ci ne sauraient rester plus longtemps un prétexte à l’inaction de la communauté internationale. Celle-ci sera d’autant plus crédible pour demander un « cessez le feu » aux Palestiniens, qu’elle se sera engagée avec la plus grande  détermination pour que soient respectés envers les Gazaouis les simples exigences d’humanité. Toutes les conditions sont remplies pour appliquer le principe d’ingérence humanitaire et démocratique. Demain, il sera trop tard.
                                      
Le 26 février 2008




Publié dans Politique

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