Lundi 24 mars 2008
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Depuis le Jeudi-Saint ces images occupent mon imaginaire.
La scène évangélique du lavement des pieds (ici, peinture de Ford Madox Brown, proche du mouvement préraphaélite*, Angleterre , 1821-1893)
face à la prise de paroles d'hommes mitrés.
Je pense qu'il n'y a pas besoin de commentaires. Jésus avance son message tête nue.
Mais, peut-être je me trompe.
Alors faites-moi signe. Quelle est, selon vous, en Eglise au moins, le critère de la bonne gouvernance ?
*La découverte du mouvement préraphaélite, grâce aux écrits de Ruskin) et de Rossetti, en 1856) fut importante. La société artistique
dite «Confrérie préraphaélite» influencera les peintres réalistes, et les impressionnistes français. La première Preraphaelite Brotherhood dura de 1848 à 1854 ; elle renvoyait au goût des
contemporains pour les écoles dites "primitives" (comme le faisaient, au début du 19ème siècle, les "Nazaréens", jeunes peintres allemands ainsi surnommés à cause de leurs cheveux longs comme
ceux du Christ, et qui rejetaient le néo-classicisme alors en vogue et cherchaient leur inspiration dans les tableaux des primitifs italiens et les sujets religieux). Rossetti en était le membre
le plus éminent et ils avaient le soutien de Ruskin. Les artistes préraphaélites se voulaient thématiquement réformistes en peinture, mais pas dans la pratique, pas en ce qui concernait les
moyens plastiques.
Le modèle de Morris était un Moyen-Âge idéalisé, et il voyait dans l’art gothique l’exemple parfait d’une coopération idéale entre
peinture, sculpture, architecture et métiers d’art décoratifs. Son désir de lutter contre la laideur des goûts victoriens (vulgar taste of the age) et l’injustice sociale se transforma en
croisade contre la pauvreté, le matérialisme et la monstruosité prétentieuse de l’Angleterre industrielle. (Voir : Bibliothèque Angellier)
Par Michel Durand
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Publié dans : Eglise
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