Progressisme et révolution - 3

Publié le par Michel Durand

Je propose dans cette catégorie une vieille réflexion sur le sens des mots progrès, évolution ou révolution.
Où se situe l'Evangile ?

En premier, le progrès interrogé.

En second, existe-t-il une limite au progrès ?

En troisième, avec qui me retrouver ?

Enfin, quel chemin prendre pour une transformation dans le sens de l'Evangile ?

 

Troisième temps : avec qui réfléchir ?

Avec qui me retrouver ? Dans quelle tendance avancer?

Vous l'avez deviné. Ne marchant pas aux côtés des conservateurs, des traditionnels, des progressistes, il ne me reste plus que l'accompagnement des révolutionnaires, ceux qui sont vrais. Là, je fais sourire. Il y a quelques temps, je n'osais pas me dire "révolutionnaire" et même encore maintenant; on met tellement de significations sous ce mot ! Son poids historique est tellement important ! Est-ce par crainte de la mode ? De l'originalité ? N'ayons pas peur des mots. Il s'agit, avant tout, de voir au nom de quoi je parle de révolution. Il s'agit de cerner l'ambiguïté du mot tout en sachant que l'on pourra fort bien m'accuser d'attirer à moi toute la couverture, toutes les couvertures que je prédilectionne.

Au cours d'une discussion avec les professeurs en politique de l'Institut des Sciences Sociales Appliquées (I.S.S.A.), j'ai remarqué, comme jamais auparavant, combien progressisme était proche de réformisme. Je suppose, qu'ayant lu ce qui précède, vous vous êtes préparé à cette idée. Il y a, dans toute société, deux possibilités de changement. L'un va progressivement, attend que les choses se modifient harmonieusement; c'est le changement dans la continuité. L'autre bouleverse tout ; il y a rupture ; c'est la révolution, le changement radical. Quand tout va mal, quand par le libre jeu des circonstances, il n'est plus possible d'équilibrer les forces en présence, on en vient à prendre des moyens sans retour pour que cela aille mieux. Expression d'un "ras-le-bol" devenu par son intensité insoutenable. Ce sera le changement en profondeur de notre société.

Que voulons-nous ? Telle est la question qui se pose à chacun d'entre nous. Une réformette ? Une réforme ? Une transformation profonde ? totale ? changement complet ? autre société à laquelle il ne semble pas que nous soyons prêts.

Les réformistes et les réformateurs - évolutionnistes et progressistes - s'arrachent les premiers prix qu'offre le gouvernement. Les autres, révolutionnaires de tout poils, barbus et chevelus, comme disent certains en mal de folklore, que font-ils sinon d'écrire et de parler ? Ah non ! pensent et proclament les neuf dixièmes des Français, l'anarchie, nous n'en voulons pas ! " L'anarchie ne mène nulle part" reprennent en choeur les leaders de la gauche cravaté vestonné. pommadé (pour la télévision seulement). Mais, avez-vous regardé d'assez près ? Et si ces gens n'étaient pas des anarchistes tout en n'étant pas avec vous ? ni avec les autres du reste (encore moins !).

Affaire à suivre...

 

Publié dans Il y a 30 années...

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