Jésus à la samaritaine :
"mais le moment vient, et il est même déjà là, où les vrais adorateurs adoreront le Père en étant guidés par son Esprit et selon sa vérité ; car tels sont les adorateurs que veut le
Père. Dieu est Esprit, et ceux qui l'adorent doivent l'adorer en étant guidés par son Esprit et selon sa vérité "
(Jn 4,23).
Qui l'incarne ?
Il est difficile des mettre des noms pour illustrer les courants du catholicisme social. En effet, on peut passer d'une tendance fermée au monde moderne à une autre suivant les évènements qui
furent nombreux tout au long du XIXe et du XXe siècle.
2 types
1 - ceux qui font du social : action caritative pour pallier aux méfaits du libéralisme économique, l'exploitation des ouvriers étant la
résultante de la suppression des corporations (loi Le Chapelier). On souhaite retrouver l'équilibre des rapports sociaux de l'ancien régime où sous la protection du prince des régimes
monarchiques le pauvre était, action de charité, protégé, aidé. C'est la bienveillance du père de famille qui veille sur les siens ; le mode de vie de la solidarité rurale de la parenté. C'est
l'expression d'une vie morale sobre où l'on ne gaspille pas. L'ouvrier, comme l'enfant, doit obéir à son patron. Suite à la Révolution française, le fils veut se dégager de la tutelle du père.
Or, celui-ci représente l'autorité divine. Cela a donné le paternalisme. On mettra des chapelles dans les usines pour surveiller la bonne moralité des ouvriers. On leur donnera des loisirs sains pour qu'ils ne s'abîme
pas la santé au café... Contre-révolution, restauration et tradition sont les maîtres mots de la branche conservatrice, réactionnaire du catholicisme social.
Frédéric Le Play, Albert de Mun, La Tour du Pin, Léon Harmel.
2 - ceux qui ont une action sociale et politique pour empêcher les méfaits de l'industrialisation de se produire. Aucune restauration
n'est possible. Le seul moyen valable d'éviter la paupérisation des ouvriers consistent, en effet, à attaquer à leur racines les causes des injustices. On ne s'attache donc pas au passé avec
nostalgie, mais on observe le présent. On favorisa l'éducation, les prises de conscience. Plutôt que de demander à l'Ancien Régime le remède aux maux du présent, cette tendance attend du présent
et du futur la réponse aux interrogations de la société. Les changements survenus depuis 1789, tant ceux qui procèdent directement de la révolution politique, que ceux qui sont les effets d'une
révolution technique et économique sont irréversibles. Ne pas tenir de cette inéluctable nouveauté ne peut qu'approfondir le divorce entre la société et le christianisme. On n'édifiera rien de
durable sans l'acceptation des réalités nouvelles : industrie, concentration urbaine, démocratie politique, libre association, organisation des salariés dans des syndicats.
Henri Bazire, Marius Gonin, Joseph Folliet, LesChroniques Sociales, tous du XXe siècle !
L'histoire de la doctrine sociale de l'Eglise catholique se fait en prenant les textes des papes depuis la fin du XIXe jusqu'à la fin du XXe. Si
cela se présente, j'en parlerai.
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Peinture de M. Chmakoff : traversée de la mer rouge.
Un échange pour une quête de sens. Que devons-nous communiquer d'essentiel ?
L'Amour universel de Dieu réalisé en Christ montre le chemin devant se traduire en gestes quotidiens. Spirituel et politique sont liés.
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Je suis prêtre de l'Eglise catholique. Après avoir été serveur de restaurant et en paroisse, je fus nommé en aumônerie étudiante. Je me suis alors intéressé à l'art contemporain et à l'iconographie chrétienne. Ce fut l'occasion, avec Conf
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