Incarnation au quotidien de l'amour dans la suite du Christ

Publié le par Michel Durand

La semaine passée, toute personne bien en vue a lancé aux médias son message d'admiration de Sœur Emmanuel. « C'était une personne de Charité, une incarnation de l'Amour du Christ ».


Tous les milieux, toutes les tendances ont décliné leur reconnaissance.

Nicolas Sarkozy :

« Soeur Emmanuelle nous a quittés cette nuit. Elle était notre sœur à tous. Elle était une femme de foi aux convictions élevées, mais aussi une femme d'action, pour qui la charité passait par des actes concrets de solidarité et de fraternité à travers le monde ».

Elle a inlassablement œuvré pour les enfants malheureux. Dans toute l'Asie, elle a créé pour eux écoles et dispensaires. Elle a longtemps partagé la misère quotidienne des bidonvilles, celles des plus pauvres et d'une manière plus générale, de ceux pour qui la vie n'était pas clémente ».

Radio Vatican :

« Une incarnation de la charité chrétienne s'est éteinte. À quelques jours de ses cent ans, le 16 novembre prochain, Sœur Emmanuelle est décédée de vieillesse la nuit du 19 au 20 octobre. Un moment qu'elle ne redoutait pas.

Je vous invite à entendre sur radio Vatican ces brefs entretiens du directeur de la salle de presse du Saint-Siège, le Père Lombradi, de Mgr Philippe Barbarin, etc...

Par exemple : Boutros Boutros-Ghali

« Elle incarnait la générosité à l'échelle planétaire. Il est très beau de s'occuper des pauvres dans son pays ; mais il est plus difficile de s'occuper des pauvres dans d'autres pays ? Vous n'êtes pas connu, vous allez avoir des difficultés avec les autorités locales , on se méfie de vos interventions... Elle pratique la charité à l'échelle œcuménique c'est à dire, que la charité n'est pas limitée à une secte, aux pauvres de votre pays...  mais, elle s'occupe de la charité à l'échelle planétaire. »

Puisque l'on admire, pourquoi n'agissons-nous pas de la même façon ?

Admiration d'un côté et de l'autre, des lois pour éloigner ceux et celles qui, en difficulté, nous dérangent. Ou le silence, l'inaction qui fait croire que ces lois sont acceptables. Le prouvant en citant cette phrase de Michel Rocard que l'on tronque : "LA FRANCE ne peut accueillir toute la misère du monde". Voici la finale oubliée "... mais elle doit savoir en prendre fidèlement sa part." Lire la mise au point de M. Rocard.


Dans la ligne de ce blogue, en manque d'Église, j'ai reçu ce commentaire :

« Parfois, je me demande si dans notre Église, on croit encore (je veux dire croire jusqu'à en tirer les conséquences concrètes) au mystère de l'Incarnation (je veux dire que Jésus a voulu rejoindre tout homme et qu'il a revêtu pour de bon notre humanité.) Mais qui de nous n'arrive jamais à faire coïncider ses actes avec ses paroles ? »

Cette personne m'envoya cela après avoir constaté qu'un appel à l'aide humanitaire pour loger un jeune chrétien handicapé n'avait toujours pas trouvé de solution. Et pourtant, dans les paroisses, dans les maisons religieuses, il y a des locaux, sinon vide, du moins aménageables pour une correcte cohabitation.


Publié dans Politique

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article