Appel à la pauvreté volontaire, en Occident, pour tout solutionner.

Publié le par Michel Durand

Il ne se passe pas une journée sans que les journaux publient un commentaire sur la crise financière. Suis-je aveugle ? Je ne vois pas un article qui aille, me semble-t-il, jusqu'à la racine du problème. On a peur de dire clairement que les Occidentaux doivent accepter un mode de vie plus sobre, plus simple. Ainsi, Jean-Claude Lavigne, dominicain, ancien directeur général « d'Économie et humanisme » écrit, dans le quotidien « La Croix » du 4 novembre, cette conclusion :

« Ce rapide inventaire conduit à prendre une distance face au mirage qui consiste à croire qu'on peut servir deux maîtres (Mt 6,24). Le second maître - l'argent - n'est pas à servir, mais à faire servir pour le bien commun et une vraie valorisation des ressources humaines et environnementales. Ces enjeux invitent à redonner un vrai poids à l'État et à la citoyenneté politique (la plus grande des vertus selon saint Thomas d'Aquin). L'État a pour mission le bien commun qui passe par une économie de service et une meilleure répartition des profits engendrés par le travail ».

C'est juste, mais est-ce suffisant ? N'est-ce pas trop timoré ? Ne faut-il pas dire également que nous les Occidentaux, nous ne pouvons plus vivre comme si les 80 % des ressources de la planète nous étaient réservés. Rappeler le rôle des États au lieu de modifier nos modes de vie !

Ne faut-il pas avant tout en appeler à une pauvreté volontaire pour qu'une vraie fraternité soit possible avec tous.

Je vous invite à débattre sur ces délicates questions. Un moyen, le colloque à venir de ce mois de Janvier 2009.

Quelles ressources spirituelles pour faire face à la raréfaction des ressources naturelles ?

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Publié dans Politique

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