L’Eglise est appelée à renaître.

Publié le par Michel Durand

Je viens de recevoir ce texte de Nathalie et je m'empresse de vous le communiquer. En fait, plusieurs versions existent de ce texte. Je vous en livre une un peu différente de ce que jai reçu ; mais l'idée de fons est la même.

" n'ayer pas peur" et " lancer vos filets en eaux profondes "

bien amicalement à tous

nathalie et chris

 


Le groupe Parole :

La levée de l’excommunication des évêques intégristes, les propos négationnistes de Mgr Williamson, l’incroyable affaire de Recife et la polémique sur le préservatif et le sida ont suscité des débats passionnés chez les catholiques.

Certains ont saisi cette occasion pour rappeler qu’un schisme silencieux s’opère sous nos yeux et que ces erreurs de gouvernement l’aggravent : des millions de catholiques ne se sentant pas compris ou pris en compte dans leurs quêtes personnelles quittent en effet l’Eglise « sur la pointe des pieds ». D’autres se sont sentis interpellés au plus profond d’eux-mêmes, réveillés en quelque sorte, et convoqués à réaffirmer leur attachement au concile Vatican II.

Mais n’est ce pas aussi l’occasion de réaffirmer notre amour pour Jésus Christ et son Eglise et, en tant que catholiques, notre appartenance aimante à cette Eglise ? Elle est l’assemblée des hommes et des femmes que la Parole de Dieu convoque pour former un peuple. Parce qu’elle est unie au Christ, elle est signe de l’union intime avec Dieu et de l’unité du genre humain.

Cette Eglise n’est pas un pur esprit ! Elle est incarnée : le mystère du Christ est parvenu jusqu’à nous grâce à la foi de nombreuses générations, à la succession apostolique et au sang des martyrs. Savons-nous qu’au XXème siècle plus de trois millions de croyants de toutes confessions chrétiennes ont été persécutés, torturés et exécutés, partout dans le monde, souvent dans l’anonymat ? Ils sont morts parce qu’ils étaient chrétiens.

 

Attirer l'attention de la hiérarchie sur des questions graves

 

Comment aussi ne pas s’émerveiller de tous ceux qui se sont engagés dans la société poussés par leur expérience de Dieu ? L’Europe a pu se construire après guerre parce que des chrétiens ont investi leur sens évangélique de l’humain dans un travail créatif, capable de contribuer à inventer une société nouvelle pour réponde aux problèmes de l’humanité à un moment donné. Ce qui s’est passé hier en Europe se passe ailleurs aujourd’hui. Et peut se passer encore dans notre société, d’autant plus que l’Eglise nous a donné, avec le Concile Vatican, au moins trois orientations majeures.

Le concile nous invite en effet d’abord à regarder du côté de la source, c'est-à-dire de la présence agissante de Dieu dans le déroulement de l’Histoire. Il nous propose ensuite de poser un regard neuf sur le monde fait de sympathie et d’écoute : en rejoignant les joies et les espoirs des hommes nous pouvons nous mettre à l’écoute des signes des temps. Il encourage enfin à une relation nouvelle aux autres confessions et religions.

L’Eglise est donc dans l’histoire. Ce qui signifie que, si elle vit de l’esprit de Dieu, elle est aussi humaine, donc pécheresse. Sans nous écarter de cette appartenance et parce que nous aimons notre Eglise, nous voulons attirer l’attention de sa hiérarchie sur des questions graves de plusieurs ordres.

 

De gouvernement, de discipline, sur le fondement communautaire...

 

Des questions de gouvernement d’abord. Des dysfonctionnements apparaissent à tous les niveaux : de la Curie aux conférences épiscopales en passant par les synodes diocésains. L’ecclésiologie de communion n’est pas assez développée et vécue, d’où une faiblesse de la collégialité et une peur manifeste dans l’exercice de la subsidiarité. L’Eglise apparait comme une hiérarchie pyramidale, ce que le monde moderne, à raison pensons-nous, rejette.

Des questions disciplinaires ensuite. Les questions des divorcés remariés, la morale sexuelle depuis Humanae Vitae et le statut d’infériorité des femmes dans l’Eglise représentent un poids trop lourd à porter pour de nombreux catholiques. Pourquoi un tel statu quo ?

Des questions sur le fondement communautaire de l’Eglise : des communautés vivantes de proximité tablant sur une prise en charge par les chrétiens eux-mêmes choisissent elles-mêmes leurs responsables en accord avec l’évêque. Cela ne remet pas en cause le ministère fondamental du prêtre, mais bien au contraire le place au cœur de sa mission (Parole et Eucharistie). L’expérience du diocèse de Poitiers est une tentative heureuse dans ce sens. Pourquoi n’est-il pas mieux connu ? Etudié ? Expérimenté ailleurs sous cette forme particulière ou sous une autre ?

 

Autour du renouveau des ministères

 

Des questions autour du renouveau des ministères enfin, à la faveur de l’apparition de nouvelles formes d’engagement d’authentiques disciples du Christ capables d’être en unité à l’Evêque (et au presbyterium) et à la communauté d’appartenance. Une analyse théologique et ecclésiologique de « ce qui se passe » aujourd’hui s’impose. Faudrait-il attendre que des laïcs souhaitent présider l’Eucharistie pour l’engager ?

Le monde change, et vite. L’Eglise n’a pas à avoir peur d’aller à contre courant dans certains débats de société et de fonder sa pensée sur le sens de l’homme en alliance avec Dieu. En même temps, dans ce monde qui change, pour mieux répondre aux besoins des hommes, son mode de présence et d’action est appelé à changer, son langage à évoluer et la vie communautaire à renouveler son expression.

Une telle mutation ne se fera pas sans que l’Eglise consente à mourir à certains aspects de ses modes de vie pour renaître à d’autres, plus ajustés au monde d’aujourd’hui. Mourir est difficile. Cela suppose de consentir à la perte et à l’abandon tout en croyant qu’une vie nouvelle est donnée. C’est pourtant ce type de passage que nous appelons de nos vœux.

N’est-ce pas le cœur du mystère chrétien ? Cet acte de foi et d’abandon requiert aussi de croire que l’existentiel a engendré l’institution et non l’inverse ; croire en Dieu ne suffit pas. Il faut aussi croire en la vie, espérer, se risquer dans un avenir incertain, afin d’ouvrir des chemins nouveaux.

Groupe Paroles
Guy Aurenche, Jean-François Bouthors, Jean Delumeau, Laurent Grzybowski, Monique Hébrard, Elena Lasida, Paul Malartre, Gabriel Marc, Bernard Perret, Marie-Christine Ray, Jean-Pierre Rosa, Gérard Testard

Publié dans Eglise

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Laurent MARTIN 19/05/2010 19:50



Bonjour Michel


Dire que l'Eglise soit appeler à renaitre cela signifie logiquement que dans un premier temps elle doit mourir ...


Qu' en penses tu ?


Laurent



Michel Durand 23/05/2010 20:30



Mourir à son péché ; c'est évident. Et l'Eglise c'est chacun des baptisés.



Muriel 11/05/2010 20:05



L'Eglise aurait dû s'unir au lieu de se diviser en une centaine d'ordres et communautés différentes : comment voulez vous que les baptisés s'y retrouvent ?


Quand j'entends le prêtre de ma paroisse, dominicain, dire que les musulmans et les bouddhistes sont dangereux et intolérants, je suis navrée, mais ce discours là m'inquiètait déjà en 2007. Je me
suis détournée de ma foi 20 ans pour en revenir avec force.



Michel Durand 11/05/2010 22:06



Je constate que vous avez lu beaucoup de pages.


Je vous donne à lire ce § de Vatican II sur l'Eglise et les religions  non chrétiennes :


"Depuis les temps les plus reculés jusqu’à aujourd’hui, on trouve dans les différents peuples une certaine perception de cette force cachée qui est présente au cours des choses et aux événements
de la vie humaine, parfois même une reconnaissance de la Divinité suprême, ou même d’un Père. Cette perception et cette reconnaissance pénètrent leur vie d’un profond sens religieux. Quant aux
religions liées au progrès de la culture, elles s’efforcent de répondre aux mêmes questions par des notions plus affinées et par un langage plus élaboré. Ainsi, dans l’hindouisme, les hommes
scrutent le mystère divin et l’expriment par la fécondité inépuisable des mythes et par les efforts pénétrants de la philosophie ; ils cherchent la libération des angoisses de notre condition,
soit par les formes de la vie ascétique, soit par la méditation profonde, soit par le refuge en Dieu avec amour et confiance. Dans le bouddhisme, selon ses formes variées, l’insuffisance radicale
de ce monde changeant est reconnue et on enseigne une voie par laquelle les hommes, avec un cœur dévot et confiant, pourront acquérir l’état de libération parfaite, soit atteindre l’illumination
suprême par leurs propres efforts ou par un secours venu d’en haut. De même aussi, les autres religions qu’on trouve de par le monde s’efforcent d’aller, de façons diverses, au-devant de
l’inquiétude du cœur humain en proposant des voies, c’est-à-dire des doctrines, des règles de vie et des rites sacrés.


L’Église catholique ne rejette rien de ce qui est vrai et saint dans ces religions. Elle considère avec un respect sincère ces manières d’agir et de vivre, ces règles et ces doctrines qui,
quoiqu’elles diffèrent sous bien des rapports de ce qu’elle-même tient et propose, cependant reflètent souvent un rayon de la vérité qui illumine tous les hommes. Toutefois, elle annonce, et elle
est tenue d’annoncer sans cesse, le Christ qui est « la voie, la vérité et la vie » (Jn 14, 6), dans lequel les hommes doivent trouver la plénitude de la vie religieuse et dans lequel
Dieu s’est réconcilié toutes choses [4].
Elle exhorte donc ses fils pour que, avec prudence et charité, par le dialogue et par la collaboration avec les adeptes d’autres religions, et tout en témoignant de la foi et de la vie
chrétiennes, ils reconnaissent, préservent et fassent progresser les valeurs spirituelles, morales et socio-culturelles qui se trouvent en eux.


3. La religion musulmane


L’Église regarde aussi avec estime les musulmans, qui adorent le Dieu unique, vivant et subsistant, miséricordieux et tout-puissant, créateur du ciel et de la terre [5], qui a parlé aux hommes. Ils cherchent à se soumettre de toute
leur âme aux décrets de Dieu, même s’ils sont cachés, comme s’est soumis à Dieu Abraham, auquel la foi islamique se réfère volontiers. Bien qu’ils ne reconnaissent pas Jésus comme Dieu, ils le
vénèrent comme prophète ; ils honorent sa Mère virginale, Marie, et parfois même l’invoquent avec piété. De plus, ils attendent le jour du jugement, où Dieu rétribuera tous les hommes après les
avoir ressuscités. Aussi ont-ils en estime la vie morale et rendent-ils un culte à Dieu, surtout par la prière, l’aumône et le jeûne.


Même si, au cours des siècles, de nombreuses dissensions et inimitiés se sont manifestées entre les chrétiens et les musulmans, le saint Concile les exhorte tous à oublier le passé et à
s’efforcer sincèrement à la compréhension mutuelle, ainsi qu’à protéger et à promouvoir ensemble, pour tous les hommes, la justice sociale, les valeurs morales, la paix et la liberté.



Muriel 11/05/2010 20:02



Il faut balayer déjà devant notre porte avant de porter un jugement sur les autres.  Et encore, un seul juge, nous n'en avons pas le droit. Changeons nous de l'intérieur, tuons cet ego qui
nous détourne du bien fondé de l'Eglise. C'est une erreur des peuples occidentaux et orientaux d'imaginer qu'un président ou un Pape soit un homme parfait. Un seul l'a été, le Christ.


 


 



Michel Durand 11/05/2010 21:52



je partage votre avis. Seul Christ Jésus est l'Homme parfait. Pour le rejoindre nous ne pouvons que reconnaître humblement notre petitesse. Nous sommes toujours invités à recevoir de Dieu la
sainteté. La permanente soif de perfection tire vers le haut.



JM Lefranc 08/05/2010 03:48



Le texte que vous citez est  très beau :


 


«Si vous avez de l'amour les uns pour les autres, tous (le monde) reconnaîtrons que vous êtes mes disciples». JN
13,35


 


Cependant je vous avoue qu’après avoir fait ici un portrait réel de l’Église catholique passée et présente, en toute honnêteté
je me questionne sur l’interprétation du texte en question. Je ne vois pas de lien entre L’Église et  l’amour.  En fait c’est tout le contraire.  L’histoire de l’Église dans son ensemble démontre qu’elle était plus assoiffée de
pouvoir que de justice. On peu imaginer les vrais dissiples au temps biblique manifestés l’amour entre eux et avec les autres quelques fut leurs croyances. Ils se devaient d’obéir au
commandement  «tu aimeras ton prochain comme toi-même».


 


Mais est-ce manifesté le véritable amour d’avoir soutenus les guerres, torturés atrocement des gens, soutenus
l’esclavagisme, d’avoir négligé de protégés des enfants sans défense abusés sexuellement? Et que penser d’avoir pactisé avec des rois sanguinaires, débauchés et totalitaires et prétendre
qu’ils régnaient grâce au droit divin ?  Dans les faits, ils étaient libres de commettre l’infidélité conjugale et combien d’autres péchés.
L’Église fermait les yeux. Il y avait une règle pour les grands de ce monde et une autre pour le petit peuple.    


 


Les fidèles du temps du christianisme primitif auraient préféré mourir plutôt de commettre de tels crimes. À mon
avis c’est ça le véritable amour.  On nous a toujours dit que «Dieu est amour».  Il est clair
qu’il exige cette qualité chez son peuple.  Le problème, bon nombre de guerres ont été «catholiques contre catholiques».  Ce n’est pas ça l’amour fraternel.  Aujourd’hui encore on continue de bénir les soldats et les armes.  «Ceux qui prendront l’épée périront par l’épée» a dit le Seigneur. 


 


J’ai parlé d’un examen de conscience lors de mon premier commentaire. Car ce texte des Écritures Saintes de
«comment reconnaître les véritables disciples du Christ grâce à l’amour qu’ils manifestent», ma fait drôlement réfléchir. Honnêtement ce texte ne peu pas s’appliquer à l’Église
catholique. Il est vrai que bien d’autres religions ont également versées le sang et que leurs adeptes se sont également entres tués, mais cela ne blanchie pas l’Église pour autant. Le vrai
christianisme se doit de se démarquer des autres cultes. L’histoire démontre que la papauté qui devrait être exemplaire en se qui concerne la démonstration de l’amour, a lamentablement échouée.
Il y a une montagne de différence entre parler d’amour d’une part et de véritablement le manifester à la manière du Seigneur d’autre part. Je me suis demandé ceci : « Si Jésus revenais
sur terre ce s’aurait-il senti chez lui au Vatican ?»      


 



Michel Durand 08/05/2010 14:02



Je ne veux pas répondre à votre commentaire dont je vous remercie car je pense inutiles les arguments apologétiques. L'Eglise, l'ensemble des baptisés, est incarnée dans un peuple. Ses
imperfetions et injustices dépendent, entre autres, de ce peuple. C'est en ce sens que nous avons l'habitude de dire que l'Eglise doit sans cesse se convertir. Qu'il n'y ait qu'un seul juste est
un encouragement pour poursuivre le chemin relationnel de l'amour. Or les justes et les saints sont nombeux, dans et hors de l'Eglise. Cela est encourgeant pour continuer à semer l'Amour.



JM Lefranc 21/04/2010 15:43



Tout d’abord, une petite remarque sur l’infaillibilité papale. Cette doctrine est venue très tardivement dans
l’histoire de l’Église. Il y a environ deux siècles je pense… cela soulève beaucoup de questions surtout quand on considère les circonstances dans laquelle cette nouvelle doctrine a prit
naissance.   


 


En faisant le bilan de l’Église du passé jusqu’au présent, il est difficile de voir une progression ou selon
votre propre mot une «perfection». L’Église catholique ne devrait-elle pas être exemplaire en matière de moralité?  Ne devrait-elle pas s’élevée au
dessus des autres Églises?  Il me semble que «la force du Christ et le souffle de l’Esprit» auraient été clairement manifeste dans ce domaine car
c’est le fondement du christianisme. Certain la compare parfois avec envie avec d’autres cultes plus modestes et on constate que : « dans l’histoire rares sont les religions qui ont commise
plus de crimes que l’Église catholique». 


 


Comment répondre à cela? 


 


Ce matin Benoît XVI parle de disposions prisent pour protéger les enfants des abus sexuels. Certains disent
c’est bien. D’autres disent finalement! Alors que ‘’l’amour’’ devrait être le carburant qui fait fonctionner tous les rouages du Vatican, comment expliquer qu’il a protégé pendant si longtemps
les prêtres abuseurs et l’image de l’Église avant ceux des enfants innocents et sans défense? Et, qu’est-ce qui motive le pape d’agir? N’est-ce pas l’opinion publique et la pression
internationale? Si ces crimes auraient continués d’êtres étouffés, je doute que de lui-même, le Vatican aurait changé ses façons de faire.  


 


Il est vrai que l’Église a su se relever par le passé.  Mais le
plus souvent s’était par la diplomatie, la ruse, la force et la peur ou encore par le billet d’alliés politiques. Mais cette fois-ci c’est différent. Elle est isolée. De plus, elle fait face à un
danger invisible qui a fait tomber beaucoup de gouvernements, qui a mit en faillite beaucoup de compagnies et qui a relégué aux oubliettes beaucoup de personnalités publique. C’est quoi ce
nouveau danger? L’indifférence! Avant dans les tourments, la passion était une alliée sûre. Cette fois-ci, peut être éprise par la honte, elle se cache. Son  absence est dévastatrice pour l’Église. Il y a comme de la résignation dans l’air que respirent les fidèles et même parmis les plus croyants.  


 


Comment combattre l’indifférence?  C’est comme si pour plusieurs,
l’Église était déjà morte! On s’en fout!     


 



Michel Durand 06/05/2010 10:47



Vous avez raison, ce dogme de l'infaillibilité papale a été défini solennellement en 1870 (1er concile du Vatican). Nous savons qu'il est d'un usage très limité. C'est d'abord l'Eglise, assistée
de l'Esprit Saint, qui est infaillible. Lire à ce sujet. Vatican II a
rétabli la vérité sur l'infaillibilité papale en parlant de la collégialité des évêques que des membres de la curie occultent.


Pour être exemplaire en matière de moralité, l'Eglise (les fidèles baptisés) doit reconnaître ses imprefections, son péché. Elle se sait toujours invitée à se perfectionner. Telle est la course à
la sainteté. A côté des crimes de certains, il y a, beaucoup plus nombreux, la générosité des autres. La sainteté souvent discrète des femmes et des hommes attachés à l'amour de l'Evangile
l'emporte toujours. C'est mon espérance ; acte de foi qui souhaite que cet amour l'emporte sur la diplomatie. Jean 13 indique un mode de gouvernement, être serviteur (et non prince) que ,
baptisés, nous avons tous à vivre. Sortir de l'indifférence : "si vous avez de l'amour les uns pour les autres, tous (le monde) reconnaîtrons que vous êtes mes disciples". JN 13,35.



JM Lefranc 15/04/2010 01:50



J’apprends qu’on  a vandalisé une maison en Allemagne où Benoît XVI
avait vécu. Il fut un temps où les fidèles auraient crié au sacrilège!  Mais non, c’est l’indifférence. De plus la vulgarité du graffiti démontre une
frustration et une colère sans équivoque envers l’Église et son chef. Le pape est-il considéré encore comme saint père?


 


J’entends dire : « combien de pêchers encore faut-il pardonner à l’Église? Nous parlons bien ici de péchés très
graves.  La papauté ne cesse de demandé pardon par exemple pour : le traitement réservés aux juifs dans l’histoire, pour les croisades et la
terrible et cruelle inquisition.  L’Église comme défense donnait la piètre excuse que c’était les façons de faire de l’époque.  Mais elle connaissait les façons de faire du Seigneur et elles sont diamétralement opposées.


 


Ce qui c’est passé à l’époque nazi est très troublant également. Nous savons grâce à son réseau diplomatique; nonces
apostoliques, politiciens catholiques, l’ensemble du clergé locaux, les fidèles de partout et soyons honnêtes via les confessions, que le pape est le plus renseigné au monde. Je n’ai aucun doute
que Pie XII ancien nonce à Berlin savait à propos de l’holocauste. Le fait que sous Jean Paul II puis sous Benoît XVI on fait tout pour l’élever au rang de saint  déplait énormément à plusieurs. Souvenons nous également que plusieurs Églises d’Europe ont soutenues ou été très complaisantes face au nazisme. Les cas
contraires en comparaison sont rares, mais ce sont eux qu’on publicise.


 


Je n’ai jamais eu de réponse quand j’ai demandé : Pourquoi Hitler et les SS qui ont œuvrés dans les camps
d’extermination n’ont jamais été excommuniés?  


 


Avez-vous la réponse?


 


Dans le génocide Rwandais, l’Église catholique n’a pas été innocente. 
Jean Paul II a du faire des excuses là aussi.  Puis il y a tous ces scandales de viols de religieuses et d’abus sexuels sur des enfants qui d’une par
s’échelonne dans le temps et sont également répandus à travers la terre.  On ne parle pas ici de cas d’exceptions, mais bien d’une pratique
généralisée impliquant un grand nombre de prêtres alors que d’autres ont simplement fermés les yeux. N’oublions pas que chez les garçons moins de 10% dénoncent leurs agresseurs. On me parle aussi
du soutient de l’Église à divers dictateurs comme Pinochet, Franco et d’autres du même acabit.  Les gens en ont beaucoup sur le cœur ceux qui
autrefois pardonnaient ou se fermaient les yeux ne se gênent plus pour dire le fond de leur pensées.  Oui certain garde encore la foi, mais elle est
de moins en moins inconditionnelle alors que d’autres vont voir ailleurs pour une spiritualité plus authentique.


 


Alors expliquez-moi comment l’Église peut elle renaître? 



Michel Durand 15/04/2010 19:32



L'Eglise nait et renait par la force du Christ, le souffle de l'Esprit. L'évêque de Rome, celui que l'on appelle "pape" est un homme. Pécheurs comme vous et moi. Son conseil et tout humain. On ne
peut oublier que l'affirmation d'infaillibilité ne joue que dans un contexte très précis et très réduit. Qui a dit "Saint Père" ? Il n'y a qu'un grand prêtre : Christ ; il n'y a qu'un vrai Père
des Hommes : Dieu. Et le prêtre n'est pas posé sur un piédestal ; ce que voudraient certains, mais au milieu des hommes. Tous pécheurs. C'est pour cela que les spirituels, les mystiques, les
théologiens parlent d'une Eglise qui doit toujours de perfectionner. La conversion est permanente. A la suite du Christ, servante de l'humanité, l'Eglise renait sans cesse.



JM Lefranc 11/04/2010 07:13



L’histoire de l’Église est très entachée et continue de l’être. 
Avec tous ces scandales qui n’arrêtent plus, un examen de conscience individuel et collectif  s’impose, les excuses ne suffisent plus.   



Michel Durand 14/04/2010 20:58



Chaque jour une nouvelle affaire ! Les modes de formation, d'action, qui utilisent la "révision de vie" sont indispensable pour qu'une communauté progresse spirituellement et évangéliquement.
Moins de hiérarchie et plus de communion, d'échange. Je parle aussi d'examen de conscience.... avec ces mots : synodale, communautaire, fraternelle. Au travail !


Merci pour votre commentaire.



pere victor etendi 08/12/2009 10:45


bjr mr michel!ravi de vous avoir lu mais,pas du tout convaincu à la reponse que vs m'apportée ici etant donné que,le monde bouge et que ce sont meme ces baptisés qui se retournent contre
l'eglise.alors quelle reponse?les eglises se vident tous les jours et les vocations rares.Le pape ne doit pas etre intimidé par ces gens.il ne doit pas garder le silence qu'il parle haut et
fort.l'eglise est en danger avec la progression massive des constructions des mosquées islamique et autres...je suis pretre responsable de l'eglise orthodoxe patriarcat grec d'alexandrie au gabon à
libreville.mais de nationalité camerounaise ou nous avons tous soutenu le discours sur les preservatifs.nous ne sommes plus au temps de la theorie passons maintenant à la pratique le temps presse
c'est une revelation que j'ai eu et je voudrais en partager avec l'eglise et les fidèles.j'ai fait un constat aujourdh'ui quand un pretre veut s'adresser aux autorités pour donner un point de
vu,meme le collège des eveques,cela n'bouti plus à rien.c'est pourqoi ?merci !kristos anestis


Michel Durand 09/12/2009 16:56


Je comprends mieux votre position et je commence à deviner pourquoi vous n'êtes pas "du tout convaincu" par ma précédente réponse. J'ignore tout de ce que vous vivez à Libreville d'où ma prudence à
votre égard. C'est la première fois que j'entends parler d'une Eglise orthodoxe en Afrique Occidentale. Je me suis renseigné. Dans les textes que j'ai trouvé beaucoup m'ont effrayé. je ne peux
en  parler ici. Le trouble semble profond. Comment le Christ peut-il s'y retrouver ? Notre foi risque d'en être atteinte. Gardons toutefois confiance et espérance.


pere victor lissom etendi 02/12/2009 14:45


Bjr!je voudrais interpeler le pape ici à decreter deja que les pretres s'engagent maintenant à la politique de leurs pays.car les politiques se croient deja superieurs meme à Dieu.ils decident des
lois que l'eglise subit seulement les conséquences un jours ces anti-christ finiront par nous obliger de benir les mariages homo.danger- l'eglise doit se reveiller le diable rode.faut que dans
chaque pays que l'eglise ait un pretre deputé ministre et autres...comme chez les musulmans ya un ministere pour les affaires islamiques ça les permet de defendre leur cause.et nous l'eglise
chretienne?que Rome se reveille et vote de nouvelle lois car l'eglise est menassée.merci!je suis pretre orthodoxe en afrique


Michel Durand 02/12/2009 16:59


L'Afrique est grande et diverse. Dans quel pays d'Afrique êtes-vous ?
Ce n'est tellement la tradition de l'Eglise (au moins romaine) de demander aux prêtres de s'engager politiquement. Les baptisés, eux, doivent s'engager sans hésiter, malgré les difficultés et les
compromissions. Les prêtres sont à leur service. En fait, ce sont tous les baptisés qui doivent dire ensemble le sens de Dieu et de l'homme. Plus que l'Eglise, l'Homme est menacé par l'absence de
regard trop net sur l'Argent divinisé. Dire la vérité.
J'aimerai bien en savoir plus sur votre vie de prêtre orthodoxe en Afrique. ESt-ce possible ? Merci de votre regard.


MARTIN 06/05/2009 08:21

Le Pape n' a pas à être (ou non) progressiste, il n' a pas non plus à influencer la politique de la France ni même celle de l' Europe, le Vatican est certe en Europe mais sans être de l' Europe. Un jour le Pape pourait résider sur un autre continent tout en restant Catholique et même plus : en le devenant encore mieux !C' est aux média Catoliques et non aux pontifs qu' il appartient d' être progressistes et/ou écologistes .